Je ne comprends pas l’enthousiasme pour ce film. J'ai trouvé ça scolaire et sans consistance, je peux très facilement apprécier la lenteur et le minimalisme dans le cinéma mais pas dans ce film. Et puis j'ai trouvé que les acteurs jouaient faux, que le 4:3 n'apportait rien et que l'ambiance et l'immersion étaient ratées, je n'ai rien ressenti à ce niveau. Reste que le scénario (repris d'une nouvelle si j'ai bien compris) est très sympa et le film ne m'a pas laissé indifférent ce qui est déjà pas mal.
Filmographie singulière pour la réalisatrice Kelly Reichardt, des thèmes et époques différents à chaque fois, mais avec toujours un côté nature et écolo. Après La dernière piste elle revient au western. Et avec bonheur. Une mise en scène épurée et minimaliste pour un scénario prenant, une histoire singulière au temps du far west. Les images sont splendides, l’interprétation de haute volée. Tous les acteurs, inconnus pour moi (à part Toby Jones), sont formidables. Bref, tout est réussi ici. Le rythme est lent mais on ne s’ennuie pas une seule seconde. Je ne suis pas fan à la base des westerns mais il faut dire qu’avec des réalisatrices telles que Reichardt et Campion qui renouvellent complètement le genre, il y a de quoi se laisser séduire. Voilà sans doute le meilleur film de son auteure. Aussi contemplatif que touchant et tragique, une belle histoire d’amitié dans une période et une région pourtant peu propice à la chose. Magnifique, fort, émouvant. Une excellente surprise.
"L'oiseau a son nid, l'araignée sa toile, l'homme l'amitié." Un western sobre et touchant mais un peu lent à démarrer, sur l'amitié entre deux marginaux tentant de survivre et leur espoir d’une vie meilleure, enfouis à jamais dans la terre.
Ce western d'auteur brille par son épure et son minimalisme. Si le scénario tient de la série B, le style contemplatif révèle un vrai sens de la mise en scène. Une bonne surprise.
Kelly Reichardt est une magicienne de l’image qui arrive à faire quasiment du Terrence Malick avec trois fois rien. Dans First Cow, deux marginaux, dans l’Oregon du 19ème siècle, décide de voler le lait de la seule vache de la région, pour faire de divines pâtisseries qui ont l’air simple, mais que Kelly Reichardt filme comme la quintessence de la gastronomie. La lenteur rend service aux personnages (interprétés par Orion Lee et John Magaro) et à l’atmosphère (magnifiques décors). Une immersion poétique formidable.
Déjà auteur d'un western "la dernière piste" imparfait mais mystérieux, Kelly Reichardt signe un nouveau bijou sur l'amitié de deux hommes dans un milieu hostile. Kelly Reichardt sait imprimer un rythme tranquille mais au service d'une dramaturgie mineure mais bien presente. Le sens du cadre, l'image en 4/3, la précision du montage, la psychologie fine envoûte le spectateur. Et en plus, la cinéaste offre une dimension universelle à son histoire en évoquant le capitalisme et l'organisation des hommes. Une charge tout en fatalisme et en sensibilité sur la condition humaine
C'est le deuxième long métrage que je visionne de Kelly Reichardt et je commence a aimé le cinéma de cette cinéaste inventive et douée !! Après avoir été séduits par "Certaines femmes", je fonce dans la salle obscure de chez moi voir son nouveau film "First Cow" , un Western original avec très peu de violence (en tout cas pas montrer à l'écran) avec comme sujet les choses simples de la vie de se faire beaucoup d'argents en faisant des beignets et clafoutis dans un endroit très pauvre par deux personnes qui se rencontrent dans les bois, un Chinois et un Américain à l'allure d'un cowboy. J'ai vu cette oeuvre dans sa version originale sous titrée mais dans le récit, une vache peut tout changer par la traite sauf si cet animal a un autre propriétaire, je n'en dis pas plus. "First Cow" n'est pas fait avec de grands moyens comme souvent chez la réalisatrice Américaine , le scénario est très malin et la mise en scène intelligente et simple. Les acteurs sont très bons , les deux interprètes principaux et les comédiens de seconds roles. Une expérience belle a ne pas manquer.
Kelly Reichardt filme magnifiquement les paysages et la nature. D'un point de vue formel, first cow est une belle réussite d'autant plus que la beauté des plans entre en adéquation avec le récit qui, sous ses dehors très simple, raconte en filigrane la disparition des amérindiens et lame début du capitalisme. Reichardt livre un western minimaliste sur fond d'amitié et s'attardent longuement sur des gestes anodins du quotidien pour mieux donner l'impression au spectateurs de vivre avec ses personnages. Alors oui c'est beau mais cette épure tant narrative que stylistique tend parfois un peu à ennuyer le spectateur notamment lors d'une première demi heure qui tend à mettre trop longuement les enjeux du récit en place. Si cette lenteur peut, au départ , un peu agacé, elle finit par imposer au film son rythme de croisière et laisse le spectateur face à une oeuvre qui doit se laisser contempler. L'histoire d'amitié entre les deux protagonistes devient mêle touchante et une certaine émotion naît, comme c'était déjà le cas dans le très beau certaines femmes, des interactions entre les personnages. Bref, first cow est un beau film qui donne envie de s'intéresser de plus prêt au travail de Kelly Reichardt.
spoiler: C'est l'histoire d'un titre mensonger ! On voit très peu la vache et souvent il fait nuit.
Un Western contemplatif construit en opposition des codes du genre. Notre héros peu loquace est l'anti-thèse du cow-boy viril, la réalisation est pudique et le scénario épuré dure... 2heures. Et pourtant on est rapidement pris dans le rythme indolent, la poésie rugueuse et le destin de nos deux compagnons. Un western sur la pâtisserie plutôt que les Smith & Wesson, sur le capitalisme plutôt que les conflits interraciaux. Une scène symbolique : le "dialogue" de la traite.
Film qui prend le temps. De nous montrer des paysages sauvages, une amitié improbable entre un cuisinier solitaire et un chinois qui veut réussir le rêve américain. Leur histoire est celle des opportunités qui peuplent l'Amérique du XIXème siècle. Même si le film ne montre pas la violence (ou de loin), on sent qu'on est dans un territoire où tout est possible, et même le pire. C'est un film contemplatif mais la lenteur sert le propos de la réalisatrice. On est loin de la frénésie, loin de la civilisation mais c'est l'Amérique des pionniers. Où le temps semble s'être arrêté. Un beau film qui ne plaira pas à tout le monde. 16/20
Une histoire d'amitié entre un cuisinier juif et un chercheur d'or chinois dans l'Ouest sauvage qui se teinte, dès les premières minutes du film, d'une tonalité tragique - un contre-pied évident aux structures narratives habituelles dans le cinéma américain. Le tout est filmé avec une grande délicatesse et une attention aux détails, aux regards, aux choses tout simplement, qui en disent long sur le talent de réalisatrice de Kelly Reichardt. On y apprend aussi avec un naturalisme saisissant ce que pouvait être la vie dans ces campements de fortune, avant que la civilisation vienne bétonner ces étendues sauvages. En d'autres termes, on ressort du visionnage de 'First Cow' grandi - comme c'est le cas avec tous les grands films.
Comme toujours avec cette réalisatrice , on part d'un rythme lent , d'une nature sauvage filmée sans apprêts particuliers , revêche plutôt, et on entre tranquillement dans une fable puissante sur l'humain : ici une métaphore américaine de l'esprit d'entreprise . Comme cela fait du bien , dans le néant de bêtise dans lequel semble sombrer l'Amérique , d'avoir un message progressiste, fin et subtil , qui n'y va pas lourdement avec les gros sabots de l'inclusion militante mais avec une vraie intelligence humaniste qui rejoint les Jarmusch, Eastwood , Zhao du cinéma INDEPENDANT , dans tout ce que ce terme peut avoir de noble . Merci Kelly.
Un western d'un autre genre, loin des films de John Ford avec attaques de diligence ou lutte contre les indiens. On se trouve physiquement plongés à la "frontier", dans l'Oregon du XIXe siècle, avec une belle histoire d'amitié entre un cuisinier et un Chinois. Un rythme lent qui donne une large place à la nature. A voir.