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Pat Nicois
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0,5
Publiée le 30 août 2022
Heureusement que j'ai regardé ce navet dans l'avion, j'aurais bien regrétté de perdre une soirée dessus. Plusieurs histoires s'entremèlent mais aucune n'abouttit à quoi que se soit. Le personnage de Podalydés est digne d'un adolescent boutonneux amoureux transi. Je retiens juste la grandeur de la morale de ce film: que le code civil n'est pas là pour protéger les innocents des fanatiques.
Le cinéma Français nous pond tous les deux à trois ans un film sur les méandres du pouvoir politique, où quoi qu'il en coûte, il faut garder la tête haute, bien sans plus. Trois étoiles.
Voilà bien un film qui aura du mal à trouver son public, comme on dit, alors que nous sommes saoulés à longueur de journée par les élections étranges qui se profilent. Écoutez plutôt : Le monde d'hier (de Diastème), met en scène une présidente (Léa Drucker) qui termine son mandat alors que tout le pays en est venu à la détester (toute ressemblance avec ...). Son successeur et dauphin se montre nul et corrompu, le camp républicain prend l'eau de toutes parts (toute ressemblance avec ...). Face à lui, le candidat antidémocratique d'extrême droite est presqu'en tête des sondages (toute ressemblance avec ...). Même si les genres homme/femme sont inversés par rapport à la vraie vie d'aujourd'hui, le spectateur sait à quoi s'en tenir et saura pour qui voter (ou plutôt, contre qui voter) en avril pour faire barrage aux forces extrémistes. À ce titre, la tirade de Denis Podalydès au début du film sur la montée des fascismes dans le monde et en Europe, vaut le détour : elle donne vraiment froid dans le dos. Pour autant le film se montre bien plus ambigu dans son message final : dans l'incapacité de contrer "démocratiquement" la montée de l'extrême droite et de contenir son arrivée au pouvoir, quelles solutions reste-t-il ? Léa Drucker (impeccable d'élégance) devra répondre seule à cette question, bien seule, car c'est aussi un film sur l'exercice solitaire du pouvoir : le soir, la nuit, elle hante les couloirs froids et déserts de l'Elysée ... Et tout cela est accentué par une mise en scène théâtrale et distante (mais une musique un peu pénible). Le film emprunte son titre à une œuvre de Stefan Sweig écrite peu avant qu'il ne prenne suffisamment de pilules pour ne pas voir le monde d'après. Le réalisateur lui-même indique qu'il aurait aimé que son scénario, écrit il y a deux ans pourtant, soit un peu moins visionnaire ... Brrrr.... rendez-vous le 24 avril prochain pour la saison 2.
Nouveau film de Diastème (Le bruit des gens autour, Un français : bien, Juillet Août : très mauvais). Des mauvais échos à la sortie en salles mais j’avais envie de le voir et puis j'adore Léa Drucker. Le tout est fait assez classiquement, mais j’ai lu que c’était voulu par le metteur en scène, tant sur la plan de la mise en scène que du scénario (mes connaissances en politique ne suffisent pas à savoir si l’ensemble est crédible). Classique donc mais efficace. Un bon suspens, une intrigue qui part dans plusieurs directions mais tout se tient. Léa Drucker est très convaincante en présidente de la république, toute en retenue. Elle domine de main de maitre(sse) un casting masculin de haute volée (Denis Podalydès, Alban Lenoir, Benjamin Biolay, Jacques Weber, Thierry Godard, Yannick Rénier). Je n’en attendais rien et j’ai finalement passé un bon moment. Un bon thriller politique sombre, intrigant, assez dérangeant et même assez fascinant. Finalement une bonne surprise.
Une nouvelle preuve que le cinéma français a du mal avec le film politique. « Le monde d’hier » a un vrai problème de crédibilité dans son histoire et son déroulé. En fait il n’y a que le décorum qui fait vrai. Il donne l’impression d’être trop superficiel, de ne pas vouloir vraiment traiter son sujet et du coup il passe complètement à côté de ce dernier. Dommage pour les acteurs qui s’en sortent eux avec les honneurs.
Plongée dans les arcanes de l'Elysée lors d'une fin de quinquennat sous tension, alors que l'extrême-droite est aux portes du pouvoir. Un thriller politique prenant mais terni par un scénario assez mal ficelé, compensé en partie par l'interprétation excellente du duo Léa Drucker/Denis Podalydès.
Une ambiance feutrée très bien réalisée, des acteurs efficaces à part un qui fait vraiment tache mais ce n'est pas nouveau, nous sommes plongés dans la vie intime de l'état. La première partie du film est très prenante avec une vraie intrigue puis ....ça part dans tous les sens avec des scènes peu utiles. Mention spéciale pour Alban Lenoir excellent comme d'habitude, et Léa Drucker très efficace.
Le film déroule son scénario sans jamais trouver son style ni son rythme, malgré une distribution intéressante et juste dans l'interprétation. On ne sent jamais la pression de ces derniers jours avant le 1er tour où tout peut basculer et les petites histoires font clairement oublier l'enjeu principal, rendant le film linéaire et peu passionnant. Dommage, car le sujet avait tout pour séduire sur le papier, mais il semble que le réalisateur se soit perdu en route en ayant oublié la raison première de son script finalement mal fagoté, ouvrant des pistes jamais abouties, laissant le spectateur frustré.
Un thriller politique brillant par sa sombre mais lumineuse mise en scène, à l'écriture dense et à l'interprétation convaincante. Quelques incongruités à noter, brisant le spectre de l'excellence, mais "Le Monde d'hier" est un parfait exemple des talents français dans la production de polars.
Intrigue et première partie du film très prometteuses, bien en raccord avec notre situation politique actuelle. Malheureusement, le fond du sujet est finalement laissé de côté pour virer au mélodrame typique du cinéma français, auto-contemplatif et ennuyeux. Vraiment dommage car le casting est excellent et il y avait vraiment matière à faire un film de politique fiction sérieux et abouti.
Le Monde d’hier aborde la politique comme un theatrum mundi sur la scène duquel s’agitent des corps et des personnalités en conflits les uns avec les autres, semble dialoguer avec Zweig (par son titre et par la citation dernière) et avec Yourcenar, en ce que le regard porté sur la fragilité et la maladie du chef d’État emprunte aux Mémoires d’Hadrien (1951). Diastème capte bien l’égarement du petit monde mobilisé dans des espaces fermés qui peu à peu s’ouvrent, ose le tragique comme mécanique humaine comme en témoigne le memento mori délivré, à terme, à la présidente de la République. Pour autant, cette pertinence de propos donne lieu à des scènes trop écrites et assez mal interprétées, la faute à des comédiens mal dirigés – pensions-nous un jour voir Denis Podalydès ne pas convaincre ? Le film demeure superficiel, se pare de discours et de connaissances approximatives d’un milieu ici retranscrit avec une pesanteur caricaturale. Nous reprocherons surtout la monotonie d’un ensemble qui écrase ses personnages et leurs enjeux sensibles sous le poids de son dispositif de scénario.
La politique est un sujet trop rarement traité dans le cinéma français. Diastème s'y attele et s'en tire avec les honneurs. Le film se regarde comme un thriller, c'est bien joué et bien écrit.
Dans cette année électorale, ce film est on ne peut plus d’actualité. « Le Monde d’hier » fait bien ressentir le quotidien intense des personnes qui détiennent le pouvoir et leur principe de faire passer l’intérêt général avant tout, quitte à s’oublier soi-même. Peut-on tout faire quand on a les informations avant les autres pour changer l’avenir ? Est-ce que la fin justifie les moyens ? Un film bien fait mais qui ne vaut pas « Président » de Lionel Delplanque sorti en 2006 ou même la 1ère saison de la série « Baron Noir ».
Un huis clos élyséen, au scénario assez peu crédible mais au parti pris qui ne manque pas d'interroger le modèle démocratique. La réalisation sobre et immersive et le casting très impliqué contribuent à la qualité de ce film qui gagne à être connu même s'il fait froid dans le dos.
Certes c'est pas le meilleur film politique que l'on puisse voir, cependant il reste tout de même très intéressant. Je trouve le film particulièrement bien interprété et l'intrigue, le drame bien tenu. Beaucoup parle de film pro-gauche, alors oui il y'a un certain parti pris envers l'extrême droite, mais honnêtement la gauche en prend pour son grade aussi. Etre mise en avant par sa soif de pouvoir et montrer qu'elle est prête à tuer à magouiller pour rester en place. Alors oui c'est vrai que ces quelques clichés peuvent pourrir le scénario, mais sur le fond ça reste sympa à voir. La fin m'a particulièrement interpellée, la présidente l'a t'elle toujours su, j'aime bien cette question. Bref, sympa à voir.