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Louis R.
43 abonnés
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4,5
Publiée le 24 mai 2021
Viggo Mortensen réalise une fable sur le temps qui passe et les mœurs qui changent parfois difficilement. Mêlant habilement le passé et le présent il fait réfléchir sur l'amour paternel, sur la vieillesse et plus simplement sur la famille.
La lumière, la réalisation ainsi que le jeu juste et poignant de tous les acteurs ne viennent que sublimer cette œuvre à voir absolument.
Viggo Mortensen (qui s'est bien enrobé et ne ressemble plus trop au séduisant Aragorn) se lance dans la réalisation. Ce premier film est prometteur, mais un peu décevant en ce sens qu'il est assez répétitif; Mortensen n'a pas su /voulu élaguer, trier dans les images (magnifiques) de nature qui émaillent son récit. C'est l'histoire d'un difficile amour père /fils, qui semble souvent être à sens unique. Est ce parce qu'il a reçu une éducation par trop.... virile, que John est devenu homosexuel? La première scène du film est particulièrement dérangeante: un adorable petit bonhomme de 5 ans tue son premier canard avec le fusil de son père, particulièrement fier. Le petit bonhomme se promène alors avec le c
Pour son premier passage derrière la caméra, l’acteur Viggo Mortensen a décidé de livrer un objet partiellement autobiographique : la mémorable scène d’ouverture est un authentique souvenir relaté tel quel, le reste tente de retranscrire, avec toute la licence artistique de rigueur, diverses impressions d’enfance et d’extrapoler sur ces sensations. Ce n’était pas son ambition de départ mais Mortensen incarne également l’un des deux personnages principaux, ce qui accroît forcément son implication dans le rôle, celui d’un homme rangé qui a réussi, filant avec l’homme qu’il aime et leur fille adoptive un bonheur paisible et conformiste et qui tente désespérément de gérer au mieux le déclin de son père vieillissant. Le vieillard est acariâtre, ordurier, méprisant envers les choix de vie de son fils et pour ne rien arranger, il commence à sombrer dans la sénilité. Progressivement, les souvenirs confus du vieil homme, qui mélange les lieux, les dates et les femmes qu’il a aimées et haïes simultanément s’entremêlent avec la déconstruction inconsciente des souvenirs du fils qui, malgré toute la résilience dont il est capable, accepte de moins en moins les dégâts que l’autoritarisme et la cruauté paternelle ont laissé dans leur sillage. Il n’y avait aucune raison pour que ce ne soit pas le cas (Mortensen n’allait pas tourner de l’Heroic-Fantasy non plus), mais ‘Falling’ est un drame feutré, parfois mordant, en tout cas très “adulte” dans sa volonté de refuser l’effet de scandale, les duels verbaux hystériques et l’émotion facile, le summum en la matière consistant en la prestation énergique - mais pas cabotine pour autant - de Lance Henriksen. Du travail digne de respect, à défaut de faire un grand film
En choisissant de traiter de la complexité des relations entre un père et un fils qui ne se comprennent plus, Vigo Mortensen ne parle pas seulement d'une histoire de famille, il montre - à sa façon - son Amérique, ce pays divisé, schizophrène, scindé entre deux sociétés dont les valeurs, les croyances et les usages s'opposent et qui doivent pourtant coexister. Ce premier film est magistral par la qualité de la réalisation et la proposition de double-lecture qu'il offre aux spectateurs. Très intéressant et prometteur.
Tant de force positive et d'empathie d'un fils et d' une famille face à cet homme vieillissant plein de rancune. Tant d'Amour plus fort que cette haine Et ne pas permettre aux spectateurs de le détester totalement et pourtant .... cette ignominie , cette cruauté , l' injuste ... Et pourtant toujours s'accrocher au meilleur, aux souvenirs heureux ... Parce qu'on finit par le voir dans les yeux du fils lui le père finirait presqu'être humain.
Mon 1er film après la réouverture des cinés , une mauvaise idée. Ce film se résume à voir un type odieux déblatérer des insanités pendant qu'autour de lui les gens tolèrent ça gentiment et on ne sait pas pour quelle raison . Amour filial ? Pas crédible en regard de l'attitude de ce père odieux depuis toujours ( oui, la sénilité n'y est pour rien ). Bref, Pour Vigo Mortensen c'était peut être une catharsis , pour moi ça a été déprimant .
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1,0
Publiée le 23 août 2021
Virgo Mortensen est un bon acteur mais il devrait s'en tenir a ca et ne pas réaliser. Ce film était difficile à regarder à bien des égards. L'objectif de cette histoire semble n'être rien d'autre qu'un flot constant de mauvais traitements infligés à tout le monde par un être humain apparemment irrécupérable tandis que tout le monde se contente de le tolérer ou d'essayer de l'adoucir. L'agresseur classique et l'instigateur de l'agression sans aucun élément rédempteur que j'ai pu trouver. Il y a le pire jeu d'acteur que j'ai jamais vu de la part de Viggo dans le rôle de son partenaire et de Laura Linney. Je pense que M. Mortensen était peut-être trop proche du sujet de ce film et c'est dommage pour lui. Mais j'attends quand même avec impatience ses prochains films...
PROJECTION DE PRESSE du 03/09/2020 au Métropolitan à PARIS
« FALLING » de Viggo MORTENSEN – 1h52 – avec Viggo MORTENSEN – Drame - US - Sortie le 03/11/2020 – Distribution : Métropolitan pictures -Label Sélection officielle Cannes 2020 - Hors compétition officielle au festival de SUNDANCE 2020 -
Synopsis :
John Petersen vit en Californie avec son compagnon Eric et leur fille adoptive Monica. Son père Willis, fermier, appartient à un monde beaucoup plus traditionnel, loin des nouveaux codes familiaux. Au moment de prendre sa retraite, Willis décide de se rapprocher de sa famille et John l’accueille chez eux. Si Willis peut ainsi se rapprocher de sa petite-fille Monica, les blessures du passé vont se rouvrir chez John et sa sœur Sarah.
Mes impressions :
Ce premier film réalisé par Viggo MORTENSEN est plutôt globalement bien réussi. L'histoire de ce drame d'une famille américaine traduit bien le conflit générationnel entre un père aux valeurs traditionnelles et ses enfants et en particulier son fils qui ont évolué avec la société actuelle. Tous ces différents aspects sont bien rendus dans ce film au scénario soigné. La répétition des scènes de flash -back nécessaires pour la bonne compréhension, nuisent toutefois un peu à la bonne fluidité de l'histoire. L'interprétation est particulièrement brillante surtout entre le fils John joué par Viggo MORTENSEN et son père magnifiquement incarné par Lance HENRIKSEN. La relation tendue entre le père et le fils est très bien restituée.
Les premiers pas d'un acteur derrière la caméra sont toujours très attendus ; c’est évidemment le cas pour ce drame de Viggo Mortensen – même si c’est en vérité son deuxième film après The Horsecatcher passé complètement inaperçu -. John vit en Californie avec son compagnon Eric et leur fille adoptive Monica, loin de la vie rurale conservatrice qu’il a quittée voilà des années. Son père, Willis, un homme obstiné issu d’une époque révolue, vit désormais seul dans la ferme isolée où a grandi John. L’esprit de Willis déclinant, John l’emmène avec lui dans l’Ouest, dans l’espoir que sa sœur Sarah et lui pourront trouver au vieil homme un foyer plus proche de chez eux. Mais leurs bonnes intentions se heurtent au refus absolu de Willis, qui ne veut rien changer à son mode de vie... 113 minutes d’un affrontement étouffant entre un père et son fils. La vie, l’amour, la mort… vaste programme au rendez-vous de 1er film admirable en tous points. Après ses prestations épatantes dans Green Book ou Captain Fantastic, Mortensen revient derrière – et devant - la caméra et au scénario de cette histoire. Bien qu’elle ne soit pas entièrement autobiographique, en tant que scénariste et réalisateur du film, il offre un regard inhabituellement révélateur sur un tournant de sa vie d’artiste. Il définit lui-même son film par cette formule : une histoire père- fils sur une famille fictive ayant des traits communs avec la mienne. Drame de la séparation, de la démence, du conflit générationnel, de l’homophobie et du racisme ordinaires, dans un film dérangeant, tout en tension et pourtant doux et sensible. Une utilisation des flash-back épatante parce que parfaitement justifiée construit ce portrait en crux de l’Amérique d’aujourd’hui et ses divisions profondes. A voir absolument. Viggo Mortensen, qui fait tout dans ce film jusqu’à la musique, est, comme toujours impeccable… mais est-ce vraiment besoin de le préciser. Lance Henriksen, bien connu pour ses rôles dans Aliens et Terminator, nous gratifie ici d’un numéro d’acteur exceptionnel. Le reste de la distribution de ses deux magnifiques comédiens avec Terry Chen, Laura Lindlay, Sverrir Gudnasson, Hanna Gross, sans oublier l’apparition savoureuse de David Cronenberg dans le rôle d’un… proctologue ! Incommunicabilité, quand tu nous tiens ou quand un père et son fils, malgré les efforts consentis, s’aperçoivent qu’ils n’ont plus rien à partager. Poignant… et sans pathos dégoulinant !
Viggo Mortensen passe derrière la caméra, premier film en tant que réalisateur tout en gardant le premier rôle. Et ma foi, il ne prend pas beaucoup de risques en racontant une histoire simple, celle d'un père conservateur et de son fils homosexuel. Simple oui mais tout de même efficace puisque la dualité est bien-là entre Mortensen et Lance Henriksen qui interprète très bien ce rôle de vieux grincheux qui refuse ce qu'il ne connait pas. Pas un mauvais film en somme mais trop simpliste et sans aucune prise de risque, on attend un peu mieux.
Film trop long sur un scénario répétitif, lassant une fois que l on a compris les flash back et le côté incariatre vulgaire du Père et du souffre douleurs du fils
Première réalisation de Viggo Mortensen,Falling n'est pas un mauvais film, mais il n'a malheureusement pas été à la hauteur de mes espérances. Un point fort de ce film est la mise en scène : minimaliste mais efficace, elle est en parfaite harmonie avec l'ambiance et le ton du film. Le film bénéficie de beaucoup de plans magnifiques sur la nature. Lance Herricksen et Viggo Mortensen sont excelley, ils forment un duo père-fils touchant et déchirant. Cependant, côté scénario, ça devient assez problématique. En effet, malgré le fait que le film dispose d'une narration non linéaire et qu'il croise présent et flashbacks, j'ai trouvé le tout répétitif. Le film se résume un peu à des repas de famille, le grand-père qui lance des insultes homophobes ou racistes (voir les deux) et le reste de la famille qui part énervé. Pas vraiment intéressant. D'autant plus que le film est un peu léger par Instant avec des blagues pas vraiment subtiles qui viennent casser le ton du film. Pas mauvais, de belles qualités mais ça aurait pû être mieux.
Le parti pris par le réalisateur d'une réelle pudeur avec son thème , ne permet pas au film de dégager toute l'émotion que l'on est en droit d'attendre de cet affrontement entre un père et son fils opposés par des choix de vie totalement différent mais lié par une réelle affection . Viggo Mortensen est comme toujours impeccable , le père surjoue un peu , était ce nécessaire? Un bon film , sérieux, crédible, sur un thème pas facile . A voir