Seules Les Bêtes
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261 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 décembre 2019
Excellent ! Tiré du roman du même nom, ce film est magnifiquement interprété et les différentes séquences qui construisent ce thriller nous étonnes et surprennes à chaque "chapitres". A voir absolument
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2019
Un très bon thriller. L'histoire paraît bizarre au début, puis de rebondissements en rebondissements, des liens se créent. Bon scénario et très bonnes interprétations.
Rod C.
Rod C.

2 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2019
Improbable, poétique, enquête policière, deux continents l Afrique noire Abidjan, des jeunes désœuvrés en quête de richesses, de fêtes et quelque part en France sur les plateaux enneigés du Causse balayés par les vents des agriculteurs isolés perdus dans de rudes travaux et une solitude affective, un lien fallacieux internet...
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2019
Très bon polar associant de façon totalement imprévue les paysages glacés de France aux rues d'Abidjan. Difficile d'écrire la critique d'un film dont on ne peut rien révéler. Disons simplement que l'enquête sur la disparition d'une femme au bord d'une route enneigée est le point de départ d'une intrigue croisant amour, argent, folie et hasard. Le cinéaste y trouve l'occasion de dresser le portrait en creux du monde contemporain, dans des paysages hyper-réalistes. Les comédiens jouent juste, même si on leur demande de ne pas trop en faire. Si on accepte la règle du jeu, à savoir celle d'un polar ésotérique, on prend beaucoup de plaisir en voyant ce film. Les "vraisemblants", comme les appelait Hitchcock dans les entretiens Hitchcock-Truffaut, trouveront sans doute tout cela absurde... Il faut se laisser un peu emporter pour y trouver son compte.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2019
Révélé en 2000 par Harry, un ami qui vous veut du bien, Dominik Moll a depuis réalisé des longs métrages et des séries de qualité variable sans qu’aucune de ces réalisations n’atteignent la qualité de son opus de 2000. Son nouveau film, Seules les bêtes, est indéniablement plus abouti que ses prédécesseurs sans pour autant atteindre la qualité de Harry, un ami qui vous veut du bien à cause, peut-être, d’une durée ramenée aux deux heures « contractuelles ». Le plus grand attrait de Seules les bêtes réside dans sa construction très maîtrisée autour d’une narration dont les segments successifs sont articulés autour d’un personnage central propre à chaque chapitre. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2019/12/12/seules-les-betes/
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2019
Un thriller à la campagne et plein milieu de la misère affective des paysans seuls en forme de puzzle qui se résout lentement
Pascal C.
Pascal C.

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2019
Un excellent policier/thriller qui maîtrise parfaitement le suspens et différentes histoires en mêlant habilement les flash back et de magnifiques paysages enneigés.
Une excellente interprétation plurielle avec plusieurs rôles importants, un Hitchcock à la française.
Je suis allé en m'interrogeant sur le film et suis ressorti de la salle complètement convaincu, Allez-y !
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2019
Une chèvre…
Une chèvre sur un vélo en plein milieu de l’Afrique…
Non. Encore mieux. Une chèvre attachée sur le dos d’un gars qui fait du vélo en plein milieu de l’Afrique.
Cette image, c’est le premier plan de ce « Seules les bêtes ».
C’est juste la meilleure introduction que j’ai vue cette année.
Une image et beaucoup de choses sont déjà dites.
« Seules les bêtes » va être un film absurde.
Mais aussi « Seules les bêtes » va être un film intrigant.
Ah ça… Dominik Moll. Tu ne me déçois pas.
Bravo…

Mais si absurde, au fond, ce film l’est bien, il n’en demeure pas moins intelligible et même remarquablement construit.
Dans la forme comme dans le fond, Dominik Moll manie les contrastes à la perfection : déserts de Côte d’Ivoire et montagnes enneigées des Causses ; légèreté voire simplisme des deux premiers personnages rencontrés et contexte soudainement grave qui augure du pire ; ancrage dans un quotidien très terre-à-terre et moments improbables voire presque cryptiques.
Rien ne semble lié. Et pourtant on sait déjà que tout l’est.
On demande juste à savoir comment. Et on sait dès le début qu’on aura la réponse car l’impression de maitrise est totale.
Les cadres sont purs. Les intentions nettes. Chaque effet sur le spectateur est anticipé et contrôlé.
Pour le coup on a affaire ici à un vrai film de cinéma et non pas seulement à une simple mise en image d’un roman à succès.
Il y a une atmosphère. Un sens. Quelque-chose qui va bien au-delà de la simple intrigue.

Mais ce film a beau aller au-delà de son intrigue, il n’y reste pas moins attaché et dépendant. Et à raison.
Pour le coup il y a de quoi comprendre l’attrait de Dominik Moll pour une pareille trame.
Très riche, habile et complexe, cette narration parvient non seulement à capter très vite l’attention mais elle parvient également à développer des personnages selon de multiples facettes.
Et même s’il faut du temps pour vraiment comprendre tous les enjeux sont connectés entre eux – notamment pour vraiment saisir comment une disparition dans les Causses peut se retrouver liée à une chèvre attachée dans le dos d’un cycliste ivoirien ! – on perçoit très vite les grands traits que l’intrigue entend tracer.
Tous ces gens ont au fond quelque-chose de pathétique et de tendre à la fois.
Et ils sont tous les jouets d’une situation qui les dépassent totalement ; sorte d’enchaînement de coïncidences malheureux trop gros pour que les protagonistes puissent les percevoir.

Et c’est d’ailleurs sûrement sur ce point que ce « Seules les bêtes » tire sa plus grosse force ainsi que sa plus grosse faiblesse. Plus cette histoire avance et plus elle parait dingue. Absurde.
C’est ce qui en fera d’ailleurs sûrement décrocher quelques-uns, rompant leur suspension consentie d’incrédulité.
Mais c’est aussi ce qui va décupler son charme presque magnétique.

Il se trouve que, pour ma part, je me trouve un peu entre les deux.
Sur le final je me suis demandé si tout cela n’était-il pas un peu trop… Si ça n’allait pas un peu trop loin.
Au bout d’un moment, l’abondance de coïncidences et de heureux hasards me rappelaient trop le caractère artificiel de l’œuvre.
spoiler: Ce fut notamment mon cas quand Nicole débarque avec son Jules dans les Causses tandis que Michel retrouve Armand / Amandine en Côte d’Ivoire. Pour moi, c’était trop gros et pas forcément nécessaire.



Malgré tout, je ne peux pas nier que cette dynamique d’ensemble conduit aussi ce film sur la voie d’une sorte de conte moderne. Un conte absurde et cynique. Un conte qui me laisse (encore maintenant que j’écris cette critique) sur une étrange sensation de déséquilibre.
D’un côté il y a une partie de moi qui se dit que tout ça était quand même sacrément riche de sensations et de moments captivants. Cette partie de moi est totalement séduite par l’identité forte et la richesse formelle de cette œuvre.
Et puis il y a cette autre partie de moi. Celle qui trouve que le film en fait peut-être trop dans son intrigue – qu’il n’a pas su faire preuve de mesure – et qu’en fin de compte il nous a fait tourné en bourrique pour ne pas raconter grand-chose. Car après tout, que tirer de toute cette histoire si ce n’est qu’en définitive, tout le monde s’est laissé emporter et dépasser par des chimères, ce qui les a tous conduit vers des destinées absurdes ?
A moins que…

A moins que, peut-être, il soit justement ici cet élément qui me perturbe joyeusement dans ce film.
Ce beau déséquilibre que je ressens en moi depuis que je l’ai vu.
Au fond, depuis le départ, tout pouvait se résumer à cette image de chèvre.
C’est absurde certes. Mais ça a du sens.
Un sens qui dit simplement que nous sommes tous les jouets d’un hasard qu’on croit comprendre et maitriser, alors qu’en fait on est tous que des dés qu’on gigote dans un gigantesque gobelet avant que ne sorte une combinaison quasiment improbable.
Au fond il y a dans l’absurde quelque-chose de profondément cynique quand on y pense.
Et c’est dans sa capacité à capter ça que ce « Seules les bêtes » detient quelque-chose de puissant.
Un joli coup de cœur.
Merci Dominik Moll.

Mais bon… Après ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Théo Pouillet
Théo Pouillet

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2019
Joli découpage narratif donnant lieu a une affaire étrange et totalement incongrue. Un film choral pour une enquête criminelle, qui en plus est française, allez-y c'est sympathique.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2019
        Un thriller époustouflant, qui virevolte autour d'une disparition (un meurtre en fait, on le sait très vite) avec une exceptionnelle virtuosité. On aura même droit à une ultime petite surprise exactement à la dernière minute du film....
        Celle qui disparaît, c'est Evelyne (Valeria Bruni-Tedeschi) , une riche bourgeoise qui possède une résidence secondaire sur les Causses, et qui aime la solitude. Elle aime bien les petites jeunes filles aussi.... à condition qu'elles ne soient pas trop collantes. Comme cette jolie serveuse, Marion (Nadia Tereszkiewicz) qui parcourt la moitié de la France pour la retrouver et tente de s'incruster. Elle est même, il faut le dire, complètement piquée. C'est Harry, une amie qui vous veut du bien...
        Autre psychopathe sur ce Causse que l'arrivée précoce de la neige a transformé en désert glacé, Joseph (Damien Bonnard). Il fait partie de ces paysans un peu arriérés, ici un éleveur de moutons, qui n'ont jamais trouvé d'amoureuse et vivent avec leur mère. Quand celle ci disparaît, c'est un désarroi total, que tente de combler la gentille Alice (Laure Calamy), une de ces postières reconverties en aide aux personnages âgées ou trop ignorantes pour se débrouiller seules avec la paperasserie. Qu'est ce qui a pris à Alice de tomber amoureuse de cet ours de Joseph? Il est vrai qu'elle est fort mal mariée à Michel (Denis Ménochet), un autre ours qui élève, lui, de belles Aubrac, et passe son temps libre à entretenir une correspondance très chaude avec une jolie métisse, qui a toujours besoin d'argent -sauf que la jolie métisse n'est autre qu'Armand, un petit escroc ivoirien (Guy Roger N'drin) qui monte des arnaques sur Internet au milieu des encouragements de sa bande de potes.
        Ajoutez Cédric (Bastien Bouillon), le gendarme qui enquête mais semble un peu trop gentil pour la fonction....
        Le jour de la disparition, le jour de la tempête de neige, va nous êtes successivement raconté avec les yeux d'Alice, de Joseph, de Marion, de Michel et (de façon récurrente) d'Armand, sans que le puzzle avance bien vite. Le début du film est d'ailleurs un peu poussif. Mais le dénouement en est délectable....
​​​​​​​        Quand aux paysages, qui alternent entre ces sublimes plateaux glacés et leurs petites routes escarpées, et le bordel tropical d'Abidjan, ils sont magnifiquement utilisés.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2019
Un bon polar plein de suspens, bien construit autour de plusieurs personnes qui racontent chacune leur version des faits.
Dommage que la partie à Abidjan soit un peu longue Certaines scènes n'apportent rien à l'intrigue. Les acteurs sont excellents, surtout Denis Menochet dans un personnage très inquiétant.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 décembre 2019
Abidjan, de nos jours. Armand porte une chèvre sur son dos et pédale à travers la ville.

A des centaines de kilomètres de là, en France, sur le Causse de Méjean en plein hiver, une femme a disparu laissant sa voiture au bord de la route.

Dominik Moll partage son film en plusieurs chapitres, chacun raconte la même histoire mais selon un autre point de vue. Des détails insoupçonnés se dévoilent, menant petit à petit le spectateur vers une réalité complexe, compréhensible en fin de parcours.

J’ai beaucoup aimé ce schéma narratif, vraiment excellent, oscillant entre la glaciale Lozère et la chaleur Ivoirienne. Les uns sont en quête d’amour, les autres de sécurité matérielle, mais aussi d’amour ; ni les uns, ni les autres, ne soupçonnent ce que cachent les apparences de leurs proches.

Plusieurs histoires s’entrecroisent, celle de Marion et Evelyne assez cruelle, illustre la grande part que prend le hasard dans les événements.

Le spectateur est souvent manipulé par les apparences et le jeu des acteurs, tous très crédibles.

Ceci dit, je trouve le portrait des deux éleveurs caricatural, l’un vraiment stupide et l’autre trop basique, presque primitif. Je connais mal la jeunesse ivoirienne, mais elle est décrite aussi selon des clichés (peut-être justifiés) que beaucoup d’européens partagent.

Voici mon bémol pour ce film fascinant qui aurait tout eu pour être excellent.

Mon blog : larroseurarrose.com
Dkc
Dkc

26 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2019
Une fois que ce Fargo a la française s est mis ( assez laborieusement) en place, on se laisse porter par un puzzle assez passionnant aux frontières du fantastique et du thriller
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 décembre 2019
excellent scénario, montage irréprochable, une belle ambiance dans les causses, nous avons adoré ce film qui tient en haleine jusqu'au bout
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2019
Je crois qu’en s’appuyant énormément sur le ressort électronique des échanges mails, Dominik Moll oublie l’essentiel d’une mise en scène qui s’éparpille à la fois dans les méandres d’un récit assez emberlificoté et un décor devant lequel il ferme les yeux. La montagne mal filmée, n’offre pas l’esthétique à un tel scénario ( une femme a disparu lors d’une tempête de neige ) , et n’apporte pas ce supplément narratif que l’on espère dans ce paysage aride et désolé, balayé par le vent et la neige. L’histoire aurait aussi bien pu se passer dans le Bas-Berry que cela ne changerait rien à l’entreprise. Dominik Moll , peut-être conscient des aléas de son scénario n’en finit pas de nous expliquer séquences et situations avant de tout lâcher comme le père Noël qui vide sa hotte pleine de cadeaux. On va donc connaître le coupable et toute la fin de cette histoire bien embrouillée par les soins de rebondissements à rallonge . Mais le coupable importe peu quand la nature des faits s’abîme dans la monotonie.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
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