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Bernard S
3 abonnés
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3,5
Publiée le 19 octobre 2019
Les sujets de la crise sentimentale de la quarantaine et de l'adultère sont classiques et simplissimes, mais la méthode d'analyse que leur applique le réalisateur l'est infiniment moins. Elle allie intelligence, finesse et originalité. Son principe est de faire intervenir comme témoins et remèdes éventuels, les personnalités à des âges différents. Comme si le spectateur se trouvait dans une œuvre qui fait se télescoper différents univers artistiques :
Celui de "Fringe" pour la coexistence temporelle des mêmes protagonistes vivant différentes expériences simultanément.
Celui du concept "théâtral" d'Alejandro Jodorowsky, qui consistait à faire monter sur scène des personnes présentes pour construire une simili pièce instantanée sur un sujet psychologique donné. Il donnait à chacun son rôle : tu es le père, tu es la femme, tu es l'amant, tu es le grand-père... Et il orchestrait une sarabande "psychomagique" entre tous ces intervenants pour décortiquer le mécanisme de la pathologie choisie ce soir-là. C'était extraordinaire. Et la construction du film de Christophe Honoré fait grandement penser à cela.
Celui de "Scènes de la vie conjugale" d'Ingmar Bergman, pour l'introspection des âmes, des pulsions, des refoulements... Il est d'ailleurs amusant de noter qu'à la fin du film, alors que se déroulait le générique, la référence à Bergman m'est venue à l'esprit à l'instant où s'affichaient sur l'écran le remerciement du réalisateur à... Ingmar Bergman ! Étrange coïncidence !
L’œuvre de Christophe Honoré ne peut qu'exciter les méninges. Mais elle possède aussi ses limites. Toutes ces farandoles entre personnages à différentes époques de leurs vies, voire même avec des composantes psychologiques internes ( La "volonté", par exemple, personnifiée par Stéphane Roger ), finissent par afficher une artificialité gênante, en même temps qu'elles génèrent un étouffement progressif. Le jeu d'investigation auquel se livrent les protagonistes est brillant, virtuose, mais il finit par se montrer épuisant. Quant au jeu de Benjamin Biolay, uniformément monocorde, il laisse perplexe.
Quel beau film de cinéma ! c'est une véritable déclaration d'amour au septième art....j'ai aimé la nostalgie, la légèreté, la gravité et la douceur de ce film….Bien sûr si on est pas familier du cinéma de Rohmer, truffaut, hitchock, godard, etc; on loupe un peu le sel des clins d'œil ...cette fantaisie filmée comme du théatre est un bonbon très savoureux et virtuose...à mon goût et en plus de tout ça, l'histoire de ce couple est magistralement menée...chapeau l'artiste
Bravo à Christophe Honoré. Film plaisant, intéressante réflexion sur les relations dans un couple et sur le questionnement de Maria. On s'attache aux personnages. Belle prestation de Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin et Benjamin Biolay. Bravo au bébé ! Scénario original, découverte du fil conducteur au fur et à mesure, avec des musiques et des chansons bien choisies. Et cerise sur le gâteau, ambiance feutrée, dans cette rue enneigée de Paris, avec un cinéma, un bar, ...
C'est du theatre filmé ça coute moins cher mais on peut en faire du bon cinéma, la chambre 212 s'y prète assez mal, et le décorateur ne mérite ni la palme, ni une "nomination"... Reste pour sauver le film un scénario qui traite de manière onirique, avec délicatesse et drôlerie l'usure du couple, soutenu par de bons acteurs. Et oublions quelques scénes un peu lourdingues.
« Chambre 212 », c'est au fond ce que j'aime et n'aime pas dans le cinéma de Christophe Honoré. Quelques précisions s'imposent toutefois : la comédie dramatique n'est pas le domaine de prédilection du bonhomme, il y avait donc beaucoup d'inconnus autour de ce titre. Celui-ci fait preuve, comme souvent, d'une vraie personnalité, dans la mise en scène comme les dialogues, cette volonté de chercher autant de situations originales, étonnantes, étant vraiment à saluer. On peut ne pas apprécier son approche (c'est régulièrement mon cas), on ne peut que lui reconnaître cette volonté de s'éloigner du tout-venant, encore plus sensible ici. C'est sans doute la première fois qu'il assume autant la fantaisie, le décalage, voire une part de rêve, de fantastique. J'ai apprécié ces changements de ton, amenant à certains passages cocasses, en dehors de toute logique réaliste parfois si pesante dans notre cinéma hexagonal. Malheureusement, Honoré reste Honoré : il y a toujours un côté presque prétentieux, du moins incapable de s'adresser à un public large. On reste dans cette logique bobo, aisée, où l'on aime s'écouter parler sans vraiment se préoccuper d'avancer dans le récit, me faisant, parfois longuement, décrocher. Pourquoi se complaire dans les mots, voire une forme de pose alors que ce huit-clos avait tant à offrir par ses possibilités quasi-infinies ? Mais bon, j'imagine qu'il faut accepter ce cinéaste tel qu'il est, renoncer à espérer voir une œuvre accomplie de bout en bout de sa part. Se satisfaire des (vraies) belles réussites : cette réflexion sur l'usure du couple, pertinente voire vraiment touchante, ce sens de l'absurde amené par les « fantômes du passé », en premier lieu la famille et surtout les amants de l'héroïne, amenant un vrai burlesque plutôt plaisant, tout comme les références cinéphiles plus ou moins cachés. C'est d'ailleurs peut-être le meilleur rôle de Chiara Mastroianni, renversante de beauté, de charme, rendant intense ce « Don Juan féminin », loin d'être infaillible et encore moins insensible, son entourage étant plus inégal : mention pour Vincent Lacoste et Camille Cottin, tandis que Benjamin Biolay n'est même pas au rattrapage (allez, c'est un peu mieux dans le dernier tiers) : cette volonté de continuer à lui confier des rôles d'envergure par tant de réalisateurs m'étonne régulièrement. Avec, en prime, le très beau spoiler: « Désormais » de Charles Aznavour et surtout le somptueux « Could It Be Magic » de Barry Manilow lors d'une merveilleuse séquence où Christophe Honoré assume, enfin, pleinement une profonde mélancolie, donnant beaucoup de puissance à son propos. Un voyage mélangeant passé et présent s'éloignant trop souvent du cœur de son histoire pour nous captiver de bout en bout, tout en offrant suffisamment de réflexions et d'instants réjouissants pour sortir de la salle un minimum avec le sourire : plutôt un bon cru de ce réalisateur si inégal.
Réflexion sur l'usure du temps dans un couple "de gens lavés, hors d'usage, tristes et sans aucun avantage", ce film m'a échappé. Je dois manquer de culture cinématographique, de finesse intellectuelle et de sensibilité. 1h27 d'un ennui total pendant laquelle je n'ai croisé que platitude, prétention et ridicule malgré une idée de départ originale. Mais cela ne concerne que moi, semble-t-il, et quelques spectateurs atterrés par les critiques dithyrambiques de la presse. N'auraient-ils vu que la bande-annonce ? Les seins de Chiara peuvent-ils tout faire passer ? Ou cette belle scène avec Camille Cottin au piano ? Pas pour moi.
Après 25 ans de vie commune avec Richard (Benjamin Biolay), Maria (Chiara Mastroianni) quitte le domicile conjugal lorsque son infidélité, qu’elle assume et prend même pour une évidence, est découverte. Elle part occuper la chambre 212 de l’hôtel situé juste en face de leur appartement. Cette chambre qui porte le numéro de l’article du code civil sur le devoir de fidélité des époux projète Maria dans un temps de cinéma, celui qui peut faire renaître les figures du passé. (lire la suite : https://cultureauxtrousses.com/2019/10/09/chambre-212/)
Super film, très orignal, dès le début et sur toute la durée, le scénario est très bien monté, dialogues excellents, très bien filmé, tourné en studio sans nous le cacher. Très bons acteurs un film vraiment très original oui je sais je l'ai déjà dit mais c'est tellement rare qu'il faut le souligner, merci merci merci pour ce film on passe un très bon moment en sa compagnie. Bonne musique aussi, très sympa.
Je me suis ennuyée tout le long,sans doute parce que les apparitions de fantômes m'ont toujours fait baîller.Dommage,car Chiara Mastroiani est délicieuse,très naturelle,Benjamin Biolay pas mal non plus.
Le plus nul film de l'histoire du cinéma ! Mauvaise lumière, mauvais acteurs, absence de scénario, bêtise, connerie, pas drôle et on ose vous parler de comédie ! Une vraie perte de temps
Bien le bonjour/bonsoir les aficionados de cinoche,
Je n'ai pas aimé ce film.
Voilà j'espère que ma critique vous aura permis d'y voir plus clair afin de vous décider ou non à aller voir cette oeuvre cinématographique (si oui MP on pourra discuter cinoche, et plus si affinité . . .).