145 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
27 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
8 critiques
3
5 critiques
2
8 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 octobre 2012
Film éreintant, huis-clos oppressant. Oeuvre qui a des liens avec une tragédie grecque, un sculpteur aveugle et frustré sexuellement, un modèle manipulateur et une mère possessive sont des personnages très intéressant (mais je suis toujours ennuyé avec les acteurs japonais de cette époque qui en font des tonnes). Dommage aussi que la progression dans la folie soit souvent trop brusque (le film aurait gagné a être plus long).
Attention, film choc qui risque d'en étonner plus d'un. Cinéaste trop méconnu en France, Masumura a réalisé des films très différents les uns des autres. Celui-ci est une perle surréaliste qui prend la forme d'un huis-clos étrange. Tout d'abord, le film intrigue par un jeu d'acteur assez outré. Puis, la découverte du décor principal (magnifique et totalement surréaliste) fascine. Enfin, ce sont les relations très particulières qui se tissent entre les deux personnages principaux qui font glisser le film vers l'oeuvre culte instantanée. On prend alors conscience de la filiation avec un autre film japonais plus tardif, à savoir "l'empire des sens" de Oshima. Autre référence bien plus récente : "Audition" de Miike. Voici donc un film à ne pas manquer pour tous les amateurs de films trash et osés.
Onirique et byzarre mais bien témoignage sur la séquestration; on ne peut passer à coté de ce 'Blind Beast' japonais du fait des préférences originales des auteurs évitant toute allégorie facile, et comment rater de toute façon la scène de la caravane + la séquence du mur ou la Bête rencontre son châtiment final?
La recherche du désir est aporétique mais c'est une métaphysique sensationnelle, où l'on s'adonne jusqu'à la mort, en ignorant tout le domaine de la perversion. La bête aveugle ne sait la raison pour laquelle elle agit, mais ne sait pas non plus si elle sombre, si elle se rassasie. C'est ce que le film raconte mais ne parvient pas lui-même à s'instruire. Car, si j'imagine cette facilité confuse du thème du désir et de sa suprématie aveugle, c'est simplement parce que c'est suranné, limité et maintes fois repris pour se croire philosophe.
Un film très étrange sur le plaisir des sens. Plutôt prenant les trois quarts du film mais la fin est vraiment bizarre, et peut être dérangeante pour certains, notamment ceux qui n'ont pas l'habitude des drames japonais.
Film extrêmement intéressant dans sa première partie, mais malheureusement la psychologie disparaît complètement dans la deuxième partie. On assiste même à un raccourci dans les attitudes et les rapports des personnages très dommageable. Par contre le huis clos et l'éclairage (ou plutôt son absence) sont oppressants à souhait.
Ce splendide et fascinant chef-d'oeuvre complètement inconnu, signé Yasuzo Masumara est un des plus beaux, un des plus aboutis et un des meilleurs films de tous les temps... Bien que Citizen Cane soit placé en 1er dans la liste des plus grands films de tous les temps, je placerai sans conteste ce film au sommet de ce classement... Je n'ai jamais rien vu d'aussi somptueux...
Troublant, séduisant et viscéral, la bête aveugle est un joyau du cinéma asiatique. Rarement, l’univers du tactile n’a jamais été magnifiquement exploité sur pellicule. L’idée de transposer une histoire sur un aveugle sensible au monde de l’art, en particulier à la sculpture, un des seuls arts plastiques permettant le toucher, est fantastique. Par la virulence des répliques, de la mise en scène et de la gestuelle des interprètes, le film nous fait oublier l’oppressante mise en scène, en huis clos. Emotionnellement marquant et souvent sidérant par les situations assez improbables, un superbe film…
Un film ambitieux, mais malheureusement empêtré dans ses lourdeurs. Des dialogues pesants nous expliquent ce qu'on a déjà compris, et l'emphase des dernières scènes les font basculer dans le ridicule, au point de provoquer des rires dans la salle où j'étais.
Aimer jusqu'à la chair . Film (1969) de style années 70 mais toujours un peu choquant. Interdit aux -16 ans. Normal à l'époque. Les 3/4 du film tiennent la route. La fin c'est limite c'est vrai. Cinéaste du corps sensuel coupé saignant. Film réussi sur l'enfermement avec (toujours pour Masumura) sensualité et cruauté. A voir comme un objet de curiosité .
La critique est unanime, le film est encensé... J'ai un avis moins tranché (enfin si l'on peut dire!!!) : d'un côté une actrice superbe, un décor hallucinant, un thème prometteur et un début du film qui, en dépit de ficelles narratives un peu grosses et d'acteurs qui surjouent, laisse espérer une suite ulta-sensuelle et envoutante, avec cette idée de communication uniquement tactile... J'attendais du Wong Kar Wai en fait...
Et là patatra !! On arrive à un remake de l'Empire des sens ! L'Empire du sens du toucher en quelque sorte... Un prétexte d'amour / passion pour montrer le masochisme poussé à l'extrème... Désir de choquer absolument? Fantasmes refoulés du réalisateur?
Cette fin irrespirable a provoqué quelques départs dans la salle, et à la limite si le but est de choquer les spectateurs pourquoi pas ; mais aussi pas mal de rires devant l'énormité de la chose (dont le mien), ce qui est dommage au vu de l'intensité dramatique et émotionnelle recherchée...
Bref, comme pour l'Empire des sens, j'ai un peu de mal à comprendre l'engouement de la critique et à être enthousiaste...
Film qui me semble un peu vieilli : manque de réalisme peu excusé par l'année de sa réalisation. Thèmes à foison : vampirisme, névroses, représentations de la femme à travers deux portraits, et de l'homme esclave de celles ci... Mais quelle confusion, jamais de choix, une rigidité et un extrémisme du discours. Le film est sauvé par un dernier quart d'heure qui n'épargne rien aux spectateurs, et par la beauté de l'actrice. Peut être faut il avoir une connaissance de la société japonaise pour mieux comprendre les idées du réalisateur ?