La Splendeur des Amberson
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Spiriel
Spiriel

44 abonnés 318 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2008
De quoi parler? Du film, ou de ce qu'il aurait du être? Comme on ignore le deuxième, parlons du premier, le coeur saignant. Interprétation parfaite, ironie et intelligence, complexité passionnante des relations entre personnages (le héros et sa tante en particulier!), plan-séquences, mouvements d'appareil, angles de caméra... (enfin Welles quoi), décors qui se vident pour une famille qui ne voit pas croître son décalage par rapport au monde extérieur... sont abominablement altérés par un montage insensé, une fin à contre-sens du film, stupidement mielleuse, et des bouts de films qui manquent avec une telle évidence qu'on s'insurge! Car même sans le savoir, impossible de ne pas remarquer que le film a été saccagé scandaleusement, les intentions de Welles étant claires... mais pas respectées par son propre film! Le film reste un moment magique à passer, mais c'est surtout la preuve que dans le cinéma, l'argent l'emporte sur la créativité, à notre plus grand regret. Car ce film aurait pu être le deuxième chef d'oeuvre absolu d'Orson après Citizen Kane! (les autres étant un peu surfaits à mon goût)
LE symbole du gâchis de l' "industrie" du cinéma.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 janvier 2017
Mutilé à sa sortie, "La Splender des Amberson" est le second long-métrage de Orson Welles, et, après "Mr. Arkadin", qui vieillit de moins en moins bien dans mon esprit, une déception.

Car si l'on ne peut pas éluder que les coupes de montage se révèlent problématiques, ces dernières ne sont pas l'unique raison de l'échec narratif de l'oeuvre.
En effet, le récit de cette famille au sein de laquelle évoluent l'amour et la jalousie ne parvient jamais à impliquer le spectateur.
Tout est pourtant là pour offrir une tragédie : deux amours, de deux générations différentes, qui semblent vouer à échouer.
Mais le cinéaste ne semble jamais en prendre pleinement conscience et ne fait que traiter tout cela en surface.
Les relations semblent donc bien monotones, ne parvenant jamais à passionner, et cela malgré quelques scènes extrêmement belles (Lucy cachant ses sentiments pour George, la première danse entre Eugène et Isabelle), dont l'intelligence dans leurs effets de miroir est parfaitement pertinente.

Malgré cette incapacité à créer l'empathie, Welles parvient tout de même à insuffler l'idée selon laquelle, de la même manière que "Citizen Kane", le dernier drame de l'aristocratie est bien plus sentimentale que économique.
Et c'est fabuleux, cela donne un ton très crépusculaire au film dans sa représentation de la fin d'un mode de vie et d'une économie, il aurait cependant fallu que cela soit mis en relief par des protagonistes mieux développés.

Toutefois, Welles oblige, c'est formellement impressionnant.
Le long-métrage semble parfois tomber dans un formalisme assez vain qui est sans mal rattrapé par l'aspect novateur de l'oeuvre.
Chaque mouvement démontre toute la maitrise du cinéaste, et les jeux sur le noir et blanc qui transforment ses protagonistes en enveloppes exprimant leurs sentiments sans que les apparences n'entrent en jeu.
Le long-métrage se révèle donc avoir les mêmes problèmes que "Mr. Arkadin", celui d'être une oeuvre formelle remarquable dans laquelle on ne parvient pas à s'investir, tout en parvenant à développer un propos plus intelligent.
streptocock
streptocock

52 abonnés 214 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2008
Partons d'une considération toute simple : Orson Welles était un génie. Bon je sais que tout le monde le sait. Et maintenant je vais être un peu plus original : et si La Splendeur des Amberson était encore meilleur que Citizen Kane? Tout autant que ce dernier est je le concède un film formidable, The Magnificent Ambersons est une cathédrale du cinéma, un monument dont l'équilibre, la verve épique, la maîtrise esthétique nous coupe le souffle. Sur une heure trente, c'est une saga victorienne qui se présente à nos yeux et l'on ne voit pas défiler le temps tant l'intrigue est passionnante. Orfèvre en matière de théâtre, le film est empreint d'une puissance dramatique qui montre la maestria avec laquelle le génial réalisateur officiait derrière la caméra. Les longs plans-séquences, la profondeur de champ vertigineuse, la direction d'acteur parfaite... tout y est. Certes The Magnificent Ambersons pose moins de questions que Citizen Kane (pas de Rosebud en effet) mais il fait preuve d'une unité, d'une homogénéité et d'une majesté qui m'ont impressionné encore plus que Citizen Kane. Cette chronique de la décadence de la famille Amberson marque parce qu'elle dépeint des individus ignobles, égoïstes, vénaux, prêts à tout pour défendre l'"honneur" de la famille. A leurs côtés, les Morgan (dont le toujours parfait Joseph Cotten) attirent la sympathie par leur modestie et leur dimension de martyres face à la mégalomanie du pire des Amberson, George, atroce petit garnement devenu goujat et modèle d'égoïsme. Bref, pour résumer, La Splendeur des Amberson est un modèle de cinéma et un très très grand film.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 389 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2018
Mon premier Orson Wells avant Citizen Kane ce qui signifie que je vais peut être surestimer le film mais une chose est sûre, la splendeur des Amberson est un super classique.
L'histoire d'un sale gosse pourri gâté venant d'une famille de riches devant finalement faire face à un funeste destin est superbement mis en scène par M.Wells.
Même si techniquement le film à vieilli avec de nombreux plans fixes ou manquant parfois de précision avec également des raccords hasardeux et pas toujours compréhensible.
En plus, on remarque une absence troublante d'ambiance sonore.
Cependant, ce qui frappe et touche le plus est ce désir de contextualiser, d'ancrer les personnages dans un contexte précis ( les Amberson figés dans leur âge d'or tandis que le personnage de l'humble inventeur des VOITURES, Eugene Morgan est tourné vers l'avenir et cherche à avancer du mieux qu'il peut ) ce qui engendre un décalage entre les personnages que l'on suit et leur univers vieillissant face à un monde qui progresse (davantage visible lors des dernières scènes).
L'histoire paraît simple mais est très bien développée à travers des personnages tous bien exploités visant à élargir la vision de George (le sale gosse et protagoniste) pour qu'il comprenne ses erreurs.
Ainsi, tous les personnages ont leur place et ils sont sublimés, en particulier Eugène, par des dialogues très intelligents faisant réellement avancer l'intrigue.
Ainsi, mis à part la technique et surtout l'époque du film, je ne vois rien de plus à lui reprocher .
Surement inférieur à Citizen Kane , "la splendeur des Amberson" reste un très bon film d'Orson Wells .
Ps: Orson Wells donne sa voix au narrateur mais aussi au crédits de fin ou il mentionne les contributeurs du film ( cela ne dure qu'une minute, ce n'est pas long)
Estonius

4 743 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2013
Il n'est pas logique de dire qu'il s'agit de l'un des meilleurs Welles tout en sachant que le dernier a renier le film après les charcutages effectués par la RKO. Reste le plans, la mise en scène ingénieuse (le début est génial), la lumière, la direction d'acteurs. Cette fresque balzacienne (un peu confuse au niveau des liens entre les personnages secondaires) décrivant l'itinéraire d'un fils à papa trop gâté reste néanmoins très prenante (Ah, cette scène où son ex-fiancée se fout carrément de sa poire…)
Grouchy
Grouchy

141 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 mai 2013
Deuxième entrée dans le cinéma par Welles, ce dernier s'approfondit et s'améliore dans le domaine photographique, soignant le cadrage des plans et la profondeur de champ, et surtout la lumière, élément central qui renforce la dramaturgie. Il n y a que ces critères qui peuvent rendre le film intéressant. L'histoire n'est pas vraiment accrocheuse, le spectateur se perd dans les méandres de la famille Amberson en se demandant qui est qui, on ne sait pas très bien qui est le vrai héros du film, et les enjeux ne sont pas très attractifs. Il y a de ces films qui sont très réussis graphiquement mais dont l'histoire est assez pauvre, ce qui déséquilibre fortement le résultat. Welles signera en revanche ses meilleurs films par la suite.
alain-92

351 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2009
J'ai vu .. revu et revu encore ! Ma référence cinématographique. Un vrai grand chef d'oeuvre signé par un Maître, Orson Welles.
Eh Oh C
Eh Oh C

21 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Film moins mégalo que "Citizen Kane" auquel il succède, "La splendeur des Amberson" n'est du Welles que par certains plans filmés (plans séquence et profondeurs de champ favorisés par une maison monumentale) et l'interprétation de Joseph Cotten (George) qui nous inspire étrangement Orson. Le baroque est contenu, au service du jeu des acteurs, notamment Agnes Moorehead (Fanny) hystéro-maléfique, qui sait nous faire hésiter entre empathie et dédain, comme dans son interprétation de la mère du petit Charles Foster Kane (elle sera la sorcière-mère de Samantha dans "Ma sorcière bien-aimée" !). Anne Baxter sait également insuffler une part d'ombre à l'adorable Lucy (-fer), ce que l'on retrouvera dans son interprétation d'Eve (de Mankiewicz).
Malheureusement, le montage laisse parfois à désirer, on aimerait un scénario mieux ficelé (en pensant encore mieux la psychologie des personnages, les situations oedipiennes pourraient être mieux exploitées), et qui ait le courage d'aller jusqu'au bout de sa thèse plutôt que de finir en pirouette sirupeuse.
La moindre liberté accordée à Orson Welles pour ce film y gagne donc en finesse mais y perd en finition !
Un film à voir... et à critiquer :)
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2025
grand spectacle doté s'un souffle mélodramatique incontestable, la Splendeur des Amberson bénéficie d'un scénario dense, de dialogues brillants, et d'une mise en scène soyeuse. Le film prend le tour d'une grande saga, ou derrière le destin de cette famille arcbouté, se dessine les grands changements, industriels notamment, de la fin du 19e siècle . C'est donc un film riche ,on sent qu'il a influencé le Megalopolis de Coppola, mais il est vrai qu'il souffre de quelques coupes franches réclamé par les studios ,avec des ellipses douteuses, et le final apparaît expédié. Cela reste assez majestueux
Max Rss
Max Rss

257 abonnés 2 329 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2025
Finalement, quand on y réfléchit un petit peu et qu'on y regarde d'un peu plus près, cette splendeur est tout ce qu'il y a d'artificielle. Parce que cette génération Amberson ici présentée est une génération tout à fait minable. Vaniteuse, sans aucun sens des affaires et méprisante pour qui n'a pas les même idées qu'elle. Elle n'a pas d'autre talent que celui de porter un nom autrefois prestigieux. Si je dis ça, c'est parce que j'ai eu la forte impression qu'Orson Welles (cette fois-ci uniquement à l'écriture et derrière la caméra) prend un malin plaisir à voir cette famille se fiche en l'air, victime de sa suffisance. L'impression se confirme d'autant plus au regard du traitement infligé à certains personnages, notamment au fils George. D'abord dépeint comme un roquet arrogant et fainéant, pour finir par être ignoré et moqué par celle qui est l'objet de ses sentiments. Cette "Splendeur des Amberson" n'est en rien une charge contre la haute bourgeoisie Américaine de l'époque, puisqu'elle ne vise qu'une seule famille, mais elle est tellement féroce que l'on en vient à se demander si Welles ne s'est pas inspiré d'une famille qui a réellement existé et qu'il a côtoyée d'assez près.
Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2025
Après le succès critique phénoménal de « Citizen Kane » le réalisateur Orson Welles signe un drame malheureusement charcuté au montage par les producteurs autour d’une famille aristocratique à la fin du 19ème siècle. Sans grand reproche d’un point de vue technique, le film souffre surtout d’un récit rendu décousu par une construction laborieuse qui ne rend pas honneur à la finesse de l’interprétation mise en valeur par une écriture pourtant intelligente de nuance.
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2015
Orson Welles est un granc cinéaste et ce deuxième long métrage le prouve une nouvelle fois. "La splendeur des Amberson" est une démonstration de ses talents de metteur en scène. Chaque plan est soigné et les bonnes surprises sont nombreuses. En revanche, l'intrigue m'a nettement moins emballé. Celle-ci, longue à démarrer, manque de piquant et on peine à se passionner pour cette histoire. A voir pour la forme et la technique.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2019
Une œuvre superbe d'Orson Welles une fois de plus, qui signe là un film complexe sur les relations familiales. Les acteurs sont exceptionnels et à eux seuls parviennent à véhiculer toute l'émotion qui se dégage d'une telle histoire. Un peu avant l'heure, le cinéaste montre la difficulté de rebâtir une famille après la perte d'une moitié, et donc l'impossible recomposition familiale. Sans doute pas le plus beau des films de Welles sur la forme, mais l'histoire tient plus que la route.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 6 avril 2014
Si le cadrage a pu inspiré Bergman pour le reste rien de bien réjouissant après un démarrage nerveux qui semblait pourtant de bonne augure. Le scénario reste prévisible et la mise en scène ennuyeuse malgré quelques sursauts.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 180 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2025
D'un roman sans grande originalité traitant d'un amour contrarié par le snobisme puis par un fils possessif, Orson Wells tire une nouvelle démonstration de son sens de la mise en scène, de la photographie, des cadrages et des dialogues. Une belle leçon de cinéma.
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