Avec “Seules les bêtes”, Dominik Moll signe un polar glaçant et surprenant où les personnages se dévoilent au fur et à mesure que l’enquête avance. En effet, une femme a disparu. Les personnages joués par les très bons Denis Ménochet et Damien Bonnard semblent être liés à cette affaire. Laure Calamy campe pour la première fois un rôle plus développé qu’à son habitude et se révèle très convaincante. Si côté casting, nous sommes gâtés, c’est la construction complexe de l’histoire véritablement bien écrite qui nous procure un plaisir généreux. Sombre, réaliste et moderne, “Seules les bêtes” est le meilleur thriller de cette fin d’année. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Ce film est un véritable chef d'oeuvre, quelque part entre du Hitchcock moderne et du Cassavetes contemporain ou je ne sais quoi encore. En tout cas un film parfait, parfaitement joué, parfaitement ciselé, parfaitement oppressant, et délectable. Niveau scénario c'est tout simplement prodigieux. Il me semble que le film est l'adaptation d'un livre. Je ne sais si le film reprend étape par étape le découpage du livre mais ce scénario est tout bonnement extraordinaire. Ce film est plus qu'une réussite, c'est une perle.
Un polar bien tordu, bien cousu et bien foutu signé par le metteur en scène inspiré Dominik Moll !! On se croirait comme dans un film d'Alejandro Gonzales Inarrittu pour citer le premier metteur en scène qui me vient l'esprit mais ici à la sauce Française. Raconter l'histoire serait très compliqué mais ce long métrage est comme un puzzle a recoller les morceaux. Il n'y a pas de personnages principaux dans "Seules les bètes" mais plusieurs personnes, on va dire un peu pommés, qui se succèdent passant de l'hiver des montagnes rugueux Françaises au soleil de Cote d'Ivoire. Meurtres, mensonges, déchirures amoureuses, adultères, tout y est. J'ai été transporté par cette oeuvre grace au scénario tortueux écrit par Gilles Marchand et Dominik Moll, par une très bonne mise en scène de ce dernier puis un superbe casting comprenant quelques comédiens célèbres comme Denis Ménochet, Laure Calamy, Valeria Bruni-Tedeschi, Damien Bonnard plus les autres moins connus excellents. Une très bonne surprise pour ma part, il y a du bon dans le cinéma Français ces derniers temps.
Ce film est une adaptation du livre Seules les bêtes écrit par Colin Niel. D’ailleurs, fait assez rare, l'auteur est satisfait de l'adaptation cinématographique de son livre. Le film a remporté le prix des lycéens du festival du cinéma en Beaujolais 2019 au cinéma « Les 400 coups » de Villefranche-sur-Saône. Il a fait pratiquement l'unanimité auprès des lycéens. Nous l'avons vraiment apprécié.
Le film commence de façon surprenante. La première scène est trompeuse : on croit que l’histoire va se passer en Afrique alors que l’on se rend compte quelques instants plus tard que l’action se déroule en France, en Lozère, sur une montagne enneigée : les Causses. Mais elle donne quand même un indice sur l’origine de l'histoire : les « brouteurs » ivoiriens (spécialistes de l’arnaque sentimentale sur Internet). Le parallèle et l’opposition entre les Causses et Abidjan sont comiques, frappants et improbables.
Ce film correspond à une seule histoire mais racontée plusieurs fois selon le point de vue de différents personnages. Nous avons trouvé la superposition des points de vue très intéressante. Le premier, celui d’Alice, décrit le cadre spatio-temporel, présente les personnages, pose l'intrigue et installe une ambiance froide et énigmatique. Au fil de l’histoire et des points de vue, on apprend des éléments supplémentaires, on découvre de nouveaux indices qui font avancer notre compréhension. Chaque point de vue oblige le spectateur à revenir et réfléchir sur l'histoire.
Toute l'histoire réside sur un quiproquo. Un fermier tombe amoureux d’une jeune femme rencontrée sur Internet qui s’avère ne pas exister. Il s’agit en réalité d’un arnaqueur ivoirien sous une fausse identité. Mais le fermier croit la voir vraiment près de chez lui. Il s’agit en fait d’une simple ressemblance.
Cette histoire met en scène une panoplie très variée de personnages comme des fermiers (Michel et Joseph), un agent d'assurance (Alice), une serveuse (Marion), et des arnaqueurs ivoiriens (dont Armand). Ils ont tous des caractères totalement différents. Tout au long de l'histoire, ces personnages seront liés, sans le vouloir ni même le savoir, par une mystérieuse affaire de disparition.
Fruit du hasard et de la malchance, leurs mésaventures ne vous laisseront aucun répit. Le scénario de ce polar vous tiendra en haleine du début jusqu'à la fin en gardant une ambiance à la fois tragique et comique englobée dans une atmosphère de suspense. Lubin, Jules, Paono et Adam
L'intérêt de présenter l'histoire depuis des points de vue différents ne saute vraiment pas aux yeux... Les imbrications sont laborieuses et chaque vision n'apporte que peu de perspective à l'intrigue, qu'on a d'ailleurs beaucoup de mal à définir: le film jongle maladroitement entre plusieurs axes pas toujours très complémentaires ni forcément interessants, jusqu'à un emballement final lui aussi trop poussif. D'autres productions ont bien mieux réussi le pari du scénario à imbrications à l'image d'un 21 Grams de Iñarritu.
Sans savoir réellement ce que j'allais voir, ce superbe film m'a intensément surpris du début à la fin. Pleins d'inattendus et de rebondissements, ce film nous tient en haleine. De superbes paysages, un très bon casting, des personnages taiseux parfaits dans leur rôle. Du grand cinéma qui sort de l'ordinaire avec plein de surprises!
Ce système narratif en chapitrage forme un puzzle intéressant, la tension grimpe doucement mais pas de façon assez forte, le suspense étant de même trop vite éventé. Ce puzzle crée surtout un mystère qui ajoute à l'atmosphère pesante dont Dominik Moll a le secret. Ensuite, le lien entre Abidjan et le Causse tient à une succession de coïncidences qu'on accepte difficilement tant on tombe dans la simple invraisemblance avec l'auto-stoppeuse. Le cinéaste reste un de nos maîtres du film noir, l'atmosphère est parfaitement rendu. En prime un casting au diapason, des acteurs impeccables. Un peu déçu de par les maladresses multiples mais on reste immergé dans cette intrigue qui nous lâche jamais avec pourtant une noirceur et un pessimisme complètement assumée. Site : Selenie
Je crois qu’en s’appuyant énormément sur le ressort électronique des échanges mails, Dominik Moll oublie l’essentiel d’une mise en scène qui s’éparpille à la fois dans les méandres d’un récit assez emberlificoté et un décor devant lequel il ferme les yeux. La montagne mal filmée, n’offre pas l’esthétique à un tel scénario ( une femme a disparu lors d’une tempête de neige ) , et n’apporte pas ce supplément narratif que l’on espère dans ce paysage aride et désolé, balayé par le vent et la neige. L’histoire aurait aussi bien pu se passer dans le Bas-Berry que cela ne changerait rien à l’entreprise. Dominik Moll , peut-être conscient des aléas de son scénario n’en finit pas de nous expliquer séquences et situations avant de tout lâcher comme le père Noël qui vide sa hotte pleine de cadeaux. On va donc connaître le coupable et toute la fin de cette histoire bien embrouillée par les soins de rebondissements à rallonge . Mais le coupable importe peu quand la nature des faits s’abîme dans la monotonie. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
" seul les bêtes" assez bien accueilli par la presse est un thriller original. En effet le film qui retrace l'histoire de la disparition d'une femme se suit comme un puzzle à travers l'histoire de cinq personnes directement ou indirectement liés à cette disparition, plus un thriller ce film est aussi une chronique sociale sur notre société et de la quête désespéré des humains pour trouver l'amour. Bon casting ensemble.
Excellent film français digne des meilleurs thrillers contemporains. On va de surprises en surprises grâce au scénario et au montage vraiment originaux. Tout est vraiment bien ficelé dans une atmosphère toute particulière, que ce soit au fin fond de la Lozère ou dans les bidonvilles d'Abidjan. À voir absolument.
Le film tire réellement sa puissance d'une part de son casting et d'autre part de son montage. Le cast est aux petits oignons. Quelle année pour Damien Bonnard qui a joué dans plus de 4 films dont des rôles très importants comme Les misérables et qui ici joue parfaitement le paysan psychopathe. Pareil pour Laure Calamy et aussi de Denis Ménochet toujours aussi excellent dans ses prestations. Et que dire de l'excellente idée de choisir ce montage là pour le film. En plus de le faire en 5 chapitres présentant 5 points de vue différents des personnages, il s'agit d'un montage inversé nous permettant de partir de la chute pour remonter petit à petit à l'origine, tout en comprenant pas à pas, façon puzzle, le déroulé du drame et son explication. L'écriture des personnages et leur évolution est particulièrement soigné. Tous les personnages sont vraiment intéressants avec chacun une certaine bivalence et petit dérangement qui permet aussi de donner un certain ton et parti pris tout au long du film. Les seuls points qui m'ont un peu dérangé sont le fait de choisir de faire passer les paysans comme ceux qui sont un peu simple d'esprit... et des points du récit puzzle qui restent quand même peu réalistes dans leurs coïncidences spoiler: (l'auto-stoppeuse qui serait Amandine.... ou encore la fin, la femme de l'arnaqueur d'Abidjan qu'on découvre être la liaison du père d'Evelyne ("l'homme blanc" qu'elle citait) , le monde semble vraiment petit pour le coup... Mais le film est tellement bien pensé que je veux bien fermer les yeux sur ces petites invraisemblances qui au final n'efface en rien l'originalité du récit et surtout la prise de risque dans sa construction et montage qui change des films français respectant une trame et structure plus classique !
J'ai vu un film... d'une finesse inouïe... C'est un thriller, un film choral qui nous fait suivre le destin de plusieurs personnages dans un méandre sophistiqué d'interactions et d'échanges, avec des perspectives et des points de vues que seul le spectateur peut avoir. Les acteurs sont formidables (Laure Calamy, Denis Ménochet, Damien Bonnard). Ils délivrent leur partition au service d'une symphonie à plusieurs qui se termine par une photo imprévisible. La mise en scène est sacrément soignée... D'ailleurs peut-on être déçu par les réalisations de Dominik Moll ? Le réalisateur de "Harry, un ami qui vous veut du bien". Ce film nous fait naviguer de l'Afrique à la campagne montagnarde française, avec tension et délicatesse... Chaque personnage est si vibrant, si fin qu'on s'y attache avec force. Evidemment je n'en dirai pas plus. La forme est totalement maîtrisé, et le fond, l'amour, ah, l'amour... qui fait tourner la tête...