315 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
49 critiques spectateurs
5
1 critique
4
6 critiques
3
19 critiques
2
17 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Michael78420
66 abonnés
1 941 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 25 juillet 2026
Mais que s'est-il passé ? Le premier opus était splendide. Le deuxième médiocre. Celui-ci est indigne de Jean Gabin. Sans lui, ce serait une catastrophe industrielle du cinéma franco-italien. Le scénario est bancal, inutilement compliqué. Le jeu d'acteur est passable, tout juste sauvé par le charisme du grand Jean. On sera surpris de voir Maigret perquisitionner sans mandat chez Lily (Françoise Fabian). On s'étonnera d'avoir donné un rôle d'Américain, Cicero, à Michel Constantin. Trop de personnages se bousculent dans des scènes ennuyeuses. La seule bonne nouvelle étant qu'on est libéré en moins d'une heure trente. À réserver aux exégètes du genre.
Gabin incarne une troisième et dernière fois Maigret, et comme toujours il est formidable. La mise en scène l'est moins, hélas, et le scénario est beaucoup moins passionnant que pour les opus précédents, de même que les rares scènes d'action qui n'ont aucun relief. Film que j'aurai vite oublié, dommage.
C'est probablement l'une des meilleures adaptations de Simenon. Celle, en tout cas, où Gabin est vraiment Maigret..Il faut néanmoins déplorer la faiblesse de la réalisation, notamment pour les séquences de bistrot : Grangier n'est pas Sautet.
Le commissaire Maigret enquête sur les méfaits de tueurs venus d'Amérique (l'un d'eux est le spoiler: débutant Michel Constantin, cocassement doublé en anglais) Je ne sais pas la valeur et l'originalité du roman de Simenon; en revanche je suis sûr que Gilles Grangier en fait un polar courant et médiocre à beaucoup d'égards. L'intrigue et le dessein des américains à Paris sont une énigme pour Maigret comme pour le spectateur, mais n'offrent pas de perspectives très intéressantes. A dire vrai, on reste indifférent au développement de l'enquête policière, laquelle supporte une mise en scène impersonnelle, sans inspiration et maladroite, jusqu'à priver les protagonistes de singularité et d'authenticité, caractéristiques qui fondent pourtant l'intérêt des livres de Simenon. Le film est un défilé de personnages stéréotypés factices. Maigret n'y échappe pas, composé par un Jean Gabin qui fait du Gabin dans un numéro minimaliste. Maigret n'a ici que la personnalité de l'acteur, lequel s'est montré plus à son avantage dans les deux Maigret tournés par Jean Delannoy.
Le moins bon des 3 Maigret époque Jean Gabin. Les dialogues ne sont plus d'Audiard et la réalisation est un peu plus basique mais surtout c'est le scénario qui manque d'intérêt par rapport aux autres. C'est une sorte de course poursuite entre truands américains et le placide Maigret. Ce qui reste intéressant dans ce Maigret c'est de voir l'époque, et rien que pour ça on peut le regarder. On voit le Paris de 1963, la police de l'époque, l'intérieur des appartements, des bars...
« Le Manhattan c’est notre seul piège à rats, si on veut qu’il se referme, faut savoir doser le gruyère. »
« Maigret voit rouge » est la dixième collaboration de Gilles Grangier, ancien stakhanoviste du cinéma populaire (réalisant parfois 3 films par an dans les années ‘50) et de Jean Gabin. C’est également la seconde fois que les deux hommes mettent en scène un roman de Simenon après « Du sang à la tête ». Au niveau de la musique, il s’agit de la cinquième collaboration entre Michel Legrand et Francis Lemarque au cinéma et la troisième du duo pour Gilles Grangier.
Au niveau du casting, on pourra s’amuser de l’une des premières apparitions marquantes de Michel Constantin (j’avoue, je suis fan), doublé en anglais des Etats-Unis. Plus sérieusement, Gabin ne déroge pas à sa stature audiardesque acquise une dizaine d’années plus tôt (Gas-Oil, Gilles Grangier déjà, 1955), Guy Decomble, habitué des seconds rôles et des interprétations de policiers, joue un inspecteur un peu falot, Françoise Fabian, déjà célèbre et veuve de Jacques Becker, éclabousse la pellicule de sa grâce et croise un encore jeune Marcel Bozzuffi (déjà présent dans Gas-Oil) qui sera son mari durant 25 ans. Voilà pour le côté people, ne vous y habituez pas, ce n’est pas mon genre. Ajoutons encore l’excellent Vittorio Sanipoli, parfait en patron de bar américano-sicilien faussement ingénu.
Au niveau de la réalisation, ne soyons pas trop vache avec Gilles Grangier : son classicisme sans originalité, sans invention, a quand même vu naître quelques chefs d’oeuvre de la comédie populaire française (Gas-Oil, Archimède le Clochard, Le Cave se Rebiffe, les Vieux de la Vieille), certes tous avec Jean Gabin (ils tourneront 12 fois ensemble) mais aussi La Cuisine au Beurre, avec Fernandel et Bourvil, sorti la même année que ce Maigret. Ce que Grangier apporte à cette adaptation de Simenon, c’est surtout la douceur visuelle de sa narration. C’est en effet ce qui caractérise le plus son cinéma, et qui détone dans les histoires sombres et souvent pessimistes de Simenon : l’humanité et la tendresse de ses personnages, que l’on peut ressentir dans la captation des expressions du visage, quelques dialogues de connivence et la lumière de ses scènes. Même dans l’adaptation d’oeuvres noires, Grangier apporte toujours sa lumière personnelle, ses films font du bien à notre humanité.
Au niveau des dialogues, signés par l’oubliable Jacques Robert, on peut se demander qui a fait planer aussi savoureusement l’ombre d’Audiard, tant certaines tirades semblent tout droit sorties de sa verve. Sans doute Grangier et Gabin y ont-ils mis leur grain de sel.
L’histoire enfin est amenée à la façon d’un puzzle, avec quelques la révélation de détails que Maigret ne connaît pas mais qu’il devinera vite. Nous, nous suivons l’enquête de manière assez immersive et cela aussi est à mettre au compte de Grangier et Gabin.
Au final, ce Maigret en « patron » est un excellent film qui, sans être un chef d’oeuvre du cinéma, est fort bien pensé et très distrayant.
Il faut bien l'avouer, ce troisième et ultime "Maigret" avec Gabin, réalisé par Gilles Grangier (au lieu de Delannoy pour les deux autres films), est, et de très loin, le moins bon. Maigret aux prises avec un gang de truands mafieux made in USA (parmi eux, Michel Constantin, qui peut convaincre qu'il est ricain tant qu'il ne parle pas, et il parle, ceci dit, rarement dans le film, de mémoire). Gabin est comme d'habitude parfait dans le rôle, mais ici, franchement, la sauce a du mal à prendre, il semble manquer des ingrédients, certains semblent un peu frelatés, DLC dépassée. On prend nettement moins de plaisir à revoir ce film que les deux autres, er je surclasse un petit peu ma note pour ne pas faire un trop gros contraste avec celles des deux autres films, mais, sincèrement, un bon vieux 2.5 sur 5 serait plus justifié. Ce n'est pas un navet, mais si la série avec Gabin avait été entièrement de ce niveau, on n'en parlerait plus trop, de ces films.
Voilà un excellent policier, sans cascades, sans action, sans course poursuite et pourtant on est littéralement happé, captivé par ce film et on ne voit pas le temps passé tant le scénario et le montage sont réglés aux petits oignons. Gabin est complètement habité par ce rôle du grand commissaire Maigret et cela se ressent particulièrement bien. A voir par tous, par les amateurs de policier, et les fans de Gabin.
Film plan plan sur tous les plans. Pas (ou peu) de rythme, des séquences anglophones incompréhensibles, un Gabin qui fait du Gabin (et qui semble être de passage dans cette histoire) et des acteurs qui figurent pour figurer. Le scénario n'est pas inepte, mais sa mise en scène distille une sorte d'ennui. Bref, un film que je résumerai par ce mot : bof ...
Un film policier baser sur les roman du commissaire maigres qui ici devient le divisionnaire bizarrement, le scénario, l'histoire et la façon dont elle est mis en scène on croirait un vieux vieux téléfilm , je pense même que ce personnage ne mérite pas mieux que des téléfilm car en faire un film c'était une bonne idée , car hormis Jean Gabin impeccable comme la plus part du temps dans ses films et quelques bon dialogue le reste n est pas à garder , 1h30 qui passe tellement doucement, durant lesquels l'intrigue ne nous passionne pas , on dirait plutôt que l'on regarde un film de 3h tellement sa met du temps à ce dérouler.
résumer :
Près de la gare du Nord, un inconnu a été blessé par des tueurs en automobile. Quand la police survient, la victime a disparu. Le commissaire Maigret, assisté de l'inspecteur Lognon, découvre qu'il s'agit de gangsters américains. La plaque minéralogique de la voiture des agresseurs, relevée par un témoin, conduit Lognon à un bar, tenu par un Américain d'origine sicilienne, où travaille une Belge : Lily, qui a hébergé les gangsters. Lognon est enlevé par ces derniers et sévèrement frappé. Le commissaire Maigret réussira, après de périlleuses péripéties à comprendre pourquoi des gangsters de Saint-Louis (Missouri) cherchaient à récupérer à Paris un témoin gênant protégé par le FBI.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 11 juin 2021
L'intrigue est inhabituelle trois gangsters de la mafia sont à Paris pour faire taire un condamné français potentiel qui a passé des années en liberté aux Etats-Unis et qui a témoigné auprès du FBI contre un puissant mafieux de Chicago. Maigret tâtonne alors dans l'obscurité mais il est avisé et tend un piège pour attraper les rats dans le bar. Mis à part quelques défauts mineurs ce film a tant de qualités et d'éléments justes qui permettent d'accrocher les spectateurs. Il y a des personnages hauts en couleur comme le Dr. Fezin qui s'exprime dans un langage kafkaïen d'une rare éloquence. Il y a de la philosophie en langage figuré et le malchanceux inspecteur qui s'est fait rouler pendant qu'il cherchait sa grande affaire. Tandis que le frénétique Jules Maigret explore tout son stock de capacités pour tirer quelque indice qui aboutiront à la vérité. C'est un film mystérieux plaisant et même drôle de la série des Maigret...
Pas le meilleur Maigret de Gabin mais un bon film policier malgré tout. Gabin y est parfait tant il colle à merveille au personnage du commissaire. Le scénario est un peu moins bon que d'autres enquêtes du célèbre policier mais on passe un bon moment malgré tout.
Même s'il a pris quelques rides, ce polar en N&B nous offre de bons dialogues, un peu d'action et une histoire qui tient la route. Le trio Simenon-Grangier-Gabin fonctionne bien dans ce polar de la grande époque, celle des "Tontons flingueurs" sorti la même année. Si le film manque quelque peu de rythme, il nous reste le plaisir de retrouver au casting Françoise Fabian, et dans les seconds rôles des faciès connus tels que Michel Constantin, Marcel Bozzuffi ou Edward Meeks l'Américain de la série Les Globe Trotters.
Plat, ennuyeux, malgré de bons acteurs. De plus, la majorité des dialogues sont en anglais et en italien non sous-titrés, ce qui est problématique pour ceux qui ne pratiquent pas ces langues.