Après l'excellent moment que fut le visionnage du deuxième film, "Paddington au Pérou" avait de quoi nous intriguer. Alors que Paul King n'est plus à la réalisation, l'arrivée de ce nouveau volet avait de quoi faire peur, l'homme ayant clairement défini le style si spécifique de cette licence. Pourtant, même si le projet est clairement moins bon que ses prédécesseurs, il reste assez facile de passer un bon moment devant ce long-métrage. Ici, le principal intérêt va venir du changement d'environnement, le film se déroulant loin de la capitale anglaise. Le but est d'apporter du renouveau, et on peut dire que le tout réussi a fonctionner. Les décors du Pérou sont vraiment superbes et ils offrent le dépaysement attendu. Cependant, malgré ce changement de localité, le long-métrage garde toujours l'esprit qui fait la force de cette licence. Le ton est encore tourné vers une ambiance légère, qui parlera beaucoup aux familles. La seule différence de volet va simplement venir de son inspiration, car si le second était une pure comédie anglaise, celui-ci se rapproche du film d'aventures. Mais pour le coup, si vous avez apprécié les précédents, il sera facile de vous replonger dans cet univers. Le rythme est assez soutenu, et il est donc compliqué de s'ennuyer au visionnage, la réalisation étant toujours aussi soignée. Du côté de la mise en scène, même si Paul King n'est plus à la barre, Dougal Wilson réussit à fournir une copie assez propre. Je ne serai pas plus dithyrambique envers son travail, car on ressent clairement son envie de reproduire le style de son prédécesseur. Beaucoup de scènes sont dans cette dynamique, que ce soit le passage en comédie-musicale, l'idée de la maison de poupée, ou à d'autres instants. On peut donc lui reprocher un petit manque de créativité, mais cela donne quand même une certaine continuité à l'ensemble, l'esthétique restant dans l'ADN de ce que l'on connaît. Sachant que quelques scènes arrivent quand même à apporter du neuf, je pense notamment à cette sublime idée de la peinture vivante. Il est donc agréable de retrouver cet univers, cette ambiance et cette famille. À vrai dire, mon seul problème avec ce film va principalement venir de son écriture, bien moins maîtrisée que précédemment. Déjà, car beaucoup de personnages perdent un peu de leurs intérêts, l'exemple le plus flagrant étant clairement les enfants, qui sont presque inutiles pour une grosse partie du récit. Mais aussi, car l'humour se veut quand même moins efficace. Certes, certains moments font rire, mais je ne trouve pas que le résultat marche autant, le problème étant que l'humour se veut plus frontal et verbal au sein de ce volet (là où les meilleurs gags du second jouaient sur un humour anglais qui était parfois sans dialogue). Mais malgré tout, je ne pense pas que cela vous gêne plus que cela, le visionnage étant toujours aussi agréable. Désormais, je ne sais donc pas vraiment où ira cette licence, mais je pense que le final réussi de ce volet ne doit pas être pris à la légère. C'est une bonne conclusion et j'aimerais donc que cette licence s'arrête ici. C'est peut-être un rêve trop grand, mais je reste persuadé que c'est la meilleure chose à faire. Pour conclure, un nouveau bon moment.