Le Limier
Note moyenne
4,1
3755 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

189 critiques spectateurs

5
84 critiques
4
71 critiques
3
20 critiques
2
6 critiques
1
8 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
matt240490
matt240490

100 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2015
Le Limier, de Joseph L. Mankiewicz, est ce qui s'apparente le plus à un huis-clos réussi, dans lequel les acteurs (ici Laurence Olivier et Michael Caine) jouent au jeu du chat et la souris, en inversant les rôles sans que l'autre ne s'en doute. La photographie est sobre, très british, alors que les dialogues intrusifs piègent le spectateur dans son ambiance paradoxalement bon enfant et très mature. Sans réel artifice, cette réalisation parvient alors à dresser le portrait de ses deux protagonistes avec justesse, au rythme de l'enquête qui progresse savoureusement. Même si quelques relâchements sont à prévoir ici et là, le métrage se laisse dangereusement savourer, ce qui tend à prouver que le réalisateur n'a pas perdu la main, neuf ans après le cultissime Cléopâtre. Amis détectives, que la chasse commence !
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2014
Un film à tiroir, drôle et habile qui perd le spectateur et bénéficie d'une intrigue au poil. Mankiewicz s'amuse comme un fou pour cette réalisation en huis clos. Il met en scène une pièce de théâtre avec talent en utilisant l'espace avec bonheur. Le manoir fait un terrain de jeu parfait dans lequel évoluent avec délice deux personnages singuliers. Le jeu est au centre de tout et le scénario ne fait pas exception. On se joue du spectateur en permanence et les rebondissements s'enchaînent dans le tempo, et toujours avec beaucoup d'ingéniosité. Restent deux acteurs qui cabotinent un brin et qui se lâchent un peu trop à mon goût malgré le pédigrée de ces deux stars.
Akamaru

3 511 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2011
Le dernier film du spirituel Joseph L.Mankiewicz fut un vertigineux huis clos blindé de chausses-trappes,de faux-semblants,et de jeux machiavéliques qui dégénèrent."Le Limier"(1972)est l'occasion d'un mémorable face à face entre le shakespearien Laurence Olivier et le cockney Michael Caïne.On est frappé par l'intelligence des dialogues,leur double sens,le soin au verbe apporté par Mankiewicz.Entre cet aristocrate romancier à l'esprit sadique et ce coiffeur parvenu faussement naïf,une lutte impitoyable s'engage,avec pour récompense la femme du premier.Au fil du film,les enjeux dépassent largement ce postulat.Il s'agit d'honneur,de virilité,d'avoir le dernier mot.Un faux cambriolage de diamants,une intimidation au revolver,des marionnettes qui se mettent en marche à tout bout de champ.Les 2 hommes se jaugent,se manipulent,se respectent parfois,se perdent enfin quand l'effronterie est poussée trop loin.Laurence Olivier est impressionnant d'intensité extravertie,alors que Michael Caine lui tient la dragée haute sur un registre moins grandiloquent.On constate néanmoins le peu d'inventivité de la mise en scène,qui se contente de transposer la pièce de théâtre,et le fait que les personnages soient définitivement trop bavards.Un brillant exercice de style.
Pascal
Pascal

260 abonnés 2 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2024
Dernier opus de Jl Mankiewicz ( un des réalisateurs à la tête d'une des filmographies les plus relevées du cinéma hollywoodien), " le limier" ( "détective " si le titre était traduit littéralement) propose une réflexion sur les classes sociales, le sentiment et la vanité d'appartenir à une classe supérieure, l'arrogance, l'humiliation et le désir de vengeance.

On est ici au coeur des passions humaines à travers cette adaptation d'une pièce de théâtre au cours de laquelle s'opposent tour à tour l'ex mari et le nouveau mari putatif.

La plus forte impression fût lors de la première vision de cet opus qui perd de son effet de surprise ( le scénario est la clef de la réussite du " limier) dès la seconde projection et peut-être aussi le temps passant.

Il n'en reste pas moins que l'amateur du cinéma du patrimoine ne le manquera pas, d'autant que l'interprétation des deux acteurs anglais ( Caine et Olivier) est formidable.
 Kurosawa

675 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 novembre 2016
Avertissement : cette critique contient des éléments essentiels du film.
"Le Limier" est bien ce genre de film dont on espère qu'il tiendra jusqu'au bout ses promesses, tant celles-ci sont grandes et annoncées dans une séquence d'ouverture programmatique : il ne s'agira que de jouer, mais jouer sérieusement, quitte à humilier ou à tuer son partenaire. Ce jeu n'inclut que deux personnages, Andrew Wyke (Laurence Olivier) et Milo Tindle (Michael Caine), le mari trompé et l'amant, le vieillard comploteur et le clown, l'écrivain de romans policiers et le faux inspecteur, se vautrant dans le ridicule et la surenchère car au fond terriblement orgueilleux et complexés. Si l'arrogance de Wyke saute aux yeux, celle de Tindle tarde à émerger; elle n'est visible seulement quand ce dernier décide de se venger après la fin d'un premier set lamentablement perdu. Tindle est en échec parce qu'il arrive dans un décor étranger et parce que Wyke ne cesse d'attaquer; mais une fois l'hôte cerné et les éléments de la maison appropriés, Tindle peut refaire son retard en se déguisant et en manipulant l'autre : les rôles se sont inversés et le jeu, lui, devient beaucoup plus dangereux. On pourrait penser à la fin d'un deuxième set mené de bout en bout par un Tindle transfiguré que la partie s'arrête là - chacun a pu exercer son emprise sur l'autre - mais il n'en est rien : il faut gagner et, donc, continuer à jouer. Le dernier set est un brillant exercice de chantage et une chasse aux indices désespérée, où les deux personnages mettent à nu leur dimension grotesque et pathétique, ne pensant même pas à garder un minimum de dignité mais prêts à tout pour mettre l'autre à terre, au prix de s'anéantir soi-même. "Le Limier" est un huis-clos spectaculaire, brillamment dialogué et mené de main de maître par Joseph L. Mankiewicz, qui semble autant s'amuser que le spectateur devant cette farce noire qui tient un discours fort sur la perversité en ce qu'elle refoule les sentiments les plus honteux. Un grand film jusqu'au-boutiste et jubilatoire.
Truman.
Truman.

275 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2014
Globalement j'ai eu un peu de mal avec ce film, le début qui m'a littéralement gonflé, ça m'a semblé avoir du mal a se mettre en place comme il faut puis pleins de petits trucs auquel je n'ai pas accroché ( genre les marionnettes flippantes ! )
L'histoire a eu du mal a me captiver et me happer a cause de son ambiance . Mais honnêtement y a t-il un film identique a celui ci ? Non c'est vraiment unique comme film .

Ensuite c'est foutrement bien écrit, on est captivé dans ces twists inattendus et surprenant de bout en bout .
A mes yeux la connotation de policier ne colle pas vraiment mais l'intrigue est vraiment méticuleuse et original dans son traitement qui ne se prend au sérieux .

Un jeu de manipulation tordu, original, prenant et surprenant .
Béatrice G.
Béatrice G.

109 abonnés 458 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2014
Duel au sommet entre Michael Caine et Laurence Olivier (on a vu pire). La mise en scène de Mankiewicks est tout bonnement prodigieuse, de même que la gestion de la musique. En particulier, le premier acte (c'est à dire avant que les masques ne tombent complètement) est proche de la perfection: on y entrevoit le cynisme et la violence, qui exploseront par la suite, poindre sous des apparences de comédie presque burlesque, ce qui crée un sentiment d'anticipation des plus réussis: on pressent que quelque chose d'enorme va arriver mais on reste bien loin d'imaginer quoi. Et puis, cet échange de répliques cinglantes entre les deux ténors est jubilatoire. Les actes suivants, s'ils n'atteignent pas l'excellence du premier, restent tout de même de haute volée et captivent sans peine jusqu'au dénouement final en tout point machiavélique. Mon premier film de Mankiewicks et ça commence plutôt bien: absolument brillant!
Catherine V.
Catherine V.

67 abonnés 610 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 mai 2018
C'est drôle tout de même la mémoire. Curieusement, à ce film qualifié par beaucoup de véritable "chef-d'oeuvre", que j'ai vu à sa sortie, moi aussi comme tant d'autres j'aurais mis dans mon souvenir 5 étoiles. Je l'ai toutefois revu hier, enthousiasmée par le fait de le revoir, et, curieusement, 46 ans après (ce n'est pas rien....), je me suis presque royalement enquiquinée.. Comme quoi, au fil des années, le regard change. Je reconnais que les deux acteurs offrent un exercice brillant en tant que comédiens mais j'ai trouvé que c'était surtout long, long, long, et j'ose dire que j'ai trouvé qu'ils cabotinaient, par moments, même un peu trop.
gnomos
gnomos

66 abonnés 660 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 octobre 2013
Il y a vraiment des personnes qui ont aimé, sans snobisme ? J'ai trouvé le film très prévisible tout du long, très bavard aussi. J'ai commencé à visionner ce film sans savoir le moins du monde de quoi il retournait, je connaissais juste le nom du réalisateur, Joseph L. Mankiewicz, pas le premier venu, Laurence Olivier, une référence, et Michael Caine que j'adore. Dans le générique de début, j'ai remarqué la présence d'un " introducing machin ", annonce récurrente de beaucoup de films qui m'a toujours beaucoup amusée car les intéressés " introducted " n'ont jamais, ( ou j'en ai manqué, sans doute ), fait une carrière digne de ce nom. Une sorte de malédiction, en somme. Bref, ce Alec Hawthorne jouant le rôle d'un inspecteur de police était devenu "inconnu au bataillon ", comme toujours. Malgré un bon début d'intrigue où je prévoyais plus ou moins la suite des événements, je me suis assoupie et réveillée lorsque le fameux inspecteur était déjà sur les lieux. Malgré mon cerveau embrumé de sommeil, je l'ai reconnu aussitôt. Je ne sas pas si le réalisateur comptait jouer sur cet effet, il semblerait que oui. Bref, le thème du mépris de caste et du racisme abordé de façon frontale avec un demi-Italien, c'est fort. Mais il y a pire, c'est le remake; pas eu le courage de regarder plus de dix minutes.
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 746 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2016
Mention spéciale pour le scénario d'une efficacité diabolique et les dialogues élégants et pleins d'humour. Un jeu autour de deux personnages liés par une femme et qui se vengent en faisant avancer des pions sur la table de jeu qu'est le château. Le traitement est un peu désuet mais la mise en scène est très incisive avec ces automates effrayants qui témoignent de l'aspect presque horrifique de ce règlement de compte.
marcdahan
marcdahan

6 abonnés 31 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 janvier 2024
Un scénario intéressant à la base mais ce n'est pas un film policier, c'est une parodie de film policier, une sorte de Hara Kiri du genre.
Le seul intérêt du film est dans le décor, les costumes et les 2 grands acteurs qui portent ce scénario pourri à bout de bras.
cbio
cbio

7 abonnés 115 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 juin 2010
film trop long, trop bavard, avec des lourdeurs dans la mise en scéne et des incohérences dans le comportement du personnage qui passe de la naïveté totale au machiavélisme débridé, sans toutefois prévoir le final qui semble malgré tout lui faire plaisir.
Wobot
Wobot

21 abonnés 137 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2013
D'abord,j'aimerai saluer le grand Mankiewicz pour avoir réussi à renouveler constamment sa mise en scène alors que l'action se passe en huit ne peux que tirer mon chapeau au duo mythique Olivier/Caine qui nous a concocté une confrontation au sommet,avec toujours une élégance et un humour so scénario,très malin et chargé de rebondissements,est aussi flamboyant:derrière le jeu pervers entre les 2 hommes,se cache des thèmes universels(l'humiliation,la lutte des classes,la fascination malsaine etc...) exposés de manière tellement ingé seul hic est le manque apparent de "gravité" des événements(par exemple,l'interprétation plutôt légère des comédiens ou la musique sorti tout droit d'une comédie policière) qui a fait que je suis rester de marbre pendant tout le film...Mais en dehors de ce ressenti purement subjectif,c'est une œuvre qui reste honorable!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 août 2013
Comme jeune cinéphile, j'avais gardé un souvenir ébloui du Limier rangé à côte du "Guêpier pour trois abeilles". Il faut avouer que le revoir aujourd'hui fut décevant. J'ai d'abord vu le remake controversé de Kenneth Branagh, et j'étais donc curieux de le comparer au classique de Mankiewicz.

Le film parait long et extrêment bavard. Mais bon, c'est une pièce adaptée. C'est intrinsèque.. Je n'ai jamais été un grand fan de Laurence Olivier. Dans cet emploi, je lui préfère Rex Harrison (plus surprenant). Andrew Wyke est un écrivain à succès manipulateur, humiliant ceux qu'il considère comme des "parvenus", vivant comme un gamin attardé dans un fatras d'automates, de déguisements de théâtre, de photos et de maquettes à sa gloire. Tout cet attirail prête évidemment à la théâtralité vieillote. Je trouve le jeu de Sir Laurence Olivier souvent démodé, mais formidable dans les moments où il ne se protège plus avec sa superbe cérébralité spoiler: , lorsque sa vie est en danger, qu'il est obligé de subir les conséquences de sa méchanceté
.

Les automates spoiler: (utilisés comme des partenaires le piégeant à son propre jeu)
m'ont semblé lourds et énervants. Autant dans les films d'horreur avec Vincent Price (Théâtre de sang) cette utilisation des masques et pantins narquois me semble apporter une efficace bizarrerie jouissive. Autant ici, je trouve le procédé facile et redondant. Tout comme le caviar symbole de richesse.

Michael Caine est plus sobre. Les parties où il défend ses origines modestes et crie spoiler: l'insoutenable blessure vécue lors de son humiliation
sont très fortes. Nous comprenons parfaitement spoiler: les raisons de sa terrible vengeance
. Reste de vrais grands moments d'affrontement de comédiens intelligents. Le dénouement du récit est parfait.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 345 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2023
Impossible de parler du "Limier" de Joseph Mankiewicz sans évoquer "Cléopâtre" tourné dix ans plus tôt par le même Mankiewicz qui avait remplacé au pied levé Rouben Mamoulian. Peu rodé aux superproductions épiques, le réalisateur avait du forcer sa nature pour venir à bout d'une production déjà fort mal engagée quand il l'avait rejointe. Sorti très éprouvé du tournage, il n'avait pu empêcher le naufrage budgétaire du film qui avait failli emporter la Fox par le fond. Cette expérience malheureuse qui le marquera pour longtemps et précipitera sans doute sa retraite, lui avait fait dire en forme de boutade qu'il ne rêvait plus que d'un tournage avec deux personnages coincés dans une cabine téléphonique. Très avide de revenir au cinéma raffiné qu'il affectionnait tant, il s'était lancé (1966) dans le tournage de "Guêpier pour trois abeilles" vaguement inspiré de "Volpone" la pièce de Ben Johnson où il retrouvait Rex Harrison son complice d'un de ses plus grands succès, "L'aventure de Madame Muir" qui avait été lui aussi de l'aventure de "Cléopâtre". Nouvel échec que Mankiewicz imputa à la production qui avait selon lui massacré son film au montage. "Le Reptile" tourné en 1970, western parodique très réussi, sorte de réponse à la révolution du genre impulsée par Sergio Leone et prolongée par ses épigones, n'avait pas réussi à étancher sa soif de revanche. Arrivé à 60 ans, âge respectable mais pas canonique pour un cinéaste au mieux de son intelligence, Mankiewicz sent malgré tout que son heure est passée et il entend ne pas tirer sa révérence sans avoir pu clore sa foisonnante filmographie par un travail dont il soit entièrement satisfait et qui réponde à ses aspirations intellectuelles. La pièce d'Anthony Shaffer qui lui tombe entre les mains est une occasion unique qu'il ne laissera pas passer. Ce huis clos à deux personnages répond parfaitement à l'ironique et désabusée prophétie évoquée plus haut. Le tournage en Angleterre est un atout supplémentaire pour évacuer la pression hollywoodienne qui lui pèse. La présence de sir Laurence Olivier au casting donne immédiatement au projet le prestige et la promesse de qualité attendus par Mankiewicz. Michael Caine arrive ensuite comme alter ego du grand acteur shakespearien après qu'Alan Bates et Albert Finney se soient retirés de la course. Dans l'ambiance très british d'un cottage digne d'un whodunit d'Agatha Christie s'affrontent un célèbre écrivain vieillissant et le jeune amant de sa femme, coiffeur d'origine italienne et modeste. Tout le savoir-faire de Mankiewicz sera mis en œuvre pour marier avec une infinie subtilité intrigue à tiroirs, dialogues acerbes et caustiques, décors baroques (Ken Adam) et direction d'acteurs au cordeau. De ce point de vue la réussite est totale grâce à un trio au sommet de son art et en parfaite symbiose, personne ne cherchant à tirer la couverture à lui. Laurence Olivier en particulier qui n'abuse en aucune façon de son statut d'immense star et accepte même avec la plus grande abnégation de se ridiculiser dans un finale pathétique. Si la partie de fleuret moucheté entre les deux acteurs revêt le plus souvent un ton sarcastique et drolatique, le sous-texte diffuse le poison lent et mortel de l'opposition ancestrale entre générations et classes sociales qui prendra vite le dessus sur le dilemme initial du "cocufiage". Tour à tour chacun s'impose en ne dévoilant jamais toutes ses cartes ou en induisant son adversaire en erreur par le jeu de la flatterie hypocrite. Mankiewicz est bien sûr ravi de pouvoir ainsi traiter de ses préoccupations favorites par le biais de deux acteurs au diapason de son sens de l'ironie et du raffinement. La jubilation du réalisateur est bien sûr communicative et ainsi la boucle se referme de la plus belle des manières. Le grand Mankiewicz pourra donc ranger sa caméra sans garder le goût amer que lui avait laissé son expérience égyptienne. Il faut noter pour l'anecdote que le portrait de la femme de l'écrivain qui trône dans son immense salon est celui de Joanne Woodward. Enfin rappelons que Michael Caine a repris le rôle tenu par Laurence Olivier dans un remake réalisé en 2007 par Kenneth Branagh avec Jude Law à ses côtés. Entreprise méritoire et assez astucieuse pour l'inversion des rôles mais qui n'atteint à aucun moment les sommets sur lesquels le trio génial de 1972 avait installé "Le limier".
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse