La recette de la marmelade est encore bonne ! Après le chef-d’œuvre (on le dit carrément) d'humour et d'aventures qu'était le deuxième film, Paddington voyage avec les Brown au Pérou pour retrouver Tante Lucie, mystérieusement disparue dans la jungle amazonienne... Au menu : une bonne sœur qui chante et semble sous substances (Olivia Coleman, qui s'amuse beaucoup), un aventurier qui aime l'or et a la berlue (Antonio Banderas, qui se régale encore plus dans les costumes de conquistador, moine, aviatrice... Non, le dernier mot est bien écrit, et ça nous a vraiment bien fait rire), et toutes sortes de bestioles (dont une énorme mygale fuchsia... Frisson). Ce troisième opus ajoute plus de gags pour les petits, mais il n'oublie pas de faire marrer les grands, avec encore une fois le meilleur gag qui revient au Papounet Brown, arachnophobe (on compatit),
qui se prend une mygale (la fameuse) sur le pif, qui hurle, et sa fille, ultra-fière de son père qui "lutte contre sa peur" (davantage au littéral qu'au figuré, pour lui), qui lui demande une photo pour immortaliser l'événement, ce qu'il refuse, mais au moment du "flash", hop : grand sourire et pouce levé, puis re-panique.
On s'est fait prendre par le gag absurde, comme celui du "Jean-Claude Van Damme entre deux trains" dans le 2, et par d'autres tout aussi loufoques (les méchants du film, sans rien dévoiler, sont en très grande forme). Il y a un effort fait sur les péripéties, entre le bateau (mention au "kit de survie" qui est
un nécessaire à cocktails
), l'avion (mention à la bonne sœur qui "répare" l'avion en mettant un gros gnon dans le tableau de bord : ça, ma sœur, c'est de la vraie mécanique), un caillou à la Indiana Jones, une course-poursuite en lama... Non, vraiment, les petits comme les grands se retrouvent à sourire de la même façon devant les scènes d'action copieuses et décalées de ce troisième opus. On retrouve tout ce qui fait la qualité d'un bon Paddington : un ourson adorable (et toujours plein de bonnes intentions), une famille qui se chamaille mais reste unie (on a fondu à la fin), des gags pour toute la famille, beaucoup d'aventures, le "regard sévère" (un incontournable), un caméo très sympa à la fin (qui donne l'envie soudaine de revoir le 2, on ne s'en lasse pas !), et beaucoup, beaucoup, beaucoup de marmelade. La recette est encore gouteuse, on s'en refait une tartine avec plaisir !