Nomadland
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377 critiques spectateurs

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Pascal
Pascal

254 abonnés 2 416 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 juin 2021
Avant toutes choses, je n'ai rien contre le cinéma qui traite des désastres que produit la société de libre-échange ( Ainsi, j'aime les films de Loach, de Guedigian et de Stéphane Brize). J'avais vu lors de sa sortie "the rider" film précédent de C Zaho et je m'étais promis de ne plus aller voir un film de cette réalisatrice. Porté par les prix ( Oscar et lion d'or à Venise en 2020), qu'a remporté Nomadland, je décide d'aller tout de même voir ce film. Mal m'en a pris. Je reconnais que "nomadland "est un peu meilleur que "the rider", mais quel ennui, là encore !. Pour ne pas être trop désagréable, je sauverai les dernières 15 minutes de "nomadland " et aussi quelques scènes éparses, certes peu nombreuses . Le film manque cruellement de rythme et meme si le point de départ est intéressant, le scénario est finalement proche de la vacuité. Quant aux dialogues, ils sont inconsistants pour la plupart. La bande son est plutôt réussie, mais tout ceci est vraiment très maigre. J'avais lu une critique de "Nomadland" qui faisait référence au film de Sean Penn "into the wild" que j'avais beaucoup aimé. Ce n est vraiment pas gentil pour Sean Penn, car le film de Chloé Zaho n'arrive pas à la semelle des chaussures d"into the wild". L'actrice principale Frances Mc Dormand ést à la ville l'épouse d'un des frères Coen : ceci explique t il cela ? Je l'ignore. En tout cas , selon moi un film très largement survendu. On se souviendra du film d'Agnes Varda "sans toit ni loi" lui aussi lion d'or à Venise qui peut faire penser à "Nomadland" Mais là encore la référence plus ancienne était très supérieure à ce "nomadland". Terminons par des références aux films de Mallick que j'ai lues dans une critique de "Télérama ". Moi qui aime les films de Mallick que je suis depuis la sortie de son premier opus et venant de la critique professionnelle, les bras m'en tombent.
Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2021
Nomadland raconte avec simplicité son histoire, et il le fait bien. Une expérience croisant le documentaire et le naturalisme avec un travail esthétique sublimé par le directeur de la photographie
Missa
Missa

34 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2021
A la suite de la fermeture de son emploi et de la mort de son mari, une femme quitte sa maison et parcours les USA avec son camion aménagé. Sur sa route, elle va cumuler les jobs et les rencontres.
J'avais peur en regardant ce film de tomber sur encore un film social et larmoyant. Si l'émotion est présente, je retiens surtout les rencontres, la dignité de cette femme et son jeu tout en intériorité, la beauté et la majesté des paysages.
C'est un film un peu nostalgique et contemplatif sur des hommes et des femmes qui ont choisi une vie différente.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2021
Ce film peut se voir avec différents regards.
Un road movie sur la précarité de cette autre amérique : une amérique de solitude de ceux qu'on appelle les homeless ,laisser pour compte... des personnages aux blessures qui s'égarent sur les routes à  la recherche d'un job ...
Mais c'est aussi et surtout  un hymne à la liberté ; celle de ne plus être comme tout  le monde  . Celle de choisir sa route , de croiser les autres, de rester ou non ...
Et la solitude devient solidarité,entraide  amitié.
Ces "sans maison" ont une toute autre  richesse :  celle de la route , de la découverte.
La richesse du monde... parcequ'on peut aussi décider de vivre ainsi.
Superbe interprétation de France Mc Dormand attachante et sobre.
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2021
J'attendais vraiment ce film car je suis accro aux road mobiles. Le dernier que j'ai aimé est ce film sur une jeune russe qui traverse les EU jusqu'en Alaska pour rejoindre la Russie. Avec Nomadsland, on est sur autre chose. Pas de dénonciation sociale (Libé n'a pas aimé) d'une Amérique où l'on travaille tard pour continuer à vivre. Pas de pathos inutile ou de révolte. Plutôt une vie sur les routes choisie de plein gré qui est dans l'ADN de pas mal de gens là-bas. On renoue avec une attitude états-unienne ancienne du "ailleurs est mieux que demain" (P. Morand). Pas de misérabilisme. On consent à un nomadisme qui paraît plus enviable qu'une vie en lotissement. Le rapport à la nature relève de l'évidence et le film prend parfois l'allure d'un documentaire sans tomber dans le plaidoyer ou l'hagiographie. Enfin et c'est un point qui fait du bien car c'est rarement dit au cinéma, les nomades présentent des valeurs d'entraide qui tranchent avec la vie de sédentaire. Ces gens en ultime partie de leur vie sont heureux et ça peut gêner. Moi, ça m'a plu. Le film m'a transporté. Je les rejoindrai sans doute.
Mathieu D.
Mathieu D.

19 abonnés 60 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2021
Nous sommes plongé dans l'Amérique, un film réalisant la réalité de dur personne aujourd'hui. Le film étant poignant, dur est triste. Magnifique et surtout ont ressort bouche B.
A voir sans hésitation !
Michele le saux
Michele le saux

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2021
Errance en van sur les routes des Usa
des personnages marqués par leur parcours de vie, perte d'un être cher, d'un job.
Rencontres, au hasard du parcours, d'amitié et de partage qui rend plus fort pour retrouver un nouveau sens à leur vie.
Gens simples, touchants et attachants..
dillinger75
dillinger75

11 abonnés 80 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 juin 2021
Un beau film qui s'apparente presque à un documentaire. Frances McDormand est parfaite dans ce rôle engagé, qui met en lumière la vie de ces américains de la route dont on parle peu. Les paysages sont magnifiques.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2021
Nomadland ne me semble pas avoir l'ampleur qu'on nous annonçait, mais cela reste un bon film, très représentatif du cinéma social alternatif américain. Une bonne heure m'a été nécessaire pour entrer dans ce parcours de vie, fondé sur le souvenir, la solitude, le travail et la Nature. L'absence d'intrigue et le thème général du film apparentent celui-ci à un documentaire. Et pendant de longues minutes, je ne voyais pas l'intérêt d'avoir opté pour la fiction. Frances McDormand me semblait être et rester Frances McDormand au pays des nomades contemporains ; tout semblait artificiel, j'en venais à imaginer le contraste entre la vie hollywoodienne de l'actrice et les situations misérables que le tournage du film lui impose. La musique, assez conventionnelle et sentimentale, n'arrangeait rien. Et puis, petit à petit, se dessine une trajectoire plus complexe où les douleurs du passé convainquent de rester seule au présent, où le travail et l'utilité sociale sont des valeurs-clés, où la Nature devient un refuge dans un monde d'hommes cupides. L'errance éternelle du personnage principal est ponctuée de belles rencontres, d'autant plus pertinentes qu'il s'agit de vrais nomades parcourant ainsi les USA, de petits boulots en réunions politiques alter-mondialistes. Très dans la veine Sundance, mais bien exécuté dans ce genre.
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2021
Le film vainqueur des Oscars 2020 possède une belle mise en scène et un scénario approximatif. Le voyage est tout en sensibilité, Chloé Zhao filme pour la 3e fois sur les terres des 'badlands", montrant un talent naturel pour filmer les paysages majestueux, Terrence Malick n'a qu'a bien se tenir... Montrant des êtres entre précarité et choix de vie, la réalisatrice braque ses projecteurs sur ceux que le monde ne regarde pas toujours, mais c'est avant tout par son regard sur le rapport entre l'homme et la nature, et le monde dans son entier que la réalisatrice convainc. Le scénario en plus de quelques répétitions, édulcore certains aspects plus inconvenants de ces modes de vie, la réalisatrice a voulu un film lumineux, mais on peut aussi le lui reprocher.
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2021
" Nomadland" récompensé par 3 oscars cette année (meilleur film, réalisateur et actrice) m'a laissé un peu sur ma faim. En effet le film doit être vu avant tout pour la performance de Frances McDormand (meilleure actrice au oscar cette année), j'ai beaucoup aimé le réalisme du film (la réalisatrice Chloé Zhao nous décrit les conséquences de la crise des subprimes en 2008 sur les individus aux Etats Unis) , la beauté des images et une belle bande sonore . Cependant j'ai trouvé parfois le temps long, le propos manque de force et d'émotions, vite oubliable à la fin de la projection.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2021
Depuis son premier film (Les Chansons que mes frères m'ont apprises), Chloé Zhao entremêle si bien réalité et fiction qu'on s'en imprègne l'air de rien. Nomadland porte la marque de son auteure en cela qu'il convoque le spectre d'une Amérique fantasmée alors qu'il la dévoile dans sa vérité nue. Comme l'indique un personnage à mi-parcours, Fern (Frances McDormand, magnifique) et ses amis voyageurs prolongent un peu le mythe des pionniers en sillonnant le pays de part et d'autres. À la différence près que ces héritiers ne cherchent point de richesse à exploiter, mais simplement une communion avec la nature et entre tous.
Qu'est ce qui différencie alors le film d'un documentaire, puisque le frontière est ténue comme le démontre Zhao au travers de toutes ses œuvres ? En creux, le sujet tourne bel et bien autour d'une partie de la nation déclassée par les transformations technologiques et les chocs économiques. Bienvenue dans une ère où on efface une ville aussi facilement qu'un millier d'employés. Mais tout cela passe d'abord par le voyage de son héroïne, et on ne peut pas plier la réalité face à un relais aussi puissant. En tant que spectateur, on épouse les perspectives de Fern. On assiste à tous ces petits riens qui font les grands touts : rencontres, petits boulots, échanges au coin du feu, entraide dans les aires, excursion dans la nature. Narrativement, le dispositif est réduit à sa part congrue et pourtant jamais Nomadland n'est trop contemplatif ou pas assez posé. Bon nombre d'images renvoient à un Americana desséché. Comme Fern. Malgré son apparente vitalité, elle-aussi semble coincée dans une boucle temporelle qui se rejoue quoi qu'il arrive, même si d'autres perspectives sont possibles.
Zhao joue constamment sur un entre-deux qui donne au long-métrage un goût étrange, à la fois mélancolique et enjoué, profondément humaniste sans être pontifiant. À la sortie, on sera libre d'en tirer une conclusion résignée ou à l'inverse optimiste. J'ai plutôt tendance à penser que ces nomades sans attaches invitent à l'humilité et à se retrouver. En ce sens, Nomadland est une belle révérence, et un vrai moment de dépaysement, truffé de moments d'une grande beauté naturaliste, que ce soit en plan-large, à la courte focale ou dans les moments où le steadicam suit Fern dans l'agitation crépusculaire. Dépaysant oui, c'est le mot.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2021
J'ai clairement préféré les deux premiers films de Chloe Zhao, que j'avais adorés, et qui étaient, disons: plus folkloriques, folklorique ne devant pas être pris ici dans un sens péjoratif! Nomadland étant, disons, moins aimable.
Nous pénétrons, dans Nomadland, dans l'univers d'une étrange communauté qui se croise, se sépare, se retrouve, avec un extraordinaire sens de l'entraide et du partage: ce sont pour la plupart des personnes âgées dont la ridicule retraite ne permet pas l'acquisition ou la location d'une maison: alors ils vivent dan leur van, plus ou moins bien aménagé, migrant d'un camp à un autre au hasard de leurs envies ou de la possibilité d'un petit boulot.
Après la fermeture de l'usine d'Empire (Nevada, je ne soupçonnais pas que les hivers dans le Nevada puissent être aussi froids!), qui signe la mort de la petite ville, usine où travaillait le mari de Fern, après la maladie et la mort de celui ci, elle prend la route; elle n'a pas d'argent, rien qu'une retraite minable après une vie de travail; et surtout, elle n'envisage pas de s'enraciner ailleurs que là où elle a été heureuse avec son mari. Alors elle prend la route, s'installe dans des campings pour mobil home, travaille chez Amazon (un cauchemar ces kilomètres de colis!!) puis comme gardienne d'un autre camp dans les Badlands, le Dinosaur camp, évidemment, puis à la cuisine d'un fast-food, et fait de belles rencontres pleines d'amour de la vie, comme Linda (Linda May), ou d'acceptation de la mort, comme Swankie (Charlène Swankie). Il y a bien aussi, parmi tous ces amis, un homme qui ferait bien un peu de route à ses côtés, Dave (Daid Strathairn). Mais non: Fern continuera à tracer sa route.
Finalement, cet univers est bien plus dépaysant que celui des rodéos ou des amérindiens, et comme c'est étrange qu'il ait été réalisé par une si jeune femme.... Miss Zhao a une belle carrière devant elle! Quel talent!
Il y a la beauté de ces routes au milieu de nulle part, entre des chaines de collines ou de montagnes arides, qui nous émerveillent tant quand on roule à l'ouest des US où on a l'impression que la nature est plus vaste qu'ailleurs.
Frances McDormand est de tous les plans, acceptant de s'enlaidir avec un courage rare, si naturelle et si expressive qu'elle nous épatera toujours, et qui mérite tous les Oscars du monde!
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2021
Très bon road movie qui confirme le style épuré de Chloé Zhao. L'arrière-fond social est assumé sans jamais entraîner de lourdeurs ou de pathos. De splendides prises de vue. Une œuvre de haut niveau qui n'a pas volé ses nombreuses récompenses.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2021
A travers cette critique de la société capitaliste actuelle, on suivra les pérégrinations de Fern, une femme que la vie n’a pas gâtée et qui depuis la mort de son mari et l’effondrement ouvrier de sa ville Empire, vit désormais dans son van bricolé par ses soins, allant de petit boulot en petit boulot. Malgré tout, elle a choisi de vivre car la beauté de ce qui l’entoure et ses rencontres vont lui prouver que le bonheur est ailleurs. Ce film quasiment documentaire nous montre l’envers du décor de l’Eldorado américain à travers le témoignage de ces milliers d’itinérants qui comme Fern, essaient de trouver un sens à leur vie après avoir beaucoup perdu. D’une beauté rare, magnifié par les vers de William Shakespeare, un grand film !
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