Ayant pu le voir en AVP au festival Premiers Plans dans un auditorium plein, chaleureux et en présence de l'équipe du film, je peux dire que j'ai passé un bon moment : comédie facile, mais bonne réalisation avec des actrices et acteurs qu'on chérie et qu'on est contents de retrouver dans un film bon enfant convenant aussi bien aux petits et aux grands.
Dès la 1ère apparition de J Binoche ça sent déjà le navet. Elle surjoue à en s'en rendre parfaitement ridicule. Tout sonne faux là-dedans , jusqu'aux anachronismes. (On a jamais dansé le twist sur une seule chanson de Jo Dassin !) La pitoyable comédie musicale finale qui termine ce film complètement loupé, (réalisé sans aucun doute par quelqu'un qui a cru réaliser le chef-d'oeuvre du siècle) nous fait réellement regretter qu'il soit si long.
Caricatural et schématique, vaudevillesque puis soixante huitard à fond, et gentillet jusqu'au ridicule (la fin en chanson). Petit clin d'oeil à zéro de conduite en passant. Noémie Lvovsky est très drôle, mais les jeunes actrices ne sont pas très touchantes. Le message : "pour les femmes, c'était moins bien avant !" Un peu facile de juger cette époque avec nos yeux de 2021.
Pour moi qui habite les Vosges, ce film a une saveur particulière (puisque se déroulant en Alsace), j'en reconnais les villages et les paysages ... Le propos est intéressant, et les acteurs très bons (Juliette Binoche est saisissante) : petite mention spéciale à Edouard Baer et sa tirade sublime sur ... la choucroute ! Seul bémol à mon sens : la fin. Cette scène un peu longue tranche incroyablement avec le reste du film, ne lui apporte pas grand chose (sauf un petit sentiment de malaise parfois) même si les textes sont très bons. Bref, un film intéressant, intelligent, avec des bons personnages et le plus incroyable : il n'y a rien eu à inventer !
Une comédie qui manque finalement de punch et de ressorts. Car après que le cadre eut été tracé, à savoir la manière dont juste un petit peu avant les « événements de mai 1968 » on formatait (parfois ou encore) les jeunes filles à ce qu’en attendait la société bourgeoise, patriarcale, traditionnelle, conservatrice et bien pensante, tout est rapidement dit et il n’y aura plus que des répétitions pour meubler et remplir le scénario. Dans le trio des trois actrices principales en charge de l’éducation de ces jeunes filles, c’est Noémie Lvovsky qui crève l’écran en religieuse de l’époque (pour ceux qui ont connu) plus vraie que nature ! Changement de registre par un final allégorique et chantant à la manière d’une comédie musicale. Bon, ce genre d’astuce de mise en scène c’est quand on ne sait plus trop comment conclure son sujet. L'ensemble reste toutefois sympathique et se laisser regarder facilement. A condition, de ne pas en attendre de trop sur les plans ironiques, sarcastiques et caustiques comme le thème abordé aurait sans doute pu le permettre par une autre approche. Madame Yvonne de Gaulle est à l'affiche d'un grand biopic historique. Là, elle est prend pour son grade ! Mais c'est à peu-près tout ce qui est osé.
Film avec un charme retro bienvenue , les actrices sont très bien , le sujet étonnant ou l'on se rend contre de l’évolution des mœurs. Quelques longueurs et quelques passages moins intéressant quand même.
Malgré un sujet original et une distribution de qualité, le film ne tient pas ses promesses, s'enlisant dans une comédie lourde et non inspirée où les acteurs cabotinent plus les uns que les autres. Le scénario ne trouve pas son style et l'aspect strict de l'éducation de " la bonne épouse" se casse sans aucune explication ni enchainement intelligent dans une dernière scène grotesque en forme de manifeste chanté et chorégraphié. Paresseux, dialogué au gros feutre, dispensable.
"La bonne épouse", une petite comédie française, pas trop mal, réalisé en 2020 par l'écrivain Martin Provost, qui a déjà signé plusieurs films, dont l'excellent "Séraphine" en 2008. Une bonne distribution, ou nous retrouvons Yolande Moreau, toujours formidable, ainsi que Juliette Binoche, Edouard Baer, François Berléand et Noémie Lvovsky. Une belle photo. Un film sympathique sur la libération des femmes à l'aube de 1968, un film sur le féminisme, l'émancipation des femmes et de la jeunesse. Une reconstitution des années 60, qui sonne parfois un peu faux, parfois un peu caricaturale, avec une fin un peu bâclée spoiler: (la scène finale aurait méritée une arrivée des filles sur les barricades en plein mai 68, mais cette scène, aurait demandée une qualité de reconstitution plus exigeante et, donc, un budget certainement conséquent et des moyens autres, ce qui explique peut-être ce raccourci final) . Une petite comédie agréable.
Une comédie sur l'émancipation des femmes plutôt, agréable et sympathique par moments, avec quelques bons passages. Cependant, l'ensemble est souvent surjoué, caricatural, vire à l'excès et la séquence finale est carrément d'un ridicule sans nom. La belle interprétation par moments et la très bonne idée de départ ne suffisent pas à faire un bon film. C'est bien dommage.
martin provost réussit une comédie pleine de fantaisies sur l'émancipation féminine. Juliette Binoche est irresistible en fée du logis enfin libérée. Yolande Moreau toujours egal à elle même, stratosphérique.
Quelle déception C est plat, sur joué au possible On ne rit pas Sujet mal voire pas traité Un très mauvais moment et depuis longtemps Ne comprend pas du tout les notes presse
Belle réalisation, avec un casting haut de gamme. Juliette Binoche étincelante. A voir . Originalité: 8/10, Réalisation: 7/10, Acteurs: 9/10, Photo : 5/10,
Ce film est sorti à la veille du confinement. Sa carrière en salle a été interrompue aussitôt et nous n'avons pu le voir qu'à l'issue de la reprise officielle des projections, le 22 juin 2020. Ce film est amusant et il reflète bien la société des années soixante avant mai 1968, avec la télévision en noir et blanc, le Général de Gaulle, et toutes les représentations de la famille "idéale". On est bien sûr dans la caricature. C'est évidemment, et fort heureusement, une société d'un autre âge ! Certaines scènes sont très drôles. Mention spéciale à Noémie Lvovsky qui tient le rôle de sœur Marie-Thérèse, extra ! On aime moins en revanche la fin, sorte de comédie musicale inopinée sur le thème de la femme libérée mais qui développe des points de vue que nous ne partageons pas toujours sur le "faire des enfants quand je veux" ou sur l'"égalité" dogmatique avec les hommes. Pour le coup, on retombe vraiment dans le cliché. C'est dommage car ça aurait pu être un très bon film.