First Cow
Note moyenne
3,9
1177 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

92 critiques spectateurs

5
8 critiques
4
41 critiques
3
22 critiques
2
13 critiques
1
5 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Kethuwan
Kethuwan

17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 décembre 2021
First Cow est une petite pépite de scénario : Du western culinaire, voilà qui est original et rafraîchissant !

En réalité, il s'agit plutôt d'un "anti-western" : S'il se passe pendant la conquête de l'ouest, parmi les trappeurs, la plupart des codes du western sont inversés :
Peu de paysages immenses, grandioses et désertiques, les décors sont plutôt les belles mais denses et sombres forêts de l'Oregon. Le cadrage est d'ailleurs très centré sur les acteurs (avec un format d'image 4:3), et les rares plans larges sont souvent filmés en caméra fixe.

Pas vraiment non plus de scènes "d'action", ou si peu, le réalisateur préfère s'intéresser à la vie quotidienne des personnages : La recherche de nourriture, la traite d'une vache, la marche en forêt... Même les scènes de poursuite sont filmées "calmement", la caméra s'attarde plus sur les moments de cache ou de repos des chassés que sur la course.

Les acteurs sont bons dans leurs rôles, mais souvent peu causants, un peu taciturnes, mais malgré tout attachants : On a envie de voir les héros progresser et réussir dans leur aventure un peu insensées, de les voir atteindre leurs rêves... Et voir Toby Jones dans une production aussi confidentielle est assez appréciable, d'autant plus que son rôle lui va à merveille.

Ce que je reprocherais au film est justement de vouloir trop prendre son temps : on finit par trouver le temps long pendant certaines scènes, et l'accumulation de ces scènes peut créer un peu d'ennui chez le spectateur (du moins, ça a été le cas chez moi). On pourrait également se dispenser de la scène d'introduction, ou tout du moins l'avoir sous une autre forme.

Mais ça reste pour autant un bon film que j'ai apprécié voir : L'histoire est prenante et inattendue, on s'attache aux personnages, on a le temps d'apprécier les décors de l'Oregon "profond"... Si le film avait duré une quinzaine de minutes de moins, il aurait pu être un vrai coup de cœur pour moi !
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 décembre 2021
Filmographie singulière pour la réalisatrice Kelly Reichardt, des thèmes et époques différents à chaque fois, mais avec toujours un côté nature et écolo. Après La dernière piste elle revient au western. Et avec bonheur. Une mise en scène épurée et minimaliste pour un scénario prenant, une histoire singulière au temps du far west. Les images sont splendides, l’interprétation de haute volée. Tous les acteurs, inconnus pour moi (à part Toby Jones), sont formidables. Bref, tout est réussi ici. Le rythme est lent mais on ne s’ennuie pas une seule seconde. Je ne suis pas fan à la base des westerns mais il faut dire qu’avec des réalisatrices telles que Reichardt et Campion qui renouvellent complètement le genre, il y a de quoi se laisser séduire. Voilà sans doute le meilleur film de son auteure. Aussi contemplatif que touchant et tragique, une belle histoire d’amitié dans une période et une région pourtant peu propice à la chose. Magnifique, fort, émouvant. Une excellente surprise.
Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2021
Si l’on parle beaucoup de Chloé Zhao pour regard incisif des boyaux d’une Amérique désertée et déprimée, cette dernière est encore dans une phase d’élan. Kelly Reichardt est l’une de ces cinéastes du cinéma indépendant qui a eu le temps de grandir et de mûrir aux côtés des spectres de sa nation et des squelettes de son histoire. De « River of grass » à aujourd’hui, elle semble enfin évadée de sa Floride natale pour s’autoriser à explorer de nouvelles contrées, cette fois-ci à la lisière de l’Oregon. Situé dans les années 1820, le récit nous embarque dans une quête de fortune, de paix et saveurs. C’est dans une maîtrise alléchante que le format 4:3 brosse le tableau d’arbres, de ruisseaux et de terres, toutes aussi fertiles qu’hostiles. Les détails y sont méticuleux et d’une douceur qui couve ce fabuleux conte, au nom de l’amitié.

La conquête de l’Ouest ne diffère pas des portraits que l’on s’est faits, avec de multiples échappées en zones arides. Mais en remontant le fleuve Colombia, on y découvre un pont spirituel avec le passé, comme si l’on avait aspiré toute l’humidité pour la rendre à une nature croissante et naissante. Les petits groupes de pionniers avancent et convergent ainsi vers l’inconnu, comme on envoie les vaches en première ligne, afin de tâter le terrain et de rendre leur sacrifice bénéfique. Toute l’intrigue porte cette notion de liberté, mais biaisée par les prémices du capitalisme. Sans gouvernement, sans lois communes, un ancien pâtissier, Cookie (John Magaro), se reconnecte avec la nature et avec l’espoir de renaître à nouveau à l’aide de sa bienveillance. Très vite associé au chinois King-Lu (Orion Lee) en fuite, ils montent un business tout aussi délicieux qu’ambitieux.

En tirant illégalement le lait qui fera leur fortune, Reichardt nous raconte cette lutte de classe sociale, avec tendresse bouleversante. C’est dans les détails qu’elle gagne à nous convaincre et à nous séduire. Les gestes du quotient nous ramènent au confort que recherche le duo, de la simple cueillette au passage du balai. C’est un océan de possibilités qui s’offrent à eux et ils choisissent de détourner les biens du notable du coin, pour alimenter ce sentiment qui lie chaque colon à leur dernier voyage. Cela passe par des décisions douteuses, qui se fracassent déjà, rien de d’en évoquer les risques, mais Cookie et King-Lu n’ont rien de si précieux à perdre. Être conscient du temps est un luxe et le seul labeur qui les pousse à faire fortune se trouve dans ce lait, ce rapport à la nature et ce rapport moral à l’humanité. Pendant que d’autres se laissent emporter par la violence, par manque de soins, de repère et d’affection, il y a ceux qui pense à surveiller le berceau, jusqu’à ce qu’il fasse nuit.

« First Cow » est un conte habile et majestueux, qui ne revendique pas uniquement le portrait d’une masculinité déviante. C’est un western rustique, qui prend le temps d’explorer les limites de la conquête, sans oublier la noblesse de ses vertus. Chaque plan fixe évoque une nouvelle rencontre, tout mouvement est une découverte et toute création devient unique. Un beignet, c’est un plaisir sucré, mais il s’agit également de l’aboutissement d’une recette qu’il convient de revisiter. La réalisatrice ne manque pas de le souligner, d’un amour flagrant pour ses personnages et ce nouvel univers, qui a tout pour émouvoir.
Juju57
Juju57

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2021
J'ai vu First cow au festival du cinéma américain de Deauville en septembre 2021 lors de sa présentation. Comment ne pas être envouté par l'univers de la cinéaste? A partir d'une base de western, elle décale complètement le spectateur en l'emportant dans une histoire ou le partage et l'amitié complice domine. Le rythme (qui a posé de nombreux problèmes aux spectateurs les moins endurant) est d'une douceur enveloppante et nécéssaire car il permet de rendre perceptible les petits détails et faire de ce film une perle de cinéma.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2021
Western contemplatif

Kelly Reichardt est la réalisatrice plus qu’inspirée de La Dernière piste – déjà un western très atypique – et de Certaine Femmes. Retour au XIXème siècle avec ces 122 minutes – peut-être un peu trop longues – dans l’Oregon des toutes petites gens qui tentent de survivre. Cookie Figowitz, un humble cuisinier, se lie d’amitié avec King-Lu, un immigrant d’origine chinoise. Rêvant tous deux d’une vie meilleure, ils montent un modeste commerce de beignets qui ne tarde pas à faire fureur auprès des pionniers de l’Ouest, en proie au mal du pays. Le succès de leur recette tient à un ingrédient secret : le lait qu’ils tirent clandestinement chaque nuit de la première vache introduite en Amérique, propriété exclusive d’un notable des environs. Basé sur des récits transmis de génération en génération, le film déroule une trame poétique et tout en lenteur en se concentrant sur les petits riens qui composent le quotidien d’une vie semi-sauvage. Cette cinéaste nous propose à chaque fois une sorte d’OVNI cinématographique, lointain jusqu’à l’insaisissable. Mais ça fonctionne.
Cette réalisatrice a incontestablement un style visuel bien à elle. A commencer par la palette de couleurs, toute en bleus et verts sombres et des touches de lumière ocre, l’ensemble étant comme flouté ou délavé en permanence, dans un format 4/3, loin des larges focales du western traditionnel. On peut être irrité par ce parti pris, mais ça diffuse un charme fou. Bien sûr, comme à son habitude, le rythme est très lent, flirtant parfois même avec l’immobilisme. On semble perdu dans les années 1820, au début du commerce du castor, dans le Lower Columbia : un endroit où la rivière Willamette se jette dans le fleuve Columbia à proximité du Portland actuel, une région habitée depuis au moins 12 000 ans. On est loin du divertissement, mais reste le portrait picaresque et savoureux de deux nigauds qui se croient malins. Kelly Reichardt adore les histoires de perdants attachants, et le prouve une fois de plus. Et cette fois on remonte aux origines des mythes américains sans pour autant succomber aux clichés habituels. Du grand art.
Le duo improbable formé par John Magaro – acteur de séries et de théâtre - et Orion Lee – un originaire de Hong-Kong qui n’était jusqu’alors apparu que dans des très petits rôles au cinéma - est assez inattendu mais fonctionne à merveille. Ils nous font parfaitement partager l’amitié particulière de ces deux paumés et parviennent à nous faire éprouver physiquement le quotidien de leurs personnages. On trouve aussi à l’affiche les vieux routiers de Toby Jones et Ewen Bremner. Un des plus beaux films indépendants américains
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2022
Le western est un genre qui a tellement servi à mythifier la conquête de l'Ouest que peu de réalisateurs osent désormais s'y frotter. A l'instar de Tommy Lee Jones ou Paul Greengrass, Kelly Reichardt prend le contrepied des films d'après-guerre en montrant le vrai far-west, celui de la précarité et de la violence permanentes. Derrière cette histoire de vache et de petit business de cookies, il y a l'esprit capitaliste qui anime cette terre vierge dès les premiers instant, mais il y a aussi le rappel de la précarité, du froid, de la faim, du besoin de gagner chaque jour sa survie. Un rappel qui, sans être explicite, est salutaire à l'heure où certains regrette un passé qui n'a jamais existé et une nature qui n'a jamais été douce pour l'homme. Le choix de lancer le film par un long plan-séquence où un porte-conteneur traverse lentement l'écran n'est pas un hasard. Ce porte-conteneur transporte le confort qui nous a fait oublier les rigueurs de notre passé. C'est un film intelligent qui nous invite à abandonner nos représentations. Kelly Reichardt sait donner du temps à son film. Elle évite les scènes explicite en racontant sans montrer, comme cette fin attendue mais qu'elle n'a pas besoin de filmer. Magistral.
didbail
didbail

41 abonnés 540 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2021
Un western d'un autre genre, loin des films de John Ford avec attaques de diligence ou lutte contre les indiens. On se trouve physiquement plongés à la "frontier", dans l'Oregon du XIXe siècle, avec une belle histoire d'amitié entre un cuisinier et un Chinois. Un rythme lent qui donne une large place à la nature. A voir.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 novembre 2021
Un mauvais film lent avec des plans séquences infinis qui n'aboutissent à rien, des incohérences, comme l'indien domestique ! Verse du néant dans du vide ! A fuir !
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2021
“First Cow” est un western américain réalisé par Kelly Reichardt. L’histoire dépeint l’amitié de l’américain Cookie, un cuisinier débrouillard et King-Lu, un Chinois en quête de fortune. Les deux hommes vont accumuler une grosse somme d’argent en vendant des gâteaux confectionnés avec le lait de la première vache du territoire, qu’ils vont traire clandestinement. La réalisatrice indépendante revisite le genre en lui apportant une mélancolie poétique où le bruit des branches la nuit prime sur le vacarme des combats à cheval du XIXème siècle. Dans une photographie remarquable, Reichardt pose longuement sa caméra sur des plans fixes et minimalistes et décrit subtilement les prémices du capitalisme.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Aubert T.
Aubert T.

143 abonnés 161 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2022
L'art rare de suggérer infiniment en montrant très peu. Une science époustouflante du cadre et du récit.
Un chef d'œuvre exceptionnel. A mon sens, le meilleur film vu cette année. De loin !
Ce n'est pas 5 étoiles que ce film mérite, mais 6 ou 7.
Prodigieux.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2021
First Cow le samedi 13 novembre 2021
J'oublie volontairement de vous parler de la première scène qui raconte tout et pas grand chose en fait.
Et si je vous disais que ce film maîtrise totalement le suspense et pourtant il est tellement contemplatif. Les quelques  moments d'action sont suivis de très longs plans sur la nature . Nature omniprésente dans laquelle l'homme , les deux hommes se fondent, se confondent. Là se construit une relation entre les deux personnages : relation amicale, fraternelle, père-fils, limite amoureuse. L'un protège l'autre, et vice et versa. L'autre imagine, l'un rêve , l'autre est communicatif , l'un est silencieux, l'autre s'active,  l'un crée  ou bien vraiment vice ET versa. Ils se ressemblent dans leurs différences. Ils ont un seul projet partir et réaliser leurs rêves pour enfin se poser chez eux.
Ils sont deux  à essayer de vivre ou survivre, ils ne feront plus qu'un ...
Joseph B
Joseph B

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2021
First critique

Le beurre et l'argent du beurre

First cow, réalisé par l'américaine Kelly Reichardt, est adapté d'un roman de Jonathan Raymond nommé The Half-life. Le film nous place au début du XIXème siècle, sur les terres sauvage de l'Oregon, et nous conte l'histoire d'un cuisinier, Cookie, qui rencontre King-Lu, un immigrant d'origine chinoise avec qui il se lie d'amitié. Ils vont décider de s'installer en partageant le même cabanon. Grâce au talent de cuisinier de Cookie, ils se lancent dans la confection de gâteaux Pendant ce temps, la première vache, dont le lait les aidera à faire leurs pâtisseries, est introduite en Amérique. Problème : elle appartient à un noble des environs.
First Cow est le 8ème film de Kelly Reichardt et résonne beaucoup avec La dernière Piste ( son 5ème film, sorti en 2011) qui se passait également pendant la conquête de l'Ouest. Je découvre Kelly Reichardt avec ce film et je dois dire que j'en suis plutôt réjoui et intrigué.
Le film commence avec une citation de William Blake : «l'oiseau a son nid, l'araignée a sa toile et l'homme l'amitié », qui décrit bien le thème central du film : l'amitié.
Le film aborde en effet l'amitié entre Hommes (et ici entre deux hommes) et montre son évolution.
Le genre du western est ici réécrit pour montrer quelque chose de plus intimiste et modeste, que ce soit à travers les personnages ou le scenario. Il n'y a pas ici de courses de chevaux ou de combats de saloon. Le film dépeint une histoire simple et assez calme (mais néanmoins violente en arrière plan) dans laquelle on se laisse guider avec un récit qui nous met l'eau à la bouche mais nous refroidit, en montrant la cupidité humaine. Car oui, derrière ses airs de film reposant et relaxant, le film fait une certaine critique de l'homme moderne et du capitalisme mondialisé. Le premier plan du film le montre bien : un porte conteneurs traversant lentement les eaux naturelles de l'Oregon ( fleuve Colombia ). Cela est en contraste avec les petites barques qui le traversent aux XIXème siecle comme le dit Kelly Reichardt: « Qu'est ce qui est arrivé ? On est passé d'un monde de canoë à un monde de porte-conteneurs».1
Les acteurs principaux (John Magaro et Orion Lee) apportent beaucoup au film de par leur jeu d'acteurs mais aussi par leurs personnages. John Magaro (Cookie) procure au film cette douceur retranscrite notament à travers l'image et le son. Les deux personnages donnent au récit ce côté « anti-western hollywoodien » en montrant l'opposé du cliché du « cowboy viril».
Les plans, ou domine les tons vert et ocre sont donc révelateurs de cette douceur que ce soit à travers les gros plans sur la nourriture ou sur la nature elle-même, ici omniprésente. Les premiers plans du film sont directement liés à sa fin et nous font deviner l'aboutissement de l'histoire (telle une boucle). Le but du film n'est pas de connaître la fin, mais de raconter une histoire sans suite, mais qui en dit beaucoup.
Le film est tourné en 4/3, ce qui est un choix même déjà récemment utilisé au cinéma (Mommy de Xavier Dolan ou The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson ), que la réalisatrice justifie en expliquant : « Le format carré convient bien aux grands arbres pour les extérieurs et accentue la proximité des éléments du plan avec le spectateur. Il convient bien également aux personnages. Le 4/3 n’a rien de spectaculaire. C’est un format modeste.»2 Cela rajoute, en effet, un aspect authentique au film (de par également le grain de l'inmage).
First Cow est donc un film simple mais très bien écrit et visuellement beau dans sa tacon de filmer la nature (différemment de Terrence Malik, car moins spectaculaire). Malgré ses deux heures, le film n'est pas ennuyeux. On peut s'endormir mais ce sera pour le plus grand plaisir de la réalisatrice car on aura certes loupé son film mais il aura quand même réussi à nous hypnotiser dans ces plans silencieux (et musique douce) et apaisants. C'est donc un film apaisant mais qui dépeint la violence d'une/des époque/s.

1.Interview Trois Couleurs/ du 10-12-2021
2.Entretien/ Allociné : secret de tournages
Matthieu Ferrari
Matthieu Ferrari

5 abonnés 202 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2021
Lent et contemplatif, First Cow est intéressant dans sa description de la vie dans l'Oregon des années 1800 sous forme de tableaux racontant une belle histoire d'amitié ainsi qu'une critique de l'esprit capitaliste et de ses conséquences. La réalisatrice refuse tout cliché du western populaire, quitte à mettre de côté le divertissement pour se concentrer uniquement sur un réalisme historique beaucoup moins passionnant.
Critique vidéo : https://youtu.be/P2-09nWqorM
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 novembre 2021
Eloge de la lenteur et du plan fixe. Heureusement que Kelly Reichardt n’a pas tourné « Illusions perdues », le spectateur aurait été obligé de venir avec sa toile de tente et son ravitaillement ! Là, le scénario tient sur une demi-page et chaque plan est étiré à l’infini. Pour faire bref, le film illustre le difficile démarrage d’une start-up pâtissière dans l’Oregon, au début du 19ieme siècle. Faut espérer pour lui que le dialoguiste n’a pas été payé à la ligne ! Difficile d’avoir la moindre empathie avec les acteurs, encore que la vache semble avoir le moins mauvais rôle dans l’affaire. Un film à vous dégoûter de l’écologie, des beignets nature, du lait de vache et de la cueillette des champignons !
Henning P
Henning P

82 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2021
Film qui prend le temps. De nous montrer des paysages sauvages, une amitié improbable entre un cuisinier solitaire et un chinois qui veut réussir le rêve américain. Leur histoire est celle des opportunités qui peuplent l'Amérique du XIXème siècle.
Même si le film ne montre pas la violence (ou de loin), on sent qu'on est dans un territoire où tout est possible, et même le pire.
C'est un film contemplatif mais la lenteur sert le propos de la réalisatrice. On est loin de la frénésie, loin de la civilisation mais c'est l'Amérique des pionniers. Où le temps semble s'être arrêté.
Un beau film qui ne plaira pas à tout le monde.
16/20
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse