John C. nous a habitué a bien mieux! Et je reconnais avoir été quand même pas mal déçu. Les situations en deviennent parfois amusante. Même si certaines restent acceptable (de justesse). Apres pour les effets, le jeu des acteurs... C'est du minime. LE strict minimum. Au vue du scénario et du réal ; on s'attendait à quelques choses d'un niveau bien plus élevé... Bref, on suit ; car se disant que c'est du Carpenter ; on se dit ; que cela va changer et prendre un bon tournant ; mais rien n'y fait. Et c'est dommage, car l'idée de base aurait pu amener le film à prendre différentes tournures et rendre une prod tantot effrayant, angoissante ou alors à l'opposé ; dans l'action totale. Mais étrangement, le film ne tient pas la route et l'on a beaucoup de mal à entrer concrètement dans le film. Heureusement que je ne l'ais pas vu au ciné et que je suis tombé dessus par hazard. Dans le genre et pour ce réal (notamment "the thing" par exemple) il y a bien mieux.
Un film pourri qui reste anecdotique tellement il est mal fait, mal réalisé, mal monté... bref les acteurs ne font rien pour relever l'histoire déjà pathétique. L'ambiance est tout simplement nulle et le rythme dégueulasse.
Du pur "Grindhouse", avec scénario basique, gros flingues et du désengage bien bourrin le tout avec une bonne dose de second degré. Le film fait un peu vieillot, et s'essouffle complètement au bout d'une heure. Pour les fans de George Romero et de séries B, ici on a des zombies possédés par des esprits de la planète Mars... Tout un programme! (Moyen)
Qui est le film ? Sorti en 2001, Ghosts of Mars arrive à un moment tardif de la carrière de John Carpenter, quand son cinéma, déjà hanté par la défiance envers les institutions, se replie vers des formes plus sèches, loin de la maîtrise d’Halloween ou de The Thing. Le film se présente comme une série B de science-fiction martienne (western futuriste, récit d’attaque et de contamination) et promet en surface un hybride intense : action, siège, possession, guerre coloniale. Carpenter convoque la conquête spatiale pour la faire dérailler.
Que cherche-t-il à dire ? Le projet est limpide : penser la colonisation non pas comme découverte, mais comme profanation. Mars n’est pas un terrain vierge — c’est un territoire pillé, où les morts se réveillent pour expulser l’intrus. Carpenter veut raconter comment un espace réagit à l’occupation, comment la violence moderne se heurte à une mémoire archaïque. C’est noble, presque puissamment intuitif : faire du western la matrice de la dépossession, puis la retourner contre l’envahisseur. Et c’est précisément cette ambition qui rend d’autant plus frappant l’échec de sa mise en œuvre.
Par quels moyens ? Carpenter refuse l’esthétique high-tech : Mars est filmée comme une friche industrielle poussiéreuse. L’intention est pertinente mais l’exécution manque de densité. Les décors paraissent factices, pauvres, trop clos pour porter le poids politique qu’ils prétendent. On ne voit jamais l’économie extractive, on la devine.
Les “fantômes” comme résistance animiste est une idée fascinante : les revenants comme mémoire insurgée. Mais Carpenter les filme comme des figurants de metal festival, plus kitsch qu’effrayants. Leur geste politique s’effondre dans la caricature. Le concept brûle mais la mise en images refroidit.
Le groupe de policiers incarne la violence privatisée, la froideur administrative. Là encore, idée puissante, mais direction d’acteurs catastrophique : aucune tension, aucune dynamique interne. On entend le discours du film, on ne le vit pas.
Les scarifications martiennes, la chair transformée en archive… tout cela devrait être troublant. Mais les effets pratiques paraissent datés sans être incarnés. Carpenter, jadis maître du tangible, filme ici la mutilation comme ornement. L’horreur ne travaille pas la perception — elle décore le cadre.
Le western est la matrice (convois, siège, saloon martien), le film assume l’iconographie. Mais cette fois, le western n’est pas relancé, il est cosplayé.
Melanie Ballard pourrait être un personnage complexe, décentrant le regard colonial. Mais le film ne lui offre jamais une intériorité. Elle agit mécaniquement, perdue dans des dialogues figés. Elle incarne une idée, pas un point de vue.
Où me situer ? Je ne méprise pas le film. Je vois très clairement ce qu’il tente. Je vois l’intuition désirable. Mais Carpenter ne parvient jamais à faire converger ses idées et ses formes. Tout reste théorique. Rien n’advient à même l’image. Le film convoque ce qu’il refuse de travailler : il parle de dépossession, mais ne fabrique jamais de dépossession sensorielle. Il parle de chair, mais ne produit pas de chair. Il parle d’occupation, mais ne fait jamais sentir l’oppression spatiale. Je suis frustré par l’écart entre intention et incarnation.
Quelle lecture en tirer ? Ghosts of Mars est un film raté mais révélateur, presque involontairement. Il expose l’écart entre penser le politique au cinéma et le matérialiser dans la mise en scène. Carpenter a les idées, mais plus la chair, plus la tension, plus la patience.
Carpenter s'est littéralement lâché dans le gore et le bourrin avec ce "Ghost Of Mars". Il faut imaginer le désarroi du spectateur lambda (et de nombreux fans) pour faire la part des choses entre le trash et l'approche politique sous-jacente habituelle du John. La B.O heavy-metal (!!!) n'arrange pas les choses non plus. Rien à redire sur les mises en scène très personnelles. C'est du Carpenter de base. L'étrange rythme fait perdre une partie de l'angoisse à chaque scène de carnage. Il n'y a rien d'effrayant. On devrait pourtant ressentir une terrible claustrophobie : l'action se situe sur mars en 2150, près d'une mine isolée peuplée d'humains possédés par une entité extraterrestre. Rien que ça. Quelque part, "Ghost Of Mars" ressemble à "The Thing", la peur aux tripes en moins. Les acteurs sont un peu légers, pour une fois. Ils font bien leur job, mais ne sont pas très charismatiques. Mais les dégaines des 'possédés' et le clin-d'oeil à Marilyn Manson sont excellents. Pour les SFX, Carpenter a opté, comme à son habitude, pour du vintage. Les décors font clairement penser à ceux de "Total Recall" de Verhoeven. Ce qui ressort à peu près de ce délire plutôt malsain (du made in Carpenter, quoi), c'est que devant un danger d'extermination de la race humaine, il n'y a plus de manichéisme. Le "bien" (Melanie, la flic) et le "mal" (Desolation, le meurtrier) s'associent... pour la survie. Il y a plusieurs lectures possibles de toute manière. Pas le meilleur de Carpenter, c'est certain. Mais à voir quand même.
Drame de la sénilité ou ultime bras d'honneur d'un ancien franc-tireur ? Quoiqu'il en soit, on reste accablé devant cette entreprise de saccage : à partir d'une thématique et d'une sctructure usées jusqu'à la corde (pourquoi refaire un enième remake d'"Assaut", chef d'oeuvre indépassable ?), Carpenter rate tout ce qu'il réussissait avant si bien. Oubliée sa brillante gestion de l'espace (qui faisait d'"Halloween" une véritable leçon de mise en scène et une mise en abîme de la notion de point de vue au cinéma), oubliée son élégante sécheresse (l'implacabilité de "The Thing"), ou encore l'ambiguïté de ses figures (les héros rongés par la culpabilité de "Fog" ou la fausse obsession de vérité du héros de "L'antre de la folie"). Ici tout est tristement lisible et plat : Carpenter a évacué tout le mystère de son art. Il n'a plus rien à filmer et s'abîme à ruminer la naphtaline de son oeuvre. Triste.
Sympathique, avec Ice Cube et Jason Statham du temps où ils n'étaient pas encore des stars. Cela dit, il manque soit une fin définitive, soit une suite (spoiler: bien que l'avenir pour l'humanité ne soit pas rose )...
Un film bien en deça des autres productions carpenteriennes, ce Ghost of mars propose de bons moments de tension quitte à récupérer ça et là des thèmes chèrs au réal (on prend dans The Thing surtout et le prince des ténèbres) mais n'arrive pas à aller plus loin dans l'horreur. Le pire est qu'on en arrive à des scènes mal faites, bâclées comme lorsqu'on ne sait même pas ce que deviennent certains personnages. Aussi on peut dire que le film s'essoufle vers la fin quitte à devenir du quasi n'importe quoi (une dernière scène dont on aurait pu se passer...). Bref on sent déjà avec Ghost of mars la fatigue de Carpenter et ce n'est pas The Ward qui va raviver la flamme.
Plutôt fan du style de John Carpenter, j'espérais que les mauvaises critiques de Ghost of Mars résultaient d'un malheureux malentendu. Hélas, le film est véritablement raté, avec un niveau de réalisation digne d'un mauvais téléfilm, un montage honteux, et un casting en roue libre. Gagnez une heure trente de votre vie en passant votre chemin !
"Ghosts of Mars" est l'un des films les plus récents du grand John Carpenter, mais pas forcément l'un des plus appréciés. Il faut dire qu'avec le pitch et l'affiche qui en jettent un maximum, on s'attend à voir un truc énorme et bien foutu. Le résultat est, avouons-le, bien moins reluisant : la réalisation souffre d'un sérieux manque de rythme lors de certaines séquences et paraît parfois bancale, notamment à cause de quelques effets paraissant un peu trop artisanaux. Les comédiens ne sont pas en reste : leur interprétation est dans la plupart des cas mitigée, voire pas crédible du tout (bizarre de la part de Carpenter d'avoir choisi Ice Cube pour ce film), et les méchants sont mous ou incapables excepté le grand manitou. L'histoire elle-même possède quelques défauts d'importance comme une ou deux situations tout bonnement invraisemblables ou des incohérences qui n'ont l'air de défriser personne...Mais malgré tout il y a toujours la (petite) patte de Carpenter qui fait de ce "Ghosts of Mars" quelque chose de regardable, à défaut d'être réellement bon.
Un Carpenter en pilotage automatique aux commandes de ce "Ghost of Mars" qui ennuie plus qu'il ne passionne, hélas !! Incontestablement, Big John réalise ici son film le plus "Série B" (avec des passages vraiment Z...). Comme si, après l'échec commercial de l'ambitieux "Los Angeles 2013" et du sympa "Vampires", il n'avait vraiment plus envie de se casser la tête et de se battre avec un studio pour imposer ses vues... Résultat, un film qui balise entre "The Thing" et "Assaut", et se perd dans l'action-movie badass, à grand renfort de flash-back, de montage lourdingue, de constant changement point de vue, de méchants folkloriques et de maquettes... Tout n'est pas à jeter pourtant, comme certains panoramiques martiens, quelques moments hard de baston par-ci par-là et puis quelques acteurs comme Statham, Ice Cube ou Natasha Henstridge (en mode Ripley)... Mais c'est bien peu. Et c'est bien triste pour un grand maître du fantastique comme Carpenter, car "Ghost of Mars" est sans doute le film de trop pour lui.
Ni bon ni mauvais cette réalisation de John Carpenter, le maître spécialisé dans l’horreur avec sa musique nerveuse de Heavy metal très bonne, de la science-fiction de terreur régnant sur Mars, l’histoire n’est pas extraordinaire, un grand fourre-tout bordélique l’intrigue surnaturelle démoniaque prenant possession de l’esprit des pauvres colons terriens devenus satanistes comme vision horrifique, il y a un peu de tout et du n’importe quoi. Les acteurs sont corrects dans leurs jeux, j’ai aimé ce point et bien rigolé, c’est jouissif et divertissant, les combats ne sont pas du top niveau, un film qui reste mieux loti pour ces idées de scénario de science-fictive.
sorte de best-off des films de Carpenter, Ghosts of Mars, bien que disposant de quelques défauts colle bien à l'image du réalisateur, qui comme Wes Craven, reste le dernier "dinosaure" proposant des films de ce genre. Bien qu'il traite toujours de mêmes thèmes, il cherche ici à se moderniser, ne serait ce que par l'anti-héros principal qui est interprété par une femme. Tout le monde n'accrochera peut-être pas, nous en tout cas on adore.... critique sur: cthiboy.blogs.allocine.fr
Du john carpenter pur jus, si on l adore comme moi on peut y adhérer, sinon pas la peine de s y essayer, car en effet l intrigue est assez bateau et les effets spéciaux sont fait en carton pâte, mais ce réalisateur, durant mon enfance m avait adoré le cinéma de surcroît fantastique avec notamment the thing mais surtout mon chef d œuvre du nanar jack burton et les griffes du mandarin. Ghost of mars, nous fait découvrir cette planète a la sauvé carpenter avec des acteurs et actrices connu ou emblématique des années 90, on y trouve les débuts de jason statham.