Plongée dans les arcanes de l'Elysée lors d'une fin de quinquennat sous tension, alors que l'extrême-droite est aux portes du pouvoir. Un thriller politique prenant mais terni par un scénario assez mal ficelé, compensé en partie par l'interprétation excellente du duo Léa Drucker/Denis Podalydès.
J'ai bien aimé l'histoire au début et puis ensuite il n'y a plus rien , les comédiens sont tous très bon sauf un Biolay , pourquoi est il dans ce film? Je n'ai rien compris à la fin , où va t'elle et pourquoi ?
Film effectivement pas terrible mais pas catastrophique. L’ambiance sombre du film est plutôt réussie, ainsi que la photographie, c’est grâce à cela d’ailleurs (et à Podalydès) que je suis allé au bout des 1h30. Le film pêche principalement par son scénario bancal, on sent que le montage a été difficile ! On n’a pas toutes les pièces du puzzle ! Le suicide arrive comme un cheveux sur la soupe, on se croirait dans Plus belle la vie. Au niveau des jeux des acteurs, Podalydès est toujours impeccable (je ne me lasserai jamais de lui, surtout quand il joue l’ahuri les yeux exorbités !). Biolay s’en sort très bien en Premier Ministre en fin de course. Je n’en dirai pas autant de Léa Drucker sans charisme aucun dans son rôle de présidente. Le personnage du RN est grotesque et caricatural, un genre de Göring.
Le Monde d'hier est un film politique français co-écrit et réalisé par Diastème, sorti en 2022. Un film bien réalisé avec une belle distribution : Léa Drucker, Denis Podalydès, Alban Lenoir et Benjamin Biolay. De très bons acteurs, (notamment Podalydès) et une très belle mise en scène. Le film est cependant progressivement ennuyeux et le scénario devient assez vite abscons.
Des grands films français sérieux sur la politique, cela ne court pas les rues, mais il y en a eu tout de même quelques-uns de mémorables. On pense, par exemple, au jubilatoire et satirique « La Conquête » de Xavier Durringer, au magistral « Quai d’Orsay » de Bertrand Tavernier ou au très ténu mais passionnant « L’Exercice de l’État » de Pierre Schoeller. Si, ici, « Le monde d’hier » n’est pas à proprement parler incontournable, ni aussi important que les films cités précédemment, il est tout de même plus que réussi et on y prend un sacré plaisir. Bien sûr, il est certain que pour ceux n’ayant aucun goût pour la politique, le film ne sera pas forcément très intéressant. C’est peut-être d’ailleurs l’une de ses limites, il ne tente pas de se rendre aimable pour tous ni de vulgariser son propos. Il vaut donc mieux s’y connaître ou avoir des accointances avec ce domaine pour pleinement profiter du long-métrage. Mais pour les adeptes de la chose, c’est d’autant plus passionnant et galvanisant.
Diastème, s’est inspiré de multiples affaires politiques plus ou moins connues et de l’actualité pour façonner un scénario malin et très contemporain. De la montée de l’extrême droite à l’influence russe en passant par un aspect écologique ou les attentats perpétrés par des fichés S, « Le monde d’hier » pioche ses thématiques dans l’actualité récente avec brio. Mais l’ossature centrale du script est bien articulée autour d’une présidentielle entre une candidate sortante qui ne veut plus se représenter et un péril extrémiste de plus en plus probant, cette fameuse internationale fasciste qui fait si peur en ce moment. Dommage d’ailleurs que cet arc ne soit pas clos à la fin du film et qu’il nous laisse un peu sur notre faim, et légèrement frustré on doit l’avouer. Léa Drucker est impériale en cheffe de l’État. On n’aurait pas misé sur elle mais elle est épatante et surtout plus que crédible.
Pour certains, ces intrigues de palais, quasiment en huis-clos, auront un goût austère. En effet, ce n’est clairement pas un cinéma de divertissement et la réalisation est quelque peu classique et froide, hormis deux ou trois envolées lyriques qui dénotent un peu, faisant presque penser aux publicités pour parfum de luxe (on pense à la scène où Alban Lenoir porte la présidente dans les majestueux escaliers de l’Élysée). Le côté tragédie antique est fortement présent tant ce qui commence comme un simple jeu politique devient aussi tragique que les grandes pièces antiques d’antan. Si l’on est client de ce type de film, on prendra un plaisir certain à suivre ces atermoiements politiques, d’autant plus que le film a le mérite de pouvoir compter sur un montage resserré, une durée courte et un rythme tendu. Une bonne surprise donc, dans un genre rare.
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La politique est un sujet trop rarement traité dans le cinéma français. Diastème s'y attele et s'en tire avec les honneurs. Le film se regarde comme un thriller, c'est bien joué et bien écrit.
"et donner la victoire au candidat d'extrême-droite' je vais au cinéma pour me distraire, et non pas pour subir le martellement de l'idéologie de gauche , le cinéma c'est pour rêver par pour se faire bourrer le crane !!!
Pas bon. Le pire est la musique au service d’un récit navrant. On a accéléré pour voir la fin qui est sans intérêt. On ne comprend pas les acteurs non plus surtout un qui n’articule rien.
Intrigue et première partie du film très prometteuses, bien en raccord avec notre situation politique actuelle. Malheureusement, le fond du sujet est finalement laissé de côté pour virer au mélodrame typique du cinéma français, auto-contemplatif et ennuyeux. Vraiment dommage car le casting est excellent et il y avait vraiment matière à faire un film de politique fiction sérieux et abouti.
Un début intéressant, avec une histoire qui laisse augurer de bons moments de suspens. Puis les intrigues s'accumulent, se mélangent. On s'attend à un ou plusieurs dénouements passionnants, ainsi qu'à des réponses aux nombreuses interrogations que le scénario suscite. Mais rien. On arrive à une scène finale à laquelle on ne comprend rien, et puis une écran noir sur une citation de Zweig. J'ai l'impression d'être passé à côté de certaines subtilités, à moins qu'il n'y ai rien à comprendre... bref je n'en garderai pas un bon souvenir
Nouveau film de Diastème (Le bruit des gens autour, Un français : bien, Juillet Août : très mauvais). Des mauvais échos à la sortie en salles mais j’avais envie de le voir et puis j'adore Léa Drucker. Le tout est fait assez classiquement, mais j’ai lu que c’était voulu par le metteur en scène, tant sur la plan de la mise en scène que du scénario (mes connaissances en politique ne suffisent pas à savoir si l’ensemble est crédible). Classique donc mais efficace. Un bon suspens, une intrigue qui part dans plusieurs directions mais tout se tient. Léa Drucker est très convaincante en présidente de la république, toute en retenue. Elle domine de main de maitre(sse) un casting masculin de haute volée (Denis Podalydès, Alban Lenoir, Benjamin Biolay, Jacques Weber, Thierry Godard, Yannick Rénier). Je n’en attendais rien et j’ai finalement passé un bon moment. Un bon thriller politique sombre, intrigant, assez dérangeant et même assez fascinant. Finalement une bonne surprise.
Heureusement que j'ai regardé ce navet dans l'avion, j'aurais bien regrétté de perdre une soirée dessus. Plusieurs histoires s'entremèlent mais aucune n'abouttit à quoi que se soit. Le personnage de Podalydés est digne d'un adolescent boutonneux amoureux transi. Je retiens juste la grandeur de la morale de ce film: que le code civil n'est pas là pour protéger les innocents des fanatiques.
Le cinéma Français nous pond tous les deux à trois ans un film sur les méandres du pouvoir politique, où quoi qu'il en coûte, il faut garder la tête haute, bien sans plus. Trois étoiles.
Ce qui est frappant tout au long de Le monde d’hier, est certes la solitude que l’on sait, au regard des multiples tragédies publiques ou intimes, vécues par la Présidente De Raincy mais surtout une certaine immaturité de la nature humaine, dans une exacerbation intense, dès lors que viennent exister des enjeux de pouvoir. En effet, sans tomber dans le dangereux et poujadiste « tous pourris », Diastème nous montre des jeux parfois assez affligeants de bac à sable, des chantages infantiles, dans ce qui est pourtant la cour des très grands et qui est censé incarnée l’élite de la nation. Le réalisateur joue en permanence sur ces contrastes avec subtilité, dans le non-dit. Il est également montré le dévouement, voire la dévotion immodérée des femmes ou hommes de l’ombre au service de celles et ceux qui exercent l’autorité.
Le secrétaire général de l’Élysée, Podalydès lit à plusieurs reprises Moby Dick (1851, de Herman Melville), où l’on peut deviner son drame à lui, à travers cette parabole d’une lutte toute manichéenne se terminant quand même sur un mode assez apocalyptique. Au-delà de ces finesses scénaristiques, de l’utilisation permanente de plans fixes, notamment sur la présidente, et d’une façon de filmer assez épurée, le problème de Le monde d’hier est qu’il n’apporte pas un récit finalement nouveau au sujet qu’il traite. Il y a la peur de la mise en mouvement planétaire d’une internationale fasciste, mais trop suggérée pour pouvoir en dire quelque chose de l’ordre d’un message vaste et universel.
Il existe également bien sûr la passion très française de scruter les arcanes du pouvoir, mais là aussi, le film n’apporte pas grand-chose à l’existant. A l’heure d’une transparence de tous les instants, dans moult documentaires façon « les coulisses dévoilées », « les portes ouvertes » ou autre facilités rhétoriques, les secrets de la fabrication d’une décision politique n’existent plus réellement. L’excellent L’exercice de l’état (2011) va lui au fond du fonctionnement politique dans ses quelques gloires et surtout dans sa grande volatilité.
Au final Le monde d’hier, s’il n’apporte pas grand-chose de plus à celles et ceux qui se passionnent pour le cinéma politique, tient largement son rang, et dissèque très précisément ce qui se joue, se noue et se trame dans les fameuses arrière-cuisines.