Le Limier
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188 critiques spectateurs

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Spiriel
Spiriel

43 abonnés 318 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2008
A mi chemin entre du Losey et How to murder your wife, ce dernier film de Mankiewicz est une belle gâterie, pour lui comme pour nous, portée par deux acteurs géniaux. Un conflit entre deux orgueils immenses, qui va se régler au travers de jeux de manipulation dans lesquels le but est d'humilier l'autre. Les deux personnages se mettent en scène en permanence pour tromper l'autre (un grand dada du réalisateur, traité ici avec un cynisme d'une noirceur réjouissante), entre l'aristocrate irresponsable qui feint le désintérêt pour une femme qu'il aime toujours et l'autre qui prétend une assurance brittish, lui le fils d'immigré italien. Ce qui n'est au départ qu'un jeu va se transformer en intimidation, menace... leur orgueil les empêchera jusqu'au bout de ne pas répliquer aux attaques adverses. Car au final, toutes les blessures qu'ils dissimulent en permanence vont être révélées. Les personnages exposent alors leur richesse, au-dela de la caricature qu'ils affichent au premier abord. Les ressorts de la première partie sont géniaux, dans la seconde partie ils sont un poil prévisibles par contre... Brillant caviar de divertissement intelligent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 décembre 2011
Un très bon polar digne d'un Hitchcock avec une dimension plus intrigante. Mankiewicz conçoit un chef d'oeuvre en huis-clos interprété par deux excellents acteurs. La mise en scène est soignée, le scénario est impeccable, parsemé de rebondissements inattendus. Une merveille.
Death_Metallus
Death_Metallus

18 abonnés 417 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2013
Adapté d'une pièce de théâtre anglaise, Le Limier de Joseph L. Mankiewicz (notamment réalisateur d'Eve, La Comtesse Aux Pieds Nus ou encore Blanches Colombes Et Vilains Messieurs) est une comédie noire à suspense, qui se déroule pratiquement à huis clos. Le film s'articule autour de deux acteurs seulement : Laurence Olivier (vu dans Rebecca, Spartacus et d'autres grandes fresques historiques et romantiques) et Michael Caine (L'Or Se Barre, La Loi Du Milieu) qui se montre sous plusieurs visages. Les dialogues, qui ne manquent pas d'humour, sont le ciment du Limier et mettent en avant l'interprétation de chacun des acteurs. Le scénario réserve quelques rebondissements. Enfin, deux thèmes prédominent dans ce film, la machination criminelle (un peu comme dans un film-noir, mais d'une façon plus légère) et le jeu dans tous ses états. Du simple jeu de fléchettes au jeu de rôle poussé à l'extrême, en passant par les poupées mécaniques, le manoir du romancier (interprété par Laurence Olivier) est un immense bazar où chaque élément, né de l'imaginaire de son hôte, alimente la farce. Le Limier est donc un film au concept original, plus léger qu'il n'y paraît, où les acteurs manient le verbe avec classe.
Bcar
Bcar

14 abonnés 117 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2011
Mankiewicz pour son dernier film livre un huis clos de haletant durant lequel le spectateur voit deux immenses acteurs (Laurence Olivier et Mickael Caine) se livrer a des jeux qui n'en finissent pas. Mais rien d'ennuyant la-dedans, tellement les coup de téatre s'enchainent et nous laisse béat, de quoi se faire quelques cheveux blancs. Les dialogues savoureusement écrits apportent les touches d'humour indispensables et rendent toujours distrayante la moindre tirade.
xxLaurent
xxLaurent

6 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 octobre 2012
Excédent huit clos avec dialogues taillé à la serpe entre ces deux hommes qui se haïssent en restant toujours très Britich, j'ai adoré.
Sawyer17
Sawyer17

86 abonnés 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2010
Pour son dernier film, Joseph L. Mankiewicz, grâce à une mise en scène théâtrale livre un huis clos machiavélique et surprenant. Le spectateur se fait magnifiquement bien leurrer, les rebondissements et surprises s'enchaînent, sans jamais l'ombre du moindre ennui sur la durée. On ne peut en dévoiler plus sur l'intrigue, de peur de trop en révéler. Le film m'a littéralement bluffé, c'est un must en matière de film Policier.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2024
Dès le générique (cela, on ne s’en apercevra qu’après) et la première scène, le ton est donné : le visiteur qui arrive au domaine s’égare dans un labyrinthe végétal pour rejoindre le propriétaire, qu’il entend être en conversation : il découvre qu’il faut activer un mécanisme pour faire pivoter un morceau de haie afin d’accéder au centre du dit labyrinthe et que la conversation n’en est pas une, l’interlocuteur s’avérant être un magnétophone… Le film consiste à partir de là en une accumulation de faux semblants et de falsifications. Le comportement constant des personnages vise à manipuler et à tromper autrui, comme Mankiewicz vise à manipuler en permanence le spectateur : certains actes des protagonistes changent rétrospectivement radicalement de sens (la vérification du pouls par le « premier meurtrier » en est un exemple subtil) ; certains plans aussi (celui des la voiture cachée dans les frondaisons).
Il s’agit là d’un jeu (de jeux) entre les personnages eux même, et entre le réalisateur et le spectateur ; jeu(x) intelligent et machiavélique, qu’il faut apprécier en renonçant à la vraisemblance. Le plaisir est purement intellectuel, loin de tout réalisme (le réalisateur a le soin de présenter son œuvre en nous faisant pénétrer dans une scène de théâtre miniature) ou toute empathie.
A ce plaisir jouissif s’ajoute la symbolique de ce jeu auquel se livrent les protagonistes, dont la motivation est un travers inhérent à la nature humaine : la volonté de domination, et son expression perverse qu’est l’humiliation, prenant ici parfois une coloration de lutte des classes.
Adaptation d’une pièce de théâtre, le film est bien sûr assez théâtral, au sens où le scénario, diabolique, et les dialogues, ciselés et percutants, sont les principaux ressorts du film ; mais Mankiewicz utilise aussi à merveille les possibilités du cinéma, en faisant se promener et se perdre sa caméra dans un entrelac de décors intérieurs sophistiqués et angoissants peuplés d’inquiétants automates.
Quand ces « jeux dangereux », relevant essentiellement de la comédie, sont rattrapés par la réalité, ils débouchent dérisoirement sur la mort et la folie ; après ces deux heures vingt de plaisir autant jouissif que vénéneux, Mankiewicz conclut sur une considération morale.
NB : Le film mérite d’être vu plusieurs fois : le plaisir de la découverte, des surprises et des rebondissements de la première vision est encore dépassé, lors d’une vision postérieure, par l’admiration et la délectation de l’ingéniosité mise en œuvre dans la construction de ce film d’orfèvre.
Ryce753
Ryce753

32 abonnés 431 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2013
Huis clos très étrange qui m’a semblé long et mou mais à force je l’ai trouvé passionnant grâce à l’interprétation de Michael Caine et Laurence Olivier. Voir ces deux acteurs s’affronter est un régal pour les yeux. Jusqu’où iront-ils dans leurs délires ? Le scénario très copieux d’Anthony Shaffer nous donne parfois du fil à retordre et me paraît invraisemblable (comment le personnage de Caine pourrait être d’accord avec le plan initial d’Olivier qui est de lui voler les bijoux de sa femme et de frauder avec la compagnie d’assurance). A part ça, il y a un certain plaisir indéniable à entendre les expressions d’Olivier tels que : «Saint-John Lord Merridew, Millowww», sa performance est très théâtrale par rapport à Michael Caine qui fait beaucoup mieux dans le rôle de l'amant de sa femme, ce qui lui permet un jeu plus subtil et moins cabotin. J'ai bien aimé la mise en scène, les marionnettes animées, les jouets excentriques qui dégagent une atmosphère particulièrement bizarre. Un grand cru !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 février 2008
Joseph L. Mankiewicz réunit un géant du cinéma américain, j'ai nommé Laurence Olivier (Rebecca) et un futur géant, Michael Caine (Prestige), pour cette adaptation de la pièce de théâtre éponyme, "Limier". Ce huit-clos repose essentiellement sur la performance des deux seuls acteurs du film, davantage que sur l'intrigue, légèrement convenue. Un jeu aussi ludique que dangereux au cours duquel la vie de deux hommes va se fondre dans un décor burlesque, celui de l'intelligence froide.
Cocobusiness
Cocobusiness

17 abonnés 382 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2009
Le Limier, (Sleuth) 1972, de Joseph Mankiewicz, avec Laurence Olivier et Michael Caine. Huit clos formidablement british, filmé de façon très théâtrale, forme qui convient ici parfaitement au jeux des personnages, comme au redoutable jeu auquel ils se livrent. C’est le combat en vue d’une mise à mort, entre l’aristocrate méprisant et mystificateur (auteur de romans policiers) et le coiffeur parvenu, immigré en mal de reconnaissance, les deux étant aussi, respectivement le mari et l’amant d’une dame Marguerite. Mise en scène raffinée, images subtiles (tous les automates, le labyrinthe du début), dialogues percutants, pour ce face à face entre deux manipulateurs, plus ambigus que cruels, plus émouvants qu’effrayants, plus orgueilleux que cyniques, qui manipulent incroyablement pendant plus de deux heures…le spectateur. Brillant exercice de style, dans le fond, comme dans la forme.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2012
Tout simplement excellent. Quel scénario intelligent, plein de rebondissements sans en faire trop, l'intérêt ne met pas longtemps à se manifester chez le spectateur. "Le limier" est parfaitement construit sur tous les points. On embarque dans un jeu assez simple dès le départ, pour se retrouver finalement dans une histoire originale et très aboutie qui ne finira pas de nous surprendre. Je ne préfère pas en dire davantage pour que vous puissiez vous confronter à une surprise de taille. A voir de toute urgence.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2008
Brillant. Intelligent. Savoureux. Parfait dans sa réalisation et sa maîtrise. Que dire de plus sur ce chef-d'oeuvre signé Joseph L. Mankiewicz ? Rien sans doute. Sinon que Michael Caine et Laurence Olivier démontrent une fois encore toute l'étendue de leur talent. Incisif à souhait, ce film permet de puiser profond dans le pot de l'âme humaine. Un très grand film.
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le dernier Mankiewicz et peut-être le meilleur( quoique "All About Eve"?). Rarement aura-t-on fait un film aussi ludique et acerbe à la fois. Est-il besoin de préciser que Laurence Olivier et Michael Caine (qui aura quelques années plus tard un rôle très proche de celui d'Olivier dans "Piège Mortel" de Lumet, film lourdement inspiré par celui-ci) sont absolument parfaits. Noir et réjouissant.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 janvier 2016
Le Limier est mon premier Mankiewicz, et je compte bien renouveler l’expérience car c'était épatant ! L'ensemble n'est pas parfait, mais tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce huis clos un moment de cinéma mémorable. Petite précision pour commencer : il ne fait pas se faire avoir par le titre et l'affiche, le film n'est pas du tout un policier. Il s'agit en fait d'un véritable combat de coq entre Andrew Wyke (Laurence Olivier) et Milo Tindle (Michael Caine) livré pour une raison que je tairai. L’œuvre prend la forme d'une joute verbale tantôt amicale tantôt hargneuse, articulée par le changement régulier du rapport de force entre les deux protagonistes. Ces pivots narratifs constituent de vrais retournements de situation, aussi il est préférable de ne rien savoir sur l'histoire avant le visionnage, car le moindre détail pourrait gâcher une surprise. Cette construction scénaristique renouvelle régulièrement l'intrigue et ne laisse qu'une seule question en suspend : "Mais qui aura le dernier mot ?". Bien sûr, il faut de bons interprètes pour construire un huis clos de cette trempe. Les deux acteurs s'en tirent avec les honneurs, mais ils sont bien aidés par des personnages consistants. Le long-métrage permet l'analyse presque totale de leur personnalité en faisant le tour de leurs névroses et de leurs motivations. L'unique point commun entre les deux protagonistes est leur goût pour la malhonnêteté, dont le spectateur fait souvent les frais. À plusieurs moments, on ne sait plus qui croire, ou que croire dans ce qu'ils racontent, et le réalisateur ne se prive pas pour nous laisser dans le doute. La mise en scène est discrète mais sait être efficace aux moments importants, en témoigne le montage de fin très rapide qui traduit la folie complète de la scène. Par ailleurs, la réalisation embrasse totalement l'aspect théâtre en ouvrant l’œuvre avec un rideau rouge et en présentant les deux hommes comme des silhouettes (ou des pantins) faisant partie d'un diorama. Ce thème du pantin ne me semble pas anodin puisque Mankiewicz a choisi de placer plusieurs automates dans le manoir de Wyke et d'en faire les témoins silencieux de l'action, à tel point que le réalisateur insère parfois des plans brefs sur ces machines entre deux répliques, comme pour montrer leur (non) réaction. Le Limier commence doucement, avec un ton décontracté, et s'autorise quelques moment d'autodérision à propos des anglais. Mais une fois l'intrigue mise en place, l'ensemble devient de plus en plus tendu, de plus en plus oppressant. La construction du récit, la confrontation entre ces deux grands acteurs et sa mise en scène ingénieuse font de ce film un grand huis clos, qui vous trahira tôt ou tard, vous pouvez en être certain.
Vernon L.
Vernon L.

33 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 octobre 2014
La lutte des classes sur un mode feutré, châtié, tel qu'on ne peut la concevoir qu'en Angleterre (le réalisateur est méricain, mais le dramaturge auteur de l'oeuvre originale est liverpoolien, j'ai vérifié !). Mais d'autant plus impitoyable. Certes, ce crescendo dans la domination qui se durcit jusqu'au point de non retour est aussi un exercice de style. Mais, au-delà du ludisme et de la sophistication, au-delà des enjeux les plus apparents de l'intrigue (femmes, honneur, virilité), il s'agit bel et bien d'un duel à mort entre un aristocrate fat et raciste et un petit coiffeur d'origine italienne dont la famille a avalé trop d'humiliations..
Mankiewicz, qui faisait partie des artistes "gauchistes" au temps où Mac Carthy faisait la chasse aux sorcières, aura tiré sa révérence avec un film délicieux qui porte bien sa patte (subtilité, raffinement, ironie), mais qui peut aussi se lire comme un discret testament politique.
Chapeau en tout cas !
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