Note moyenne
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A beaucoup vieilli : image N et B pas terrible, scénario hyper classique mais bien construit. Reste le jeu de Lino Ventura, à contre emploi ici, toujours excellent et la galerie savoureuse de personnages secondaires. On est plongé dans les années 50 qui ne sont évidemment pas une reconstitution, et c’est un plaisir. A voir.
Polar mineur des années 50 qui a moyennement vieilli. A voir quand même pour Lino Ventura. Mais le rythme, les scènes d'action et le jeu des acteurs ont du mal à résister au temps.
Un thriller de très bonne facture de la fin des années 50, avec un Lino Ventura débutant mais déjà dans le ton de ses futurs succès. L'histoire est celle d'une homme qui pense commettre le crime parfait en tuant l'assassin et ex amant de sa femme qui vient de bénéficier d'un non-lieu...mais un grain de sable se glisse dans le projet, un témoin chauffeur du taxi qu'avait commandé le "suicidé". Il s'en suit une folle course poursuite à l'intensité grandissante entre l'assassin et le témoin avec en arrière plan, la vie nocturne de Paris, le monde fraternel et solidaire des radio-taxis (chauffeurs et standardistes), avec des courses poursuites, des bistrots sympas où ça sent le café, les croissants et la tripe du petit matin, des hôtels modestes, un métro avec poinçonneurs et employé fermant le portes, tout cela étant remarquablement filmé et accompagné d'une superbe musique qui n'est pas sans rappeler celle de Miles Davis dans Ascenseur pour l'Echafaud.
Contrairement à bon nombre de films d'Hitchcock, celui-ci résiste très bien au temps qui passe. il se bonifie avec les ans et c'est un vrai régal que de le visionner. Merci Monsieur Molinaro
Contrairement à bon nombre de films d'Hitchcock, celui-ci résiste très bien au temps qui passe. il se bonifie avec les ans et c'est un vrai régal que de le visionner. Merci Monsieur Molinaro
Personnellement j'adore. Une série B comme on n'en fait plus et qui a la particularité, tout comme TERMINATOR, ENRAGE (Russel Crowe),COLLATERAL (Tom Cruise) , d'avoir un personnage principal jouer le rôle du méchant. Et ça, vous conviendrez que c'est pas courant. parlant de COLLATERAL, vous constaterez que l'on retrouve ici le schéma du tueur - peut-être pas à gages, 'en conviens - donc du tueur confronté dans sa "mission" avec un chauffeur de taxi. Lino Ventura dans le seul rôle de méchant de toute sa carrière, je parle de vrai bad guy, même si au départ c'est un citoyen comme vous et moi , mais qui part en sucette, comme les criminels de COLUMBO, en somme. Non, j'adore ce film, car il ne ressemble à aucun autre. Mais le corollaire à cet élément, est que les films qui innovent peuvent aussi apporter quelque chose d'assez improbable. C'est là le prix à payer pour de l'audace. Si on reste dans les clichés pantouflards, on finit par s'ennuyer. Il faut savoir ce qu'on veut.
Un film bien noir, carrément dramatique de bout en bout. Un Lino excellent même dans un
spoiler:
mauvais
rôle. De belles vues de Paris de nuit essentiellement, et même une course poursuite en son sein. Novateur pour l'époque, mais elle parait datée tout de même.
A voir par les amateurs de film noirs, et les fans de Lino.
rôle. De belles vues de Paris de nuit essentiellement, et même une course poursuite en son sein. Novateur pour l'époque, mais elle parait datée tout de même.
A voir par les amateurs de film noirs, et les fans de Lino.
Lino et son charisme légendaire. Lino traque et finira traqué de tous (police et chauffeurs de taxi). Sa faute??? S'en etre pris au seul quidam, chauffeur de taxi de surcroit qui aurait pu l'identifier, le jour ou il a accompli sa vengeance sur l'assassin de sa femme.
« Vous n’avez pas votre gaine, non ? Alors conduisez ce Monsieur. »
Pour son troisième film, l’éclectique réalisateur Edouard Molinaro s’entoure d’une véritable armada de scénaristes, dont Gérard Oury qui n’est pas encore passé derrière la caméra, Georges et André Tabet (aussi aux dialogues, les deux frères se feront surtout connaître pour leur participation sur Le Corniaud, 1965 et La Grande Vadrouille, 1966, tous deux de Gérard Oury), Pierre Boileau et Thomas Narcejac, le couple star du roman noir français du milieu de siècle et, enfin, rarissime au scénario, le producteur Alain Poiré, patron indéboulonnable de la Gaumont, qui produira les plus grands films français de la seconde moitié du XXème siècle.
Pour donner la réplique à Lino Ventura, on retrouve des interprètes récurrents des films noirs et des comédies de l’époque, avec Sandra Milo et Franco Fabrizi côté italien et, côté français, Robert Dalban, Micheline Luccioni, Jacques Monod, entre autres.
La longue première scène du début, donne le ton de ce dont est capable Molinaro même s’il ne montrera pas toujours dans ses films suivants : le suspense est magnifiquement amené dans une ambiance melvinienne, soin du détail et rareté des dialogues compris. Ce talent nous tient ainsi en haleine durant tout le film, grâce aussi à un scénario à la fois simple, original et intelligent spoiler: , avec un final qui n’est pas sans rappeler Gas-Oil (Gilles Grangier, 1955)
.
Ce scénario, il met en avant la mobilité : le train, d’abord, où commence l’accroche prétexte, en voiture puis à pieds en raison d’un accident, en camion, un peu, en métro, avec une longue scène de poursuite lente, en petit train touristique, même, et, enfin, en taxis puisque c’est l’un des intérêts majeurs du film : la vie d’une centrale de taxis parisiens, principalement la nuit (et on peut regretter l’absence de la couleur) sur fond de jazz moderne. Un autre intérêt est de voir la personnalité des deux principaux personnages féminins, l’une (Sandra Milo) refusant de se faire entretenir par son amoureux, l’autre (Micheline Luccioni), chauffeuse de taxi, à la fois féminine et costaude.
Evidemment l’intérêt principal est le pitch lui-même, ce double jeu du chat et de la souris haletant et humain aussi, magistralement interprété (et doublé) et soutenu par une réalisation parfaite et résolument moderne.
Un petit chef d’oeuvre de réalisme, sombre, certes, mais non dénué d’humour. Une pépite d’une incroyable modernité.
Pour son troisième film, l’éclectique réalisateur Edouard Molinaro s’entoure d’une véritable armada de scénaristes, dont Gérard Oury qui n’est pas encore passé derrière la caméra, Georges et André Tabet (aussi aux dialogues, les deux frères se feront surtout connaître pour leur participation sur Le Corniaud, 1965 et La Grande Vadrouille, 1966, tous deux de Gérard Oury), Pierre Boileau et Thomas Narcejac, le couple star du roman noir français du milieu de siècle et, enfin, rarissime au scénario, le producteur Alain Poiré, patron indéboulonnable de la Gaumont, qui produira les plus grands films français de la seconde moitié du XXème siècle.
Pour donner la réplique à Lino Ventura, on retrouve des interprètes récurrents des films noirs et des comédies de l’époque, avec Sandra Milo et Franco Fabrizi côté italien et, côté français, Robert Dalban, Micheline Luccioni, Jacques Monod, entre autres.
La longue première scène du début, donne le ton de ce dont est capable Molinaro même s’il ne montrera pas toujours dans ses films suivants : le suspense est magnifiquement amené dans une ambiance melvinienne, soin du détail et rareté des dialogues compris. Ce talent nous tient ainsi en haleine durant tout le film, grâce aussi à un scénario à la fois simple, original et intelligent spoiler: , avec un final qui n’est pas sans rappeler Gas-Oil (Gilles Grangier, 1955)
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Ce scénario, il met en avant la mobilité : le train, d’abord, où commence l’accroche prétexte, en voiture puis à pieds en raison d’un accident, en camion, un peu, en métro, avec une longue scène de poursuite lente, en petit train touristique, même, et, enfin, en taxis puisque c’est l’un des intérêts majeurs du film : la vie d’une centrale de taxis parisiens, principalement la nuit (et on peut regretter l’absence de la couleur) sur fond de jazz moderne. Un autre intérêt est de voir la personnalité des deux principaux personnages féminins, l’une (Sandra Milo) refusant de se faire entretenir par son amoureux, l’autre (Micheline Luccioni), chauffeuse de taxi, à la fois féminine et costaude.
Evidemment l’intérêt principal est le pitch lui-même, ce double jeu du chat et de la souris haletant et humain aussi, magistralement interprété (et doublé) et soutenu par une réalisation parfaite et résolument moderne.
Un petit chef d’oeuvre de réalisme, sombre, certes, mais non dénué d’humour. Une pépite d’une incroyable modernité.
Un témoin dans la ville est un très divertissant thriller de chat et de la souris où un mari vengeur l'incomparable Lino Ventura tente de tuer le témoin d'un meurtre. Par sa photographie monochrome dépouillée, sa bande-son cool jazz, ses décors nocturnes l'accent est mis sur les mécanismes élaborés de l'intrigue et le fait qu'il privilégie un outsider peu aimable. Le film rappelle Melville le méchant ne fait que répondre à un cercle vicieux de transgression et d'injustice et sa détresse devient une allégorie de l'étranger solitaire exclu d'une société conformiste. En quittant la scène de son crime un meurtrier rencontre un chauffeur de taxi qui pourra l'identifier. Pendant le reste de l'histoire le tueur traque le chauffeur qui devient un personnage important. Avec de superbes séquences de conduite et de poursuites dans le Paris nocturne et des personnages hauts en couleur. Ventura qui doit jouer sans beaucoup de dialogues est très bon tout comme Franco Fabrizzi et Sandra Milo qui apparaissent tous deux de manière significative dans les films de Fellini...
Un bon film qui nous replonge dans l'atmosphère si particulier du film en noir et blanc et, dans ce cas, plus noir que blanc...
Pour moi, le premier grand rôle de Ventura.
Et une question aux cinéphiles : il n'est pas crédité au générique mais qui voit-on dans les passagers qui attendent le métro ???
Pour moi, le premier grand rôle de Ventura.
Et une question aux cinéphiles : il n'est pas crédité au générique mais qui voit-on dans les passagers qui attendent le métro ???
J'essaye de regarder "le plus de Ventura" possible, et bien celui-ci commence très bien avec une musique Jazzy envoutante, et des splendides images nocturnes...fantastique ombres et lumières. Ce polar plus que pour l'intrigue, vaut pour la manière dont il été filmé, et bien sûr pour Lino !
Lino Ventura est assez convaincant, l'action est au rendez-vous au début et vers la fin. Cependant, on finit par trouver le temps long, de filature en filature alors du coup, à part une ballade dans Paris, on ne retiendra pas grand-chose du film...
Il est probable que Boileau et Narcejac étaient en petite forme, tout comme les scénaristes qu’ils ont inspirés, car cette histoire rocambolesque n’essaie même pas d’être crédible. Après les taxis de la Marne, voici les nouveaux héros : les radio-taxis parisiens ( nec plus ultra de la technologie pour l’époque) constitués en milice pour suppléer la police. Comme de surcroît, le film baigne dans la caricature du début à la fin : caricature des films noirs des années quarante, caricature de Lino Ventura par lui-même, avec force grimaces et boiteries simulées, caricature du chauffeur de taxi irrésistible tombeur, caricature toujours avec la serveuse du bistrot qui expédie au tapis son catcheur de patron et bien d’autres encore, il ne choisit jamais son style, ni comique, ni tragique, mais simplement ridicule. Fort heureusement, Lino Ventura trouvera quelques années plus tard un rôle à sa mesure dans Le deuxième souffle, grâce à un vrai cinéaste, Jean-Pierre Melville.
Un bon film policier en noir et blanc avec un scénario original et de bons acteurs, mais avec aussi beaucoup de longueurs.
Un polar nocturne sous tension, servi par une mise en scène splendide, et porté par l’interprétation très solide de Lino. 3,25
Ambiance Paris by night bien vintage à la sauce hitchcockienne, le suspense est savamment distillé et va crescendo au fur et à mesure que l'intrigue avance. Polar captivant et efficace, avec évidemment la gueule de Ventura, indétrônable.
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