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Muganga - Celui qui soigne
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Florence E.
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4,5
Publiée le 20 avril 2026
J’ai été bouleversée par les histoires des femmes dans ce film qui retracemalheureusement des faits réels et si révoltants, et émue aussi jusqu’aux larmes par le courage des 2 docteurs et des soignants …
Denis Makwege, médecin congolais et futur prix Nobel de la paix 2018, consacre sa vie à soigner, au péril de la sienne, des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République Démocratique du Congo. Sa rencontre avec Guy Cadière, chirurgien belge, va redonner un souffle à son engagement. Les premières scènes sont très violentes, insupportables. L'entrée en matière est brutale, le film annonce d'emblée que son sujet ne sera pas des plus tendres. Des familles exterminées, hommes femmes et enfants exterminés. Quelques milliers de survivantes mutilées à cause des viols de guerre, qu'on ne tue pas volontairement parce que une morte ça ne parle pas, ne raconte pas. Elles sont plus de 1000 par jour ! Violées, avec des bâtons, des couteaux ou des machettes. Tout ça pour faire fuir les populations locales des territoires possédant les richesses minières ou autres terres rares du pays. Un gouvernement ne misant que ses intérêts fermant les yeux, se faisant déni de toutes ses atrocités. Des femmes nombreuses, perdues, brisées, que même leur propre famille rejettent ne les acceptant plus et les recouvrant de honte, après ces impossibles drames. Du cauchemar à l'horreur, atrocement inventifs dans les mutilations génitales féminines, dans leurs chairs les plus intimes des femmes condamnées, sauf par le docteur Muganga, l'homme qui répare les femmes. On lui remet des récompenses, des prix, on le félicite, on lui envoie des journalistes, mais le monde s’intéresse t-il vraiment à toutes ces victimes ? Car au Congo la politique en place menace de mort et de façon permanente ce courageux docteur d'un coup fatal de pistolet ou de serpe. Comment exercer en toute sérénité son métier de chirurgien gynécologue sous une telle tension de haine ?Une si infime goutte d'espoir devant l'immensité de la cruauté. Le monde ne semble pas vouloir s'arrêter d'être complice. Juste une goutte d'eau au milieu de pluie d'indifférence internationale. Ma note sera de 3,45 sur 5. Nous les fils de blanc colons gardons une bonne conscience malgré ce qu'aujourd'hui nous ne pouvons pas ignorer. Dans l'est de la République démocratique du Congo, les cas de violences sexuelles continuent d'augmenter. Rien que pour la ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, le Réseau pour les droits de l'Homme, le Redho, dit avoir enregistré, en 2025, 280 crimes de ce genre qui ont été portés devant la justice, dans un rapport rendu public à la mi-mars. Il ne s'agit là que des plaintes déposées, en sachant que la quasi-totalité des femmes violées ne vont pas devant la justice.
Je connaissais vaguement l'histoire du Docteur Mukwege mais malheureusement je ne connaissais pas assez le contexte dans lequel il pratiquait.
Le début du film est extrêmement brutal et c'est légitime ! L'histoire de ses femmes est d'une brutalité, une horreur et une violence inouïe et avec ce film, on ne peut pas détourner le regard.
Je ne sais quoi dire d'autres à part qu'il faut le regarder.
La gravité du sujet, son utilité sociale et éducative ne suffisent pas à faire d'un film qu'il soit bon. Malheureusement toute la puissance du film est complétement plombée par une écriture pauvre et un jeu d'acteur plat. L'acteur principal s'en sort grâce à un charisme naturel fait pour ce rôle mais tous les personnages secondaires manquent cruellement d'incarnation. Les dialogues n'ont aucun impact, aucun relief, tout cela semble réciter par cœur. Vraiment dommage.
Le sujet est fort, l’histoire est terrible et mérite d’être connue , mais cela ne suffit pas a faire un bon film et la mise en scène très lisse et sans relief n’est absolument pas a la hauteur. Du coup c’est malheureusement l’ennui qui l’emporte…
Difficile de critiquer .Cette histoire vraie est terrible et les protagonistes sont certainement des gens merveilleux qui ont fait un travail remarquable et méritent le respect mais tout ça ne fait pas un bon film .C’est hélas profondément ennuyeux et les acteurs ne sont pas particulièrement brillants .Ça fait compo de récitation de collège .Macaigne fait du Macaigne et c’est toujours une épreuve .On a vite envie de lâcher .Un vrai documentaire de 55 mn aurait peut-être été préférable .
Si il était nécessaire de parler de l'homme extraordinaire qu'est Denis Mukwege et de sensibiliser au drame qui se joue en RDC, le film manque à mon sens de fluidité et se profondeur.
Un film important, utile et poignant, qui nous impacte par le choc des événements sans jamais tomber dans le voyeurisme. On prend vraiment conscience d’un problème global. Cependant, le film comporte des maladresses, surtout sur les personnages : je n’ai pas réussi à tisser un lien avec eux ni à ressentir quelque chose. On est frappé par le sujet, mais on reste distant par rapport aux protagonistes.
Muganda, celui qui soigne est un film tout simplement époustouflant. Malgré la dureté de la tragédie et des drames qu'il raconte, le film réussit à rester d'une grande justesse. C'est une œuvre puissante qui met en lumière la douleur d'un peuple, tout en dénonçant courageusement un monde qui préfère souvent fermer les yeux. Un film nécessaire qui ne laisse pas indemne.
Muganga, l’homme qui soigne est un film poignant, profondément humain, qui s’appuie sur l’histoire vraie d’un médecin congolais tentant de réparer, au sens propre comme au figuré, des femmes victimes des crimes de guerre dans l’est du République démocratique du Congo. Un conflit d’une brutalité inouïe, héritier direct des tensions issues du génocide des Tutsi au Rwanda, et dont les conséquences résonnent encore aujourd’hui.
Le film capte avec justesse cette réalité lointaine, presque irréelle depuis notre confort européen, et parvient à la rendre tangible, parfois même difficilement soutenable. Mais c’est justement là sa force : ne jamais détourner le regard.
La mise en scène de Marie-Hélène Roux, pour un premier film, impressionne par sa sobriété et son efficacité. Sans effets inutiles, elle laisse toute la place aux émotions et aux témoignages.
Côté interprétation, Vincent Macaigne est d’une grande justesse dans le rôle du chirurgien belge venu prêter main forte. Tout en retenue, il apporte une humanité touchante. Face à lui, Isaach de Bankolé impose une présence forte et digne, donnant au film une profondeur supplémentaire.
Au-delà du récit, le film interroge aussi, en filigrane, notre propre responsabilité dans ces conflits, liés notamment à l’exploitation des ressources nécessaires à la fabrication de nos batteries de portable.
Un film nécessaire, dur mais essentiel, qui mérite d’être vu par le plus grand nombre.
À travers la figure du docteur Denis Mukwege, incarné avec intensité par Isaach de Bankolé, le film met en lumière une violence systémique insoutenable tout en célébrant le courage et la dignité des victimes. Sans jamais céder au sensationnalisme, il parvient à nommer l’horreur et à faire exister une parole trop souvent étouffée, donnant à son récit une dimension à la fois politique et profondément humaine.