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Un visiteur
2,0
Publiée le 3 décembre 2019
Scénario vide de sens, acteurs brillants mais n'ayant pas la place dans leur rôle attribué dans le film, des accents marseillais qui sonnent faux.. déçue !
Ascaride geniale. Mais les autres acteurs peinent a passer pour des Marseillais. L'accent n'y est pas du tout. Ce film s'oublie vite , tres peu esthetique. Dialogues convenus. Manque de piquant.
Une grande déception après tant de virtuosité et le souvenir de "Marius et Jeannette". Un scénario trash de chez ringard ; Ariane Ascaride, Jean-Pierre Daroussin, Gérard Meylan et Robinson Stévenin sont à leur aise, les autres s'accrochent aux branches. Le seul argument salvateur, c'est le sourire de Gloria, mais de là à en faire un argument commercial ... ?
Sur le même sujet n'arrive pas à la cheville de Ken Loach. On sent trop le discours bien pensent. Ça dégouline finalement de bons sentiments qui vont nous permettre de continuer à vivre. il n'y a pas de souffle, pas d'espoir, pas de révolte, pas de discours politique, Dans le cinéma Français les riches regardent trop souvent vivre les pauvre sans bien comprendre ce qui se passe. Les actrices et acteurs sont exceptionnels.
Le film excelle par son réalisme sans fioritures et un jeu d'acteurs simple et honnête. On sent la pression tout au long du film sans savoir ce qu'il va vraiment se passer. La fin m'a semblé triste mais optimiste ; les mêmes heures ne se reproduiront peut-être pas et la petite Gloria deviendrait une femme qui réussirait plus que sa mère ?spoiler:
Bien rythmé, ambiance pesante à souhait mais réaliste. Les acteurs sont parfaits : attendrissants ou irritants ils remplissent bien leur rôle. Cependant un peu long.
Une chronique sociale d'un naturalisme que Emile Zola n'aurait pas renié. Des thèmes , bien servis par la qualité du scénario et le jeu des acteurs, traités avec justesse. Précarité sociale, évanouissement des valeurs du travail lui même ou disparition de ses valeurs morales , dilution des solidarités, familiales ou sociales, laxité des relations familiales. Des maux actuels affectant les générations actuelles, que les générations antérieures (parents ou grands-parents dans le film) peinent à juguler. On pourrait regretter peut-être un ton grandiloquent de G. Meylan et JP. Darroussin, dans des rôles par ailleurs difficiles. Un film courageux et sincère qui nous réconcilie avec le cinéma.
On prend les mêmes et on recommence ? Ça ne fonctionne pas à tous les coups. Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan, formidables dans « Marie Jo et ses deux amours » du même réalisateur, ne présentent ici qu’une pâle figure qui devient vite ennuyeuse. Le scénario empile des poncifs et les caricatures : femme de ménage, prison, chômage, drogue, porno, vulgarité… Le cinéma social de Robert Guédiguian n’est pas celui de Ken Loach. Deux ans avant avec « La villa » le metteur en scène nous servait une soupe insipide où le spectateur avait droit à un étalement mièvre de bons sentiments dans un scénario ennuyeux qui sautait d’un sujet à l’autre sans jamais finir ce qu’il avait commencé à survoler. Ici il semblerait vouloir attirer le regard compatissant du spectateur mais ne fait qu’étaler de manière pathétique une suite de personnages qui n’attirent pas la sympathie et s’engluent dans les angoisses de la société.
Un film de Guédiguian particulièrement pessimiste et sans espoir. La jeune génération est le reflet de ce monde où la solidarité n'existe plus. Même Marseille n'est pas filmée comme d'habitude chez Guediguian, pas d'Estaque ensoleillée mais une Marseille pleine de travaux et de bâtiments industriels. Cependant quelque chose cloche dans ce film, le personnage d'Ariane Ascaride n'est pas crédible. Alors que le mari est chauffeur de bus, pourquoi est-elle obligée de faire des ménages de nuit avec des collègues immigrés bien plus déclassés qu'elle ? Collègues dont d'ailleurs elle n'est pas solidaire lorsqu'ils décident de se mettre en grève. La voir laver les chiottes avec un brushing impeccable est assez ridicule. Dommage car tout le reste est crédible. Comme Ken Loach le thème de l'ubérisation du travail y est traité ainsi que la soif de réussite de quelques jeunes prêts à marcher sur les autres pour y arriver. Le film qui commence par une naissance et qui devrait être un film d'espoir nous emmène vers une triste société et la petite Gloria n'a pas un avenir bien rose devant elle.
Après Ken Loach, notre société, mourante, dans ses dernières convulsions est décrite dans cet extraordinaire film de Robert Guediguian. Cette fois-ci, c'est en France, que l'ubérisation tue, viole. Comme chez Ken Loach, l'ubérisation du chauffeur passe par son attaque en règle. Ici, il ne s'agit même pas de voler, mais de blesser, pour empêcher cette marche inexorable, pour empêcher le chauffeur uber de rouler. Les individus sont à terre et continue de faire naître des enfants, avec le destin de plus en plus probable de devenir à leur tour esclaves. Ce que refusait l'ado de «sorry we missed you», le bébé, petite fille de «Gloria Mundi» ne pourra pas y échapper, comme le constate Daniel (Gérard Meylan) avant de se reprendre à rêver... Tout est tragique, tout est filmé dans un réalisme qui n'a rien à feu le cinéma italien. D'ailleurs, la performance d'Ariane Ascaride qui rappelle celle de Sophia Loren dans «une journée particulière» a été récompensée au festival de Venise. La décomposition de la société arrive quand les femmes doivent se soumettre, sans le dire. Encore plus violent que la prostitution occasionnelle des générations passées pour survivre. Il faut coucher pour avoir peut-être un poste. Le smartphone permet lui aussi une nouvelle forme de prostitution virtuelle pour ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus. Le commerce se fait sur la misère des gens. Ce que certains appellent le recyclage, anciennement Mont de Piété. Les termes sont plus propre. La réalité plus sale. Celui qui a un peu d'argent impose son prix à celui qui n'en a pas, comme dans «la loi du marché» de Stéphane Brizé, mais en plus barbare. L'argent permet même d'exiger que la femme voilée ôte son voile. Discours totalement inversé du discours ambiant : l'irrespect, l'agression n'est pas de mettre un voile, mais de l'ôter. Guediguian dénonce aussi notre ethnocentrisme. Notre société n'a plus rien de supérieure. Elle est juste entrain d'agoniser. La femme fait toujours des ménages sur des bateaux dans les conditions décrites dans «Le quai de Ouisteham» de Florence Aubenas. Et le «premier de cordée», disciple affiché de Emmanuel Macron, détruit les gens, réduit les femmes en esclavage et laisse crever les hommes. Toujours comme dans le film de Ken Loach, c'est ici le chauffeur de bus qui voit son salaire dépendre du bon vouloir des policiers qui, cette fois, le ramènent à lui même, dans l'effet miroir fait par l'ado dans le film de Loach. Derrière un scénario d'autant plus palpitant que Guediguian prend son temps d'installer les personnages, se cache (à peine) une description systématique de la catastrophe sociétale que nous vivons. Ce film est ouvertement une dénonciation de la guerre déclanchée par Emmanuel Macron, - représentant du libéralisme qui rend esclave et de l'ubérasation - et le parti «En Marche» contre les pauvres, et des ravages qu'elle fait auprès d'une proportion de la population de plus en plus grande. Jusqu'où y perderons-nous notre dignité ? Sommes-nous encore en état de réagir pour stopper cette folie ? Le film est pessimiste. Très. Le seul élément rassurant est en dehors du film : en France, il nous reste un cinéma politique remarquable. 'Ils' n'ont pas réussi à le détruire. Jusqu'à quand ?
Un film qui décrit les difficultés sociales de 2 générations : un couple de personnes proches de l'âge de la retraite qui doivent conserver leurs emplois et aider leurs enfants, un autre couple qui démarre dans la vie et n'arrive pas à joindre les deux bouts, et un troisième couple qui a un début de réussite financière et un mode de vie très discutables. Ce film est porté par d'excellents acteurs, notamment JP Daroussin, Anaïs Demoustier et Anaïs Ascaride. J'ai aimé ce film qui est certes pessimiste mais procure des émotions. Il comporte des scènes très touchantes, en particulier entre Daroussin et Ascaride.
Le film m'a sonné faux. Par conséquent, j'ai eu du mal à rentrer dans le film et je me suis ennuyée. Pourtant les thèmes sont intéressants ; la pauvreté, l'uberisation, les liens familiaux, la parenté, etc. Mais j'ai trouvé ça extrêmement mal réalisé, ça ne tient pas debout, tout sonne faux.
La naissance de la fille de Mathilda (Anaïs Demoustier) et Nicolas (Robinson Stévenin) est accueillie avec joie par toute leur famille, réunie pour l’occasion : la mère de Mathilda (Ariane Ascaride), son beau-père (Jean-Pierre Darroussin), sa demi-sœur et son mari (Lola Naymark et Grégoire Leprince-Ringuet). Seul manque à l’appel Daniel (Gérard Meylan), le père de Mathilda, qui apprend la nouvelle depuis la cellule d’une prison. Il s’apprête néanmoins à en sortir et à retrouver les siens, dans une ville de Marseille minée par les mutations économiques. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2019/12/02/gloria-mundi/)