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Louis Dauchy
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5,0
Publiée le 25 janvier 2024
Wow quelle claque, l'un des meilleurs films musicale-dramatique que j'ai du voir au cinéma. Je peux te dire qu'il fera partie de mes coups de cœur de l'année 2024 Le casting vraiment impressionnant et incroyable La mise en scène et les musiques wow
Comme quoi, deux réalisateurs faisant deux films sur un même sujet, une même histoire, ça peut donner quelque-chose de complètement différent ! Rien qu'à comparer les deux affiches d'ailleurs, on se rend bien compte qu'une est bien plus réussie que l'autre (un indice : c'est pas celle-ci). Parce-que oui, même si ce film est une adaptation de la comédie musicale homonyme, elle-même adaptée du roman d'Alice Walker et que ce n'est donc pas le remake du film de Spielberg, le film souffre tout de même de la comparaison. Et c'est normal car "La Couleur Pourpre" est de plus un des films les plus appréciés du réalisateur, c'est son premier drame mais également accessoirement son premier film polémique puisque c'est un Blanc qui "s'empare" d'un sujet sur les Noirs. Enfin maintenant, le tir est rectifié puisque le réalisateur de celui-ci, Sam Blitz Bazawule, est bel et bien Noir et pour autant, ce n'est pas pour ça en fait un meilleur film. Enfin bref, nous avons donc ici la même histoire forcément mais avec des numéros chantés et dansés toutes les cinq minutes qui sont bons pour la plupart (autant la musique que les chorégraphies) mais ralentissent énormément le rythme ! De plus, même si ce n'est pas complètement idiot de faire chanter ces personnages, rappelant alors le blues chanté par la communauté afro-américaine durant l'esclavage, ça casse tout de même un peu tout ce côté dramatique. Effectivement, le film n'a jamais le temps d'installer sa tension ni son ambiance malsaine puisqu'aussitôt, les personnages se mettent à chanter et à danser. Ce qui fonctionne peut-être très bien à Broadway mais visiblement, tout n'est pas matière à être adaptable au cinéma. En dehors de ça, bon bin on s'ennuie énormément puisqu'il y n'y a jamais de tension, on ne s'attache pas vraiment aux personnages ; l'aspect dramatique étant complètement foiré. Il n'y a qu'à comparer la scène du dîner (lorsque Celie ose enfin se rebeller) avec celle du film de 1985 pour comprendre un peu mieux. Alors que Spielberg mettait en scène une véritable rébellion, celle que l'on attendais depuis plus d'une heure avec une véritable violence entre les deux personnages (je veux dire, Whoopie Goldberg tapait quand même violemment du point sur la table tandis que les yeux de Dannis Glover inspiraient autant la peur que la pitié), ici on reste dans quelque-chose de mou et puis surtout de très mièvre ! Il en est d'ailleurs de même pour la scène de la recherche des lettres par exemple. Les acteurs laissent aussi à désirer, la seule actrice véritablement marquante étant Danielle Brooks maitrisant son personnage à la perfection, les autres étant anodins. Alors que Whoopie Goldberg avait ce regard enfantin et naïf tout en ayant celui d'une jeune femme affirmée ayant grandit trop vite, Fantasia Barrino joue juste "le drame" sans grandes nuances. Cependant, on peut retenir du film une très bonne mise en scène formellement parlant et une magnifique photographie. Voilà, "La Couleur Pourpre" n'est donc pas mauvais en soi mais simplement osef, c'est le film devant lequel on peut très vite s'ennuyer et que l'on oubliera très rapidement.
Parce que les femmes. Parce que leur combat. Parce que le patriarcat. Parce que la violence. Parce que l’amour. Parce que la sororité. Parce que la puissance. Parce que c’est une mère. Parce que c’est une sœur. Parce qu’elle est libre. Parce qu’elle est noire, pauvre, et parce que c’est une fille. Parce qu’un regard fait le film. Parce que sa larme nous noie, son sourire nous réchauffe et que son cœur nous frappe.
Le personnage féminin est magnifique, et elle crève l’écran. Malheureusement, l’influence masculine n’est jamais loin et se permet de faire briller (littéralement) un homme violent. Dommage !
Le film débute avec du bonheur et une partie musicale lumineuse qui annonce la couleur du Blues et du Gospel à Broadway. Les décors très éclairés, les costumes colorés et la photographie participent à tout l'environnement d'un drame déchirant mais aussi empreint d'un message résolument optimiste. Mais on est relativement gêné par l'esthétisme général, des morceaux musicaux pétillants, aux chorégraphies plutôt sympa, entre message d'espoir et mélancolie mais qui atténue tout un pan tragique, à savoir que la misère n'est jamais franchement probante. La vie a l'air plutôt tranquille, les habits sont beaux, ils ont tous des voitures à une drôle d'époque (déjà pas spécialement courant, mais black en pleine ségrégation de l'entre deux guerres ?!)... etc... l'immersion dans les campagnes afro-américaines post-esclavage est trop édulcorée, on frôlerait même un peu le style Disney. Un bon moment même si au vu du roman originel on préférera nettement le chef d'oeuvre de Spielberg. Site : Selenie.fr
Je l'ai regardé franchement très déçu rien à voir avec le film la couleur pourpre dans les années 80 c'est vraiment pour moi de la pellicule pour rien aucune intensité aucun sentiment quel dommage de bâcler un chef-d'œuvre de Spielberg
Perdu entre le show Wonka (Paul King, 2023) et la frénésie Babylon (Damien Chazelle, 2023), The Color Purple version 2024 ne réussit que rarement à faire naître le chant de la misère sociale et de la violence qui gouverne la relation entre les sexes : les chansons et les chorégraphies écrasent les enjeux sensibles et historiques, réduits à l’état de toile de fond similaire à cet arbre ancestral autour duquel se réunit, à terme, la famille. Cette omniprésence du corps en mouvements fait perdre le sens des mouvements accomplis, le recours permanent au chant oublie que ce dernier est issu du plus profond des êtres, en réaction à une contestation qu’ils ne peuvent sinon exprimer – ce que Steven Spielberg montrait remarquablement lors de deux séquences, celle dans le cabaret de fortune construit dans le marais et celle réunissant le vice et la vertu, soit le même public du cabaret et les fidèles de l’église. Le résultat est la vulgarité générale : les exactions surgissent dans une brutalité tout à la fois caricaturale et complaisante, le baiser échangé entre Celie et Shug, tabou qui exigeait la pudeur, s’exhibe sur les planches de Broadway, la scène du bain se transforme en projection superfétatoire des deux femmes sur un gramophone géant, la découverte de la lettre dans la boîte postale de « Monsieur » conduit Shug à brailler en levant les bras en l’air avant de la lire avec Celie à haute voix, simplicité qui balaie les doutes, la retenue et les vibrations liés à la transgression d’un interdit. Le réalisateur confond gesticulation permanente et mise en scène, caprices et analogies, oublie qu’un plan doit signifier et qu’une image doit être composée – l’impression majoritaire est celle d’une caméra aguicheuse qui fait se succéder les illustrations dans l’espoir d’une maîtrise formelle, alors qu’elle déambule seulement parmi les performances dansées. Le spectacle hurle encore et encore sa virtuosité insignifiante que dynamisent des comédiens talentueux au demeurant mais dépourvus d’épaisseur et de vie à l’écran. Nous aurions aimé voir une telle relecture sur scène et non au cinéma : il y a là méprise…
Bonne relecture du film original. Bien que l'aspect comédie musicale m'ai un peu déranger au début, on se laisse embarquer dans l'émotion de ce film qui donne envie de revoir l'original
Eu la (mal) chance de le voir en avant première. Moi qui avait adoré le film original de 1985 quelle douche froide. Ce film qui prenait aux tripes s'est transformé en navet dansant et chantant. À quel moment se sont ils dit qu'on pouvait faire une comédie musicale de la couleur pourpre ? Résultat on ne ressent rien. Aucune émotion si ce n'est une lassitude. C'est clairement bâclé et très mauvais
Remake du film de Steven Spielberg que j'ai bien vu une cinquantaine fois ,à VOIR ABSOLUMENT... Juste ( peut être) un peu trop de chansons. Quel plaisir de réentendre " Sister " Je vous conseille vivement de voir cette pépite. Actrices Extraordinaires dans cette version 2023.
Plutôt moyenne cette adaptation en comédie musicale ! Pour le coup le projet en lui-même est louable, mais finalement le récit reste non seulement le même, mais parait beaucoup moins intense/émotionnel ou tenu en terme de mise en scène que le film de Spielberg.
Bien sûr difficile de rivaliser avec le patron sur ce terrain-là, mais ce remake à la sauce comédie musicale se veut justement réussi quand il transpose les numéros musicaux au sein du métrage (l'apport du chant est d'ailleurs totalement pertinent quand on connait les racines du blues, profondément liées à la culture afro-américaine post-esclavage) via une jolie maîtrise chorégraphique qui permet au casting de briller. Mais excepté cet aspect, le drama classique du film ressemble tout simplement au film de 85 en moins bien. Et pire, cela atténue aussi l'horreur ou la mélancholie liée à cette époque (le personnage d'Albert ayant même une finalité plus douce), préférant se concentrer sur le caractère positif de cette histoire. Une intention louable qui donne un soupçon de singularité à cette version. Mais au final, malgré son beau cast (tout le monde a le temps de briller) et une chouette reconstitution (malgré une lumière un brin télévisuelle), ce Couleur Pourpre 2023 reste totalement dans l'ombre de son aîné. Une sympathique portre d'entrée pour les néophytes ceci dit, pour les autres ce sera oubliable.
En voilà un travail artistique qui ne cesse d’inspirer au fil des ans. Ce fut d’abord un best-seller d’Alice Walker en forme de roman épistolaire vendu à des millions d’exemplaires dans le monde. Puis un film culte réalisé par Steven Spielberg et constituant sa première œuvre dite sérieuse et lui valant quelques Oscars. Et ensuite un musical à Broadway au succès retentissant. Et enfin l’adaptation de ce dernier en comédie musicale pour le grand écran que voici. « La Couleur pourpre » ne cesse donc d’évoluer en se muant en différentes traductions du matériau d’origine à travers le temps mais il est fort probable que cette version soit moins réussie que le premier film ou même le musical dont il est issu. Positionnée par la Warner comme la traditionnelle comédie musicale américaine de fin d’année, sortant d’ailleurs aux États-Unis le jour de Noël, elle manque de surprise et perd beaucoup de son potentiel émotionnel et dramatique en devenant une comédie musicale si l’on compare au film de Spielberg.
En même temps, les comédies musicales sont un genre vraiment très particulier qui dépendra vraiment des sensibilités de chacun et dont le public américain semble plus friand que le reste du monde (Inde exclue avec les siennes et Bollywood). Rares sont celles qui parviennent à transcender leur statut particulier et plaire au monde entier comme les maîtres-étalon du genre que sont l’indépassable « Chicago » ou « La La Land ». Voir des personnages se mettre à chanter tout d’un coup pour exprimer leurs sentiments est quelque chose qui ne ravit pas tous les spectateurs. Dans « La Couleur pourpre » cela a même pour effet de nous priver la plupart du temps de toute émotion en sortant le spectateur de l’histoire alors que le roman et le film original étaient déchirants. Ici, on n’est pas vraiment touché par le destin de ces femmes et l’enchaînement des péripéties ainsi que les liens les unissant apparaissent particulièrement superficiels. Comme un enchaînement des passages obligés du roman pour véhiculer les moments musicaux.
On trouve même le temp plutôt long sur ces plus de deux heures que dure le film. Le lot de consolation vient de la mise en scène de Blitz Bazawule qui tente probablement de reproduire l’énergie du musical de New York. La photographie est somptueuse restituant parfaitement la moiteur du Vieux Sud et la réalisation est ample, mettant bien en avant les morceaux musicaux qui recèlent pas mal d’idées de mise en scène comme celui où le personnage principal entonne sa chanson miniaturisée sur un vieux tourne-disque devenu géant. Quelques passages chantés et dansés sont tout de même agréables à regarder comme celui dans l’échoppe vers la fin, presque au point de nous faire frémir. Cela dépendra vraiment des goûts musicaux de chacun mais c’est le comble pour une comédie musicale, qu’aucune des chansons ne vienne vraiment nous chercher et qu’aucune ne restera dans nos mémoires en aval de la projection. On préfèrera donc revoir la version culte de Spielberg...
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