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Mélancolique, métaphysique, étrange, ce film sombre se voulant lumière, transporte dans un ailleurs et nous conte le cheminement intellectuel et les désirs d'un ange prêt à abandonner ses ailes pour goûter aux plaisirs terrestres. La mise en scène très soignée, bénéficie de l'interprétation fine de Peter Falk, de Bruno Ganz, et de la grâce de Solveig Dommartin.
Une fable poétique et métaphysique empreint de mélancolie d'une grande beauté plastique, avec une superbe photo en NB. Après ça manque un peu d'émotion.
Pure œuvre créatrice, unique et poétiquement très aboutie. À voir et revoir....... Un peu voyeuristes tout de même ces deux anges, mais bon, je ferais sans doute pareil à leur place.
Un film vraiment difficile, beaucoup trop de lenteurs de discours abscons dans la 1ere moitié. Le film s'anime un peu avec l'activation de Peter Falk et le passage à la couleur de l'ange.Mais cela reste très théorique. Cependant il y a un grand plaisir dans le côté historique : le mur de Berlin , beaucoup de plans sublimes , et le concert de Nick cage , un grand moment . Deux vrais documents historiques. Mais cela reste un film très daté. La mise en scène est très belle , très élégante, mais cela ne suffit pas à faire un chef d'oeuvre.
En 1984, Wim Wenders réalisait Paris, Texas, un film pleinement ancré dans le réel américain. Trois ans plus tard, le cinéaste allemand prend tous ses suiveurs à contre-pied en livrant Les ailes du désir, véritable ode métaphysique dédiée à Berlin, personnage à part entière du film. Il compose une œuvre en apesanteur dans cette ville-cicatrice barrée par un mur séparant ses faubourgs ouest de ses quartiers est. Il naît une envolée lyrique et poétique de la structure audacieuse tant sur le plan de la narration que sur celui de la forme. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
J'ai bien saisi les références bibliques à l'ange déchu. J'ai bien saisi les effets noir et blanc - couleur. Mais au final ; quel ennui ! la première heure et demie n'est que bavardage sans intérêt. Seule la dernière demie-heure relève le niveau, mais pas très haut !
L'allemand peut se faire poème. Wenders et sa voix off, grave, signent ici un poème magnifique et romantique. désespérément beau. On ne saurait expliquer le souffle d'un poème. Il faut se laisser guider par ces anges qui chuchotent au dessus de Berlin et aident les vivants que nous sommes
"Et les fils des dieux virent que les filles des hommes étaient belles." (Genèse 6:2). Triste sort que celui de cet ange, bien peinard dans son ciel, qui "tombe" amoureux d'une trapéziste
spoiler:
et finit auprès d'elle, à lui tenir servilement la corde pendant qu'elle fait ses exercices.
Les femmes s'extasieront devant cet amour si absolu, les hommes grimaceront d'y retrouver leur propre "chute". Cela dit, la vie en noir et blanc sans pouvoir goûter au café brûlant n'est peut-être pas plus enviable ? Très grand film, un chef-d'oeuvre. Et Nick Cave à la fin du film est envoûtant.
Les femmes s'extasieront devant cet amour si absolu, les hommes grimaceront d'y retrouver leur propre "chute". Cela dit, la vie en noir et blanc sans pouvoir goûter au café brûlant n'est peut-être pas plus enviable ? Très grand film, un chef-d'oeuvre. Et Nick Cave à la fin du film est envoûtant.
Film quasi-expérimental assez difficile à suivre. Surtout les dialogues de l'épilogue. Il y avait peut être un message à déchiffrer… On est très loin du fantastique Paris Texas, dont l'histoire et le scénario était claires, nets et précis. Là, je ne comprends vraiment pas.
Sur un postulat intéressant, le réalisateur tisse un film trop bavard et fort lent qui nous perd par ses réflexions réitérées voire redondantes sur la souffrance du quotidien et le désespoir des êtres privés d'espoir ou de perspective d'avenir. Malgré un casting irréprochable et un travail de mise en scène symboliquement réussi, ce long-métrage émet un parfum trop désuet à mon goût. Je préfère largement la Cité des Anges!
Grosse déception de revoir ce grand classique de Wenders. J'en gardais l'image d'un film poétique, d'un objet atypique mais attirant; en réalité, je me suis plutôt endormi devant la première partie. Certes il y a la force des lieux chargés d'histoire de Berlin, des cicatrices des destructions, de la vie avant la chute du mur, certes il y a Ganz et Peter Falk. Certes, la fin s'anime, la couleur de l'amour revient, le rock alternatif écorche l'espace, mais tout cela ne sauve pas cette tentative très intellectuelle. TV2 - février 2019
"Un ange passe"
Un film tout en poésie, fait de subtilité et d'émotions devant lequel on passe un très beau moment.
Un film tout en poésie, fait de subtilité et d'émotions devant lequel on passe un très beau moment.
Peut être le plus grand film de tous les temps. Ce film est un chef d'oeuvre porté par Bruno Ganz, Peter Falk et cette musique tellement grandiose...Fabuleux film !
Un film-allégorie où un ange qui tombe du ciel sert de symbole à une ville (Berlin) qui renaît lentement de ses cendres. Une jolie fable qui fait entendre la conscience des hommes (leur recherche du sens de la vie, leur volonté de mettre l’histoire en récit) et la confronte au point de vue des anges (plaisir du fragment, de l’instant suspendu, regard détaché sur la vie qui coule comme un fleuve). La mise en scène est très belle, les monologues intérieurs très bien écrits et le générique a de la gueule (Bruno Ganz, Peter Falk, Nick Cave, Claire Denis, Laurie Anderson). C’est aussi très contemplatif et mélancolique, il faut avoir envie d’entrer dans cet univers ou tout est signifiant, ou tout avance avec lenteur. Je ne trouve pas que ce soit un chef-d’œuvre mais un bel exemple de réalisme magique au cinéma et une jolie déclaration à la ville de Berlin, deux ans avant la chute du mur.
La mise en scène de film avance lentement, le calme absolu comparé à « la cité des anges » dont l’héritage est un remake, la différence au moins de ne pas avoir de méli-mélo à l’excès mais du bavardage philosophique. Les anges regardent, écoutent les pensées des mortels, passe le temps à longueur de journée à ne faire que ça, on y trouve un romantisme spirituel, un des anges tombe amoureux au coup de grâce devient chair et os saignant comme un humain. La cohérence de la réalisation avec ce changement de couleur, à l’ancienne en noir et blanc du point de vue des êtres célestes et une fois passé mortel, la découverte des couleurs de la vie dans une ville de Berlin au mille visage diversifié, animé par le rock n roll au charme de serpent Nick Cave et compagnie, des forains saltimbanques malgré le rideau de fer avant sa chute deux ans plus tard. En guest star, Peter Falk alias inspecteur Colombo rendu hommage par son réalisateur Wim Wenders.
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