Je mets cette note pour saluer le fait que, pour une fois, c'est un film français qui satisfait notre désir audiovisuel. Les images sont très belles et l'on est bercé par des paroles méditatives. L'actrice arrive très bien à marquer son changement d'état au fil de l'histoire. Je recommande pour les fans de l'audiovisuel pur et non pour quelqu'un qui voudrait un scénario satisfaisant.
L’enthousiasme communicatif de l’équipe du film sur les plateaux télé (disant au passage qu’ils n’avaient trouvé aucun distributeur pour une sortie en salles, on comprend vite pourquoi) m’a attiré avec une certaine curiosité vers ce premier long métrage (tourné sur quatre ans avec un budget très réduit). Annoncé sur Netflix à grand renfort de com, ce qui devait révolutionner le cinéma français s’avère plutôt être le contraire. Il n’y a pas de mise en scène. D’ailleurs, il n’y a pas de scénario non plus. Quant aux dialogues (souvent en voix off), entre inepties et psychologie de bazar, on est gâté. Bien souvent on entend rien, obligé de mettre les sous-titres français pour comprendre quelque chose. Une succession de scènes sans rapport entre elles, sans fil conducteur, sans histoire. On nous promet du Paris mais on ne voit la ville que très peu et que dans des mouvements de foules. Les trois quarts du récit, éclaté, se situent alternativement : sur une plage, dans un cockpit de A380, sur une plateau télé, sur des pistes de danses…Sans explications ni liens. Une actrice omniprésente et horripilante à laquelle, bien sûr, on ne s’attache jamais et des effets visuels totalement inutiles, achèvent de donner à l’ensemble ce qu’il est : un exercice de style aussi vide que vain. On se croirait dans du sous-sous-Malick à la française (tous ses derniers films passent du coup pour de grands chefs-d’œuvre). Un grand n’importe quoi. A fuir.
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3,0
Publiée le 17 avril 2020
"Paris est à nous" est un premier long-métrage très étonnant, un film expérimental à l'ambiance onirique qui contraste avec les événements bien réels que connait la ville de Paris qui sert de décors à l'histoire. Je ne sais pas combien de temps a duré le tournage, mais ce que Élisabeth Vogler a réussi à capter comme moments est assez impressionnant. En plus de cette relation de couple que l'on voit évoluer sous nos yeux, on assiste à des scènes de révolte et de communion dans les rues de Paris qui font écho à certains événements tragiques de ces dernières années comme l'attentat de Charlie Hebdo ou encore certaines manifestations. Tout cela donne plus de puissance au récit en plus de renforcer ce sentiment de doute qui ne fait que s’accroître chez Anna. Sa relation avec Greg est le point central du film. Une belle relation incarnée par deux bons acteurs. Tous les moments sur eux deux sont vraiment très réussis et c'est d'ailleurs pour cela que j'ai trouvé dommage que le récit s'écarte un peu de cette relation vers la fin pour quelque chose de plus abstrait. C'est à ce moment-là que j'ai décroché, lors d'une dernière partie un peu poussive. Je n'ai pas encore parlé de la réalisation et pourtant, si j'ai apprécié le film, c'est en grande partie grâce à la mise en scène. On est au plus près de l'action, ce qui donne quelque chose de vraiment immersif et envoûtant. Certaines scènes frôlent vraiment l'excellence. Même si on a parfois l'impression de voir plus un exercice de style qu'une vraie histoire, ce n'est pas gênant tant c'est bien fait. Les 25 premières minutes sont vraiment géniales. Comme je l'ai dit, j'ai été moins convaincu par la dernière partie, mais "Paris est à nous" reste un premier film original et surprenant.
La première séquence, la rencontre d’une jeune fille avec son futur petit copain avec une soirée techno comme contexte, est immersive, originale, crédible, réaliste et réussie. De plus, elle représente bien la scène électronique française pour le peu qu’elle dure. « Paris est à nous » débute donc sous les meilleurs auspices avec ce début d’idylle. Tant mieux c’est le centre névralgique de ce film au tournage si particulier. En effet, le film a été financé sur la base du crowfunding, a bénéficié d’un tournage sauvage et le scénario a été écrit au fur et à mesure. La note d’intention était de prendre le pouls de Paris et de sa jeunesse à l’heure des attentats et d’un monde qui s’écroule, habité par une nouvelle génération sans repères et sans espoir. Ce processus de tournage singulier se ressent pour le meilleur au début mais surtout le pire, plus le film avance.
La première demi-heure on trouve les images belles et poétiques, la réalisatrice Elizabeth Vogler a un don certain pour filmer, c’est indéniable. Mais c’est peut-être parfois un peu trop chichiteux et esthétisant, « Paris est à nous » finissant par plus ressembler à un clip ou une pub haute couture qu’à un film, surtout que le scénario est plus léger qu’une plume. Mais bon, c’est beau alors on tient. Il y a, toutes proportions gardées, une forte inspiration des dernières œuvres de Terence Malick dans cette errance sans véritable marqueur de temps où passé et présent (et futur peut-être) s’entremêlent. Le montage erratique, la propension à filmer la nature et les paysages et la voix off renforce cette impression. L’éventuel hommage finit par se transformer en océan de clichés et les flashbacks incessants usent. Surtout que cette romance dispense ses logorrhées verbales fleur bleue à un rythme soutenu mais agaçant à force. Ce qui semblait pertinent devient fatigant. Paris est bien filmé même si on a déjà vu mieux. Cette radiographie d’une ville en proie au changement et d’un couple qui se délite intrigue au début puis finit par nous perdre tout comme le film en lui-même et son héroïne.
L’absence de scénario finit par anéantir toute tolérance et « Paris est à nous » tourne en rond pour finir par ne plus raconter ni exprimer grand-chose. On ressent trop le fait que le film s’écrivait au fur et à mesure et qu’il n’y a finalement que des bribes d’histoire. Finalement, il y a beaucoup de remplissage pour que le format du film rentre dans la case long-métrage et très peu de matière réellement cinématographique. Le mélange entre la vénération d’une ville mythique et cette histoire d’amour de pacotille ne prend plus. Le côté évanescent et quelque peu envoûtant du début disparaît complètement pour devenir assommant et le dernier quart d’heure est interminable, juste un joli livre d’images complètement vide. Toute la volonté de l’actrice principale (plutôt bonne) n’y fait rien et Volger nous perd et finit par nous ennuyer avec cet objet singulier mais vain et laborieux. Un film dans l’air du temps en proie aux questionnements de la jeunesse et qui se veut « in » mais qui deviendra vite ringard et oublié, même s’il respire l’envie d’un cinéma différent.
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J’ai trouvé la première partie un peu prétentieuse et ennuyante, assez fatiguante dans la façon de filmer (complètement collée en permanence à 20 cm du personnage féminin !), j’étais un peu perdu... et la seconde moitié est bcp plus réussie, plus puissante, plus poétique, plus noire, plus visuellement aboutie. Elle se concentre sur le paysage féminin qui semble être rongé par sa rupture, la fragilité de son existence et par ce monde (Paris) qui l ‘entoure dans lequel elle ne parvient pas/plus a y vivre, avec comme seule bouée de sauvetage des souvenirs d’enfance. J’ai trouvé cela touchant mais assez anxiogène et déprimant. Je pense que ça parlera différemment à chacun et que tout le,monde n’y verra pas la même chose. A mon avis, c’est assez réussi et c’est un témoignage de l’époque. Du coup, je recommande !
Une jolie tentative de cinéma différent , poétique , performance d'acteurs aussi. L'histoire d'amour d'une jeune fille insouciante, sans ambition avec un jeune homme plus mature , qui veut se construire une place dans la société. Le couple se rencontre lors d'une soirée techno, coup de foudre, puis déambulera dans Paris au fil du temps . Très souvent leur chemin croisera des foules , en tournage réel , dans la foule , caméra à l'épaule. On retrouve la fraîcheur du Godard de la nouvelle vague, du " A bout de souffle " et des Champs Elysées , que l'on retrouve ici aussi en live, de longs plans séquence où le couple décline son amour en crise. Des plans des manifestations pour " Charlie" et manifestions plus dures de la CGT ou des Black Bocks. Mais aussi la beauté brute du Léos Carax , des "Amants du Pont Neuf" . Les acteurs se faufilent au milieu de ces événements historiques . Dans certaines séquences où l'image est électronique, très soignée , de très beaux textes sont lus en voix off, sur le monde contemporain , l'amour intemporel, le temps qui passe , la violence du monde. Beaucoup de poésie et surtout la performance de Noémie Scmidt, superbe de naturel, tour à tour attendrissante, charmeuse , petite peste, romantique , désabusée , et qui arrive à jouer , à "dramatiser" , au milieu des charges de CRS, ou du discours du président Macron pour l'enterrement Jonny Hallyday, incroyable Perf d'actrice. . On devine la bonne actrice qu'elle deviendra . La plus prometteuse de cette génération. A noter la superbe bande- son , dont 4 morceaux Tecno énormes et envoûtants de Laurent Garnier..
Liberté. Un mot qui perd son sens et devient un prétexte à filmer tout ce que l’on veut dans un contexte déjà chaotique. Paris est à nous, c’est ça, un film qui se veut loin de toutes contraintes pour retranscrire une réalité chamboulée dans une France qui n’avait nul besoin de cette mise en scène. (Lire la critique sur le site) Gwennaëlle Masle
Les points positifs de ce film sont son coût : 80000€, sa façon de le financer loin du CNC, sa forme : expérimentale et libre et surtout sa musique : celle de Laurent Garnier. Pour le reste il faut avoir envie de se taper 1H30 de pensées pseudo-philosophiques d'une indigence absolue qui pourraient faire passer Paulo Coehlo pour du Nietzche, et un jeu d'acteur particulièrement irritant, sans doute volontairement improvisé, du moins je l'espère sinon c'est grave. En fait le seul personnage tirant son épingle du jeu est Paris (et sa population) et c'est la seule bonne idée du film.
Voilà quand un ou une auteur se prend pour je ne sait qui et « pète plus haut que son cul ». Visuellement il y a certains plans magnifique mais narrativement que c’est soporifique... Que ce soit les personnages tous détestable, l’actrice principale insupportable ou les voix qui chuchotent derrière... C’est long alors que ça ne dure que 1h25. Il y avait peut-être un message derrière mais qu’il est mal exploité.
Ce film ne plait pas à tous car son ambition est justement de se détacher des tendances par son authenticité et son audace. C’est un jeu avec les lumières, les flashbacks et le brouillard intérieur d’une jeune fille en détresse. Il dérange parce qu’il n’apporte pas de réponse claire, laisse place à l’interprétation, et oblige le spectateur à s’approprier le film. Nous ne sommes plus habitués, et c’est bien dommage, aux films qui sortent des stéréotypes et plus ambitieux parce qu’ils ont le mérite de sortir des sentiers battus. Un moment agréable qui diversifie le cinéma français.
Je ne sais pas si quelqu'un a compris le scénario de ce film… Ou peut-être qu'il n'y en a pas. Certains crieront au génie. Personnellement j'y vois une tentative ratée de film d'auteur un peu cliché. On prend des ingrédients un peu facile : une narration soi-disant poétique, une voix off sur-présente, des flashbacks à outrance et beaucoup de sons et de lumières étranges dans une ambiance un peu glauque et Paf ! Non, ça n'a pas fait des chocapics… On reconnaitra cependant le jeu des acteurs. Seul coté positif du film puisque l'on ne comprend pas le sens de celui-ci. Quand il se fini on ne connait rien des personnages, de l'histoire ou du message que ce film voulait faire passer à part qu'Elle est perdue et qu'Il est ambitieux et que le film à lieu au cours de ces 3 dernières années. Bon ok.
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1,5
Publiée le 2 novembre 2020
Pour moi Paris est à nous n'a tout simplement pas fonctionné. Tout un tas de narrations et de scènes aléatoires de ce personnage principal glacé parlant à son petit ami ou à son amie. Ne vous méprenez pas j'adore les films comme celui-ci qui n'ont pas vraiment de sens et qui vous mettent en transe comme expérience mais celui-ci n'était tout simplement pas pour moi. Je n'ai aucune idée de ce que ce film a fait et je n'ai aucune idée de ce que tout cela signifiait. Il se passait beaucoup de choses et rien n'était expliqué. Ce qui fonctionnait dans d'autres films de ce genre par exemple ne fonctionnait pas ici. Il y avait aussi beaucoup de narration beaucoup plus que de vrais dialogues et des plans aléatoires de l'environnement...