The Green Knight
Note moyenne
2,9
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127 critiques spectateurs

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Clément R
Clément R

20 abonnés 413 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2021
Un film étonnant et presque déstabilisant. On s'attend à un film de chevaliers et on nage finalement en plein fantastique sur fond de quête sur soi même.
Il mériterait d'être revu pour encore mieux cerner les différentes étapes de son cheminement vers le chevalier vert.
Cependant, le faux rythme peut irriter ceux qui attendront plus d'énergie et d'action.
Alex
Alex

17 abonnés 409 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mars 2022
The Green Knight revisite une légende arthurienne sous la forme d'une fable philosophique énigmatique à l'esthétique et à la bande son soignés. Ce voyage initiatique ravira les amateurs de films mélancoliques et méditatifs... pour les autres ça va être compliqué !
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2022
Dev Patel a marqué toute une génération dans l’un de ses premiers rôles avec “Slumdog Milionnaire”. Désormais trentenaire, l’acteur rejoint le casting du nouveau film de David Lowery qui nous a fait pleurer en 2017 avec “A ghost story”. Changement de registre en 2021, le cinéaste nous emmène au cœur du Moyen-Âge pour nous offrir une relecture d’une légende arthurienne, celle du neveu du Roi Arthur. Celui qui est chevalier de la Table ronde accepte un jour de défier un mystérieux chevalier vert, fait d’écorces d’arbre. Découpés en plusieurs chapitres, nous suivons les périples de Sire Gauvain, au fur et à mesure de son voyage qui durera un an. Sorti sur Amazon Prime à cause de la pandémie du Covid, “The Green Knight” est pourtant une œuvre à découvrir en totale immersion, tant son côté mystique est exceptionnellement troublant. Visuellement époustouflant, le film offre aussi un sublime récit autour de la mort, sujet qui semble coller à la peau de Lowery. Une épopée étrange, triste et déconcertante à ne pas manquer.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Shephard69

407 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2021
Après "A ghost story", ma seconde incursion dans la filmographie de David Lowery et comme pour son prédécesseur, "The green knight" est un film difficile d'accès, déroutant qui m'a fait penser aux pièces de Shakespeare, notamment "MacBeth" et plus particulièrement la récente version de Justin Kurzel avec Michael Fassbender et Marion Cotillard pour son esthétique absolument magnifique et sa photographie d'une richesse incroyable. Un long-métrage chargé de poésie contemplative et philosophique mise en scène de façon pas toujours évidente à appréhender. Une oeuvre qui aborde des thèmes intéressants comme la destinée, l'honneur, la quête du pouvoir mais un ensemble un peu desservi par un rythme très lent, presque lancinant et un propos qui peut paraître assez nébuleux, loin des standards contemporains. Un casting impressionnant de Dev Patel en chevalier Gauvain à Joel Edgerton ou Alicia Vikander. Une adaptation d'un récit du mythe du roi Arthur qui m'a ébloui pour sa beauté mais dont je suis, paradoxalement, resté très extérieur par rapport au choix de narration.
eldarkstone

305 abonnés 2 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2021
Un très beau film, avec des images et des musiques magnifiques ! Un peu trop long peut-etre, mais le spectacle est la !
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

185 abonnés 2 644 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2021
Un voyage onirique, une quête fantasmagorique, ce film est un pur joyau cinématographique qui peut être difficile à appréhender.
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 349 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 novembre 2021
Sire Gauvain, futur roi putatif doit faire ses preuves. Le film démarre très mal, les scènes sont filmées dans un décor sombre et la réalisation est inutilement compliquée. La suite est bien meilleure. Dès que l'on sort du château, le film décolle. Pour qui aime les voyages initiatiques, les légendes et la psychanalyse vous allez vous régaler. La réalisation elle-même passe à un autre niveau. Les scènes de nature sont majestueuses. A découvrir.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2021
Entre mise en scène et esthétisme renversantes, Lowery traine sur pas mal de longueur son spectateur pour accoucher d'un récit usant.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2025
Qui est le film ?
The Green Knight (David Lowery, 2021) s’inscrit dans la trajectoire d’un cinéaste qui, après A Ghost Story, poursuit son exploration du temps, de la mémoire et de la disparition. Il adapte ici un poème médiéval de la littérature arthurienne, mais au lieu de réactiver le récit d’un chevalier en quête de gloire, Lowery en fait un objet profondément moderne : une réflexion sur la vacuité des mythes et sur le prix qu’exige toute légende.

En surface, il s’agit d’un film d’aventure fantastique : Gauvain, neveu du roi Arthur, s’engage à relever un défi lancé par un mystérieux chevalier vert. Un an plus tard, il doit partir l’affronter et accepter de perdre ce qu’il a gagné. Le film promet donc un voyage initiatique, mais choisit dès ses premiers plans de ne pas raconter l’aventure telle que le genre l’impose.

Que cherche-t-il à dire ?
Le cœur du projet ne réside pas dans l’action mais dans l’intervalle qui la précède. Lowery déplace le mythe pour interroger la notion même d’héroïsme : agit-on par conviction intime ou sous la pression d’un récit collectif qui exige des sacrifices pour exister ?

Le film ne cherche jamais à rassurer : il montre un homme pris entre le désir d’être digne et la peur de disparaître. Il s’intéresse moins à l’exploit qu’au moment où l’on doute de son sens. Sa tension principale tient à cette question : qu’est-ce que le courage lorsqu’il n’assure aucune reconnaissance et peut n’avoir d’autre conséquence qu’une mort anonyme ?

Par quels moyens ?
Un premier grand geste de mise en scène apparaît rapidement : le couronnement imaginaire de Gauvain, filmé en une vision quasi hallucinée, où la lumière vacille entre l’or et le feu. Ce plan installe l’illusion : le héros est d’abord une image, une projection de ce qu’il croit devoir devenir. Il résume déjà l’enjeu du film : séparer ce que l’on est de ce que l’on voudrait qu’on voie.

Plus tard, un travelling circulaire transforme un paysage en boucle temporelle. Alors que Gauvain est ligoté par des brigands, la caméra tourne sur elle-même et, en revenant à son point de départ, le montre réduit à un squelette. En un seul mouvement, Lowery condense la peur individuelle (mourir ici, maintenant) et la vérité "cosmique" (tout finit par disparaître). Le travelling impose une expérience : le temps n’est pas un cadre pour l’action, il est la matière même du récit.

La direction d’acteur suit cette logique de retrait. Dev Patel joue Gauvain avec un mélange de raideur et de fragilité, comme s’il portait un poids trop grand pour lui. Son regard, souvent fuyant, trahit plus que les dialogues : il ne croit jamais totalement à l’héroïsme qu’on lui demande d’endosser. Ce choix d’interprétation empêche toute lecture triomphale.

La lumière elle-même raconte ce cheminement. Les séquences de la cour arthurienne, saturées de dorés et de bougies, respirent une chaleur gothique, tandis que les paysages de la quête s’enfoncent dans des verts humides, des bruns terreux, des gris glacés, des lumières dorés. Chaque rencontre semble drainer un peu plus la couleur, comme si le monde arrachait à Gauvain son costume de légende pour ne laisser que l’homme nu.

Le montage propose un moment de rupture : la vision d’une vie entière où Gauvain choisit la fuite. Cette séquence, construite en images rapides mais lisibles, fonctionne comme un miroir critique : elle montre ce qu’il perdrait en refusant le sacrifice. Pas seulement l’honneur, mais une cohérence intérieure. Le film laisse le spectateur face à cette question : vaut-il mieux vivre longtemps en trichant avec soi-même ou accepter une fin peut-être inutile mais fidèle à ce que l’on croit juste ?

Thématiquement, le film met en scène le courage comme une expérience intime plutôt qu’un spectacle. Un exemple marquant réside dans la séquence finale, lorsque Gauvain se dénude de son ceinturon protecteur. Le geste est simple, mais Lowery le filme avec lenteur, en plan fixe, qui transforme un acte matériel en bascule existentielle. Ce n’est pas un combat qui signe son héroïsme, mais la décision de ne plus se protéger, d’accepter sa vulnérabilité. La mise en scène épouse cette idée : elle retire toute emphase sonore ou visuelle pour laisser place à la gravité nue de ce choix.

Le rapport au mythe s’incarne dans la manière dont la caméra filme les spectateurs fictifs du récit. Dans la première partie, la cour d’Arthur, éclairée à la bougie, crée un cercle de visages fascinés, presque hypnotisés par l’idée même de chevalerie. Chaque plan large montre que Gauvain agit sous ce regard collectif : ses gestes naissent moins d’un désir personnel que d’une pression invisible. Plus le voyage avance, plus les cadres s’ouvrent et se vident, jusqu’à ne plus contenir que lui et le paysage. La mise en scène matérialise ainsi le passage d’un acte socialement attendu à un choix solitaire.

La notion de sacrifice est également inscrite dans l’économie du son. Dans les séquences de route, la bande-son se réduit progressivement : les tambours guerriers du début laissent place à des bruits de vent, d’eau, de craquements. Ce dépouillement auditif accompagne celui du personnage.

Enfin, le temps, qui est à la fois menace et compagnon, trouve sa traduction dans les transitions visuelles. Lowery utilise des fondus très longs, où les images se chevauchent jusqu’à créer une sensation d’érosion progressive. Ces passages ne marquent pas seulement le déroulement chronologique : ils donnent au temps une texture, une présence concrète. L’espace lui-même semble respirer, vieillir, se décomposer autour de Gauvain. Cette matérialité du temps nous fait ressentir que le destin ne vient pas d’un événement extérieur, mais de l’usure même de l’existence.

Où me situer ?
Ce qui me plaît dans The Green Knight, c’est cette capacité à résister à la tentation du spectaculaire. Là où d’autres adaptations auraient cherché à séduire par l’action, Lowery choisit l’inconfort, le silence, la lenteur. Je l’admire pour cela : il filme le mythe comme un corps qu’on dépouille, et non comme une statue qu’on polit. Le film exige une grande disponibilité : il ne donne pas d’indice émotionnel ou théorique facile, il n’offre aucune certitude sur la valeur du voyage.

Quelle lecture en tirer ?
The Green Knight ne nous dit pas « ce qu’est le courage », il nous oblige à habiter la question. Il met le spectateur dans la même position que Gauvain : avancer dans le doute, sans garantie que le geste final ait un sens. En ce sens, c’est un film qui parle autant du Moyen Âge que de notre époque : nous aussi vivons entourés de récits qui nous promettent qu’il suffit d’agir pour que tout prenne sens. Lowery rappelle que ces récits sont des constructions, qu’ils ne protègent pas de la peur, et que le seul héroïsme certain est celui d'être fidèle à soi-même.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 142 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2022
Dans ce film un peu fourre-tout on suit le périple de ce jeune chevalier en quête de reconnaissance. Le tout est original mais légèrement chaotique.
kieran_h3ld
kieran_h3ld

36 abonnés 680 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2022
Après tant d'images, tant de hype et tant d'attente ce The Green Knight se devait d'être quelque chose de grand. Ce film est bien plus que cela, c'est pour moi un véritable chef d'oeuvre, il n'y a pas d'autre mot.
David Lowery nous emmène dans une revisite du conte médiéval à sa manière. Une revisite ou tout n'est que poétique, philosophique et sensorielle. Ou tout est profond tant dans ses thématiques que dans son esthétique.
La question de l'aventure et de la quête sont déconstruit et transformé en une traversée initiatique, un voyage vers mort certaine où sur sa route rencontres et épreuves, toujours dans la symbolique et le métaphorique, traiteront de thèmes existentiels tel que la "greatness", l'honneur, le véritable courage entre autre.
Beaucoup passe par la mise en scène et toute l'esthétique que met en place David Lowery.
Un rythme très lent, de longs plans muets et contemplatifs, des paysages ensorcelants entremêlé de visions et de surnaturels le tout accompagné d'une musique lancinante omniprésente.
The Green Knight c'est bien plus que cela mais les mots me sont encore aujourd'hui très dures à placer malgré déjà 2 visionnages. En bref je voudrais mentionner la performance de Dev Patel ainsi que la représentation de son personnage, un jeune homme qui se bourre la gueule, qui fréquente littéralement une prostituée (jouée d'ailleurs par une superbe Alicia Vikander) sans pouvoir avoir quelconque relation sexuel avec, qui n'a pas de but à sa vie jusqu'à ce jour où le roi l'invite à sa et que l'occasion d'écrire sa légende se présente. On connaît la suite...
Enfin bref ma petite critique n'a pas vraiment de sens et n'est pas du tout complète, je le sais. Mais ce film est une oeuvre tellement unique, tellement impressionnante que c'est pour le moment très dure d'écrire mon ressenti. Souvent c'est ce qui m'arrive avec les très grands films....
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 août 2022
Il est particulièrement difficile pour un réalisateur athée, ou qui du moins se déclare comme tel, d’investir une matière aussi saturée de religion que la chanson de gestes médiévale. Car aussi complexe puisse paraître le réseau symbolique d’une œuvre souvent fragmentaire et issue de réécritures voire de recopiages par moines interposés, il n’en demeure pas moins lié à la Bible ; toute opacité textuelle, tout personnage à valeur métaphorique allégorique de quelque chose, toute couleur revêt soit une signification précise soit un sens ouvert à l’interprétation d’un lectorat érudit et, surtout, chrétien. Or, David Lowery, en parfaite incarnation d’un temps fermé sur les croyances traditionnelles mais tributaire de récits et de valeurs qui ont nourri ses socialisations, place sa foi en ce qu’il faudrait appeler l’image allégorique d’elle-même, qui tire d’elle sa propre référence – et non pas seulement autotélique, puisqu’elle demeure, comme l’art, sa propre fin.
Dès lors, la relecture qu’il propose de la chanson mettant en scène Gauvain et le Chevalier vert ne peut que souffrir de cette carence en credo, entendu à la fois comme faiblesse visuelle d’une défilade de plans très beaux mais sans inspiration – comprenons, sans souffle, sans âme – et comme désintérêt pour l’univers chrétien qui l’a engendré. Le long métrage applique donc une vectorisation curieuse : reconstruire par un soin porté aux costumes, à la lumière, aux décors un Moyen Âge visuellement fidèle, mais en déplacer l’essence depuis l’omniprésence de Dieu vers son évincement total. Preuve de cela, la clausule capte le chevalier devenu roi dans sa solitude profonde, et la destruction alentour lui permet de prendre conscience de ses erreurs ; il est son seul juge, son seul bourreau puisque ce qui advient est le résultat de ses choix politiques. La mise en scène adopte d’ailleurs un plan circulaire gravitant autour de Dev Patel et de son entourage qui peu à peu le quitte : le centre n’est plus occupé par Dieu mais par ce qu’il convient d’appeler l’individu, alors qu’une telle notion n’existait pas alors. Ce « chevalier vert », figure mystérieuse et mystique qui mettait à l’épreuve le jeune Gauvain de la même façon que Dieu éprouve sa créature, se confond avec une autre figure médiévale, païenne et populaire : l’homme vert, pur motif ornemental.
Voilà ce qu’est, en somme The Green Knight : une suite d’ornements ; son vide spirituel qui le condamne à accumuler les plans spectaculaires pour non pas transporter le spectateur mais pour saturer sa rétine, comme une vulgaire bande-annonce qui s’étendrait encore et encore. Il n’y a donc pas de cinéma là-dedans, ou très peu : le mouvement n’est pas une élévation d’âme, c’est la rotation automatique d’un dispositif qui aseptise tout comme le lave-linge fait partir rugosités et saletés. L’adaptation de la chanson de gestes est ici une entreprise sceptique de minage et de dénaturation similaire à celle d’un Zack Snyder sur Justice League. Quel dommage.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

216 abonnés 1 741 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2022
Très bien, j'ai découvert le style du réalisateur avec un onirisme et un symbolisme remarquable. Il y a des plans vraiment magnifiques et une colorimétrie très bien travaillé. Parfois, certains détails sont kitch ou too much mais ce n'est pas dérangeant. D'ailleurs, en ce moment, les films médiévaux tentent de coller avec des musiques rocks et énergiques, ce qui est pas ouf, et là le film fait un retour aux musiques celtes, lentes et poétiques. Autres léger défaut, parfois les acteurs ont pas un super niveau.
Je recommande fortement cette légende arthurienne méconnue qui sort du protagoniste principal et qui se concentre sur un autre chevalier.
S u n
S u n

27 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2021
Un beau film, de beaux plan, de belles musiques, certains diront trop lent, peut-être, mais pour moi, ce film fait partis des belles œuvres cinématographique à voir.
Rony Bass
Rony Bass

11 abonnés 355 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 janvier 2022
Mais quel ennui, malgré quelques bonnes idées parfois et un casting qui tient bien la route, j'ai trouvé ce film d'une lenteur affligeante. On se perd dans les différentes scènes aux personnages bizarres. La seule bonne surprise étant spoiler: le twist de fin
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