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Prix de la mise en scène en 1987, Les Ailes du Désir est un film contemplatif qui suit les anges Cassiel et Damiel qui veillent sur les humains dans les rues de Berlin. Au gré de leurs balades, ils écoutent les pensées de ces hommes et femmes et cherchent à y découvrir leurs parts de beautés. Etrangement, la poésie qui se dégage des pensées fait contraste avec la froideur d’une Allemagne vide et presque terrifiante. En utilisant le noir et blanc, Wim Wenders insiste davantage sur cette mélancolie lyrique mais peine à le rendre enthousiasmant. Il crée alors un sentiment de malaise avec le spectateur qui n’ose se laisser aller sous peine de déprimer. Les Ailes du Désir laisse ainsi un sentiment désabusé et laisse penser que tous les écrits ou pensées ne peuvent pas forcément être imagés.
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Dans le cadre du Festival International du film restauré (pour lequel on peut regretter qu’il n’y ait qu’une seule séance par film), j’ai revu « Les ailes du désir » de Wim Wenders, film dont le titre original est partout dans le monde sauf en France (?) « Der Himmel über Berlin » (qui me parait bien plus adapté), et qui a eu la « chance » de sortir en 1987 donc 2 ans avant la chute du mur de Berlin ce qui contribue en grande partie à son aura, et j’avoue en être sorti troublé !
Troublé car ce film m’a de nouveau « fasciné » comme lors de sa sortie mais je suis incapable de savoir et d’expliquer pourquoi ! De plus je lui ai trouvé des défauts : une certaine lenteur et redondance dans certaines scènes (bibliothèque, métro, autoroute … et les 2 séquences de rock même de Nick Cave) ; une difficulté à comprendre le pourquoi de certaines scènes filmées en couleur au début du film ; un montage difficile à saisir entre les scènes du film en cours, du film filmé et les images d’archives ; une voix off trop souvent présente ; une ambigüité dans le rôle de Peter Falk qui apparait bien en tant qu’inspecteur type Colombo dans le film en cours de tournage à l’intérieur même du film mais dont l’image télévisée lui fait perdre – me semble-t-il –de sa crédibilité quant à son rôle réel dans le film de Wenders ; et enfin le caractère très ampoulé de la dernière scène qui pourrait tout simplement se réduire au fameux « parce que c’était lui, parce que c'était moi ! » de Montaigne.
Bref il va me falloir réfléchir à cette contradiction entre un film qui me fascine de nouveau par son lyrisme, sa poésie et son aspect philosophique voire métaphysique sur la condition humaine avec une vision pessimiste à mon sens mais non pas – je pense – dans l’esprit de l’auteur grâce à ces anges qui peuvent se matérialiser, devenir humains mais avec pour moi des aspects très basiques voire ridicules (cf. la « nouvelle » tenue de l’excellent Bruno Ganz) … mais un film auquel je trouve avec le temps tant de défauts !
Troublé car ce film m’a de nouveau « fasciné » comme lors de sa sortie mais je suis incapable de savoir et d’expliquer pourquoi ! De plus je lui ai trouvé des défauts : une certaine lenteur et redondance dans certaines scènes (bibliothèque, métro, autoroute … et les 2 séquences de rock même de Nick Cave) ; une difficulté à comprendre le pourquoi de certaines scènes filmées en couleur au début du film ; un montage difficile à saisir entre les scènes du film en cours, du film filmé et les images d’archives ; une voix off trop souvent présente ; une ambigüité dans le rôle de Peter Falk qui apparait bien en tant qu’inspecteur type Colombo dans le film en cours de tournage à l’intérieur même du film mais dont l’image télévisée lui fait perdre – me semble-t-il –de sa crédibilité quant à son rôle réel dans le film de Wenders ; et enfin le caractère très ampoulé de la dernière scène qui pourrait tout simplement se réduire au fameux « parce que c’était lui, parce que c'était moi ! » de Montaigne.
Bref il va me falloir réfléchir à cette contradiction entre un film qui me fascine de nouveau par son lyrisme, sa poésie et son aspect philosophique voire métaphysique sur la condition humaine avec une vision pessimiste à mon sens mais non pas – je pense – dans l’esprit de l’auteur grâce à ces anges qui peuvent se matérialiser, devenir humains mais avec pour moi des aspects très basiques voire ridicules (cf. la « nouvelle » tenue de l’excellent Bruno Ganz) … mais un film auquel je trouve avec le temps tant de défauts !
Passer à côté d'un film est toujours désagréable, surtout quand celui-ci est censé être une "référence" cinématographique avec un scénario de base intéressant. Les scènes interminables s'enchaînent sans lien narratif. L'esthétisme qui aurait par lui-même pu justifier cette réalisation pompeuse n'est pas au rendez-vous. A éviter donc.
Un film qui pour moi porte l'âme, aux frontières des émotions, une poésie toute en finesse qui survole la citée des hommes. Un ange, un ange qui aime, qui préfère, qui déguste les saveurs d'une vie terre à terre, ce qui paradoxalement l'élève à nouveau, vers d'autres cieux ! L'une des beautés de ce film c'est son aspect, son visuel, esthétique et coloré, une force de l'image portée par une histoire touchante, vraiment bien.
Difficile d'être insensible à la poésie de ce film singulier et déroutant, à ces voix-off qui louent la beauté du monde et la chance d'être humain, de pouvoir ressentir le malheur et l'amour, d'être sans cesse traversé par des émotions, ce que les anges ne peuvent pas, simples esprits écoutant les peines des hommes auprès desquels ils restent invisibles. "Les Ailes du désir" est un film qui s'impose par sa douceur - omniprésente - inscrite dans une mise en scène moderne, à la gestion de l'espace antonionienne avec cette rigueur architecturale ébouriffante et aux mouvements de caméra aériens qui ne sont pas sans rappeler ceux de Malick. Il faudrait plusieurs visions pour analyser en détail ce pur objet de mise en scène, qui oublie pourtant de construire ses personnages, sans consistance et sans nuances. Il suffit de prendre le personnage de Damiel et à travers lui, le jeu de Bruno Ganz, monolithique et incapable de faire ressentir la puissance de son sentiment amoureux. Sans aucun doute un brillant esthète, Wim Wenders a oublié ce qu'il avait réussi dans le superbe "Paris, Texas", à savoir mettre sa mise en scène au service d'une trajectoire, celle de l'écriture et des personnages. Sans être de mauvaise foi, il faut admettre que certains plans sont techniquement impressionnants mais ils ne parviennent jamais à émouvoir. Même dans la dernière demie-heure, où Damiel devient humain, le film manque de chair et peine à faire exister ce désir de vivre et d'aimer. Frustrant !
Un retour à la douceur pour Wim Wenders qui s'insinue dans les pensées chaotiques de ses concitoyens berlinois avec l'histoire de deux anges qui les observent. Ce mythe d'ordre théologique est prodigieusement mis en scène sans le panache qu'on accorde d'ordinaire à ces êtres, et même avec moins de panache, puisque leur vision, quand elle est celle du spectateur, est en noir et blanc. On ne réalise qu'à peine ce que les textes languissants peuvent avoir d'ennuyeux tant ils apparaissent au spectateur comme les reflets fidèles de sa propre conscience. Et sans besoin d'aller dans la dimension allégorique, on peut s'étonner de la présence de Peter Falk et des allusions historiques discrètes qui nous ramènent à la réalité. Car oui, l'histoire tourne bien autour du mur du Berlin (et surtout pas de part et d'autre).
Quel étrange film ! Je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi, mais j'ai été envouté par cette atmosphère étrange, pessimiste, triste, mais belle et poétique. L'interprétation des acteurs et en particulier de Bruno Ganz est irréprochable, quand à la mise en scène, elle est juste parfaite : Berlin est sublimement filmée et l'utilisation du noir et blanc et de la couleur se fait intelligemment. Il y a par contre cette fin qui m'a personnellement gênée, moi qui déteste les cliffhangers... En plus de cela la dernière réplique m'a paru tomber un peu de n'importe où (même si, en général dans le film, le rôle de Cassiel est assez flou).
Donc j'aime, clairement, pour la poésie et la prise de risque, mais j'en ressors en me disant que ouais, c'était bien, mais il me manque un petit je ne sais quoi pour m'emporter.
Donc j'aime, clairement, pour la poésie et la prise de risque, mais j'en ressors en me disant que ouais, c'était bien, mais il me manque un petit je ne sais quoi pour m'emporter.
Personnellement ce n est vraiment pas le genre de films que j aime. Je ne dis pas qu il est mauvais mais en ce qui me concerne je n accroche pas du tout avec ce style ou les personnages ne s expriment que par la metaphore ou la philosophie.
Les personnages debitent leurs pensees par la voix off mais on ne sait pas vraiment ou cela les mene (eux non plus d ailleurs).
Un genre tres particulier
Les personnages debitent leurs pensees par la voix off mais on ne sait pas vraiment ou cela les mene (eux non plus d ailleurs).
Un genre tres particulier
Comment peut-on prendre une once de plaisir devant ce cinéma ? C'est froid, dépourvu de la moindre émotion. Les acteurs débitent des dialogues pseudo-philosophiques sans queue ni tête au rythme de morts-vivants. Le cinéma n'est, certes, pas uniquement un divertissement mais il n'a pas non plus à devenir une épreuve.
J'ai attendu 120 minutes que quelque chose se passe, mais il ne s'est rien passé. Simplement, une suite de phrase incompréhensible, inutiles, d'images qui passent telle le simple passant fixant le monde qui l'entoure. Spectateur béat, ouvre ta fenêtre et regarde les si belles montagnes, alors ce film tu oublieras...
c'est sur c'est un chef d'oeuvre!mais j'ai eu beaucoup de mal avec la première heure car c'est très déroutant...Peter Falk est excellentissime il joue son propre rôle mais finalement(surprise)tellement plus!on ne peut être que touché par ces images très dures de génocide et de Berlin et touché aussi par ces dialogues d'anges et ces chuchotements d'humains.
Les Ailes du désir est lent. Lent. Mais à bien y réfléchir, Wim Wenders a trouvé comment parler de Berlin, la ville coupée en deux, avec malice et poésie. Les deux anges sont immortels et leur évolution en tant qu'ange est filmée en noir et blanc. Ils observent et écoutent les songes souvent philosophiques des badauds. Contrairement à la population qui s'échappe dans les livres (la bibliothèque), dans les airs (la trapéziste), dans les concerts, les anges eux, transcendent les frontières et l'espace vertical, ce qui est bien pratique à Berlin. Initié à la volonté de ressentir la réalité par Colombo (Peter Falk joue son propre rôle), Damiel (Bruno Ganz) traverse le mur. Et alors la couleur fût. Et s'il ne peut plus traverser les frontières, il peut vivre l'amour. C'est bien ce qui lui reste. Aussi, remis dans le contexte historique, le film est prophétique : sortit en 1987, le mur de Berlin tombe en 1989 et l'Allemagne se trouve réunifiée. Il est désormais possible d'entendre les songes de tous et de traverser les frontières. Des deux côtés de la frontière, on peut se voir et se toucher. Ce film coupé en deux, dans son fond (le passage de Damiel d'ange à humain), aussi bien que dans sa forme (le passage de noir et blanc à la couleur), peut donc presque être ressenti comme une analyse poétique de la situation à Berlin à la fin des années 80 : la population voulait muter et casser les frontières pour vivre et aimer la vie. Cela fait d'autant plus sens que Wim Wenders a consacré une bonne partie de sa carrière à la réalisation de documentaires
Un film envoutant à la mise en scène absolument fantastique. Wim Wenders réfléchit sur le monde, la condition humaine, la mort, la paix, l'amour et écrit un film absolument brillant de clairvoyance et de profondeur. Les deux personnages qu'il met en scène sont les témoins et les acteurs de cette réflexion et nous emmène dans un voyage spirituel qui touche autant qu'il fait réfléchir. La mise en scène est à tomber, grâce à une caméra soyeuse qui bouge avec beaucoup de fluidité et se pose toujours au bon endroit, trouvant toujours l'angle judicieux. Malgré cette beauté et cette profondeur, le film est malheureusement un peu empesé et se prend un peu trop au sérieux. Il manque une certaine légèreté qui aurait apporté du souffle à une œuvre fort intéressante.
Film expérimental très perturbant. C'est comme lire un livre de philosophie. Wenders livre sa psychanalyse. C'est fait d'images furtives, de rêves, de multiples réflexions sur tout. Dans le genre il y a Resnais, Godard ou Lynch
Un film pas banal du tout mais à voir. Les acteurs sont tout simplement géniaux, avec un rôle pour l'attachant Peter Falk. Avec un scénario hors du commun, Wim Wenders signe un film poétique qui traite de nombreux sujets difficiles comme la mort, l'abandon, le désir.. sans jamais ne s'éparpiller! L'idée de l'alternance entre le noir/blanc et les couleurs est une idée excellente. Voilà une oeuvre métaphysique hors du commun!
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