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Victor M
1 abonné
43 critiques
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4,0
Publiée le 2 mars 2025
Très bon film. S'il n'est pas le chef d'œuvre crié sur tous les toits, il n'en est pas moins beau et captivant. De belles scènes, une narration à la fois lente et active : on ne voit pas passer les 3h34.
Je ne m'attendais pas à un film aussi atypique. Ca commence fort avec des gros plans qui m'ont perdu : où sont les personnages ? Quelle date ? Quelle contexte ? Et puis nous avons un indice de taille qui apparait avec un cadrage inattendu. C'est un peu le résumé de ce film et de l'oeuvre réalisé par l'architecte tout au long de celui-ci : son explication viendra après bien des questions. J'ai souri des publicités pour la Pensylvanie en première partie : un état qui a tout pour plaire aux travailleurs et aux familles. J'ai aimé les lettres d'Elisabeth qui font le lien entre les personnes. J'ai ressenti de l'incompréhension lorsque deux mondes s'opposaient : celui de l'investisseur et son argent vs celui du créateur envié. J'ai aimé la présence de Gordon l'ami de toujours. J'ai trouvé les plans des routes qui défilent un peu inutiles (ou alors je ne les ai pas compris). J'ai aimé les musiques, surtout celles des années 80 à la fin. J'ai trouvé magnifique le site de Carrare, jusqu'à ce que... Un film qui montre surtout l'antisémitisme et un peu le racisme aux Etats-Unis. J'ai adoré que le réalisateur adopte un autre angle pour me raconter une histoire d'amour.
"The Brutalist" de Brady Corbet est un film extrêmement dense d'une durée de plus de trois heures trente, avec même un entracte d'une quinzaine de minutes au milieu du film, séparant le premier chapitre du second. Pendant toute sa durée, de son ouverture où le personnage principal, un architecte hongrois nommé László Tóth qui fuit la guerre, se retrouve aux Etats-Unis, jusqu'à la fin lors une cérémonie en son hommage à Venise, le film aborde une succession de thèmes à travers une version alternative du rêve américain. Et malgré sa durée, le film parvient quand même à nous garder plutôt attentif, notamment grâce à une mise en scène classique mais très soignée, et aussi à un formidable casting, à commencer bien sûr par Adrien Brody qui porte admirablement le film. La musique est également un autre de ses points forts. Il manque peut-être quelques scènes vraiment marquantes, qui auraient pu laisser place pour quelques instants à un peu plus d'émotion dans cette œuvre qui en manque probablement. "The Brutalist" est une fresque qui doit s'apprécier au cinéma, sinon il sera compliqué de trouver le temps et la concentration pour découvrir ce film.
mouais, l'histoire est sympa et Adrian Brody est un sacré bon acteur. j'ai trouvé la fin bâclée, un peu comme si le réalisateur avait voulu faire un série avec plein de détails et qu'il a du finalement terminer en film. dommage
L’engouement de la presse spécialisée pour ce film parfois qualifié de chef d’œuvre n’est pas justifié. Au mieux il s’agit d’un film moyen qui suscite peu d’émotion et n’alimente pas plus de réflexion.
je me sens, à la sortie de la salle, très loin du chef d'œuvre annoncé. Oui pour la mise en scène avec des images et des scènes spectaculaires : courses dans d'obscurs couloirs labyrinthiques, descente dans une carrière de marbre, géométrie linéaire du bâtiment en construction et référence à un courant architectural existant..Oui au jeu époustouflant d'adrian brody....mais non pour cette surenchère ou l'on retrouve toutes les caricatures des maux des temps actuels : riches violeurs, exploiteurs d' artistes drogués , épouse handicapée...et un brusque epilogue qui après une ellipse nous raconte une bio de l architecte qui n' à plus rien a voir avec les deux longues premières parties du film...l'ensemble est en clair obscur ce qui accentue la vision glauque de la vie de cet architecte de fictions....
J’attendais beaucoup de ce « brutalist », attiré par le casting, ses 10 nominations aux Oscars, et une réception très positive de la presse et des spectateurs…Au final, ce n’est pas qu’il est mauvais, mais simplement beaucoup trop long pour ce qu’il raconte. La scène d’ouverture était pourtant très positive, mettant en parallèle l’épouse restée en Hongrie et le nouvel immigrant arrivant à New-York, passant de l’ombre à la lumière de façon symbolique. Adrien Brody et Guy Pearce sont certes très investis dans leur rôle, et il y a bien quelques scènes intéressantes, mais on attend en vain que l’histoire décolle, on assiste à de longs dialogues pas forcément utiles, et après 3H30 sans réelle surprise, on se dit « Tout ça pour ça » ! Quant au titre lui-même, il ne prend son sens – et encore – qu’à la toute fin, lors d’un épilogue finalement plutôt raté…Pas emballé, donc.
Je suis allé voir ce film sur les très bons commentaires publiés et j'étais intéressé en tant que créatif et designer de voir un film consacré à l'architecte et à son œuvre. Je mets une note de 2 car mettre 3 serait encourager le public à le voir comme j'y ai été moi-même incité. Je suis resté très insatisfait à la suite du visionnage pour plusieurs raisons premièrement personne ne me fera croire qu'un mécène a investi autant d'argent à partir d'une maquette aussi peu séduisante et convaincante, c'est minimiser beaucoup les artistes du BAUHAUS que de mettre en avant cette réalisation fictive, une deuxième raison porterait sur l'ensemble des relations humaines plutôt glauqueS qui ne peuvent intervenir qu'au titre d'une sorte de voyeurisme pour pimenter l'ensemble du scénario même si dans la réalité la famille du mécène était plutôt toxique et si la vie de l'architecte était aussi perturbée par les événements, l'étalage des mœurs avec beaucoup de précision à l'écran n'apporte rien , j'aurais préféré une analyse plus précise du geste créatif et des intentions de l'artiste plutôt. Des lourdeurs dans certaines scènes et une sorte d'obsession de mise en scène avec une caméra voyeuriste et insistante qui reflète plutôt les tendances du réalisateur que la réalité historique ..Pour être positif les ambiances de rue et la retranscription de l'époque sont plutôt bien réalisées, voilà je ne conseille pas le visionnage de ce film en résumé il vaut mieux s'en tenir aux images et à l'histoire que l'on peut trouver sur internet de ce grand architecte.
"nul n'est plus esclave que l'homme qui se croit libre, sans l'etre". Film imposant sur le rêve américain et sa face cachée. A travers le destin d'un homme revenu des camps de concentration, et rêvant d'un recommencement aux États-Unis, une cruelle parabole sur l'ambition, les jeux de société, le racisme latent, le capitalisme cannibale, les traumas de guerre, la drogue. Le film est massif, aidée par une mise en scène sensible, une photo qui donne à certaines scènes des airs de tableaux, et une musique envoûtante. A côté de cela, le film se prend parfois trop au sérieux et la seconde partie se délite un peu faisant parfois passer le film dans le melo convenu. Un film dur, touchant sur un monde cruel. Cela restera un film très fort, un des meilleurs de l'année à coup sur
Etonnantes ces critiques dithyrambiques sur un film aussi austère, au rythme neurasthénique, aux couleurs délavées, à la musique léthargique, et aux jeux d’acteurs surfaits (BRODY et PEARCE)! Qu’est ce que c’est que cet entracte interminable ! Il est dénoncé plusieurs choses sur les USA, assez finement je dois dire, ce qui rend assez malsain la morale globale : antisémitisme et mépris de classe. Pour info, le titre du film THE BRUTALIST fait référence à une style d'architecture très gourmande en béton. Il construit pour se reconstruire… Interminable !
C’est 3h35, c’est long, mais c’est captivant. The Brutalist explore la vie de László Tóth, architecte hongrois en exil, qui s’expatrie en Amérique pour reconstruire sa vie. Arrivé en Pennsylvanie, un riche industriel remarque son talent. Seulement, László le découvre à mesure qu’il se glisse dans la mondanité américaine, que la gloire a un prix. Entre hypocrisie, vices cachés, antismétisme latent, tolérance déguisée, les obstacles sont nombreux mais László (Adrien Brody) et sa femme Erzsébet (Félicity Jones) persévèrent.
3h35 ne suffisent presque pas à retranscrire le malaise profond de ce couple en exil. C’est un film sur la résilience, l’humilité, la persévérance, avec un lien évident sur l’horreur des camps, bien que jamais abordée. La dépendance aux médicaments et à la drogue en est le simple témoignage.
The Brutalist nous montre aussi le revers du mécénat, des bonnes actions, ce miroir que se renvoie le bienfaiteur, à lui-même et à la société qui le félicite. Une domination tacite de classes sociales qui piétinent la dignité de ceux qui lui sont 100 fois supérieurs en classe, en savoirs et en humanité.
Tournée en 35mm, The Brutalist embauche une centaine de techniciens, hongrois, américains, anglais, faisant de cette œuvre fleuve un objet concret de transversalité des cultures.