Note moyenne
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"Petit Pays" est une adaptation du roman biographique de Gaël Faye et l'histoire est raconté du point de vue de l'enfant, Gaby. Je n' ai pas lu le roman mais le film met sous la lumière les combats entre deux ethinies au Burundi et le génocide rwandais. Le sujet est solide et puissant. A mon sens, les jeunes acteurs sont épatants ! Les scènes de violences sont brutales et boulversantes. La mise en scène , la musique, les paysages et les décors tous sont formidables! A voir absolument. On ne le regrettera pas.
Je ne sais pas trop quoi penser de Petit Pays, autant j'aime l'idée de faire un film sur le génocide rwandais (et ses répercutions au Burundi) du point de vue d'un enfant, ce qui induit pas mal de hors champ, l'horreur est là, on la sent, mais on ne le voit que très peu jusqu'à qu'on soit obligé d'y prendre part soi-même... autant, ben le film est long et pas bien palpitant.
C'est un film très scolaire, ça manque cruellement d'idées de mise en scène et à ce que j'ai pu lire c'était très fidèle au bouquin (que je n'ai pas lu), me laissant penser qu'en fait Eric Barbier n'a juste pas d'idées et se contente d'être un artisan sans grand talent.
Sans grand talent car j'ai vraiment l'impression qu'il n'a pas su diriger ses acteurs, qu'il n'a pas sur s'emparer des moments forts du récit et passer sous silence ou écourter le reste. On se retrouve donc à l'arrivée on a un film bancal et un peu pénible (c'est peut-être parce que l'auteur du bouquin co-signe le scénario et qu'il n'a pas osé se trahir).
Bon déjà je suppose que si on ne connaît rien à la situation rwandaise dans les années 90 il va être difficile de suivre les différentes répercutions, représailles et de bien suivre les enjeux politiques et géopolitiques (par exemple on n'explique pas pourquoi il y a des réfugiés tutsis depuis les années 60 au Burundi, comme ça peut être le cas pour la mère du héros). Je suppose que c'est le problème de se placer à hauteur d'enfant, forcément on n'accède pas au même niveau de lecture des événements.
Mais malheureusement on n'accède pas non plus à l'émotion de ce que c'est que de vivre ces massacres du point de vue d'un gamin. Je trouve qu'on passe bien vite d'un jour à l'autre, qu'on ne s'attarde pas sur grand chose et que ça nuit vraiment au niveau de l'immersion. Par exemple l'oncle du héros se marie au Rwanda, mais on n'insiste pas vraiment sur le mariage et donc forcément lorsque l'on apprend le sort de sa famille rwandaise ça n'a quasiment aucun impact.
En fait plutôt que de vouloir faire rentrer des chroniques bourrées de petites anecdotes plus ou moins intéressantes, plus ou moins vraisemblables, ce qui peut fonctionner par écrit, il aurait fallu se concentrer sur une période plus resserrée, sur un ou deux événements marquants permettant qu'on aime les personnages et qu'on puisse comprendre le désarroi du gamin qui apprend leur décès.
Le film manque également d'un vrai regard d'enfant, horrifié, émerveillé, j'ai trouvé ça vraiment sage. Pour donner un exemple ses amis jouent un pistolet le héros refuse de participer, mais on ne sait jamais vraiment pourquoi lui ça ne lui plaît pas, on n'épouse même pas réellement son point de vue. Nous spectateurs on sait qu'il ne faut pas jouer avec une arme, mais lui, comment il le sait ? c'est un gamin.
Quant aux moments de paix, à part une séquence que je trouve convenue et peu origine avec une balançoire il n'y en a pas beaucoup, or au niveau de la dramaturgie ça aide pour montrer ce que le héros perd, ça aide à créer un attachement envers les amis du héros. Là, clairement je m'en fous d'eux.
Et en fait, dans le genre : film sur les horreurs de la guerre avec un père qui tente d'en protéger ses gamins, je trouve La Guerre des mondes de Spielberg bien plus abouti. Alors oui, c'est pas basé sur de faits réels, mais on aurait pu imaginer un traitement similaire avec le point de vue d'un adulte...
Mais là le film hésite trop sur ce qu'il veut faire et finalement ne dit pas grand chose et n'émeut guère. C'est gentillet, avec une séquence finale qui se veut horrible, mais qui arrive juste à être pénible et laide à vouloir jouer la frénésie, là où le silence aurait pu la rendre glaçante.
Et un peu tout est comme ça, trop rapide, perdant son rythme en voulant aller trop vite pour tout montrer. Sauf qu'on n'a pas besoin de tout montrer et de revenir sur chaque détail du roman.
C'est un film très scolaire, ça manque cruellement d'idées de mise en scène et à ce que j'ai pu lire c'était très fidèle au bouquin (que je n'ai pas lu), me laissant penser qu'en fait Eric Barbier n'a juste pas d'idées et se contente d'être un artisan sans grand talent.
Sans grand talent car j'ai vraiment l'impression qu'il n'a pas su diriger ses acteurs, qu'il n'a pas sur s'emparer des moments forts du récit et passer sous silence ou écourter le reste. On se retrouve donc à l'arrivée on a un film bancal et un peu pénible (c'est peut-être parce que l'auteur du bouquin co-signe le scénario et qu'il n'a pas osé se trahir).
Bon déjà je suppose que si on ne connaît rien à la situation rwandaise dans les années 90 il va être difficile de suivre les différentes répercutions, représailles et de bien suivre les enjeux politiques et géopolitiques (par exemple on n'explique pas pourquoi il y a des réfugiés tutsis depuis les années 60 au Burundi, comme ça peut être le cas pour la mère du héros). Je suppose que c'est le problème de se placer à hauteur d'enfant, forcément on n'accède pas au même niveau de lecture des événements.
Mais malheureusement on n'accède pas non plus à l'émotion de ce que c'est que de vivre ces massacres du point de vue d'un gamin. Je trouve qu'on passe bien vite d'un jour à l'autre, qu'on ne s'attarde pas sur grand chose et que ça nuit vraiment au niveau de l'immersion. Par exemple l'oncle du héros se marie au Rwanda, mais on n'insiste pas vraiment sur le mariage et donc forcément lorsque l'on apprend le sort de sa famille rwandaise ça n'a quasiment aucun impact.
En fait plutôt que de vouloir faire rentrer des chroniques bourrées de petites anecdotes plus ou moins intéressantes, plus ou moins vraisemblables, ce qui peut fonctionner par écrit, il aurait fallu se concentrer sur une période plus resserrée, sur un ou deux événements marquants permettant qu'on aime les personnages et qu'on puisse comprendre le désarroi du gamin qui apprend leur décès.
Le film manque également d'un vrai regard d'enfant, horrifié, émerveillé, j'ai trouvé ça vraiment sage. Pour donner un exemple ses amis jouent un pistolet le héros refuse de participer, mais on ne sait jamais vraiment pourquoi lui ça ne lui plaît pas, on n'épouse même pas réellement son point de vue. Nous spectateurs on sait qu'il ne faut pas jouer avec une arme, mais lui, comment il le sait ? c'est un gamin.
Quant aux moments de paix, à part une séquence que je trouve convenue et peu origine avec une balançoire il n'y en a pas beaucoup, or au niveau de la dramaturgie ça aide pour montrer ce que le héros perd, ça aide à créer un attachement envers les amis du héros. Là, clairement je m'en fous d'eux.
Et en fait, dans le genre : film sur les horreurs de la guerre avec un père qui tente d'en protéger ses gamins, je trouve La Guerre des mondes de Spielberg bien plus abouti. Alors oui, c'est pas basé sur de faits réels, mais on aurait pu imaginer un traitement similaire avec le point de vue d'un adulte...
Mais là le film hésite trop sur ce qu'il veut faire et finalement ne dit pas grand chose et n'émeut guère. C'est gentillet, avec une séquence finale qui se veut horrible, mais qui arrive juste à être pénible et laide à vouloir jouer la frénésie, là où le silence aurait pu la rendre glaçante.
Et un peu tout est comme ça, trop rapide, perdant son rythme en voulant aller trop vite pour tout montrer. Sauf qu'on n'a pas besoin de tout montrer et de revenir sur chaque détail du roman.
j'en attendais mieux mais ça va quand même. il y a pas mal de longueurs qui fait que le note 3,5 étoiles pas plus. certes, les acteurs jouent bien. voilà un petit film que je verrais une fois pas plus. je viens de me procuré le livre de poche sur lequel espérons me ferais une meilleur sensation.
Malgré quelques lenteurs, « Petit Pays » est un drame touchant réalisé par Eric Barbier. Le film repose sur une mise en scène soignée et réaliste, ainsi qu’une distribution honorable portée par Jean-Paul Rouve (le seul acteur professionnel). À découvrir.
La critique : https://mediashowbydk.com/2020/09/18/critique-film-petit-pays/
La critique : https://mediashowbydk.com/2020/09/18/critique-film-petit-pays/
Un film puissant et touchant qui révèle que la cruauté de l'homme se répercute sur les enfants malgrés eux...
A voir absolument, un film mémoire génocide trop peu oublier...
A voir absolument, un film mémoire génocide trop peu oublier...
Sur un sujet difficile et peu traité jusqu'à présent, ce film nous emporte au coeur d'un terrible drame et du déclenchement de ce génocide que nous occidentaux, avons sans doute à l'époque observé avec un peu trop de distance, si loin de nous... La réalisation est volontairement par moment sous forme de documentaire, non pas directement sur cette guerre, la caméra se posant au sein d'une famille dont le père est français, et du coup beaucoup de choses se déroulent sous le regard innocent ou presque des enfants, ce qui forcément renforce l'émotion. Et même si par parfois on peut avoir un peu de mal à distinguer qui est qui des deux ethnies en conflit, force est de constater que ce film est indispensable à notre meilleure compréhension de ce drame historique.
Un film pédagogique sur le génocide du Rwanda où comment de tels horreurs peuvent arriver. À voir pour mieux comprendre.
Le film est une adaptation assez libre du livre puisqu’il se permet de réagencer les événements qui n’arrivent pas tous dans l’ordre donné par le livre, néanmoins cela ne cause pas de problèmes de cohérence et propose une interprétation différente de l’histoire de Gaël Faye ce qui en fait une oeuvre complémentaire au livre et non une simple adaptation. Les acteurs sont biens choisis et délivrent une interprétation très juste des différents personnages sans en faire trop. La mise en scène est de très bon niveau : les plans, les effets sonores, les couleurs, le mixage audio, tout est très soigné et renforce les émotions ressenties et la violence de certaines scènes. Seul grief à relever : le film est un peu trop long par moments. Mais cela n'entache pas la qualité globale du film dont la principale force est de nous faire ressentir des émotions très fortes.
Avant même de rentrer en salles, je me voyais dire dans cet avis que « "Petit pays" est un grand film ». Bien que j’aurai aimé amener une telle affirmation, je dois me résoudre à affirmer que ce n’est pas tout à fait le cas. Ce n’est pas que le film ne soit pas bon, au contraire ! Simplement au vu de ce cette histoire qui nous est racontée ici, j’attendais plus de force dans le récit. En effet, j’aurai vu davantage de puissance émotionnelle, plus de matière visant à choquer le spectateur, quelque chose à la limite du supportable, voire pourquoi pas de carrément insupportable. Et pourtant… Oui, et pourtant il y a bien un avertissement adressé au jeune public par rapport à un petit nombre de scènes pouvant heurter leur sensibilité. C’est vrai, il y en a quelques-unes, même si la plupart d’entre elles sont plus dans la suggestion des violences perpétrées au cours de cet épouvantable épisode de génocide. Cependant je dois reconnaître un fort pouvoir d’informations relatives au sujet. Bien sûr, on a tous entendu parler de ces pires exactions dont l’être humain est malheureusement capable ayant eu lieu au Rwanda jusqu’en dehors de ses frontières. Nous avons tous été choqués par certaines images, encore que les médias se sont montrés relativement light sur ces fameuses images. Et en plus il faut être honnête, entendre parler de choses qui se passent loin de chez nous nous touchent beaucoup moins que si ça se passait à l’intérieur même de notre pays, sans même parler des événements qui se passent sur notre pas de porte. Je n’émettrai pas d’avis sur la qualité d’adaptation du roman autobiographique de Gaël Faye, tout simplement parce que je ne fais pas partie du million de lecteurs. Aussi je serai incapable de dire si les scénaristes (Eric Barbier, également réalisateur, et Jean-Paul Rouve) ont pris le choix d’occulter les scènes d’une grande violence. Il n’y a guère qu’eux qui sauraient nous le dire sans oublier l’écrivain bien entendu puisque lui-même a assisté en partie au tournage, ou ceux qui ont eu le courage de lire ce livre. Dans tous les cas, "Petit pays" s’attarde sur une famille prise malgré elle dans la tourmente. On vit donc cette période à la fois de l’intérieur et de l’extérieur. Je m’explique : bien que le spectateur se voit embarqué dans l’intimité de cette famille constituée d’une rwandaise et d’un français avec leurs deux enfants (ça c’est pour le côté intérieur), on ne fait qu’entendre la plupart du temps les coups de feu (ça c’est pour le côté extérieur). Autrement dit, le spectateur est mis au même niveau que les personnages principaux. Ce qui nous permet par ailleurs de constater en même temps qu’eux les inquiétantes conséquences de cette folie humaine, jusque dans ses moments les plus tragiques. L’avantage de ce point de vue réside en le fait que cela permet au spectateur de mieux mesurer l’ampleur du désastre, un désastre qui se dessinait déjà dans les plus hautes sphères politiques, encore que le film ne s’attarde pas vraiment sur les faits de guerre civile mais plutôt sur ce qu’elle engendre : les cadavres parsemés ici et là, la pression subie de plus en plus constante, la peur qui s’ancre de plus en plus profondément dans les tripes de la population pour ne plus la lâcher et envahir son âme jusqu’à, pour certains, en faire perdre la raison. De ce point de vue-là, le ressenti de tous ces sentiments est très bien rendu. Et s’il est bien rendu, c’est parce que l’interprétation des acteurs est remarquable. Même au sein des apprentis comédiens qui pour la plupart d’entre eux n’avaient encore jamais tourné un film. Bien sûr, on retiendra la prestation de Jean-Paul Rouve qui parvient vraiment à beaucoup mieux exprimer ses talents dans ce registre que dans des rôles de comédie parfois contestables (pour ne pas dire ridicules) au niveau artistique. Mais on retiendra surtout la prestation d’Isabelle Kabano dans la peau de cette rwandaise exilée au Burundi, auréolée de cette scène du contrôle de papiers au cours duquel tout peut basculer grâce à la mise en place d’une tension plus que palpable. On retiendra aussi la prestation de Djibril Vancoppenolle, lui qui a la lourde tâche d’occuper le plus souvent le devant de la scène, mais aussi celle de Dayla de Medina car c’est bien elle qui m’a fait le plus craquer tant son personnage Ana est mignon tout plein.
Je parlais de moments de tension. Oui, il y en a, et la musique lancinante de Renaud Barbier y est pour beaucoup aussi. Seulement des fois, c’est un coup d’épée dans l’eau. Par ces artifices de mise en scène doublée de musique, on laisse présager au spectateur qu’il va se passer quelque chose de grave, de choquant... et puis rien. C’est dommage, mais est-ce une façon de jouer avec les nerfs du spectateur et de mieux le surprendre plus tard ? Sans doute que oui, et j’aurai qualifié cette façon de faire comme une immense qualité si j’étais sorti de la salle choqué, estomaqué. Donc oui, au vu du sujet (bien que n’ayant pas vu la bande-annonce ni lu le synopsis comme à mon habitude avant de me rendre en salle), je m’attendais à quelque chose de plus poignant, de plus scandaleux, à quelque chose qui réveille en vous le sentiment de révolte. Un peu comme l’avaient fait, pour en citer deux, le retentissant "Mississippi burning", ou plus récemment "Va, vis et deviens", du moins dans sa première demi-heure. Après le film n’en reste pas moins intéressant pour les raisons évoquées plus haut. Assurément un bon film, solide, mais qui manque (cruellement) de poigne.
Je parlais de moments de tension. Oui, il y en a, et la musique lancinante de Renaud Barbier y est pour beaucoup aussi. Seulement des fois, c’est un coup d’épée dans l’eau. Par ces artifices de mise en scène doublée de musique, on laisse présager au spectateur qu’il va se passer quelque chose de grave, de choquant... et puis rien. C’est dommage, mais est-ce une façon de jouer avec les nerfs du spectateur et de mieux le surprendre plus tard ? Sans doute que oui, et j’aurai qualifié cette façon de faire comme une immense qualité si j’étais sorti de la salle choqué, estomaqué. Donc oui, au vu du sujet (bien que n’ayant pas vu la bande-annonce ni lu le synopsis comme à mon habitude avant de me rendre en salle), je m’attendais à quelque chose de plus poignant, de plus scandaleux, à quelque chose qui réveille en vous le sentiment de révolte. Un peu comme l’avaient fait, pour en citer deux, le retentissant "Mississippi burning", ou plus récemment "Va, vis et deviens", du moins dans sa première demi-heure. Après le film n’en reste pas moins intéressant pour les raisons évoquées plus haut. Assurément un bon film, solide, mais qui manque (cruellement) de poigne.
Je suis sortie de la salle de ciné sans pouvoir m arrêter de pleurer... ce film est poignant de par son thème bien sûr et aussi car l'horreur est suggérée et non étalée, on la fait nôtre. Casting parfait, jean Paul Rouve toujours aussi bon
Éric Barbier avait montré tout son talent de metteur en scène avec La Promesse de l’Aube sorti en 2017. Même si le film n’avait pas connu le succès qu’il aurait mérité, cela avait installé le réalisateur dans la catégorie des très bons metteurs en scènes français. Il était donc le candidat idéal pour adapter Petit Pays, l’ouvrage à succès écrit par Gaël Faye et couronné du Goncourt des lycéens en 2016. Le sujet du roman, le génocide rwandais de 1994, vu à travers le prisme enfantin, est une idée assez formidable car elle permet au scénario de s’écarter un peu de l’ultra violence des actes génocidaires. Mais Éric Barbier réussit avant tout à immerger le spectateur dans le contexte particulier de l’époque. Le réalisme quasi documentaire du récit est d’abord obtenu grâce au tournage ayant eu lieu directement sur les lieux des évènements, au Rwanda, et cela se ressent à l’écran. Et puis il y a aussi le casting d’acteurs rwandais et de nombreux seconds rôles non professionnels issus de la population locale. Encore faut-il bien diriger tout ce petit monde, ce que fait parfaitement le réalisateur. Seul acteur de référence au casting, Jean-Paul Rouve n’est judicieusement pas omniprésent à l’image. Il est pourtant, une nouvelle fois, excellent, tout en sobriété. Le long-métrage demande un peu d’effort de la part du spectateur pour ne pas perdre le fil des complexes enjeux politiques et ethniques. Mais Éric Barbier parvient, deux heures durant, à nous faire ressentir avec force le drame d’une nation envahie par la haine et les rancœurs.
La lecture du roman de Gaël Faye (inspiré de sa propre histoire) ne m'avait pas spécialement emballé. Je n'avais pas réussi à m'attacher aux personnages, je trouvai que le tout manquait d'émotion malgré un propos très fort. Je me méfiais donc du film, ayant moyennement aimé La promesse de l'aube, mais plutôt apprécié les deux précédents films d'Eric Barbier. Contre toute attente, et chose très rare, j'ai préféré le film au livre. J'ai trouvé cela très bien adapté, le récit est rendu plus fort, plus puissant, plus prenant aussi. Savant mélange entre les faits historiques et l'histoire familiale intime, tout en gardant aussi la guerre hors champ. Une belle émotion accompagne le tout et je me suis bien, cette fois, attaché aux personnages. Techniquement, c'est aussi très réussi, mise en scène solide, belles images, belle interprétation (d'un casting quais amateur, à part Jean-Paul Rouve). Au final, une adaptation réussie pour un film fort et donc une belle surprise.
Film très touchant, qui montre un passé pas si lointain et très violent au Burundi. Le sujet est très peu connu en France, alors que des horreurs y ont été commises comme au Rwanda. La force du film est d'éviter le piège du pathos dégoulinant, ce qui lui confère une subtilité et une sensibilité qui m'ont touché. Malgré quelques violences -inévitables- représentées à l'écran, le film s'attache surtout à montrer l'effondrement des repères de deux enfants, Gabriel et Anna, ce qui renforce le côté subtil du film et lui épargne les effusions de sang auxquelles on aurait pu s'attendre. À noter également la très belle performance de Jean-Paul Rouve, et de l'acteur qui joue le personnage principal. À voir !
très beau film, avec de belles séquences. le film est réaliste, de ce fait quelques scènes sont difficiles à regarder mais cela reste à l'image du genocide rwandais. a voir
Malgré l’honnêteté et la sincérité du projet, dont celle d’avoir volontiers mis de côté Jean-Paul Rouve, nom le plus bankable du projet pour se consacrer aux jeunes et formidables interprètes, on regrette ainsi plusieurs passages, dont sa conclusion, traînant en longueur et semblant définitivement couper net les envies d’envol d’un récit aussi lourd qu’impressionnant.
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