The Brutalist
Note moyenne
3,9
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608 critiques spectateurs

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Greedypig78
Greedypig78

6 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2025
The Brutalist est un film qui ne plaira pas à tout le monde, surtout à ceux qui recherchent des récits plus accessibles ou une dynamique plus rapide. Son exploration introspective et ses thématiques profondes en font une œuvre puissante et perturbante, mais également complexe et parfois déroutante. Pour les amateurs de drames psychologiques et de récits plus intimistes, le film saura offrir une expérience intense et mémorable, tout en étant un véritable défi pour ceux qui ne sont pas fans de films au rythme lent et à la narration ambiguë.
Fêtons le cinéma

871 abonnés 3 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2025
The Brutalist revendique une puissance plastique tout à la fois singulière et en constant dialogue avec les œuvres qui l’inspirent, s’engage dans des expérimentations formelles sans écraser l’humain, sa sensibilité et sa parole – en hongrois, en anglais –, capte l’artiste au contact de différentes matières et de différents milieux desquels il tire frustration, traumatisme et inspiration. La façon qu’a Brady Corbet de regarder László Tóth comme un dissident rappelle la trajectoire adoptée par Andreï Kontchalovski dans Il Peccato (2019) : le raccord au monumental et au matériau brut, tel ce bloc de marbre qu’il faut transporter au péril des vies qui s’en chargent, figure un caractère contestataire au sein d’un microcosme qui feint de le « tolérer » le temps d’en tirer profit. Les deux films représentent ainsi l’acte de création à la façon d’une résistance, voire d’un minage à l’encontre du pays qui, tout en passant commande à l’artiste, ne cesse de le rejeter ; cette peur panique de l’étranger, que l’on disqualifie volontiers en raison de son « vilain accent de cireur de chaussures », résonne intelligemment avec les États-Unis d’aujourd’hui.
Dès lors, le plan inversé sur la statue de la Liberté, déjà iconique, signifie le geste artistique et narratif du long métrage, à savoir relire une partie de l’Histoire américaine par le prisme des expatriés et des émigrés qui l’ont fondée – cette statue n’est-elle pas, d’ailleurs, elle-même d’origine étrangère ? Nous accédons aux fondations d’un pays et de son idéologie. L’ouverture nous plonge dans l’atmosphère oppressante d’un lieu clos dont nous ne savons pas s’il s’agit spoiler: de la cale d’un bateau ou d’une chambre à gaz
, superposition de deux imaginaires de la déportation qui filent la métaphore de la lutte pour une destination sûre qui compte davantage que le voyage, renversant l’adage bourgeois ; sa mise en scène emprunte à l’esthétique de László Nemes, cinéaste hongrois comme l’est notre protagoniste, notamment à celle de Saul Fia (2015).
The Brutalist se pense peut-être également en suite offerte à The Pianist (2002) de Roman Polanski, reprenant là où ce dernier s’arrêtait ; si bien que le mouvement brutaliste, style d’abord vomi par le riche industriel Harrison Lee Van Buren et sa famille avant d’être adopté comme tendance publicitaire et mondaine, prend la bonne société protestante conservatrice américaine au piège de l’Histoire, celle que personne ne veut connaître, celle qu’on évacue par des questions d’ordre anecdotique. Il rappelle surtout que ce grand pays s’est fondé grâce aux vagues migratoires et autres mouvements de populations. Les masques tombent progressivement, trois heures durant, sans facilités ni simplification des enjeux humains. Comment se fait-il que les enfants Van Buren répètent ad nauseam que leur père est un immense lecteur, et qu’à aucun moment nous ne le voyons un livre à la main ?
Petiot L
Petiot L

44 abonnés 346 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2025
Beaucoup de thèmes, un bijou, et qu'elle bonne idée cette entracte !
Effectivement comme tous ceux qui ont vu le film, on ne voit pas le temps passer.
Vive la beauté !
Sofia Gérard
Sofia Gérard

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mars 2025
Une magistrale contre performance, réussir en 3h35 à ne jamais susciter aucune émotion chez le spectateur!! Un film laid, confus et ennuyeux. Même Brody ne parvient pas à sauver le film! Gardez votre temps pour de vrais films de cinéma, par exemple Prima la vita.
TUTUR29
TUTUR29

54 abonnés 1 377 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2025
J’ai enfin pris le temps d’aller voir The Brutalist ! Et heureusement que je l’ai fait au cinéma car pour être honnête au vu du rythme et de la longueur du film, jamais je n’aurai réussi à accrocher si ce n’était pas au cinéma. Cependant, je reste un poil déçu car je m’attendais à trop. Les acteurs sont au top, l’histoire décrite tragique mais raconté de façon tellement froide que ça ne m’émeut que très peu. La photographie est elle magnifique en revanche la mise en scène en terme de mouvement de caméra m’a paru très fixe et pas si intéressante. Bref, j’ai trouvé que ça voulait trop forcer le coté film titanesque façon Il était une fois en Amérique, sauf que ça en reste une légère redite, même si l’histoire des migrants juifs est passionnante et peu raconté.
Man-Ji
Man-Ji

3 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2025
Brut, radical et vertigineux.
Je n’aime pas la froideur brut, minimaliste et (trop) épuré du style architectural Brutalisme.
Et étrangement j’ai vraiment aimé cette grande œuvre cinématographique. Je pense pour beaucoup par sa cohérence.
Le film est totalement réfléchi. Le contenant et le contenu sont formellement imbriqués et dans tous les registres à commencer par la structure du générique, les gros plans, sa mise en scène, le choix du format, son envergure et sa durée, le montage, la photographie, la composition musicale et sonore et bien sûr l’architecture. Jusqu’à même l’imposition de l’entracte coupant la structure en 2 actes.
Il y a en plus les puissantes interprétations du casting.
Ce film sort du lot.

(Peut-être un mini bémol avec l’épilogue, pas si clair pour moi sur l’identification des personnages.
Mais surtout, pourquoi le choix de ce tube disco des années 70 sur le générique de fin ? )
Patjob
Patjob

46 abonnés 784 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2025
C’est pour moi incompréhensible qu’une majorité de critiques crient au grand film. En termes de grandeur, il se limite à sa durée et à son ambition. Dans cette narration de la vie d’un artiste (fictif), de très nombreux thèmes sont abordés ; ou plutôt survolés, car on reste le plus souvent dans le superficiel. Deux scènes émergent du film selon moi : celle du repas où le magnat Américain montre les photos de ses œuvres à l’architecte, qui génère une certaine émotion et celle de la carrière de marbre, qui crée une ambiance quelque peu magique. Pour le reste c’est une succession d’épisodes (comme dans une série) de peu d’intérêt, avec accumulation de poncifs de mélo (la drogue, la maladie, l’infirmité, le viol, … trop c’est trop !) filmés de façon très académiques, sans aucune idée cinématographique. Et le film ne possède aucune ligne directrice ou colonne vertébrale, pas même une réflexion sur l’architecture, ce qui paraitrait la moindre des choses ... L’ennui apparaît donc assez vite, se doublant, dans la seconde partie du film, de l’indigestion.
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2025
"The brutalist" est un film d'exception. Le problème avec un tel film c'est qu'il est difficile de lui rendre hommage s'en paraitre excessif. La pause d'un quart d'heure au milieu n'est pas de trop pour reprendre son souflle. Une oeuvre majeure, originale, comme le "Napoléon" d'Abel Gance, ou "Naissance d'une nation" de Griffith. Des films bien sûr datés, mais qui restent des chefs d'oeuvre, et dont les metteurs en scène se sont totalement investis. C'est à la fois un film sur l'ADN de l'amérique, terre d'immigration où tout est soi disant possible, et qui accueillit les réfugiés du monde, les exclus, les blessés, à la fin de la guerre. Mais qui explore la désillusion, très présente à l'heure actuelle, où l'immaginable devient possible dans cette trahison des idéaux premiers.

. A l'image de cet architecte Hongrois, de confession juive, accueilli à bras ouvert par son cousin, à la fin de la guerre, avant que déjà les choses ne se gatent. C'est un film sur les limites de la résilience, quand les forces extérieures se cumulent pour tenter de casser cet homme qui garde néanmoins une énergie exceptionnelle, dardée vers l'envie de faire venir son épouse et sa nièce, toujours en Hongrie,.. Si la chance semble tout à coup être en sa faveur, sa condition de pestiféré sans cesse lui remet le nez dans le ruisseau." The brutalist", c'est à la fois un mouvement d'architecture, basé sur l'emploi du béton, mais c'est aussi le descriptif en live de la brutalité de l'amérique. Il y a le matériel qui aurait suffit à trois cinéastes pour faire des chefs d'oeuvre, dans ce film qui les contient tous. Ce film parle évidemment tout autant de l'amérique actuelle, de son énergie, de son narcissisme, de sa superficialité vulgaire, et des forces destructives en mouvements, à l'image des machines sur un chantier.

Et la détermination de cet homme blessé, qui avait jadis été formé à l'école du Banhaus, et reconnu alors pour un génie, se battant contre les coupes budgétaires et la perversion de ce milliardaitre semblant sorti d'un roman de Scott Fitzgerald, vulgaire et obscène, l'ayant pris pour un valet, recite sa partition singulière!...
J'ai pensé au film de King Vidor, " le rebelle", qui explora lui aussi la détermination d'un architecte à refuser que son oeuvre soit réduite et faussée pour des raisons économiques....Notre héros bien qu'humilié, aidé néanmoins et de quelle façon, par une épouse admirable, porteuse de hautes valeurs morales, fière et digne, malgré les blessures de son corps, me faisant penser à une sorte de Frida Kalo intransigeante et altière, se jouera de tous, dirigé vers son but, cette oeuvre, dont vous ne comprendrez le sens mystique, et le message, que dans les dernières minutes du film.
La musique tout autant brute de coffrage, primaire qui compose la bande son, donne encore plus de ce force à ce film Prométhén à la fin duquel on sort à la fois asommé, et terriblement ému. Que dire de la qualité des acteurs, de la qualité de la mise en scène, des prises de vue....
Spectateur Lambda
Spectateur Lambda

33 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2025
Vraiment mitigé… J'aurai adoré adorer ce film, que j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder, malgré sa longueur qui passe finalement très bien. Techniquement c'est super, les acteurs sont super, c'est très réussi… mais… la fin est, à mon sens, complétement bâclée et termine le film sur des points qui auraient pu être largement plus développé dans le film. Certaines scènes sont inutiles ou trop longues… Et surtout, et là, j'avoue que je suis un peu perdu… certaines pistes de scenario sont lancés tout au long du film, pour au final ne jamais être exploité… et je me demande bien à quoi cela peut servir. Donc je ne sais trop que penser.
Sonate
Sonate

9 abonnés 45 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 mars 2025
Je n'ai pas vu ce film et n'irai pas le voir car c'est trop long.
Ma notation porte uniquement sur la durée du film qui est rebutante : 3h34 !!!
legend13
legend13

299 abonnés 1 102 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2025
Voilà une œuvre peu commune aux ambitions très honorables. Celles de pas faire comme les autres, de sortir de l'ordinaire.

Que ce soit par ses génériques (de de début et de fin), son entracte de 15 minutes à mi parcours où même sa narration très dilletante Brady Corbet (réalisateur que je ne connaissais pas) ne veut pas faire comme la majorité des produits hollywoodien. Et c'est tout à son honneur.

La force de "The Brutalist" c'est de réussir à rendre fascinant un spitch qui ne l'est pas vraiment.
Globalement j'ai apprécié le métrage même si j'ai trouvé la seconde partie un peu longue par moment. Mais comme toujours ce n'est que mon humble avis.

Côté acting, Adrien Brody est comme toujours excellent et n'a clairement pas volé son second Oscar.
Guy Pearce, quant à lui, livre certainement LA prestation de sa carrière dans la peau d'un personnage ambiguë qui révèle son vrai visage dans la seconde partie de l'œuvre.

Bref, j'ai aimé "The Brutalist" mais de là à parler de chef d'œuvre je trouve que c'est un peu fort en café. Mais je concède volontiers qu'un autre visionnage s'impose pour apprécier chaque subtilité.
Mathilde 2917
Mathilde 2917

3 abonnés 48 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mars 2025
The Brutalist c'est du cinéma, du grand cinéma ! En tenant compte du budget qui est petit pour un film américain, le résultat est admirable. L'histoire de cette famille broyée par le nazisme et l'antisémitisme qui se retrouve aux USA pour être à nouveaux broyée par le fric, le capitalisme, l'antisémitisme, la pédanterie des gens qui ne peuvent comprendre ceux qui ont été détruits par la II Guerre Mondiale. On vomit ses riches parvenus qui écrasent tout sur leur passage. Le portrait qui est fait de l'Amérique est moche, très moche. Mais les personnages broyés ont une force incroyable.
il ne faut pas oublier non plus de parler des images incroyables de ce film.
C'est une réelle réussite, un film comme on en fait peu, bien en dessus du niveau habituel.
A. Brody mérite amplement son Oscar. Le film l'aurait mérité également, incompréhensible.
Natacha Loupan
Natacha Loupan

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2025
Film d’une dureté déconcertante qui témoigne de la difficile expérience de l’exil. Les acteurs sont excellents, l’intrigue bien ficelée. La musique ajoute énormément à l’intensité dramatique du film.
lauisamilcar04
lauisamilcar04

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2025
Grand film, très grand film.
L'histoire est tout simplement magistrale, que du bon sens, l'interprétation des acteurs est remarquable quant à l'épilogue il fallait y penser. Bravo.
Pat
Pat

1 abonné 62 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2025
Très beau film. J'ai été emballé par le scénario parfaitement maîtrisé et mené de bout en bout malgré la longueur du film. On est pris durant 3h30 par l'histoire, l'intrigue, le personnage. On y voie des scénes formidables en particulier les scènes dans les montagnes de Carrare et tous les plans sont ajustés et léchés pour faire de ce film un chef d'œuvre. L'acteur principal est fabuleux et mérite bien son 2ème oscar. Bravo
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