le film est assez immoral, il faut l'écrire, et c'est plutôt jouissif pour l'intérêt du spectateur;;..Sur un scénario de film policier (trouver l'assassin, et les raisons du crime), Dominik Moll, construit des chapitres sur les prénoms des connaissances de la victime ( Valeria Bruna Tedeschi) en remontant le temps plus ou moins, ...cela devient assez vite passionnant, d'autant que c'est filmé dans de superbes paysages de Lozère (département 48), enneigés et montagneux...la direction d'acteur est juste et bonne, les relations images, photo, musique accrocheuses , et même si Dominik Moll ne nous gratifie pas d'un thriller psychologique à la "Harry un ami qui vous veut du bien,", les ingrédients sont bons et le va et vient entre la Lozère et Abidjan, devient une évidence en fin de film…..Le film de plus ne laissera pas innocent tous ceux qui ont cherché des expériences sur internet..IL est assez dissuasif, il faut le reconnaitre, même si certains en souriaient dans la salle….il montre aussi des différences de culture, entre vieux célibataires européens et adolescents africains….La fin justifie t'elle les moyens...Cela vaut la peine de le découvrir en salle….chez un réalisateur qui confirme son talent….
Très bonne surprise malgré quelques longueurs d'Afrique. Mais c'est en Afrique aussi que le film est parfois jubilatoire : tel est pris qui croyait prendre..Parfaitement agencée en tiroirs, l'intrigue se tient et nous tient.
Ce puzzle cinématographique est jubilatoire. Chaque personnage fait évoluer l'intrigue d'une façon surprenante et Kurt Moll crée d'étranges liens entre chaque protagoniste, entre le Causse et Abidjan. Le rythme est bien tenu, la photographie magnifique, on regrettera seulement quelques longueurs dans la correspondance numériques transfrontalière et ce final trop simple. Un film cependant très réussi.
Abidjan, de nos jours. Armand porte une chèvre sur son dos et pédale à travers la ville.
A des centaines de kilomètres de là, en France, sur le Causse de Méjean en plein hiver, une femme a disparu laissant sa voiture au bord de la route.
Dominik Moll partage son film en plusieurs chapitres, chacun raconte la même histoire mais selon un autre point de vue. Des détails insoupçonnés se dévoilent, menant petit à petit le spectateur vers une réalité complexe, compréhensible en fin de parcours.
J’ai beaucoup aimé ce schéma narratif, vraiment excellent, oscillant entre la glaciale Lozère et la chaleur Ivoirienne. Les uns sont en quête d’amour, les autres de sécurité matérielle, mais aussi d’amour ; ni les uns, ni les autres, ne soupçonnent ce que cachent les apparences de leurs proches.
Plusieurs histoires s’entrecroisent, celle de Marion et Evelyne assez cruelle, illustre la grande part que prend le hasard dans les événements.
Le spectateur est souvent manipulé par les apparences et le jeu des acteurs, tous très crédibles.
Ceci dit, je trouve le portrait des deux éleveurs caricatural, l’un vraiment stupide et l’autre trop basique, presque primitif. Je connais mal la jeunesse ivoirienne, mais elle est décrite aussi selon des clichés (peut-être justifiés) que beaucoup d’européens partagent.
Voici mon bémol pour ce film fascinant qui aurait tout eu pour être excellent.
J’ai beaucoup apprécié ce film. Sa construction m’a fait penser à un puzzle. C’est très bien fait car on découvre les tenants de l’intrigue au fur et à mesure. Habituellement, dans ce genre de film j’ai tendance à me perdre, mais là c’est très clair. On va découvrir l’un après l’autre, l’histoire des principaux protagonistes. C’est présenté sous forme de chapitre, ce qui aide à la lecture globale. Les récits se croisent pour que finalement, on ait la vision générale. J’étais passionné par cette intrigue pris à chaque fois par un angle différent. Chaque personnage choisi est bien construit. J’ai trouvé cela très riche. Il y a une grande variété car ils auront tous leur particularité. On a une essence différente à chaque passage selon sa personnalité et sa situation. On évite par la même occasion l’effet de répétition qui arrive souvent quand on se refait sans cesse la même histoire. Je tiens à saluer le travail des acteurs qui sont excellents. Ils apportent tous remarquablement bien leur pierre à l’édifice. Denis Ménochet et Damien Bonnard donnent de l’envergure à leur rôle. Sorti un peu de nulle part, Nadia Tereszkiewicz et Guy Roger N'drin sont deux belles surprises que j’espère revoir par la suite.
Quelle déception. Le film construit comme un puzzle de points de vue. Procédé archi vu et revu et pas revisité. Des hasards de scénario vraiment trop appuyés. Ennui. Dommage. Dominik Moll n'a jamais retrouvé son Harry
Un bric a brac d'épisodes , nous n'avons pas le temps de nous attacher aux personnages quelque peu caricaturaux Des longueurs et une histoire tout de même trop invraisemblable pour nous tenir en haleine.
On dit toujours que la réalité dépasse la fiction. Voici une fiction où le réalisateur ose une fin audacieuse parce qu'assez extraordinaire pour arriver dans la vraie vie, mais qu'un réalisateur lambda n'oserait mettre dans une de ses œuvres par peur de l'invraisemblance. De ce point de vue c'est réussi. D'autres aussi, ce n'est pas le thriller du siècle, mais c'est original, bien joué – on rétorquera que quelques acteurs sont sous-employés, mais le tout est équilibré. En fait, ce n'est pas vraiment un thriller, mais une histoire d'amours foireuses, de gens qui sont amoureux de l'idée de l'amour absolu et sur l'illusion et son acceptation. Bon allez voir le film, vous comprendrez !
Excellent thriller, des acteurs impeccables, une mise en scène puissante.On se laisse entraîner dans cette ronde de personnages autour d’une disparition. Au final, une réflexion sur les relations humaines. A voir absolument !