Un film libre, fou, kitsch… et franchement réjouissant.
C’est la première fois que je découvre un film de ce genre, issu du cinéma masala indien. Et je dois dire que c’est une vraie surprise. Il ne faut pas le juger comme un drame réaliste ou une fresque historique : RRR, c’est un feu d’artifice cinématographique, une sorte de mythe filmé avec une caméra en fusion.
Visuellement, c’est très beau. Oui, les images de synthèse se voient, mais on les accepte. Parce que l’ensemble est coloré, exubérant, soigné, et complètement assumé.
Les musiques sont incroyables — certaines séquences dansées sont à la fois surprenantes, entraînantes, et même hilarantes. Il y a un vrai plaisir dans cette liberté artistique.
Le film est hyper guerrier, ultra-manichéen, parfois un peu absurde, parfois volontairement kitsch, mais c’est justement ce qui rend l’expérience unique.
On rit parfois, non pas parce que c’est mauvais, mais parce que le film ose des choses qu’on n’ose plus chez nous. Et c’est quelque part très rafraîchissant.
Oui, la fin est longue. Oui, tout est démesuré.
Mais c’est une boule d’énergie, un tour de manège épique.
Et surtout, c’est le seul blockbuster depuis longtemps que j’ai trouvé vraiment libre. Pas calibré, pas figé. Juste... déchaîné.
À recommander absolument pour une soirée entre amis, ou pour vivre une claque de cinéma différente, sans cynisme, sans second degré. Juste un grand spectacle populaire, qui croit à ce qu’il raconte. Et ça fait du bien.