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Zoltan C
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3,0
Publiée le 5 mars 2024
La version que j'ai vue était assez mal traduite en VO. J'ai aimé le côté irréel et la plongée dans la folie. Le scénario est effectivement brouillon, comme un souvenir qu'on a enfui du passé. Il reste que le rythme n'est pas suffisamment travaillé pour que l'on puisse resté baigné dedans. La scène la plus remplie de cris n'en finit pas sans que l'on comprenne pourquoi tant de lenteur... On sait déjà ce qu'il va advenir. J'ai trouvé la présentation du garçon tout à fait appréciable vu le contexte du film... Je suis certain qu'un remake aurait un intérêt surtout dans le contexte actuel.
Film réalisé en 1984, Requiem pour un massacre raconte l'odyssée cauchemardesque d'un enfant de 12 ans, pendant la seconde guerre mondiale, qui décide de s'engager dans l'armée russe. Soyons clair: Requiem pour un massacre est un chef d'oeuvre pur et simple. La réalisation n'épouse que le point de vue (parfois horrible) de cet enfant (sans histoire) et n'use d'aucun effet facile (chose que commettra son fils LES INSURGES puisque les références fusent). Le film qui devait être le film de guerre, le plus réaliste au monde, devient un drame sur la guerre totalement surréaliste (voir ces femmes qui confectionnent un mannequin d'Hitler fait de boue et de tissu, la traversée du marécage filmé au ralenti et qui semble interminable), l'ennemi n'est pratiquement jamais montré (il n'est représenté que par un bombardier qui suit le héros tout le long du film tel un vautour au dessus de sa proie). On pourrait même voir Requiem pour un massacre comme le frère russe de...Apocalypse Now (marrant en ces temps de guerre froide) pour ces multiples ressemblances: point de vue isolé du héros, description d'une guerre qui semble fantasmatique mais dure, une succession d'épreuves tel un Ulysse et son odyssée, le héros face à ses propres démons Requiem pour un massacre (voir les 2 films pour comprendre). Mais le tour de force de c'est sa fin, totalement cauchemardesque et insoutenable, où le jeune héros voit tout un village russe détruit et des civils massacrés par des SS ressemblant à des monstres grotesques et mauvais plaisantins. Le film se termine par une prise de conscience du héros face à cette réalité fantasmatique et cauchemardesque (voir aussi son changement physique et psychologique tout au long du film mais surtout face à un portrait d'Hitler) et qui s'enfonce dans les bois sombres d'une forêt russe pour nous dire que l'histoire n'est pas fini et que la vie n'est qu'une suite de questions sans réponse. Un film magistral de bout en bout et impérissable. Un film trop rare.
"Idi I Smotri" nous choque, nous trouble et nous répugne, il nous amène jusqu'à l'envie de vomir en nous faisant découvrir ce torrent d'inhumanité ayant sévi durant ces terribles années. Ce périple se présentant en plusieurs parties nous fait suivre la vie d'un enfant au départ guilleret, jusqu'à nous amener devant cet enfant méconnaissable défiguré par les douloureuses épreuves de la guerre. L'honorable maîtrise des plans-séquences et l'époustouflante transformation de l'amateur Alexei Kravtchenko nous permettent d'entrer directement dans toutes ces horreurs. Les plus horribles vices de l'homme montrés ici comme des actes banals répugne au plus profond de notre âme chacun de nous; rien que pour cela, ce film devrait être montré à tout citoyen pour montrer l'horreur de la guerre dans son paroxysme. L'avant-dernière scène incisive nous amène malheureusement à conclure que tout homme quelle que soit la vie qu'il a vécu auparavant est capable des plus horribles crimes. Que de louanges, nous pourrions juste lui reprocher une utilisation un peu trop envahissante du steadycam. "Idi I Smotri" est un grand film qui durcit le citoyen que nous sommes.
Un soir suite à la projection d'un film dans lequel il avait le premier rôle, Mads Mikkelsen apparait sur scène avec le réalisateur. Un débat s'engage avec la salle. Un spectateur lui demande quel film l'a le plus marqué et il répond: Requiem pour un massacre. Le responsable de la salle , professionnel du cinéma avoue ne pas connaitre ce film. Quelques années plus tard il le programmera et là on comprend la réponse de Mads Mikkelsen! Ce film est un choc basé sur l'histoire méconnue de la seconde guerre mondiale, les massacres indicibles que l'armée allemande a commis en Biélorussie. On parle de l'équivalent de 600 "Oradours sur Glane". Renseignez vous aussi des conditions de tournage du film: tirs à balles réelles, véritable marécage... A voir absolument. Et en prime Mozart (Requiem) pour la musique!!!
Film d'une puissance incroyable du réalisateur Elem Klimov. On est surpris dès le début par le traitement de l'image et par ses regards caméras qui nous mettent en immersion dans ce monde brutal et violent. En tant que spectateur, on suit la vie d'un soldat biélorusse fière et heureux de braver le pas et se battre pour son pays durant la seconde guerre mondiale contre l'armée nazi d'Hitler. La réalité et l'horreur de la guerre vont lui faire transformer son visage qui va vieillir durant le film. Sa vie ne sera plus jamais la même après cette expérience. Rien n'est surfait dans ces plans, on montre la guerre sous un angle horrible, démoniaque, pervers, sale. On en sort choqué, meurtri, bouleversé d'avoir assisté à ces massacres. Dans les deux camps dans cette guerre, le réalisateur place le spectateur de face à chaque fois pour présenter les soldats avec de longs plans séquences. Filmer de face donne un effet frontal plus direct et tous ces combattants des deux armées semble livrer le spectateur à un au piège comme si dans cette humanité on devrait devoir vivre avec cette violence sans pouvoir s'en échapper comme le pauvre Florya interprété par Aleksei Kravchenko qui semble conduit tout droit dans un étau qui se resserre de plus en plus. Le massacre de la dernière partie de l’œuvre dans l'église est insoutenable et ce champ contre champ entre Florya et le tableau d'Hitler nous conduit au thème de la folie et à l'Histoire de notre monde qui à des situations où la folie manipule l'Humanité l'ensorcelle et l’enivre dans une réalité sans Vie et sans Amour mais juste avec de la mort et des armes. Cette œuvre touche juste et elle est utile pour ne pas oublier l'atrocité qu'il peut y avoir chez l'Humain. Ces regards caméra sont envoutants et très marquants pour imprégner l'Histoire de ces massacres dans une œuvre ces plans sont très expressifs et permettent de laisser un souvenir à jamais dans notre mémoire une fois qu'on l'a vu cela reste grâce à cette technique de réalisation peu commune. A découvrir.
Lorsque j'ai découvert Requiem pour un massacre je ne savais pas que je touchais également les rivages brumeux d'un nouveau continent cinématographique avec ses codes propres, ces conceptions nouvelles et originale et... le choc fut terrible! En un visionnage, je dus tout réévaluer, oublier mes certitudes m'ouvrir à une autre civilisation, changer de regard; la tâche ne fut pas aisée. Car vas et regarde (le titre original bien moins racoleur) est un film sur l'horreur ordinaire d'une guerre extraordinaire. Une plongée nauséeuse dans l'abîme de la barbarie nazie. Elem Klimov nous invite à suivre son jeune héros petit à petit brisé par son expérience sans retour. Nous assistons impuissants à une mutation; le passage de l'enfance avec sa candeur et son enthousiasme à... autre chose. Si le film commence sur une note très patriotique pro-soviétique qui peut faire craindre le pire, ce sentiment s'efface très vite et laisse place à une ambiance de plus en plus dure et initiatique. Le point culminant est sans doute cette destruction du village et la scène de la chapelle où la terreur atteint véritablement un seuil paroxysmique rarement vu au cinéma. Klimov s'est ici basé sur des témoignages de survivants et sur ses propres souvenirs, donnant ainsi une teinte quasi-documentaire saisissante à l'ensemble. Le seul moment d'espoir, la seule respiration du film réside dans cette salutaire scène proprement magique (l'une de mes scènes préférées du cinéma) de pluie en forêt, dernier répit de notre héros avant le chaos. Requiem pour un massacre est une œuvre cathartique dont on ressort traumatisés, hantés par des images qui traînent encore longtemps dans nos esprits. Un film dur jusque dans sa mise en abîme finale.
Méchamment secoué par ce "Come and see" d'Elem Klimov qui réussit à imprimer à ce film-somme, outre les accents Tarkovskien et le meilleur des expérimentateurs russes, une profondeur absolument remarquable. LE plus grand film de guerre, je confirme.
Je connais assez mal le cinéma d'Europe de l'Est et c'est un ami qui me l'a conseillé...et bien je dois dire que je ne le regrette pas. On a affaire à un cinéma intelligent et prenant. On accroche toute suite aux personnages, le jeune communiste qui s'engage dans la résistance d'Europe de l'Est est un sujet très intéressant et selon moi jamais exploité auparavant. Et je trouve ça bien, ça nous change de films plus "classiques" sur les camps ou la libération. Ce film dénonce l'horreur nazie avec une violence innouie, spoiler: le Oradour sur Glane version Biélorusse installe une tension et un malaise que je n'avais pas ressenti depuis longtemps...40 min de tension, violence gratuite et d'immersion dans la peau des villageois s. On a affaire ici à du grand cinéma. Les acteurs sont excellents, attachants et on suit vraiment la brutalisation du personnage principal, qui va du rêve à la désillusion. C'est certainement l'un des films sur la 2nd Guerre Mondiale le plus réussi et le plus prenant.
l'un des plus beaux films que j'ai vu cette année. probable que s'il ne fallait voir qu'un seul film sur la guerre et le nazisme, ce serait assurément celui-ci. un chef d'oeuvre.
Requiem pour un massacre sorti en 1985, dernière œuvre du réalisateur Russe Elem Klimov et sous doute l'une des œuvres les plus dures méconnus traitant de la guerre et de la Seconde guerre mondiale. Basé sur des faits réels, elle raconte comment de nombreux villages biélorusses et ses habitants fut détruits et massacrés durant l'une des périodes les plus sombres de l’histoire au regard de ce jeune résistant (Florya).
Une réalisation particulièrement bien soignée et menée, des images presque authentiques, dures, frappantes accompagnée par une bande son quelques fois dérangeante mais bien intégrée au contexte. Des plans séquences très expressifs et dont le réalisateur s'en sert comme outil émotionnel mais aussi des gros plans sur certains personnages comme Florya (que l'on voit à plusieurs reprises) parfois un peu long. C'est ce que l'on peut retenir de ce film durant deux heures
Avec atrocité, le réalisateur montre les souffrances endurées par ses villageois avec une première partie centré sur le personnage de Florya ainsi que cette petite fille dans une ambiance étrange, malsaine ou l'on peut remarquer ces plans expressifs entre autre et une seconde partie qui petit à petit avec intensité et crescendo va nous montrer l'insoutenable en assistant à des scènes particulièrement choquantes : spoiler: je pense à cette église dont l'on enferme ces villageois puis brulés par les nazis ou encore dans la première partie du film ou l'on montre cet homme brûlé face à Florya, cette petite fille au lèvres en sang et au visage écorché
De plus ce film est touchant par son personnage principal qui repose sur tout le film : Florya incarné par Aleksei Kravchenko jouant avec brillance son rôle que l'on se prend d'affection et que l'on à pitié pour lui.
Klimov pour sa dernière œuvre tire un récit glaçant d'une Biélorussie martyrisée en horrifiant le spectateur dans cet œuvre méconnu mais grandiose. Un travail conséquent à été fait sur le son et les plans avec deux petits bémols tout de même à noter : les gros plans parfois un peu long sur les personnages et la bande son dérangeante et peu agréable par moment mais volontaire de la part du réalisateur pour rester dans son environnement. Mais c'est surtout ces images insoutenables qui marquent fortement les esprits. Un travail visuel, sonore et sensoriel mis en scène et maitrisé efficacement
Traumatisant, ce chef-d’œuvre est incontournable pour les fans de films de guerre. A voir pour un public avertis malgré tout
Décidé à le voir après avoir vu des commentaires YouTube disant que c'est un film très triste, j'ai un peu du mal à cacher ma petite déception. ''Requiem pour un massacre" dure environ 2h30; ce n'est pas problématique s'il ne possédait pas un rythme lent... Parlons du jeu d'acteur; le jeune protagoniste Flyora propose des expressions faciales crédibles dans les scènes de choc mais le reste des acteurs surjouent tellement qu'ils rendent certains passages étranges. Les persos ne sont pas assez développés, la jeune fille Glasha "disparaît" hasardeusement du film (à un moment je me suis dit mais où elle est passée ?). Quelques passages apportent de la tristesse et le choix musical est pertinent. Je m'attendais à une pépite mais ce n'est malheureusement pas le cas.
Comment décrire un film qui, à la fois montre les horreurs de la guerre, mais est tout autant emprunt de poésie...? Jamais un film n'est allé si loin dans la beauté de la guerre (scènes idylliques de pluie en forêt) et dans son insoutenable atrocité (le film montre un Oradour biélorusse). Superbement filmé (incroyable caméra steadycam qui suit ses personnages à la trâce) dans des décors de villages et forêts perdues de Biélorussie, dans de la pluie, du brouillard, du feu, Requiem pour un Massacre ne peut que marquer les esprits. Voici une véritable oeuvre d'art du réalisateur Elem Klimov qui dénonce l'inhumanité, colle au plus près de la réalité, sans jamais faire de son film documentaire ni un film trop léché: le 7ème Art dans sa quintessence. Concernant la musique, le compositeur a évité une mélodie pathétique pour travailler des ambiances sonores assourdissantes et étouffantes. Le jeune Alexei Kravtchenko, dans le rôle principal, entre innocence, folie et rage est époustouflant. 2h20 de film qu'on ne voit pas passer. Un véritable chef d'oeuvre.
Visuellement parfait, les plans séquences sont excellents. Le son, élément centrale qui renforce tout. Le scénario est intelligent, c’est une œuvre forte et marquante.
Sorti en 1987, le film du réalisateur russe Elem Klimov (1933-2003) Requiem pour un massacre (Come and See, Idi i smotri) est à couper le souffle. Les exactions nazies dans la Biélorussie de 1943 sont perçues à travers le regard d’un jeune résistant interprété par Aleksei Kravchenko. Son visage va se détériorer au fur et à mesure des épreuves indicibles que les nazis lui font subir ; à la fin du film, il est un vieil homme aux joues scarifiées, aux larmes asséchées, au regard perdu à jamais. Inoubliable. La bande son mêlant explosions, tirs, souffle du feu et musique d’harmonie de village ajoute à la dimension dramatique. Avant que le Requiem de Mozart ne prenne le dessus. Somptueux.