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François
27 abonnés
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5,0
Publiée le 11 février 2021
Un film superbe sur un sujet fort et important. Alexandre Wetter est sublime et livre une magnifique prestation. Ruben Alves qui avait déjà réalisé l'excellent La cage dorée confirme son grand talent et nous offre une véritable pépite. Pascale Arbillot est excellente dans ce rôle de directrice de la société Miss France dure en apparence mais qui se révèle extrêmement tendre. Isabelle Nanty est géniale et Thibault de Montalambert compose une touchante Lola. Sylvie Tellier est géniale et ce film confirme l'autodérision des Miss. L'univers glamour Miss France est parfaitement rendu. Un film touchant, à la fois drôle et émouvant.
Avec son film Ruben Alves questionne la notion de féminité dans un pays hétéronormé. En réalisant le rêve d'un jeune garçon en quête d'identité dans le monde des concours de beauté il n'évite pas l'écueil des clichés, mais écrit de jolis personnages comme celui du vieux travesti joué par un Thibault De Montalembert étonnant. Sans être une réussite absolue Miss est tout de même une comédie sensible et nécessaire, vu l'homophobie rampante en France, sur le droit à la différence.
Malgré la trop rare et sublime Pascale Arbillot, ce film manque de souffle, le sujet étant trop mince. Le héros/ héroïne, incroyablement troublant, est un choix judicieux dans un rôle casse gueule. En tout cas, manifestement, un homme inverti en vaut deux.
Alex (Alexandre WETTER), 24 ans, rêve depuis l’âge de 8 ans, de devenir Miss France. Son aspect androgyne lui permet de faire illusion spoiler: d’abord en devenant Miss Ile de France avant d’accéder à la finale diffusée en début de soirée et présentée par Sylvie Tellier (Miss France 2002) et en présence de Miss France 2019, Vaimalama Chaves . Un sujet « casse-gueule » que Ruben Alves maitrise parfaitement grâce à un récit sur le fil du rasoir qui repose sur un scénario bien construit, des dialogues justes, drôles et émouvants à la fois, sans tomber dans le pathos d’autres films [comme « Girl » (2018) de Lukas Dhont]. La qualité du film repose aussi sur celle de ses interprètes, en premier lieu, le débutant Alexandre Wetter (1er rôle au cinéma à 30 ans) et d’autres plus aguerris comme Pascale ARBILLOT, Isabelle NANTY et Thibaut de MONTALEMBERT (époustouflant en travesti) qui constituent (pour les 2 précédents et avec 4 autres personnages), la « famille » cosmopolite et improbable d’Alex. Contrairement à ce que le titre pourrait faire penser, le sujet ne concerne pas le concours Miss France [même s’il sert de « décor » avec un regard plus humoristique que caustique, tel la course à l’audimat avec du politiquement correct pétri d’écologie (spoiler: Les Miss partent en Belgique et sont filmées en train de nettoyer les plages, de visiter une usine de recyclage de déchets ou une chèvrerie ) et de communication sur les réseaux sociaux] mais la différence, l’acceptation de soi, la perte des parents (spoiler: Alex a perdu les siens dans un accident de voiture ) et l’envie de se battre sans se complaire dans un état victimaire (spoiler: « Ne soyez-pas victime des codes mais apprenez à jouer avec » dit à Alex, Pascale Arbillot qui s’occupe des candidates Miss France ).
Miss réussit à mêler l’aspect feel good movie qu’impose son canevas balisé – chacun des retournements s’avère prévisible, comme écrit par avance – à une cruauté véritable et plurielle ; et de cet entrelacs du convenu et du cruel naît un récit qui utilise la fiction du concours de miss pour révéler la violence qu’exerce la société sur ce qui apparaît différent, cantonné à la marge, reclus dans une maison qui ressemble davantage à un microcosme situé hors du monde, un récit qui utilise la fiction pour conjurer cette violence en ouvrant le rêve à tous les rêveurs, quel que soit leur sexe. Ruben Alvès donne vie à une œuvre profondément sensible et sincère qui, malgré lesdits passages obligés qui alourdissent l’ensemble, aborde l’humain comme un écran sur lequel sont projetés un certain nombre de préjugés – rigueur d’Amanda, répartie de Yolande, mépris de miss Paca, travestissement de Lola – à l’instar de Miss France. Aussi le concours démasque-t-il l’artificialité de certaines pour mieux insister sur la complexité d’autres, les apparences s’avérant souvent trompeuses. La présence d’un atelier clandestin dans l’appartement de Yolande n’est pas anodine : elle atteste la fabrique des apparences et la construction souterraine d’une identité au contact de l’altérité. Cet appartement ne dispose pas d’une topographie finie ou définie : il paraît extensible, capable d’accueillir tous les rejetés de la Terre pour leur offrir un toit et du couscous ; il agit tel un accélérateur de particules, une zone de turbulences familière dans laquelle les langues se délient, les coups au moral se portent – en ce sens, il redouble la salle de boxe – et se fondent les liens d’amour et d’amitié. Le long métrage joue de cet écart entre l’extérieur et l’intérieur, le vrai et le faux, en recourant au comique le plus savoureux ; à ce titre, nous saluons l’écriture ciselée des dialogues qui ne manquent ni de rythme ni de bons mots – nous n’en citerons qu’un, lorsque Lola, fascinée par la grâce d’Alex, reconnaît « la démarche qu’elle a chopée au bois de Boubou ». Porté par d’excellents acteurs, dont Pascale Arbillot, Isabelle Nanty et, révélation du film, Alexandre Wetter, Miss réussit à ne jamais s’enfermer dans une dénonciation à charge, s’affranchit de la théorie pour incarner par l’image et le mouvement une redistribution de la féminité qui n’est plus réservée aux femmes, comme une donnée initiale, mais à quiconque s’en donne les moyens. Cela évoque une citation bien connue, que nous reprendrons pour conclure : « On ne naît pas femme : on le devient ».
J’ai trouvé cette comédie pas mal. J’avais une appréhension car la thématique n’est pas du tout évidente à traiter, et on peut facilement tomber dans l’excès. Malheureusement quelqu’une de mes craintes à ce sujet a été confirmée, cependant un équilibre se fait avec d’autre passages superbement bien réussit. Cette comédie va oser aborder le féminisme, l’acceptation de soi, et la tolérance vis-à-vis de ceux que la société considère « différent ». Le message est positif et il faut le souligner. Ce qui compte ce n’est pas la manière dont l’extérieur nous perçois, mais ce que l’on veut véritablement être. Cependant, cela n’empêche pas quelques lourdeurs avec certains plans qui insiste un peu trop pour qu’on comprenne la volonté du réalisateur. Surtout que le film porte beaucoup de revendication, mais parfois elles vont se télescoper et devenir confuses. L’échange entre Pascale Arbillot et Isabelle Nanty en est un peu la symbolique. Elles vont lancer une problématique forte sur la confrontation des idéologies, mais finalement rien n’est résolu. À force de vouloir du positivisme, on tombe dans la facilité scénaristique pour que tout soit bien. C’est un peu le revers de la médaille. Toutefois, l’émotion passe grâce à Alexandre Wetter. Sa prestation est fantastique. On le sent s’épanouir. J’ai aussi énormément apprécié le casting secondaire qui apporte une véritable force. Déjà par Pascale Arbillot et Isabelle Nanty, qui sont comme deux mères de substitution avec des rôles sérieux. De leur côté Moussa Mansaly et Hedi Bouchenafa vont insuffler beaucoup de légèreté. Ils m’ont énormément fait rire.
magique et touchant. ce film ouvre notre coeur , un sourire , une larme , émouvant. Alex ou Alexia , peu importe , une beauté et surtout assumé sa personnalité. mention top pour Lola , travesti en la personne de Thibault de Montalembert. la scène finale est jubilatoire..
La bande-annonce promettait une comédie feel good, et si parfois c'est le cas, le scénario tombe malheureusement dans le politiquement correct et dénonce les hommes et leurs penchants à s'en prendre aux jeunes femmes.
Mais quel magnifique film ! Alexandre Wetter est renversant en faisant tout pour accomplir son rêve ! On est à fond avec lui ! Une histoire profonde où l'emotion est présente et partagée. Hormis l'acteur principal, les actrices secondaires qui l'entoure comme Isabelle Nanty, Pascal Arbillot sont très convaincantes. Quelques passages amusants, les musiques sont joyeuses et belles. Un dénouement quasi déconcertant. Une belle comédie dramatique qui mérite l'écho. C'est tolérant, formidable, magnifique.
Film techniquement assez moyen dans la mouvance LGBT. spoiler: (...) Les points forts sont la description des paillettes putassières de Miss France et surtout la révélation d’une acteure bluffante : Alexandre Wetter.
Film beaucoup trop caricatural, ça en devient même ridicule, et ennuyeux. Trop de clichés et une fin beaucoup trop prévisible. Je retiens juste la métamorphose du personnage principal qui lu va à ravir!
Ne cherchez par le césar du meilleur espoir masculin il est dans le film c'est Alexandre Wetter. Quelle beauté !!!!, les miss France n'ont qu'à bien s'accrocher. Alexandre est magnifique dans ce film. Que dire également de Thibault de Montalembert épatant dans son rôle. J’étais septique à aller voir ce film mais je ne regrette absolument pas. Quelle tendresse, quelle amitié dans le groupe. Que du bonheur, dans la ligne de la cage dorée, vraiment pas déçu.