La Bête aveugle
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landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2013
La bête aveugle débute comme pas mal de films,avec l’élèvement et la séquestration d'une jeune femme par un homme fantasmant sur elle. Les images de la découverte du lieu de séquestration sont magnifiques et intrigantes. Puis le tour du lieu fait le film s'effondre lentement dans un rapport longuet entre,la femme et son geôlier. Les relations entre les personnages sont trop étendues mais en même temps nécessaire pour la seconde partie. Celle-ci va pendre une toute autre tournure,la fin du métrage emmène ces personnages dans une folie jusqu'au-boutiste formidablement accentuée par Yasuzo Masumura.
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2018
Film oppressant ou il est question de la pratique de la sculpture au touché par un aveugle. Quelques moments forts comme les premières photos érotiques du modèle ainsi que le décor de l’atelier composé d’anatomies humaines . Ensuite le modèle séquestrée va passer rapidement d'une situation psychologique à une autre jusqu'à l’escalade sado-masochiste finale à la recherche de la jouissance absolue qui est absolument envoutante . Par contre quelques moments sont assez longs comme la poursuite entre l'aveugle et le modèle qui s’éternisent et le modèle qui garde presque tout le temps ses sous vêtements contraire à l’âme du film.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2014
J'avais entendu beaucoup de bien de ce film, personne ne tarissait d'éloge à son sujet et je m'attendais donc à un grand film très érotique (autrement dit avec beaucoup de nu), il a fallu faire le deuil de mes attentes car ce n'est pas forcément ce qui est proposé ici.

On a ici comme le nom du film l'indique une réécriture du conte-type de la Belle et de la Bête, bon jusqu'ici rien d'extraordinaire, mais ça le devient au fur et à mesure de par la passion charnelle qui n'aura jamais été aussi forte que dans ce film.

Mais commençons par le commencement. Le film possède pour moi trois séquences majeures plus réussies que le reste que je trouve vraiment en-dessous. On a cette séquence magnifique au début avec la voix off et les photos prises du personnage/actrice nue dans diverses positions plutôt engageantes. C'est vraiment très beau, tout de suite ça marque le spectateur. On n'est pas face à n'importe quelle scène d'intro.

La seconde scène qui marque forcément, c'est l'arrivée dans l’entrepôt. Ce jeu qui sert à présenter cet univers dans lequel se déroulera le reste du film, et quel décor grandiose ! Que pourrait-on rêver de mieux ? (on me glisse le mot vagin à l'oreille, c'est vrai que ça manque).

Et la troisième scène marquante c'est forcément les 10 dernières minutes (environ) qui sont dotées d'une telle tension, réellement malsaines, réellement dérangeantes parce que l'on ne sait pas si ce que l'on ressent est "acceptable". Je veux dire que le film va vraiment loin dans cette recherche du plaisir qui est forcément quelque chose d'excitant et du coup trouver cette scène érotique (elle l'est vraiment je pense) ça chamboule toute notre perception de ce c'est que le désir charnel, le plaisir et de ce qui est moralement acceptable. Il y a vraiment tout ça dans le film.

Du coup rien que pour ça c'est un bon film, voir un très bon film.
Cependant, car il y a un cependant, je ne trouve pas le reste du film si palpitant que ça, en fait on une sorte de délire freudien pas forcément palpitant, autant revoir psychose qui dure quand même une bonne demi-heure, ça se court après, disons que c'est très répétitif pour justement arriver là où ça veut en arriver, c'est-à-dire à ce final qui est juste exceptionnel.

Le plus gros défaut du film est du coup d'être inégal, d'avoir d'un côté des trucs géniaux et de l'autre des choses plus banales. On aurait pu trouver un autre traitement, faire plus d'ellipses, je ne sais pas. Après ces scènes ne sont pas mauvaises, ce n'est pas ce que je veux bien, elles sont correctes, mais comparé au reste, aux trois séquences que j'ai cité, ça fait un peu tâche on va dire, disons qu'elles sont moins originales et inattendues.

En tous cas on a un sacré final, quelle intensité ! Diable !
Et avec les quelques minutes de recul (j'suis trop un moine bouddhiste) que j'ai sur le film, je pense que je vais laisser le final l'emporter sur mon avis général du film.

Un sacré truc ! Et pour réussir à me déranger, il faut y aller.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2016
On ne sait pas comment réagir devant cette oeuvre complètement atypique qui mixe le brillant "L'Obsédé" de William Wyler avec du complexe d'Oedipe, du Pygmalion et du Galatée, une réflexion du genre "l'art est plus important que la vie", du Marquis de Sade, du Eros et du Thanatos, beaucoup d'Eros et de Thanatos, le tout additionné à des décors qui va ne faire que renforcer l'étrangeté du truc et la beauté fascinante de l'actrice Mako Midori.
Et c'est cette ignorance qui rend la première heure de ce film captivante. On en oublie même que le scénario n'est absolument pas crédible, spoiler: notamment parce que la captive aurait pu s'échapper un milliard de fois.
Mais après, l'ensemble déçoit.
L'ensemble déçoit car à partir du moment où Eros et Thanatos se rencontrent les défauts du machin nous frappent en plein visage. On ne peut plus se cacher que le scénario n'est absolument pas crédible, et puis surtout l'absence de véritable psychologie se fait sentir. On passe abruptement d'une situation psychologique à une autre, on est à mille lieues par exemple de la subtilité psychologique d'un "Empire des sens" où là aussi Eros et Thanatos font acte de présence. Le grotesque le plus gênant nous devient évident.
Il y a pas à dire Eros et Thanatos peuvent faire du dégât.
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2007
Novateur pour l'époque, ce film a malheureusement mal vieilli... Et puis quelle exaspération avec cette voix-off redondante nous cassant presque les oreilles!... Ceux qui espèrent retrouver dans "La bête aveugle" toute la force et l'odeur de soufre qu'ils ont pu percevoir dans "L'Empire des sens" seront déçus...
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2007
Si le cinéma possède une limite, c'est bien celle de sa seule sensation visuelle et auditive. En plongeant les images de son film dans une obscurité cloisonnante, Yasuzo Masumura tente d'amener «Moju» (Japon, 1969) dans l'appréciation du toucher. Tentative ardue même si la réalisation de Masumura arrive à cesser sa confusion des sens aux instants propices. Tout débute avec les photographies du corps enchaîné d'une femme, un corps déjà perdu dans le noir. C'est celui d'Aki. La tendresse de son corps, immortalisée par une statue d'elle même attirera les désirs tactiles de l'aveugle Michio. Après une duperie, l'aveugle enlèvera Aki et la séquestrera pour sculpter d'après ses attouchements son «chef d'oeuvre». Emprisonnée dans une cave avec deux corps géants de femmes sculptés en son centre, Aki tentera en premier temps de fuir la folie artistique de l'aveugle. Mais la lassitude gagnera la jeune femme et elle s'abandonnera à Michio. Leur amour transcendera la sensation liminaire de la vue et trouvera son accomplissement dans le toucher. A mesure que leur passion grandit, leur toucher aussi, si bien qu'il leur faudra pénétrer la peau, la scalper, la déchirer, l'arracher. «Moju» illustre alors une relation sadomasochiste qui les mènera à une mort hideuse, les membres du modèle Aki sectionné par Michio. C'est dans sa lente puis soudain chute vers la folie que «Moju» étonne et peu très aisément choquer le spectateur. Si l'invraisemblance passionnelle de la conclusion apparaît soudainement, le film arrive à palier ce défaut par une réalisation parfaite soutenant l'étrange expressionnisme des décors. In fine, l'appréciation du toucher fait peu effet, c'est surtout l'effroi de la passion qui saisit. «Moju» possède donc l'épuration du cinéma japonais, la fascination pour la passion qui semble caractériser le cinéma de Masumura et l'ambition ( forcément raté il faut l'avouer ) de dépasser le cadre de la vue.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2007
Un film à l'atmosphère étrange et assez envoûtante mais c'est surtout sa 1ère partie qui est réussie, dommage que le réalisateur n'est pas assez insisté sur l'aspect thriller de l'histoire ; la 2nde partie vire vers le morbide mais le final a vieilli de nos jours et peine à réellement nous révulser. La Bête aveugle est intéressant à voir, le meilleur moment du film reste sans doute la découverte du hangar ou sera séquestré l'héroïne. La musique est jolie.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2017
Un film qui va crescendo. Le monde tactile est un vrai plaisir sensuel. Plaisir sexuel et apprentissage de la jouissance. Certaines scènes en cela sont très évocatrices comme les mouvements de caméra sur les murs de l’atelier qu’il faut découvrir.....
Puis le plaisir des sens ne suffit plus et devient crûment film sur le désir masochiste. Toucher était peu, souffrir devient nécessaire. Le film devient assez éprouvant.
Tout se passe presque dans un « lit » et les expériences n’ont presque plus de limites jusqu’à cette fin franchement horrible.
Spécial.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2024
Le film démarre un peu sur le même concept que "The Collector" de William Wyler. Avec une jeune mannequin kidnappée par un artiste, qui a décidé d'en faire son modèle personnel. Sauf que notre homme est aveugle, et bien dérangé...
Voilà le genre de film qui divise, tant ses choix sont radicaux. Avec notamment un dernier acte assez étrange, où l'héroïne passe d'un extrême à l'autre le temps d'une ellipse. Cette psychologie pas très crédible rend l'acte un peu longuet... mais d'un autre côté l'ensemble ne dure que 1h24.
En tout cas je fais partie de ceux qui ont apprécié. Je salue la richesse des thématiques abordées : création artistique, relation sado-maso, érotisation et scarification du corps, pouvoir des sens, et j'en passe !
Les acteurs y sont également pour quelque chose. Entre Midori Mako, troublant en victime captive qui tombe dans un amour toxique. Et Eiji Funakoshi en sculpteur obsédé, qui passe son temps à tripoter son "sujet".
Mais ce qui marque est pour moi l'audace visuelle de Yasuzō Masumura, en particulier à travers 3 scènes qui ont été allègrement commentées. L'introduction choc à coups de photos osées. La découverte cauchemardesque de la prison de la captive, un studio où s'entassent des sculptures de membres (dont des yeux vulvaires et des nez phalliques !). Et le final jusqu'au-boutiste.
Que l'on aime ou pas, ça vaut le coup d'oeil !
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2024
Je peux vous assurer d'un truc les mecs : on sait très bien que le cinéma japonais de cette époque est bien loin de mériter cette étiquette de cinéma balisé qui fut la sienne pendant longtemps, mais franchement, quelque chose comme cette "Bête aveugle" dépassait tout ce que l'on pouvait attendre du Pays du Soleil Levant. Parce que oui, c'est un huis-clos à seulement trois (puis deux) personnages, oui le début laisse entrevoir quelque chose qui ne va pas être de la tarte, oui cette longue scène d'une jeune femme découvrant apeurée le studio où elle est séquestrée laisse voir pas mal de choses, mais je vous garantis qu'absolument rien ne prépare aux 10 dernières minutes du film. Lesquelles versent dans un sadomasochisme qui laisse pantois. Même le cinéma européen de l'époque ne s'aventurait pas dur des terrains aussi glissants. Cela dit, tout cela est mise en scène sans voyeurisme et sans complaisance donc ne vous attendez pas à des effusions de sang. S'il y en avait eu, ça n'aurait eu aucun intérêt. Peu connu et peu visible, mais une véritable petite bombe qui ne laissera pas indifférent, que ce soit dans un sens ou dans l'autre.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2026
La "Bête aveugle" est une expérience radicale qui place l'enfermement et la cécité dans un univers intérieur, unique et définitif. Inversant les codes habituels, le cinéaste dépeint le sculpteur aveugle comme un être puissant, dont l'emprise sur sa victime est totale, se transformant peu à peu en un jeu sado-masochiste passionné et dévastateur. Les décors (différentes sculptures des parties du corps féminin) sont magnifiques, aussi sensuels qu'inquiétants, et contribuent à la création d'une atmosphère bataillienne.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 632 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2025
Film oppressant et dérangeant jusqu'à la fin d'une apothéose malsaine, la mort y est très bien représentée. Quelques détails montrent que le film a parfois mal vieilli mais les idées développées restent actuelles. A souligner aussi, l'esthétisme du film et surtout la beauté de l'actrice
Acidus

872 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2016
Avec "La bête aveugle", Yasuzo Masumura fait ce qu'il sait faire le mieux à savoir des films audacieux, à contre-courant, mettant en scène un personnage féminin fort évoluant dans une ambiance sombre, froide et souvent violente. Dans ce long métrage, le cinéaste japonais y ajoute en plus une dose d'érotisme (rien de très explicite) et l'aspect huis-clos influe sur cette impression d'étouffement et d'oppression que l'on peut ressentir. Les deux premiers tiers du long métrage sont intéressants notamment grâce à cette relation triangulaire entre la femme kidnappée, l'artiste aveugle et sa mère. En revanche, spoiler: une fois la mère décédée
, l'intrigue perd en rythme, se fait répétitive et devient de fait soporifique. La direction prise à la fin est contestable mais l'ensemble demeure plutôt pas mal.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 403 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2024
Cinéaste de premier ordre de la nouvelle vague japonaise, mais dont la filmographie a été peu diffusée en France, Masumura s'est largement attardé sur la dimension sexuelle, fantasmatique et perverse inscrite dans la nature humaine.

Si ces développements ont conduit à des fulgurances esthétiques très réussies (" passion", " tatouage" notamment) , " la bête aveugle" m'a beaucoup moins séduit.

Certes, le titre à de nombreux défenseurs, mais le caractère oppressant et étouffant du scénario sont difficiles à supporter ( les dernières vingt minutes sont éprouvantes et sans aucune sensualité - selon moi).

Un sculpteur aveugle, séduit par la perfection charnelle d'une jeune mannequin l'enlève et la séquestre afin qu'elle lui serve de modèle.

Il reste la mise en scène, les cadrages, le charisme de l'actrice féminine, mais " la bête s'éveille" m'a laissé hermétique.

Réflexion sur le sens du toucher et sur le sado-masochisme, " la bête aveugle" ne laisse pas indifférent ( qu'on l'apprécie ou non).
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2010
Film monstre, à nul autre pareil. Masumura utilise des thèmes traditionnels du film d’épouvante, ceux du modèle, de la sculpture vivante, de la séquestration, pour faire quelque chose de beaucoup plus ambitieux qu’un banal film d’épouvante. Il est question d’art, de sens et de sensualité. Le décor de l’atelier composé d’anatomies humaines donne lieu à des effets visuels époustouflants. Masumura s’en sert pour suggérer une appréhension au-delà du visuel. Il y réussit et c’est proprement pousser l’art cinématographique dans ses derniers retranchements. Subjectivement j’ai trouvé l’histoire de conflit amante-mère assez banale, et l’escalade sado-masochiste finale « too much ». Ce bémol là posé, « La bête aveugle » est vraiment unique et stupéfiant.
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