Nomadland
Note moyenne
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377 critiques spectateurs

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iznogoodgood
iznogoodgood

7 abonnés 43 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2021
J’aurais voulu aimé mais ce n’est pas le cas. Plusieurs aspects sont ignorés : armes, minorités, politique (= trumpisme). Beaucoup trop caricatural et superficiel pour être véritablement crédible.
Joël Alaric
Joël Alaric

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2021
Chloé Zhao, d’origine chinoise et vivant aux Etats-Unis, signe avec Nomadland un film d’une ambition cachetée d’indépendance avant de passer, plus tard cette année, au moins indépendant Marvel « The Eternals » pour le compte de la Walt Disney Company. Compagnie dont le catalogue comprend Nomadland depuis le rachat de la 21st Century Fox en 2019.

La « ville d’entreprise » Empire, Nevada où vivaient Fern (Frances McDormand) et son mari a été reléguée au rang de « ville fantôme » depuis la chute de l’entreprise minière à l’origine de sa fondation. Nomadland évoque cette époque passée, par une sédimentation des souvenirs qui convergera vers le motif mémoriel d'un jardin allant jusqu'aux montagnes, tout en suivant l’année de Fern sur les routes du grand Ouest. Fern est alors devenue une veuve sexagénaire en proie à la solitude des souvenirs pour seul horizon, au coeur d’une Amérique des grands espaces arpentée par des hommes et des femmes nomades travaillant au rythme des saisons de la grande économie, des emplois et des rencontres "down the road".

"My dad used to say “What’s remembered lives.” I maybe spent too much of my life just remembering." - Fern

Quoi de mieux que l’autorité chaleureuse de Frances McDormand pour dresser le portrait de cette femme ayant fait un choix de bravoure, celui de partir, pour mieux décrocher une forme de liberté qu’il faut savoir assumer. McDormand ne brillera cependant pas ici tant dans le caractère assuré qu’on lui connaît que dans sa fébrilité devant les bribes de vies qui lui sont précieusement confiées par des hommes et femmes aux tempes grisonnantes. Fern est donc la caution narrative d’une fable documentaire plus large concoctée par Zhao. Fable documentaire car les autres personnages jouent, comme dans son précédent film The Rider, ce qui semblent être leurs propres rôles, sous leurs propres noms et dans leurs propres vies le long des routes parcourues pendant le film. Chacune de ces histoires, intimées à Fern avec plus ou moins de développements, sont autant de pierres ramassées qui finissent à un moment du film dans les flammes d’un feu de camp lors d’une soirée d’adieux.

Si le film montre certes comment Fern apprend à habiter d'elle-même des terres potentiellement infinies mais souvent cerclées de chaînes de montagnes, il nous laisse comprendre que les grandes entreprises comme Amazon mais aussi les business plus modestes (restaurations, campings etc) participent aujourd’hui à baliser ces grands territoires pour des « 60’s something » voguant de jobs en jobs souvent après un dépérissement économique les ayant poussés sur le bord d'une route plus figurée. Une conquête de l’Ouest rejouée avec une partition plus dans l'ère du temps. Le film encourage alors l’imaginaire du spectateur à poétiser ces nomades en « cow-boys » des temps modernes qu’il ne s’agit surtout pas tant de plaindre pour leur précarité que d’admirer pour leur liberté. On se retrouve alors désarçonnés car si Zhao parle de conditions sociales remuant les tripes, elle invite davantage, à travers l'histoire composée pour Fern, à s'attarder sur la capacité de ces personnes à dompter cette solitude et cette incertitude de la vie induites de toute manière pour tous, en tout temps et en tout lieu. Dès lors surgira, dans une contemplation constante, la beauté de ces nomades affectés mais non résignés qui ne sont pas pour Zhao un énième réceptacle artistique pour pointer du doigt un système déjà tombait des nues depuis un moment.

Par moments la caméra s’élance vers de subreptices essais malickiens qui, s’ils ne virent pas dans une poésie des images peu utile à la veine "documentaire", permettent cependant à la réalisatrice de composer une poésie des paysages bien à elle, des paysages pastels et à plusieurs strates (tout en haut le ciel, un soleil en puit de lumière, l'horizon, les grandes étendues, Fern et son van tout en bas) qui abasourdissent le pauvre mortel. Le montage est fait de séquences souvent courtes et d’ellipses maîtrisées qui démontrent la capacité de Zhao à garder le fil de l’histoire intact et bien tendu pour dessiner au cordeau le mouvement circulaire qui s’opèrera en définitif d'Empire, Nevada vers Empire, Nevada. Et dans un dernier plan, vers Empire, Nevada à nouveau ? Fern trouvera-t-elle ici un nouveau cycle de vie pour rythmer les années devant elle ?

"What the nomads are doing is not that different than what the pioneers did. I think Fern is part of an American tradition." - une connaissance de Fern

Au final Nomadland bouleverse et renverse de par ces tableaux des grands espaces et ces personnages qui les emplissent d'une solitude baignée d'une certaine plénitude derrière les souffrances et la douleur. Et cela finit par se répercuter au-delà de l'écran.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 002 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2021
Plongée brutale et touchante de l’Amérique profonde celles des nouveaux hippies, les nomades, ceux qui galèrent au quotidien pour survivre, sous fond de propagande politique sociale. Un film très personnel porté par l’époustouflante F.McDormand, on pourra lui reprocher un partie pris et un certain bavardage mais au film c’est un très grand film. Oscar du meilleur film mérité.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2021
On découvre le cinéma de Chloé Zhao, en 2015 avec « Songs My Brothers Taught Me » en français « Les chansons que mes frères m’ont apprises « le film fait sa grande première à Sundance et passe aussi par Cannes, à la quinzaine des réalisateurs. Le premier film de Chloé Zhao, suit ici le destin de Johnny et de sa petite sœur Jashaun dans la réserve indienne de Pine Ridge. Réserve sioux du Dakota du Sud, où sera également tourné « The Rider ». Premier film inoubliable qui installe ici les bases de son cinéma, un cinéma au plus près de la vérité entre fiction et réalité qui recherche ou redécouvre son identité. À travers ces trois premiers films le thème de... boulevardducinema.com
Avoine M.
Avoine M.

70 abonnés 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2021
Une rencontre. Une route déserte. Une autre rencontre. Un décor désertique. Une rencontre. Ah? Amour ou amitié? Pour faire durer le suspense, une autre route (ou la même, on ne sait pas trop ) Que cet assemblage de saynètes volatiles ait pu obtenir autant de prix laisse songeur. Hommage hollywoodien condescendant aux laissés-pour-compte du mythique "rêve américain"? En attendant une improbable réponse et la fin du suspense ci-dessus décrit, vous reprendrez bien un peu de désert?
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mai 2021
Les intentions sont bonnes, celles de Steinbeck évidemment, McDormand vit son rôle, oui mais c'est d'un ennui mortel.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2021
Il y a dans ce film, dans le destin de ces vies minuscules et "libres", la sensation de notre monde, de notre civilisation qui hocquette. On les sent écrasés par un système mais jamais ils ne se plaignent, ne se lamentent, ils se tiennent debout, droit, à l'étroit parfois dans leurs caravanes mais ils avancent et ils vivent ce qu'ils peuvent vivre de mieux. Nomadland est émouvant parce qu'il n'est le portrait que de'hommes et de femmes intenses, vibrants, qui jusqu'au bout garderont toute leur dignité. Perdus sur l'immensité de la Terre, fourmis travailleuses d'un système qui les exploite. Mais ça, jamais on ne le lira dans leurs yeux trop fiers.
Magnfique et émouvant.
Wasapat
Wasapat

25 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2021
je pense que Clint Eastwood aurait aimé faire ce film la vision d' une Amérique différente est très bien posée dans cet opus
l 'interprétation de Frances McDormand est juste magnifique et fait remonter le niveau désastreux ( à des rares exceptions faites) des productions hollywoodiennes de ses dernières années
un bel hymne à l 'être humain accompagnée d une réalisation sans faille
ça fait vraiment du bien de se poser 2 heures devant cette réflexion maitrisée de main de maitre
laurent r.
laurent r.

8 abonnés 87 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 avril 2021
Je pourrais être très sévère mais je vais quand même garder quelques points positif. Le point fort l'excellent musique, beau paysage et France Mcdormand très juste. Maintenant le reste les personnages secondaires trop fugaces pour être attachant, trop de scènes courtes et pas d'histoire. Le film n'est pas bon mais il mérite sûrement deux étoiles.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juin 2021
La vie de nomades, si certains la choisissent, d’autres pas vraiment et en subissent les aléas. Parcourant l’Ouest américain à bord de son vieux van aménagé (dont le splendide mais méconnu parc national des Badlands dans l’Etat du Dakota du Sud), Fern tente de survivre à une certaine détresse économique en faisant de petits mais parfois pénibles boulots ici et là. Voilà un film qui ne ment pas et qui n’édulcore nullement la vérité. Un film vrai, fort, bouleversant sur un mode de vie mais surtout sur une réalité sociale dramatique, dont les images et la musique viennent subtilement souligner de ses magnifiques prises de vues et de ses belles notes toute l’émotion du moment. Avec un regard profondément humain, Chloé Zhao s’immisce au sein d’une communauté dite "sans maison" dont la majorité interprète leur propre rôle et donne la possibilité à Frances McDormand de démontrer (mais cela est-il encore vraiment nécessaire ?) qu’elle est une immense actrice. N’ayant volé aucune des nombreuses récompenses qu’il a glané un peu partout, « Nomadland » est un très beau film qui touche au cœur. Personnellement, j’appelle ça un chef d’œuvre.
Ja Z
Ja Z

75 abonnés 559 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 avril 2021
On dirait un documentaire biographique d'une personne vivant en nomade et de son envie de vivre à l'extérieur en travaillant ici et là, rien d'intéressant.
Harma
Harma

36 abonnés 162 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2021
Personnellement j'ai trouvé ce film assez ennuyeux. On trouve là une extrême solitude, peu de joie et des gens à la marge d'une société. Fausse idée de liberté car ces personnes sont dépendante finalement de leur famille et aussi de la société et de petits boulots ingrats pour subsister. Ce film est démoralisant.
Stig H.
Stig H.

18 abonnés 27 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 avril 2021
Nomadland est un film qui exploite sans vergogne le terrible quotidien de travailleurs américains misérables pour mettre en valeur une histoire nombriliste et soporifique dont l'absence de mise en scène est à peine masquée par la répétition indigeste des gros plans de Frances McDormand. Les symboles bien lourds égrenés dans le scénario et tous les ressorts narratifs de l'histoire sont tellement prévisibles qu'on a l'impression d'un concours de clichés. Enfin, ces "nomades" pauvres qui courent après les contrats de travail, État après État, comédiens non professionnels qui auraient pu être le cœur vibrant d'un film réellement émouvant sont juste exploités par la réalisatrice pour faire de la figuration et servir son regard opportuniste, bourgeois et politiquement correct : le triptyque parfait pour gagner aux Oscars en ce moment. Après une heure de ce naufrage, on hésite entre sommeil et nausée. A fuir !
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 avril 2021
"Nomadland", film aux multiples récompenses. Grandes légitimes donc.
Mais déception à la hauteur de ces mêmes espérances. Si Frances McDormand incarne avec force ce personnage cabossé dans des décors où le seul silence se suffit souvent à lui-même, la monotonie narrative est désespérante. En un mot : on s'ennuie. Quelques scènes ou dialogues réveillent en vous votre humanité, mais c'est au prix d'une létargie prenant source dès le premier quart d'heure.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2021
Le voici le film primé de partout et le favori dans la course aux Oscars de cette année si particulière et il faut avouer que les louanges qui lui sont attribuées sont pleinement méritées. « Nomadland » se positionne, toutes proportions gardées, comme le « Into the Wild » de cette décennie en vantant les mérites de la vie des gens qui vivent sur la route. Mais ici, le film se pare d’un constat social fort sur les oubliés du rêve américain quand le film de Sean Penn se concentrait davantage sur la communion avec la nature. Chloë Zaho coche toutes les cases d’une œuvre réussie et marquante. On est en immersion totale avec le personnage principal magnifiquement incarné par la stupéfiante Frances McDormand, clairement favorite pour l’Oscar de la meilleure actrice. Au-dessus de tout qualificatif, elle est au-delà de toute interprétation : elle est et vit comme son personnage. Le rôle d’une vie et qui couronne une belle carrière.



Dès les premières images on suit donc les traces de Fern, son personnage, et une année avec elle sur les routes américaines entre petits boulots de subsistance et rencontres avec d’autres nomades comme elle dans ces étendues immenses où se trouve des camps pour les gens de la route. La force du film est que toutes ces rencontres sonnent vraies. Et que les personnes croisées soient des acteurs non professionnels rajoute encore à l’authenticité du long-métrage et s’avère un choix plus que judicieux. Celles avec Swanky, déchirante, ou avec la malicieuse Linda May sonnent tellement justes qu’elles nous parviennent à nous émouvoir avec pas grand-chose. « Nomadland » est traversé de grâce et de poésie, grâce à des échanges humains simples et beaux et une atmosphère apaisante et qui convoque le mythe du road-movie américain. L’aspect contemplatif mais jamais poseur ou languissant, assortie de quelques notes de musique simple et pudiques, rend certains passages profondément envoûtants. Et jamais l’ennui nous guette, Zaho sait tempérer la longueur de ses plans toujours à la perfection. Il y a peut-être deux ou trois longueurs sur la fin mais ce n’est vraiment pas préjudiciable.



Au-delà de la beauté évidente des images et de la manière dont la cinéaste sublime les grands espaces américains, « Nomadland » a du fond et un propos qui est développé en douceur. Le contexte de la crise économique et de ces gens obligés de vivre sur les routes pour différentes raisons est bien expliqué. Les bons comme les mauvais côtés de cette manière de (sur)vivre sont montrés naturellement et sans jugement aucun rendant le film à la fois fluide et profond. Il y a de jolis moments de vie, des moments de doute mais aussi des moments touchants d’une nostalgie indéfinissable. Tout nous parle et nous fait réfléchir en garantissant une évasion à tous les niveaux. « Nomadland » est une œuvre pure et incandescente où la magnificence de ce qu’on voit à l’écran et la magie des rapports humains et de l’entraide le dispute à la dure réalité économique d’un pays qui n’a que faire des laissés-pour-compte. Mais malgré cela, Fern et l’incarnation qu’en fait Frances McDormand donne envie de prendre la route et de vivre à ses côtés. Du grand cinéma généreux, fort et juste qui ravit les yeux et touche en plein cœur.



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