Bon, je pense qu’en 3 heures de film, l’Inde vient de balayer des décennies de cinéma hollywoodien et fait mieux que tous les Marvel ou Stars Wars produits jusqu’à présent.
« RRR » nous présente l’Inde au 20ème siècle pendant la colonisation britannique ; dans un village isolé, une petite fille est enlevée par le gouverneur Scott (le gouverneur anglais de l’Inde), et son protecteur nommé Bheem fera tout pour la sauver, jusqu’à se lier d’amitié avec un policier appelé Raju en mission d’infiltration, tous deux ignorant qui est réellement l’autre…
Et que dire de plus à part que c’est un chef d’œuvre que je considère comme le meilleur film de l’année 2022 !
En effet, en 3 heures on a tout ce qu’il nous faut : de l’action sous stéroïdes à gogo, des cascades hallucinantes, de l’amour, de la trahison, des animaux de la jungle qui attaquent le palais du gouverneur, des arcs et des flèches, et j’en passe…
De plus, c’est mon premier film bollywoodien et je m’attendais à une bête production sans budget pleine de chants et trop long, mais j’ai littéralement pris mon pied devant les magnifiques scènes de danses traditionnelles indiennes, saupoudrées de faux-airs de capuera. Alors, certes, cela peut paraître un peu spécial aux premiers abords, mais je vous assure que c’est du pur bonheur visuel si l’on rajoute les superbes ralentis très présents dans le film, et l’action toujours plus débordante.
Mais la vraie force de « RRR » c’est de transmettre des émotions aux spectateurs, qui passent du rire aux larmes ; ce n’est pas un bête film d’action comme « Le Transporteur » ou « Interceptor », c’est un film transmettant des valeurs telles que l’amitié ou le courage.
Notons aussi les effets spéciaux qui sont du niveau de « Mowgli : La légende de la jungle », c’est-à-dire appréciables sans trop de réalisme, mais ça me va parfaitement.
Le réalisateur S.S Rajamouli parvient donc à nous offrir une véritable prouesse cinématographique, que l’on gardera longtemps en tête.