Seules Les Bêtes
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3,8
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261 critiques spectateurs

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ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2019
        Un thriller époustouflant, qui virevolte autour d'une disparition (un meurtre en fait, on le sait très vite) avec une exceptionnelle virtuosité. On aura même droit à une ultime petite surprise exactement à la dernière minute du film....
        Celle qui disparaît, c'est Evelyne (Valeria Bruni-Tedeschi) , une riche bourgeoise qui possède une résidence secondaire sur les Causses, et qui aime la solitude. Elle aime bien les petites jeunes filles aussi.... à condition qu'elles ne soient pas trop collantes. Comme cette jolie serveuse, Marion (Nadia Tereszkiewicz) qui parcourt la moitié de la France pour la retrouver et tente de s'incruster. Elle est même, il faut le dire, complètement piquée. C'est Harry, une amie qui vous veut du bien...
        Autre psychopathe sur ce Causse que l'arrivée précoce de la neige a transformé en désert glacé, Joseph (Damien Bonnard). Il fait partie de ces paysans un peu arriérés, ici un éleveur de moutons, qui n'ont jamais trouvé d'amoureuse et vivent avec leur mère. Quand celle ci disparaît, c'est un désarroi total, que tente de combler la gentille Alice (Laure Calamy), une de ces postières reconverties en aide aux personnages âgées ou trop ignorantes pour se débrouiller seules avec la paperasserie. Qu'est ce qui a pris à Alice de tomber amoureuse de cet ours de Joseph? Il est vrai qu'elle est fort mal mariée à Michel (Denis Ménochet), un autre ours qui élève, lui, de belles Aubrac, et passe son temps libre à entretenir une correspondance très chaude avec une jolie métisse, qui a toujours besoin d'argent -sauf que la jolie métisse n'est autre qu'Armand, un petit escroc ivoirien (Guy Roger N'drin) qui monte des arnaques sur Internet au milieu des encouragements de sa bande de potes.
        Ajoutez Cédric (Bastien Bouillon), le gendarme qui enquête mais semble un peu trop gentil pour la fonction....
        Le jour de la disparition, le jour de la tempête de neige, va nous êtes successivement raconté avec les yeux d'Alice, de Joseph, de Marion, de Michel et (de façon récurrente) d'Armand, sans que le puzzle avance bien vite. Le début du film est d'ailleurs un peu poussif. Mais le dénouement en est délectable....
​​​​​​​        Quand aux paysages, qui alternent entre ces sublimes plateaux glacés et leurs petites routes escarpées, et le bordel tropical d'Abidjan, ils sont magnifiquement utilisés.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2020
Délicieux thriller où l'histoire se déguste en 4 volets s'imbriquant parfaitement en nous faisant découvrir la logique de l'histoire de façon jouissive ! Chapeau bas...
Clément R
Clément R

20 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2020
Très bon. Un thriller haletant qui enchaîne les rebondissements sur fond de pauvreté sociale et de détresse amoureuse.
alain D.
alain D.

19 abonnés 218 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2022
Comme quoi le cinéma français réserve d'authentiques surprises et peut produire autre chose que des comédies bâclées. Quel doux plaisir de constater qu'on s'est fait berner en tirant sur l'écheveau de l'histoire. Ce film rappelle par son audace scénaristique l'excellent "J'ai toujours rêvé d'être un gangster" où là-aussi, le réalisateur nous tend des pièges pour nous offrir la clé au compte-gouttes ! Chapeau !
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2025
Sur la base d’un excellent scénario (adapté d’un roman de Colin Niel), Dominik Moll signe en 2019 un thriller palpitant. Dans ce qui s’apparente au syndrome de l’effet papillon, l’intrigue se divise en plusieurs chapitres permettant de découvrir le parcours croisé de différents personnages. Ce découpage astucieux laisse toujours croire au spectateur qu’il possède un temps d’avance sur l’histoire, mais c’est un véritable leurre. Si Denis Ménochet et Damien Bonnard sont très convaincants, c’est bien la distribution féminine qui ravit le plus (Laure Calamy, Valeria Bruni Tedeschi et la révélation Nadia Tereszkiewicz). Bref, une fable moderne nous permettant de passer d’une chèvre à Abidjan aux montagnes enneigées du Massif central en un claquement de doigt.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2019
seules les bêtes est un film surprenant , le scénario est complexe , jouant sur sur le vécu de 5 personnages tous mêlés à la disparition d ' une femme dans les Causses et ses ramifications à Abidjan ,on voit au fur et à mesure ce qui s ' est vraiment passé en revoyant le déroulement des faits pour chacun des héros ! l ' interprétation est excellente Denis Ménochet en tête ! mon jugement est minoré par un certain nombre d ' invraisemblances , l ' échange de messages sur internet est long et on n' y croit pas ,le héros ( Denis Ménochet ) est vraiment trop naïf ! et on pourrait donner un second titre à ce film : hasard et coïncidences ! quant à la fin , encore une coïncidence et qui tombe comme un cheveu dans la soupe !!
gaetan1.arnould
gaetan1.arnould

59 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2019
Un grand bravo au scénariste ! Une histoire à la fois extraordinaire et ultra réaliste, une sorte d'illustration de l'effet papillon ( spoiler: comment une arnaque venue d'un jeune d'Abidjan conduit un fermier français sans histoire à commettre un meurtre
). Les acteurs, dont les têtes sont connues mais pas (encore) les noms, sont extras et nous avons donc là un polar à la française de haute volée, dont l'écho dans les médias est inversement proportionnel à la qualité du film.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2025
Sous ses airs de polar rural, Seules les bêtes est avant tout une cartographie inquiète des solitudes modernes, un point de vue sur l'aveuglement qui gouverne nos vies. Dominik Moll filme des corps dans l'immensité d’un causse enneigé, des regards qui ne se croisent plus, des gestes et des paroles perdus dans le vide.

Ici, le décor est désert, mais ce n’est pas le vide romantique du grand dehors : c’est un vide, où l’espace lui-même semble contaminé par l'absence de lien.

Chaque personnage avance dans sa bulle de silence, trébuche sur ses propres désirs, rêve d’un amour qui ne viendra pas.

Alice, l'agricultrice rêvant d'une aventure. Michel, l’époux mutique fuyant dans le virtuel. Marion, l'amante éconduite brûlée par l'attente. Etc. Tous dérivent dans un monde où l'autre reste un continent lointain, inaccessible.

La construction éclatée du récit, les points de vue qui s’emboîtent et se défont comme autant de pièces mal ajustées, traduisent une vision du monde profondément absurde. Il n’y a pas de nécessité supérieure, pas d’ordre caché sous le chaos apparent : seulement des coïncidences cruelles, des désirs qui s'entrelacent et se brisent sans qu'aucun sens total ne puisse jamais émerger.

À mesure que l’intrigue se dévoile, le polar recule pour laisser place à une tragédie sans coupable, sans héroïsme, où chacun est à la fois victime et complice de son propre isolement.

Loin de se cantonner aux steppes glacées de la Lozère, Seules les bêtes s’ouvre soudain, par un saisissant effet de rupture, à la chaleur moite d’Abidjan. La misère affective des campagnes européennes fait alors écho à la misère matérielle des jeunes Africains précipités dans les rouages d’une arnaque sentimentale globale.

Derrière les amours déçues, ce sont les fractures béantes de la mondialisation qui affleurent.

Moll n'accuse personne. Il expose la mécanique d'un monde où le désir devient marchandise, où l'amour n'est plus qu’une fiction exploitée, échangée, détournée pour survivre.

Tout le style du film semble tendre vers cette discrétion tragique. Pas d'effusion, pas d’effets de manche : la caméra reste à distance, attentive, pudique.

Dans ce film morcelé, Moll parvient à saisir quelque chose d’infiniment rare : la coexistence, au sein d’un même mouvement, de la bassesse la plus crue et de la tendresse la plus fragile.

Il filme les existences les plus médiocres, celles qui mentent, qui exploitent, qui trahissent, avec une gravité sans jugement, comme si chaque geste absurde, chaque petit mensonge portait en lui le signe bouleversant d'un besoin d’amour inassouvi.

Il n’y a pas de monstres ici, seulement des êtres égarés, ridicules parfois, mais déchirants dans leur obstination à chercher ce qui leur échappe.
À la fin, il ne reste que ce constat : dans ce monde éclaté, gouverné par l'aveuglement et la contingence, l'amour n'est pas un droit, mais une énigme, un hasard, une incertitude.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2020
Film très étrange ! La mayonnaise ne prend comme pas au départ et à part son originalité c'est à dire le scénario vu selon les différents points de vue des personnages, il n'y a pas grand chose à en sauver puis soudain l'histoire s'exile en Côte d'Ivoire et là tout s'emboite, l'histoire devient palpitante et dérangeante et on ne peut plus décoller sa rétine de l'écran : Une très très belle surprise avec un Denis Ménochet au sommet de son talent ! Bravo...
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2019
Révélé en 2000 par Harry, un ami qui vous veut du bien, Dominik Moll a depuis réalisé des longs métrages et des séries de qualité variable sans qu’aucune de ces réalisations n’atteignent la qualité de son opus de 2000. Son nouveau film, Seules les bêtes, est indéniablement plus abouti que ses prédécesseurs sans pour autant atteindre la qualité de Harry, un ami qui vous veut du bien à cause, peut-être, d’une durée ramenée aux deux heures « contractuelles ». Le plus grand attrait de Seules les bêtes réside dans sa construction très maîtrisée autour d’une narration dont les segments successifs sont articulés autour d’un personnage central propre à chaque chapitre. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2019/12/12/seules-les-betes/
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2021
Un thriller particulièrement bien construit, mené et original - la cyber-anarque et séduction depuis l'Afrique restant un sujet très peu abordé au cinéma. Ici, il l'est, et de manière très inspirée. Rendons aussi hommage au roman de Niel que le film adapte.
Sinon, en plus de l'intrigue policière, "Seules les bêtes" propose un panomara assez glaçant et juste d'une série de relations contemporaines ratées et décevantes. L'interprétation s'avère en outre de première qualité, Denis Ménochet criant de réalisme en tête. La mise en scène, le montage et la musique se révèlent eux très soignés et rendent bien justice à un scénario implacable et d'une efficacité redoutable, tout en changements de points de vue subtils et doté d'une fin totalement imprévisible et maligne. Cela donne envie d'essayer d'imaginer un polar, tant on se rend compte comme ce genre peut diagnostiquer une société et ses anomalies - ici, notamment l'incommunicabilité croissante dans les foyers, le degré de solitude exponentiel en Occident, tout comme le mal que peuvent causer les réseaux sociaux, la vie virtuelle et la cybercriminalité. Prenant et intelligent, le film s'impose sans doute comme le meilleur de Dominik Moll.
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2021
Seules les bêtes débute en polar classique (disparition, enquête, cadavre) puis s'enlise dans deux flashbacks longuets (on a connu Ménochet meilleur) peu cinématographiques (chat Internet), la part fantastique avec une succession de coïncidences fascine un peu et déroute beaucoup.
cinéman
cinéman

49 abonnés 926 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2021
Malgré un récit non-linéaire, assez mystérieux, et parfois intéressant quant aux "brouteurs" d'Abidjan, le film perd totalement en crédibilité vers sa fin au sujet d'un meurtre abusif ou de la naïveté affligeante d'un des protagonistes.
Caro C.
Caro C.

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2019
J'en sors et suis ravi. Très bon jeux d'acteurs ! Scénario très fort porté par un bon roman, mais moi j'y ai cru. Je le conseille !
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 décembre 2025
J'ai décroché très vite, dès l'introduction. Inintéressant et très très loin de ce que j'aime dans le cinéma depuis toujours. L'histoire, la façon de filmer, d'appréhender l'intrigue, la distribution, tout particulièrement Laure Calamy, qui m'agace au plus haut point depuis une certaine série qui l'a révélée. Je n'ai rien aimé. Je suis désespérée de ce que devient le cinéma.
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