Les Leçons Persanes
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110 critiques spectateurs

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HomoLibris
HomoLibris

37 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2022
Un film d'allure assez classique, sans fioriture excessive, mais qui sait rester à la hauteur de son sujet. La mise en scène est sobre et réaliste, baignée dans une lumière fantomatique et brumeuse alors que le propos est parfaitement clair.
Les leçons persanes a le mérite de traiter du sujet de façon originale, en sortant quelque peu des sentiers battus. L'idée de base, la survie en milieu ultra-hostile grâce à une supercherie, est magnifiquement servie par un duo d'acteurs remarquables de justesse. Des seconds rôles intervenant dans des intrigues annexes (comme la suspicion des autres officiers, la jalousie des hommes du rang, la solidarité entre prisonniers, etc.), intrigues non superfétatoires contrairement à ce que prétendent d'aucuns, permettent de souligner l'environnement morbide dans lequel se joue ce face à face ambigu, environnement où la différence entre la vie et la mort dépend souvent de la seule humeur d'un homme armé. Le film transcrit assez bien ce sentiment de peur indicible et omniprésente, et sait préserver une certaine ambigüité sur les réelles motivations de l'un et les troubles sentiments de l'autre. La fin est assez étonnante, conjuguant une scène de surprise totale et une séquence d'émotion pure.
saharasha
saharasha

12 abonnés 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2022
Film exceptionnel! Dialogue juste et réfléchi. Jeux d'acteur exceptionnel avec mention spéciale pour Lars Eidinger qui est à la fois sinistre et touchant . Un grand moment de cinéma
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
Un rôle très fort pour "Nahuel Perez Biscayart" (120 Battements...). La fine supercherie poussée à l'extrême, l'espoir de sauver sa peau. Du "farci" totalement inventé à l'aide, et grâce, aux registres nazi qui en feront un témoignage historique. Un camp reconstitué qui vous déchire, angoisse, rempli de bons salauds... La fin est directe, juste, tranchée ! Accompagné par une bande son des plus fine.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
Un très bon film très bien joué une intrigue crédible et un très bon sens du rythme servi par de bons acteurs
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2022
C’est une réalisation de l’Ukrainien Vadim Perelman qui va se baser sur la nouvelle "Erfindung einer Sprache" ("Invention d’une langue") de Wolfgang Kohlhaase, parue en 2021. Le scénario a été écrit par Ilja Zofin.

Les Leçons Persanes va se pencher sur les camps de transit. Ce sont des camps de concentration spécifique par là où transitaient les prisonniers avant d’être envoyés en camp d’extermination. Le camp de transit de Drancy, situé en banlieue parisienne, était le plus grand de France. Plus de 80 000 Juifs auront été détenus à Drancy, entre mai 1941 et août 1944. Pour la représentation de ce film, ils se sont inspirés du camp de concentration Natzweiler Struthof situé entre la France et l’Allemagne, dans le nord-est de l'Hexagone.

Le récit va être inspiré par beaucoup d’histoires s’étant réellement produites et dans lesquelles des prisonniers ont réussi à s’échapper grâce à leur ruse. Il faut donc se rendre compte que ce qui passe devant nos yeux à une véritable connotation. Cela donne une ampleur bien particulière. Alors certes, dans le synopsis, on peut se dire que cela fait gros donc peu crédible de se faire passer pour un Perse. Une chose est sûre, la manière dont s’est tournée est tout à fait crédible. Ce récit va monter en puissance dans l’intensité. Il est de plus en plus passionnant. Un véritable suspense se crée afin de savoir si Gille “Reza” va s’en sortir.

Cette idée de se faire passer pour un Perse est donc brillante. Il est fascinant de voir cet homme créer sa propre langue pour faire croire qu’il parle le farsi. C’est tellement ingénieux. Son système pour trouver des mots arrive à nous captiver. Forcément, faire plus de deux mille mots nécessite une parfaite coordination et on sent qu’il est sans cesse sur le fil de rasoir. Sa prise de risque est maximale, car il se moque littéralement du commandant nazi. Un pied-de-nez fantastique tant par l’audace que par l’exécution.

Lauréat du César du Meilleur jeune espoir masculin en 2018 pour 120 battements Par Minute, Nahuel Perez Biscayart est grandiose dans ce rôle. Il a une véritable profondeur. Son personnage est pointu et sa performance est à la hauteur des enjeux. Ce qui fait la différence est aussi le commandant Klaus Koch. Déjà grâce à Lars Eidinger qui est véritablement un acteur de grande qualité, mais aussi par sa construction. Au début, nous sommes dans l’image “tout blanc ou tout noir”. Cependant, cela va évoluer et il va gagner en nuances. Certes, il garde son côté violent, symbole d’un système nazi dévastateur, mais on commence à comprendre ce qui l’a conduit là. Son histoire est dévoilée dans une scène assez touchante. Il ne passera pas pour une victime, il ne faut pas exagérer, mais on voit en lui toute une génération manipulée par le nazisme.
frydlaur .
frydlaur .

1 abonné Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2022
Une histoire qui aurait pu arriver, un film étonnant. Dans un un camp de transit comme il en a existé, un homme sauve sa peau en prenant une fausse identité. Les Nazis, tueurs cyniques, mènent une vie bureaucratique, certains se dévorent entre eux.
Un film très travaillé, qui touche du doit l'univers concentrationnaire nazi, à voir.
sebou36
sebou36

93 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2022
Le sujet a l'air de gêner une certaine presse. Pour moi, ce film sobre et réaliste est assez remarquable et son " esthetisation" de la mort ne m'a pas embarrassée, au contraire. Je pense que l'on peut fictionnaliser des faits pourvu qu'on ne les pervertisse pas. D'autant que les nazis sont bien montrés comme des machines de mort et le fait que l'officier soit dans la négation de ses actes va dans le sens de l'Histoire. L'intérêt d'une oeuvre de cinéma réside dans l'éclairage qu'il apporte sur un sujet. Et je pense que Les Leçons Persannes éclaire d'une façon nouvelle le sujet des camps de concentration nazis.
Christine L.
Christine L.

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 janvier 2022
La fin est excellente. Les acteurs principaux jouent biens. Dommage que le scénario ne tienne pas la route…
Théo
Théo

8 abonnés 131 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2022
Le film démarre sur un postulat qui peut sembler assez fou, assez invraisemblable : se proclamer perse au moment d’une fusillade. Il y avait plus de chance que le film se termine en deux minutes, plutôt qu’un capitaine de camp recherche activement un perse. Wolfgang Kohlhaase, auteur de la nouvelle dont le film est tiré, a voulu dans son œuvre apporter une touche réaliste, il s’est donc énormément renseigné sur les camps de transits et leurs détenus. Les leçons persanes en a fait une adaptation fidèle, ce qui apporte au film une ambiance plus dramatique, plus froide. Cette même ambiance qui va être réchauffée par la relation particulière qui se créera entre les deux hommes, au point de voir des agitations sur la vraie origine de Giles. Une tension constante basée sur la relation conflictuelle des personnages, une atrocité à cette époque de ne pouvoir vivre uniquement grâce à son cerveau.

L’histoire va être sans cesse bousculée par de nouveaux évènements, qui viennent rajouter un coup de boost et un coup de pression à Giles, mais aussi au spectateur. On découvre une histoire d’amitié grandissante au même titre que les leçons s’enchainent et avancent. C’est avec toujours plus de ruse, que notre protagoniste va jouer de ses talents pour survivre et nous montrer que parfois la limite entre la vie est la mort peut parfois se jouer au caractère et à la bonne envie des capitaines. Le jeu d’acteur permet au film de voler encore plus haut. L’histoire reste assez calme à en oublier la guerre, mais assez intense, pour que le stress, combiné à l’incroyable jeu du duo Biscayart / Eidinger, nous plonge dans cette double chasse de connaissance et de survie.

Un homme prêt à tout pour garder la vie. Un capitaine à la soif de parler Farsi.
maguaguas
maguaguas

8 abonnés 187 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2022
L'histoire de départ est intéressante et originale, même si rien ne dit qu'il s'agisse d'une histoire vraie. Très bien joué, j'ai néanmoins trouvé ce film trop long, trop lent. On ne ressent pas vraiment d'émotion malgré le contexte tragique de la 2ème guerre mondiale.
Petit message aux personnes qui donnent leur avis sur les films : merci de ne pas raconter les films ! On souhaite juste connaitre votre avis et pas avoir le film entièrement raconté sur Allociné, sinon aller les voir n'a plus aucun intérêt.
Edouard des Carpates
Edouard des Carpates

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2022
Hélas, le scénario est cousu de fil blanc, la musique est bien trop présente et les acteurs ont un jeu cliché à mourir, dans des décors beaucoup trop stéréotypés pour le genre. L'idée est sympathique, oui. Mais ça ne rattrape pas ces défauts, pour moi rédhibitoires.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2022
Troublant

J’avoue ne jamais avoir vu de films signés par Vadim Perelman. Ces 127 minutes haletantes qui nous racontent l’histoire d’un mensonge sont basées sur une nouvelle intitulée Invention d’une langue. 1942, dans la France occupée, Gilles est arrêté pour être déporté dans un camp en Allemagne. Juste avant de se faire fusiller, il échappe à la mort en jurant aux soldats qu'il n’est pas juif mais persan. Ce mensonge le sauve momentanément puisque l’un des chefs du camp souhaite apprendre le farsi pour ses projets d’après-guerre. Au risque de se faire prendre, Gilles invente une langue chaque nuit, pour l'enseigner au capitaine SS le lendemain. La relation particulière qui se crée entre les deux hommes ne tarde pas à éveiller la jalousie et les soupçons des autres... Convaincant, bouleversant, on sort de là, chaviré d’émotion… et de bonheur d’avoir vu un bon film au sujet original et sacrément bien interprété.
Pour ce film très réaliste, le réalisateur et les scénaristes ont effectué des recherches approfondies pour savoir à quoi ressemblaient les camps de transit - combien de temps les personnes y restaient, etc.- Ils se sont également inspiré d’un camp appelé Natzweiler Struthof, situé entre la France et l’Allemagne, dans le nord-est de l'Hexagone. – A cet effet, on aurait pu éviter de filmer les portes d’entrée du tristement célèbre camp de Buchenwald -. Certains seront sans doute gênés par le fait que le film fait ressentir de l’empathie pour l'officier qui tente d’apprendre le farsi. Mais, on peut saluer la volonté de ne pas systématiquement montrer les Nazis comme des robots, des automates hurlants, pressés, horribles et diabolisés, mais comme des personnages plus complexes, avec leurs amours, leur jalousie, leurs trahisons, leurs faiblesses, ce qui, d’une certaine manière, rend leurs actes encore plus terrifiants. Ce drame oscille en permanence entre une réalité froide, terrifiante et la fiction, sans qu’on ne sache jamais la part de l’une et de l’autre. Peut-être inconfortable mais parfaitement assumé et réussi. « Improbable » diront les uns, « passionnant » diront les autres dont je suis.
L’immense talent de Nahuel Perez Biscayart découvert dans 120 battements par minute et Au revoir là-haut est ici plus que confirmé. En plus de cette présence tout en subtilité et fragilité s’imposait du fait qu’il couramment parle allemand, italien, espagnol et français. Mais, pour moi, la grande découverte reste l’acteur allemand Lars Eidinger, dans une partition trouble et complexe. D’ailleurs toute la distribution est à féliciter sans oublier l’apport indéniable de la musique des frères Galpérine. Bref, l’histoire tient grâce au duel que se livrent deux comédiens exceptionnels qui nous tiennent en haleine jusqu’au générique de fin d’un film qui regarde cette période terrifiante par un bout de la lorgnette rarement utilisé. A voir absolument.
Jean-Marc P.
Jean-Marc P.

37 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2022
Un thriller tendu dans un camps où l'humanité survit au milieu de soldats décadents et frustres, ce film réaliste est servi par sa réalisation classique baignée dans une lumière fantomatique, Nahuel Perez Biscayart s'impose à nouveau comme un immense acteur
TangoCritiqueTrop
TangoCritiqueTrop

6 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2022
Que n’a-t-on jamais dit, montré ou raconté sur les guerres, de sorte qu’un nouveau film sur le sujet n’apparaisse d’emblée complètement essoré ? Si ce long-métrage de Vadim Perelman renouvelle pourtant ce genre, ce n’est pas par la vision qu’il aborde de 39-45 : des nazis, dans un camp, qui commettent de nombreuses atrocités sur les prisonniers, sans pitié, comme des robots effectuants une tâche quotidienne – la routine habituelle. C’est plutôt pour avoir peint, à travers le personnage de Gilles (Nahuel Pérez Biscayart), un réel petit compte, montrant ce juif obligé de renier son identité et devant s’en réinventer une pour échapper aux griffes des allemands. Se faisant ainsi passer pour un persan, il est momentanément sauvé puisque l’un des chefs du camp souhaite apprendre le farsi. Alors contraint pour sa survie, Gilles se retrouve à inventer une langue pour l’enseigner au capitaine SS (Lars Eidinger), non sans difficulté puisqu’il ne faut pas élever les soupçons. Rarement le cinéma récent, parlant de la guerre, avait fait preuve d’une telle capacité d’euphorie et d’empathie que dans ce film allègre et virevoltant.

À la guerre, qui a ici tous des aspects réalistes : le camp de transit, le temps de passage des prisonniers, les décisions des allemands face aux avancées américaines, s’oppose l’histoire de Gilles, presque irréaliste. Une histoire insensée, précisément parce qu’il a fallu au protagoniste du courage, de la chance, de la rapidité d’esprit et de l’aide pour échapper à l’implacable poursuites des fascistes allemands et leurs partisans. Ça fait en effet beaucoup pour un seul homme malgré le fait qu’il existe des centaines d’histoires similaires, dans lesquelles des personnes parviennent à s’en sortir grâce à leur intelligence et à leur débrouillardise. Mais, ces dernières ne lient surement pas la guerre à elles, pour dans le même temps que de dérouler ce conte, la guerre frappe de plein fouet le spectateur, tout en ayant un impact atténué. C’est là la force du film.

Au delà de la focale abordée pour traiter de la guerre, Les leçons persanes a une belle thématique, celle de la mémoire. Après le fait que l’ingéniosité prime chez un individu, le film fait l’éloge de tous les prisonniers morts dans ce camp et dont les noms, inscrits scrupuleusement dans les archives et les registres, ont été brûlés par les allemands avant l’arrivée des américains. En inventant le faux-farsi à partir des noms des présents dans le camp, Gilles les a immortalisé.

Vadim Perelman décrit également un relation complexe et inconfortable entre Gilles et le capitaine SS. Initialement basée sur des interêts mutuels, elle semble s’approfondir au fur et à mesure du film. Comme si malgré toutes les atrocités commises par le capitaine, tout le monde restait humain, tout le monde était capable d’aimer. Le réalisateur traite les deux individus sans différence, sans prise de position. Il pourrait très bien, de façon équitable , critiquer les actions des deux protagonistes, malgré leurs actes passés. Mais dans le film, on remarque surtout l’évolution du personnage de Koch, en voix d’humanisation depuis qu’il apprend cette nouvelle langue, qui malgré son originalité, permet à ce dernier de montrer certaines parts de lui qu’il ne pouvait pas exprimé en allemand. Grâce à cette humanisation, on commence même à éprouver de l’empathie pour Koch, le capitaine SS, qui reste malgré tout un être humain, capable d’aimer, d’être jaloux, d’avoir peur et ayant possiblement toutes les qualités humaines. Mais, là où le film est puissant, c’est en montrant que d’une, en commettant des actes barbares comme ça, il est impossible d’atteindre ce grade et c’est justement parce que ces êtres sont susceptibles d’avoir des qualités, que nous pourrions avoir, que leurs actes sont d’autant plus terrifiants.
(8/10)
floramon
floramon

119 abonnés 1 522 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2022
le film était super, malgré une certaine angoisse présente tous au long du film, le film est super intéressant et on est captivé du début à la fin , excellente prestation des acteurs .
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