Une histoire passionnante, un film sobre qui déroule son exposé sans fracas mais sans jamais ennuyer, voilà l’impression rapide que m’a laissé Dark Waters. A éviter tout de même si on a pas le moral car le constat qu’il fait est assez désespérant sur l’argent roi, sur les grosses sociétés qui mettent en danger des individus pour un peu plus de profit tout en sachant qu’au final le système sera à leur avantage. Mark Ruffalo visiblement très impliqué montre avec son personnage un combat qui semble vain mais juste qu’il est obligé de mener. Pas exempt de défauts, utilisant parfois de grosses ficelles, Dark Waters est tout de même très intéressant et se trouve être une belle résurgence du cinéma vérité américain.
Dark waters, s'il n'est pas un chef d'oeuvre, est un exemple de ce que le cinéma peut produire de plus riche et de plus gratifiant pour le spectateur.
Tout est en effet porté à haut niveau d'excellence dans ce dernier film de Todd Haynes. On savait ce dernier grand styliste, mais il porte ici l'art de la mise en scène à son plus haut niveau : tout est habile, beau, stylé dans ce que Haynes propose, des couleurs magnétiquement grisâtres aux plus subtils mouvements de caméra.
L'interprétation de Mark Ruffalo atteint ici une intensité inusitée (même si dans Spotlight et Foxcatcher, il était déjà formidable), pleine de failles et de creux. Rarement la sourde obstination d'un justicier laborieux aura trouvé si parfaite illustration.
L'aspect documentaire donne au film une profondeur incroyable : rien n'y est simple, tout y est long.
Pas forcément facile d'accès, Dark waters enthousiasme par sa puissance et sa densité. Un must de 2020.
Après "Carol" avec Cate Blanchett et Rooney Mara, ma seconde incursion dans la filmographie discrète mais très solide de Todd Haynes pour un long-métrage qui s'inscrit dans la lignée des thrillers d'investigation dénonçant le combat d'un individu ordinaire face à une entreprise dont les produits ont un impact néfaste sur la santé comme "Erin Brockovich" de Stephen Soderbergh ou encore "Révélations" de Michael Mann, ici un avocat impeccablement incarné par Mark Ruffalo face au géant de l'industrie chimique qu'est l'entreprise DuPont qui, en créant le téflon, a provoqué un nombre impressionnant de maladies graves par une pollution des rivières. Dans le genre cinématographique des films de procès face à un scandale environnemental, peut-être l'ensemble qui m'a le plus bouleversé grâce à la qualité d'interprétation de son acteur principal, magnifiquement entouré de seconds rôles au talent indéniable comme Anne Hathaway ou encore Tim Robbins, une mise en scène sobre mais qui fonctionne à merveille et des enjeux dramatiques toujours amenés de façon juste et sans emphase inutile. Une oeuvre forte qui ne laisse pas le spectateur de marbre mais au propos mesuré, une très bonne sensation.
Très influencé par le cinéma du Nouvel Hollywood mais sans en être paralysé pour autant, ce thriller judiciaire a judicieusement opté pour un traitement cru et sans fard de son sujet. Pas de personnage central exubérant, pas de pseudo-suspense rajouté pour accentuer le côté "grande conspiration": c'est un exposé direct, froid et, à sa manière, brutal d'un scandale environnemental d'envergure. Mark Ruffalo campe avec excellence cet avocat opiniâtre et jusqu'au-boutiste, la sobriété globale de l'interprétation s'accordant impeccablement avec la mise en scène. Un film très réussi sur une question cruciale.
Todd Haynes, avec Le Musée des Merveilles (2017) et Carol (2016), nous avait emballé avec des propositions artistiques d’une grande originalité. Des récits intenses, une touche d’onirisme, et une grande élégance de mise en scène, étaient la marque de fabrique du réalisateur américain qui s’est fait un nom parmi les bons metteurs en scène actuels. Prenant le contre-pied de ses précédentes réalisations, on le retrouve ici sur un terrain plus formel, celui du film de lanceur d’alerte. Et avec Mark Ruffalo au casting, on ne peut s’empêcher de penser à un maître film en la matière dans lequel on retrouvait celui-ci : Spotlight, Oscar du meilleur film en 2016. Et Todd Haynes nous propose avec Dark Waters un long-métrage à la qualité parfaitement calqué sur ce dernier. Le scénario est diablement efficace, Mark Ruffalo encore une fois très convaincant, et la mise en scène est sans fausse note. Malgré tout, le sujet est assez complexe et il faut se faire un peu violence pour rentrer dans l’intrigue. D’autant plus que l’affaire a duré près de deux décennies, et le réalisateur a donc bien du mal à se défaire de l’enlisement de cette longue bataille juridique. La seconde partie de son film en pâtit donc en termes de rythme et c’est bien dommage. Mark Ruffalo est omniprésent à l’écran et ne laisse donc que peu de place à des seconds rôles pourtant brillants incarnés par Anne Hathaway ou Tim Robbins. Todd Haynes nous propose donc un film assez classique dans la forme mais terriblement informant sur le fond.
Dark Waters est long mais c'était nécessaire pour exposer l'affaire clairement. Un nouveau film judiciaire US qui fait froid dans le dos sur le détournement de la science au profit du commerce et sur les "merveilles" du système judiciaire US.
C'est un très bon film dans l'ensemble. Et un scénario efficace, une mise en scène de bonne facture et aussi un casting globale très bon. Mention spéciale à l'acteur principal qui est vraiment très convaincant.
Un drame effroyable tiré de faits réel, mené par un Mark Ruffalo, intègre dans son rôle, consterné et conserné par cette affaire de produit chimique qui tue à petit feu un pauvre fermier, le c8 ou le Téflon. Une enquête minutieuse et passionnante. Révoltante. On a des pointures niveau casting, Anne Hathaway, Tim Robbins, Victor Gerber, et surtout Bill Pullman, en avocat joviale. De vraie personnalité ayant contracté cette maladie jouent dans ce film témoignant de leur combat contre cette affaire. Une affaire qui dura des années. Voir des décennies. Qui relève enfin de compte la dramatique résultat des faits. Un problème qui nous conserne tous, même aujourd'hui. Émouvant et choquant.
Bien mais un peu trop long pour ce que c'est ; meme si on est bien pris dans l'histoire. Les acteurs sont tous très bons. Un certain manque de rythme. Interessant en tout cas!
Encore un film qui dénonce la main mise des multinationales sur la société et les politiques. Le pot de terre contre le pot de fer. Haletant, pesant et pourtant très dynamique dans sa mise en scène. De très bons acteurs. À voir pour ouvrir un peu les yeux sur le réel.
Terrifiante et palpitante plongée dans les arcanes des multinationales assassines ! Rappel historique: BASF a refusé d'utiliser la technologie des revêtements antiadhésifs et a vendu le brevet à DuPont de Nemours qui n'a pas eu les mêmes scrupules spoiler: ils l'ont testé sur leurs propres employé(e)s, créant un désastre sanitaire , bien au contraire ! Ils ont tué, empoisonné et continuent de le faire en toute impunité (le procès, interminable, étant toujours en cours). Ce film met au jour la duplicité des industriels et les difficultés à les faire condamner. Un temps au service de ces entreprises, le héros (acteur producteur), un avocat, est habité par sa croisade. Il ira jusqu'au bout de ses forces, contre toutes les influences dissuasives. C'est bien simple, après le visionnage, j'ai balancé toutes mes poêles antiadhésives pour me rabattre.... sur de la fonte d'acier !
Je crois que l’affaire est toujours en cours aux Etats-Unis, et la manière dont le réalisateur l’aborde est alors d’autant plus significative. S’il traite toutes les pièces principales du dossier, c’est surtout sur l’avocat de la défense qu’il braque habilement ses projecteurs en suivant son itinéraire si particulier. Bilott défendait habituellement les nantis et les puissants, dont certains grands groupes chimiques à l’image de DuPont vers lequel il se retourne maintenant. Il l'accuse de polluer des terrains entiers depuis des années, provoquant de nombreuses maladies chez les hommes et dans le cheptel. Plutôt que de suivre le classique chemin d’une instruction judiciaire, Todd Haynes dépeint l’évolution de cet homme qui retourne en fait à ses racines. Il foule à nouveau le sol sur lequel il jouait autrefois, ce sol incriminé aujourd’hui dans un dossier qu’il sait dangereux à son égard, à plus d’un titre. Mark Ruffalo dans ce personnage est grand aux côtés de Tim Robbins en qui il trouve un partenaire d’exception. Pour un film qui ne l’est pas moins. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Dans la plus pure tradition des films américains d’enquête, Dark waters raconte le combat d’un avocat de Cincinnati contre la firme DuPont, géant américain de la chimie, accusée d’avoir sciemment mis en danger la santé de milliers de citoyens américains pendant plusieurs décennies. D’une très grande élégance, remarquablement mis en scène et mis en lumière, ce film tiré d’une histoire vraie est un long-métrage à l’ambition formelle évidente, qui nous embarque de manière passionnante dans cette enquête à la David contre Goliath. Propre et passionnant.
"Dark waters"...un avocat travaillant pour le lobby chimique va , cette fois, se battre contre en défendant un éleveur d'une petite ville américaine. Tiré de fait réel et encore d'actualité...j'ai juste adoré! Forcement je suis sortie dégoûté car une fois de plus les tout puissant s'en sorte sans grand soucis...Dupont, énorme entreprise chimique pollue depuis plus de 40 ans une ville américaine et le monde à cause du produit utilisé pour la fabrication du Téflon, qu'on retrouve dans nos poêles, produit de beauté, des jouets etc...ils le savent au final de la plainte il débourse 670M alors qu'il se font 1 milliard de bénef grâce a ce produit!!!! HONTEUX!!! Le film sinon les acteurs sont top, Ruffalo et Hataway sont à la hauteur de l'histoire. On rentre assez vite dans le vif du sujet et le film monte en pression, on est souvent en colère de la façon dont on apprend les choses , triste aussi et quand on croit que cela va bien finir ben bim une nouvelle vous calme direct. Bref un super film que voilà!!! NOTE : 9/10