The Brutalist
Note moyenne
3,9
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601 critiques spectateurs

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Didier Albessart
Didier Albessart

7 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 février 2025
Je ne remercie pas les critiques professionnels qui crient presque tous au chef-d'œuvre : outre une durée qui laisse perplexe par rapport à ce que cela raconte, ce film prétentieux semble n'aimer aucun personnage et n'offre visuellement pas grand chose. Bon courage !
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2025
Avec "The Brutalist", Brady Corbet signe un film ambitieux, porté par une mise en scène soignée et une ambiance quasi envoûtante. On suit le parcours d’un architecte exilé, interprété avec intensité par Adrien Brody, accompagné d’un solide casting où brillent Felicity Jones et Guy Pearce. Le film joue sur une esthétique soignée et un rythme contemplatif, ce qui lui donne une aura imposante, presque hypnotique, entre drame intime et fresque historique.
Mais si la maîtrise est indéniable, l’émotion se fait presque discrète. À force de contrôle, "The Brutalist" garde en effet une certaine distance, là où on aurait aimé être davantage emporté. Un film qui fascine par sa rigueur et son atmosphère, mais qui aurait gagné à se laisser un peu plus traverser par le chaos et l’intensité de son propre sujet.
2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 février 2025
Verritable fresque comme on n'en voit plus beaucoup au cinéma, le film un peu comme Le récent Babylon de Chazelle est malheureusement très vide et ne fait qu'effleuré son sujet, tourné en Vistavision pour sûrement lui apporter une touche d'authenticité, qui n'apporte en fin compte aucunes réelle plus-value, le film est pompeux, bien trop long et simplement peu intéressant. Adrien Brody incarne Laszlo Toth, « une fusion » de plusieurs architectes célèbres dont Marcel Breuer, d'après les dires du réalisateur Brady Corbet, et c'est peut-être là que se situe le problème, le personnage et scénario n'ont pas vraiment de ligne directrice. Après avec un budget de 10 millions, il est clair que l'argent a été plutôt bien dépensé, mais le résultat final peine à convaincre. Estampillé une fois de plus "oscars", maintenant dès qu'un film à un minimum d'ambitions, même si ces dernières ne sont pas pertinentes et accouche d'un film tout au plus moyen, le film est vite glorifié, mais nul doute que ce "brutalist" n'a pas l'étoffe des plus grands films auquel il tente de s'identifier et qu'il n'aura pas l'impact suffisant pour rester dans les mémoires.
Marc Du P.
Marc Du P.

9 abonnés 27 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 février 2025
Beaucoup de remplissage, beaucoup de questions sans réponses, des scènes assez décousues. Reste Brody, mais ce n'est pas une surprise.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 février 2025
Et dire que je m'étais déjà ennuyé devant Le pianiste avec le même Adrien Brody ! Je ne savais pas alors ce qui m'attendais en ce souriant après-midi ensoleillé ! Je ne dis pas que l'histoire de ce rescapé des camps de la mort et de sa carrière d'architecte aux États-Unis est inintéressante. Non, bien au contraire et son arrivée est intéressante mais le scénario s'étire lentement et ce n'est pas helas la construction ampoulée avec ouverture, chapitres, Intermède et épilogue, à la mode des grands films des années cinquante, qui fait de ce film un monument, comme le clament haut et fort l'affiche et la bande-annonce !
Quant à la dernière phrase, c'est le chemin qui compte et non la destination, je n'ai pu m'empêcher de penser : 3h34 pour en arriver là ?...
Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 février 2025
Encore un film que j'attendais, attiré sans doute par ce titre qui me rappelait mon intérêt pour l'architecture, et particulièrement pour celle caractérisée par ce courant de l'après-guerre: le brutalisme.
Je suis donc allé voir le film, qui bénéficiait d'une grosse campagne promotionnelle au moins trois semaines avant sa sortie, ainsi qu'une aura de critiques dithyrambiques.
J'aurais du pourtant me méfier de ce film d'une durée de trois heures trente cinq (mais avec un entracte de quinze minutes!)
Ah, ce serait peut-être le nouveau Martin Scorcese?
Et bien, le soufflé est retombé bien vite devant ce film boursouflé, indigeste, mal construit et prétentieux.
L'holocauste et ses conséquences sont terriblement trahi par le réalisateur qui, visiblement, ne croit pas en la résilience et en l'humanisme. Tout est laid, aucune empathie envers les personnages n'est possible. Tout est sombre et même la réalisation de Laszlo Toth, l'architecte Hongrois émigré aux Etats-Unis, le personnage principal, ressemble plus à l'architecture d'Albert Speer, l'architecte d'Hitler ou à l'architecture fasciste italienne qu'au courant international d'après la guerre: le brutalisme. Le grand projet de l'architecte, au lieu de tourner le dos au triste passé de l'Europe et d'aller vers la modernité du style architectural international et brutaliste se complet dans des redites des canons architecturaux hitlérien et mussolinien.
Pas facile d'avancer après la guerre? C'est pourtant ce qu'ont fait avec courage la plus part des Européens et Américains?, exilés ou pas, de chaque côté de l'Atlantique.
Ce film est un tel désordre que certains veulent faire passer ça pour de l'art.
Ce n'est qu'un énorme navet mal maitrisé et pompeux. Il est le produit de notre époque bégayante, incertaine sur son avenir, n'hésitant pas à réenclencher les mêmes phénomènes historiques que ceux des années 1930.
Tout le contraire de ce que ce film est censé représenter: une reconstruction.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2025
Le pitch (pas très excitant sur le papier) et la durée (3 h 35 incluant 15 min d’entracte) peuvent nourrir quelques appréhensions. Mais le résultat est captivant, à défaut d’être très « aimable ». On est porté par le souffle d’une fresque qui se déploie sur plus de trente ans (entre 1947 et 1980), de manière à la fois ample et intimiste, sinueuse et imprévisible. Et l’on est sans cesse admiratif de la réalisation, élégante, puissante, inventive, avec un pic atteint lors d’une séquence mémorable dans les carrières de marbre de Carrare. Le film navigue ambitieusement entre un certain classicisme (via la structure du récit : prologue, deux grandes parties, épilogue ; via aussi un tournage en VistaVision, procédé utilisé notamment par Cecil B. DeMille et Alfred Hitchcock) et une certaine modernité (via des ellipses narratives, des cadrages insolites, un style graphique unique). On est également porté par les interprétations d’Adrien Brody, « habité », et de Guy Pearce, formidable dans un registre tyrannique, ambigu et détestable.
Sur le plan thématique, le scénario brasse large avec l’évocation de l’après-Seconde Guerre mondiale aux États-Unis, entre accueil massif d’émigrés européens et relents racistes, antisémites ; les illusions et désillusions du rêve américain, jusqu’à l’idée de l’Alya (immigration en Israël) ; le tableau d’un capitalisme tout-puissant et d’une folie des grandeurs ; l’histoire de l’emprise perverse d’un mécène-commanditaire sur un architecte-artiste, sur fond d’opportunisme, d’homosexualité refoulée, d’humiliations (une histoire qui a quelques points communs avec celle de Foxcatcher, dans le domaine du sport)… Si l’on ajoute les thèmes de la drogue et du handicap, cela fait probablement beaucoup, d’autant que le film n’est pas limpide dans son intention principale. Certaines zones du récit laissées dans l’ombre, ainsi que la révélation finale, inattendue et déconcertante, participent de cette petite impression de confusion. Une impression qui n’amoindrit cependant pas la reconnaissance du talent de l’auteur, Brady Corbet (réalisateur et coscénariste).
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
A vu « The brutalist » de Brady Corbet qui signe également le scénario original avec Mona Fastvold qui a obtenu le Prix de la mise en scène lors de la dernière Mostra de Venise. De magnifiques idées de mise en scène, une musique puissante de Daniel Blumberg, une photographie sublime de Lol Crawley et un casting de rêve, dès les premières scènes il est évident que nous sommes devant un grand film, et ce sentiment sera confirmé pendant les 3h34 de projection. Laszlo Toth (Adrian Brody mémorable) est issu de l’école d’architecture et d’arts appliqués Bauhaus. Il a fuit l’Europe à sa sortie d’un camp de concentration pour venir s’installer aux Etats-Unis où il compte bien reconstruire sa vie professionnelle et son couple. En Pennsylvanie un riche industriel (Guy Pearce) passe commande à l’architecte d’un bâtiment unique et complexe qui doit comprendre une bibliothèque, un gymnase et une chapelle.. Erzsébeth (Felicity Jones) la femme de Toth spoiler:
restée en Europe de l’Est va venir s’installer auprès de son mari des années plus tard spoiler:
. La relation complexe de dépendance entre le commanditaire et l’architecte ainsi que la restauration des liens très distendus entre les époux alors que le bâtiment s’élève petit à petit, est le thème principal du film. Même si le film prend son temps pour de très beaux plans séquences, une tension est toujours maintenue et l’on ne voit pas du tout le temps passer. Par manque d’envolée lyrique, de rupture de tons, une trop grande homogénéité ce grand film ne prend jamais aux tripes les spectateurs. Le scénario se complet dans le dolorisme spoiler:
(drogue, humiliations multiples, handicape, antisémitisme, pauvreté…) spoiler:
et finit par araser totalement tous sentiments du spectateur qui reste ébloui par la beauté formelle et un épilogue inattendu. « The brutalist » est un très grand film, qui hélas s’arrête au seuil du temple des chefs d’oeuvre.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 février 2025
Il faisait clairement partie de mes grosses attentes ciné de ce début d'année. Et malheureusement, j'en suis ressorti assez mitigé.

3e long-métrage de l'acteur-réalisateur Brady Corbet (L'Enfance d'un chef, Vox Lux), cette fresque historique, se déroulant sur plusieurs décennies, et tournée pour l'occasion en pellicule via le format VistaVision, nous raconte l'histoire de László Toth, un architecte hongrois qui a fui l'Europe d’après-guerre pour rejoindre les États-Unis et espérer y fonder une nouvelle vie, une nouvelle carrière.

Quelque part entre le cinéma de Todd Haynes et celui de Paul Thomas Anderson (sans oublier une touche de Terrence Malick et de Werner Herzog), Corbet, qui a également co-écrit le scénario, nous parle d'espoir et de désillusion, d'ambition et de déconstruction du rêve américain, de deux mondes qui cohabitent en apparence, d'un pays en trompe-l’œil, qui promet mais finit par rejeter les mêmes "étrangers" qui ont participé à bâtir celui-ci.

Des thématiques narratives vraiment intéressantes (et qui peuvent résonner encore davantage aujourd'hui, sous l'ère Trump II. Hasard ? Peut-être pas), mais un film qui, de par son aspect formel, de par la manière de nous raconter son histoire, ne m'a pas emballé, ne m'a pas parlé, m'a laissé majoritairement en dehors de celui-ci.

Ayant voulu renouer avec l'esprit de certaines œuvres du Hollywood classique (m'ayant d'ailleurs un peu rappelé «Le Rebelle» de King Vidor de par son approche du traitement de l'architecture) tout en y apportant des techniques de tournage plus modernes, je me suis retrouvé face à une œuvre certes maîtrisée, qui se veut imposante à tous les niveaux (et ce qu'elle parvient vraiment à faire à certains moments, il faut bien lui reconnaître ça), mais au rendu un peu trop m'as-tu-vu et à la musique grandiloquente pour m'embarquer dans ce métrage et me sentir véritablement impliqué face au destin des personnages qui se trouvent au sein de celui-ci.
Et la durée excessivement longue du film (cette histoire aurait selon moi pu se raconter en bien moins de temps) n'a fait qu'accentuer ce ressenti au fil de la projection.

Car à vouloir en faire trop, à vouloir surligner les ambivalences et problématiques qui habitent notre protagoniste principal spoiler: (la plupart des scènes sexuelles étaient-elles d'ailleurs vraiment nécessaires dans le déroulement du récit ? N'y avait-il pas un moyen plus subtil de parler de la frustration, de la possession ?)
, le film créé progressivement une forme de distanciation assez froide qui ne me permet pas vraiment de me raccrocher à lui.

Adrien Brody, tout en émotion rentrée (et malgré quelques tics de jeu), reste impeccable dans le rôle de cet homme marqué par le passé et le rejet, architecte trouvant une forme d'échappatoire dans ses créations, spoiler: homme talentueux mais que l'on renvoie fréquemment à son "rang" et que l'on considérera toujours comme un étranger ("nous vous tolérons")
.
Autour de lui, certains personnages manquent un peu d'épaisseur (notamment les membres de la famille Van Buren), gagnant en manichéisme mais perdant en subtilité au fil du récit spoiler: (et ce jusqu'à cette révélation finale, plutôt opportuniste, faite lors d'un repas par une Felicity Jones qui peut à nouveau marcher)
.

À l'image de l'architecture, il y a des œuvres qui nous captivent, nous parlent, et d'autres beaucoup moins, des œuvres qui nous embarquent et d'autres face auxquelles nous sommes plus réfractaires, c'est comme ça, c'est humain.
Et clairement, cette odyssée de 3h35 (et sa structure en diptyque) ne m'a pas embarqué autant que je l'aurai espéré, malgré certains points vraiment positifs.

spoiler: "L'important est la destination, pas le voyage." peut-on entendre à la fin du film.Certes, m ais pour parvenir à destination, le voyage a justement son importance. Et si celui-ci ne vous a pas vraiment convaincu, sa finalité n'y changera pas grand chose.


À la place, je me replongerai dans «There will be Blood», un autre portrait de l'histoire de l'Amérique, (la quête obsessionnelle de l'or noir, ses travers et de ses vices), qui m'avait bien plus marqué à bien des niveaux. 5,5-6/10.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 février 2025
 THE BRUTALIST - Brady Corbet | ⭐ 9,5/10

Un film de 3h35, entrecoupé d'un entracte de 15 minutes : autant dire que les craintes de trouver le temps trop long étaient présentes, surtout avec le souvenir récent de la pénible séance passée devant Un Parfait Inconnu...

Des craintes bien vite envolées tant l'on se retrouve tout de suite happé par ce récit d'une fluidité déconcertante. Car disons le tout de suite, The Brutalist est un très grand film, une oeuvre d'une richesse comme on en voit rarement, une sorte de film "monument", si l'on devait filer la métaphore architecturale.

Tourné avec un budget étonnamment "modeste", le film est pourtant d'une ambition folle. Il s'appuie sur un scénario très bien écrit et jamais prévisible, sur une mise en scène inventive et puissante, mais jamais gratuite ni démonstrative, et sur la performance exceptionnelle de son acteur principal.

Désolé Timothée, mais il sera bien difficile de rivaliser pour l'Oscar du Meilleur Acteur, tant il parait impossible de trouver un acteur dont la performance pourrait arriver ne serait-ce qu'à la cheville de celle d'Adrian Brody.

Sous ses airs de faux biopic, à travers le destin d’un architecte hongrois fictif, The Brutalist raconte l'histoire d'un homme qui construit pour se reconstruire et dont l'austérité et la froideur des créations témoigne des atrocités et traumatismes qu'il a subis, mais c'est également un film sur l'exil et sur les difficultés à s'intégrer dans une Amérique pas aussi accueillante qu'elle le prétend. Capitalisme sur fond d'antisémitisme, le mythe du Rêve Américain que l'on devine écorché dès les tous premiers plans du film, sublimes images d'une Statue de la Liberté "renversée".

Beaucoup d'autres scènes resteront longtemps gravées dans les mémoires de nombreux cinéphiles, comme la magnifique et troublante séquence tournée dans les carrières de marbre italiennes.

Parce qu'il n'est jamais là où on l'attend, parce qu'il déroule une fresque d'une ampleur folle, parce que sa mise en scène se renouvelle constamment et parce qu'il est porté par des acteurs tous irréprochables, The Brutalist fait figure de classique instantané et marquera indéniablement le Cinéma.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Philippe Pierre
Philippe Pierre

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 février 2025
Pompeux, prétentieux et creux. 3h30 qui se laissent voir grâce au jeu impeccable de Brody et Pierce. pour le reste c'est assez indigent, glauque du début à la fin, triste, fade.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2024
Ce Brady Corbet laisse penser à du chef-d'oeuvre sorti des 70's (on pense un peu à du Cimino ou Schlezinger) vu qu'on est sur une chronique retraçant 30 ans de la vie d'un immigré hongrois (Adrien Brody mérite un nouvel Oscar à mon sens ici) arrivant aux USA après avoir connu les camps, et tentant de faire son trou malgré ses origines. Attendant que sa femme arrive d'Europe, il va faire la connaissance d'un riche magnat (là aussi Guy Pearce campe un individu délicieusement détestable) pour réaliser un grand projet : un centre commémoratif d'inspiration brutaliste.

Gros film de 3h35 (entracte de 15 min compris) filmé en faux 70mm : le tout est un plaisir de chaque instant, impeccablement mis en scène, avec un score atmospherique prenant (très Philip Glass/Johnny Greenwood dans l'âme), un casting parfait et une vraie exploration de ce que signifie être immigré (et de comment le pays s'est construit, en exploitant la main d'oeuvre étrangère). Je trouve cependant la 2nde partie un poil moins excellente que la première, la faute à une richesse de propos moindre, une mise en scène un peu moins velue et une curieuse amorce d'épilogue. Mais quoi qu'il en soit ça reste un très bon film à ne pas louper (comme la suite de la carrière du réal)
guillebotis
guillebotis

4 abonnés 87 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 février 2025
Remarquable première partie reposant sur la présence d'Adrian Brody aussi incandescent et juste que jadis dans son interprétation du Pianiste. Un immense acteur tout en vulnérabilité, en engagement, en justesse, en élégance. Malheureusement l'action s'effiloche dans la deuxième partie ou tout est sur-signifié jusqu'à l'obscénité. Brody s'y retrouve souvent les bras ballants, sa magnifique présence sous-employée. Dommage, la première partie était prometteuse. La longueur de ce film à entracte ne se justifie aucunement.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2025
​Voilà sans doute le meilleur film de l'année, même si elle ne fait que commencer. Très attendu, il est le grand favori des prochains Oscars. La mise en scène de Brady Corbet, que je connaissais surtout en tant qu'acteur, est ample, généreuse et virtuose, sans jamais en faire trop. Le scénario est original et minutieux, ce n'est pas un biopic. Mais un film-fleuve sur le destin d'un homme obligé de repartir à zéro qui apercevra bien vite l'envers du rêve américain. La direction artistique et la technique sont magnifiques, des décors aux costumes, en passant par la photographie et le montage. L'interprétation est absolument bluffante : Adrien Brody devrait sans conteste rafler son deuxième Oscar (après The Pianist en 2003), il est époustouflant. Felicity Jones, Guy Pearce et tout le reste de la distribution sont au diapason. Malgré la durée, on est captivé de la première à la dernière minute. Un grand film, un grand réalisateur, une grande interprétation, un film où tout est absolument réussi, et qui obtient la note maximale chez moi aujourd'hui. Une grande expérience de cinéma même si l'on n'est pas fan d'architecture. Magnifique, fascinant, bouleversant, passionnant.​ Un sans-faute, un chef-d'œuvre.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2025
Dès la première scène du film - long travelling irrespirable - on pénètre dans un monde étouffant et angoissant. Le monde d’après le traumatisme de la Shoah dans cette partie de l’Amérique restée à l’écart du conflit mondial, campée sur ses idées rances et racistes, sur un certain esprit de supériorité et une morgue détestable à l’égard des perdants, s’oppose au monde de ceux qui aspirent à changer les choses et à attraper le pompon du manège.
Adrian Brody incarne avec l’intensité qu’on lui connaissait depuis Le Pianiste (2002) ce survivant engagé à exprimer un talent rare d’architecte dans un monde de brutes, malgré toutes les oppositions et les difficultés psychologiques qui le poursuivent. Les personnages secondaires, sa femme Erzsebet (Felicity Jones) ou le brutal Harrison Lee Van Buren (Guy Pearce) notamment figurent des caractères très bien dessinés.
Image magnifique, plans recherchés, musique pertinente, tout nous rapproche du chef d’œuvre.
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