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Peter Pantaugas
1 abonné
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0,5
Publiée le 16 juillet 2020
Dès la 1ère apparition de J Binoche ça sent déjà le navet. Elle surjoue à en s'en rendre parfaitement ridicule. Tout sonne faux là-dedans , jusqu'aux anachronismes. (On a jamais dansé le twist sur une seule chanson de Jo Dassin !) La pitoyable comédie musicale finale qui termine ce film complètement loupé, (réalisé sans aucun doute par quelqu'un qui a cru réaliser le chef-d'oeuvre du siècle) nous fait réellement regretter qu'il soit si long.
Parfois, et malgré le supplice qu'avait été le premier visionnage, je me dis qu'il faudrait retenter « Séraphine » tant j'ai (relativement) apprécié les films suivants de Martin Provost. « La Bonne Épouse » rentre également dans cette logique, non sans quelques vraies réserves. D'ailleurs, j'avoue être assez embêté pour écrire une critique sur ce titre. D'un côté, je suis loin d'avoir passé un mauvais moment, la mise en scène surannée de Provost, notamment à travers la photographie, les couleurs, l'écriture, donnant un réel charme à l'entreprise, voir que de telles écoles pouvaient exister (en gros, comment devenir une parfaite ménagère totalement soumise aux désirs de son mari) accentuant l'aspect « old school », le récit se déroulant juste avant les événements de Mai 68, dont l'influence sera évidemment grande dans son évolution. Enfin, rarement tendre sur la nouvelle génération de comédiens, bravo pour ce casting de jeunes talents où toutes les « élèves » se révèlent excellemment choisies : elles sont le rayon de soleil de cette comédie (mention spéciale à Marie Zabukovec et Lily Taieb). De l'autre, je ne parviens pas à être emballé, au point d'être même un peu crispé parfois. Est-ce dû au surjeu de Juliette Binoche, heureusement bien plus convaincante lorsque délivrée du patriarcat qu'en parfaite conservatrice consentante ? À moins que ce ne soit le côté finalement assez prévisible du récit, accentué par le spoiler: renversement total et sans réelle raison des trois femmes fortes de l'entreprise ? Certes, il y a bien le charmant Édouard Baer pour expliquer le revirement de notre héroïne, mais cela reste un peu court. Enfin, pour le coup cela a beau être vraiment surprenant, ce final « libéré » en mode spoiler: comédie musicale façon Jacques Demy , je ne l'ai trouvé ni pertinent, ni réussi : franchement, il y avait forcément meilleur moyen de faire l'éloge de l'émancipation des femmes que cette spoiler: chorégraphie pour le moins maladroite... Bref, une entreprise plutôt sympathique pour un résultat « à l'ancienne », malheureusement plombée par quelques défauts diminuant en partie son intérêt. Dommage.
Lorsqu’on parle d’inégalités au cinéma, autrement dit d’un sujet auquel au premier abord le message final sera déjà connu à l’avance par le fait de les dénoncer, tout l’intérêt de la tentative résidera dans la réflexion portée sur ses injustices, de la mise en perspective avec notre société actuelle, de pourquoi sont-elles présentes etc. Ainsi le film a besoin de remises en cause, de personnages forts, de prises de position marquantes et d’un style soigné, caractéristique de ce que l’on veut faire ressortir et dénoncer, au risque sinon d’enfoncer des portes ouvertes par un message trop voyant. C’est pourtant dans ces manques que La Bonne épouse de Martin Provost peine ainsi à se trouver en racontant ici l’histoire de l’institut Van Der Beck en Alsace qui prépare les jeunes filles à devenir de « bonnes épouses », le tout à l’aube de mai 68, si toutefois le message n’était pas encore assez compris. Son discours tombe malheureusement dans le piège du grotesque des comédies supposée engagés, oubliant absolument toute subtilité qui enfonce des revendications bien trop vagues et inutiles de nos jours. Le film présente toutefois plusieurs qualités, du fait notamment que son réalisateur ne soit pas dénué de talent loin de là. Tous les cadres de chaque plan sont travaillés avec minutie, la symétrie des éléments pour donner cette ambiance très droite et austère sont très bien montrés. Sans pour autant s’empêcher d’utiliser des couleurs très chaudes pour aller avec ce ton léger, plein de second degré qui caractérise le film de manière à vouloir s’y attacher plus facilement, grâce aussi aux décors grandioses, très esthétique rendant un cadre à chaque fois des plus agréable à regarder. Cependant, ce contraste entre chaleur et austérité ne fonctionne pas très bien puisqu’aucun effet de style de réalisation n’en ressort. La caméra reste toujours assez fixe, ne fais jamais vraiment ressentir les émotions que traversent les personnages, tout est très monotone, manquant de rythme, et ne suis absolument pas les changements narratifs et l’épanouissement évolutif des personnages. D’ailleurs les scènes en elle-même manquent de tranchant, d’impact, certaines blagues sont parfois drôles, assez fines et bien écrites mais peu nombreuses pour pouvoir alimenter un film entier, d’autant plus qu’on remarque assez vite que le but final du film n’est pas de faire rire mais plutôt prendre conscience de quelque chose. Ainsi le message n’est clairement pas bien amené, les personnages s’écoutent trop entre eux et, malgré des interprétations individuelles toujours justes, ceux-ci ne vivent pas les scènes en tant que groupe, ce qui est pourtant la base de l’histoire. Tout reste alors superficielle, exactement comme une pièce de théâtre faite sans répétition, on reste à l’extérieur de l’univers en l’observant tant bien que mal mais sans jamais y pénétrer. Le film est en effet trop sage, trop lisse, sans surprise, il va là où tout le monde s’attend jusqu’à dévoiler un message terriblement voyant sans aucune réflexion particulière qui l’en démarquerait. On ne ressent jamais rien de particulier, beaucoup de personnages sont montrés pour au final ne s’identifier vraiment nulle part tant on reste extérieur à l’action. C’est un film grand public trop ambitieux pour ce qu’il en est ou au contraire pas assez pour les moyens qu’il avait, ne trouvant jamais la bonne formule à aucun moment, seul le rythme, la construction de l’histoire et les performances d’acteurs par moment le sauvent laborieusement malgré une direction artistique intéressante, mais frôlant le ridicule par la séquence de fin. Un passage absolument grotesque à l’image d’un film des plus caricatural qui ne donnera malheureusement pas plus de poids à son propos qu’il n’en est aujourd’hui. En effet, au lieu d’offrir un discours qui pose de réelles questions sur ce rapport de domination qu’on les hommes depuis toujours et encore aujourd’hui et dont le cinéma français a cruellement besoin, le film nous assomme à coup de slogans simplistes et risibles qui ne font qu’éviter d’aborder les réelles problématiques.
Une catastrophe qui accumule les clichés et ne fonctionne qu’au cliché (la « bourge » coincée, la none ronchon...)... qui oppose à la serpe l’ancien monde au nouveau, les femmes assoiffées de liberté aux femmes « soumises »... Le scénario est sans intérêt et pire, même pas drôle ! Juliette Binoche est exécrable, personne ne rit. on ressort une fois de plus consterné que de le cinéma français soit capable de ça, alors que tant de projets ne trouvent pas de budget. Désolant.
Pas trop de choix pour la reprise cinématographique bref après tout le battage médiatique je m'attendais à du lourd du coup j'ai trouvé ce film bien sans plus , les acteurs fond leur taf c'est tout
Excellent divertissement qui fait le job attendu. Le trio d'actrice est efficace et Edouard Bauer parfait en amoureux transi. Petite deception pour la partie comédie musicale qui tombe comme un cheveu dans la soupe a mon sens. La fin aurait merité d'etre plus progressive et plus travaillée
Agréablement surprise ! Un fil conducteur intéressant et des intrigues secondaires pertinentes. Film bien rythmé qui donne le sourire. A voir ! Malgré que la fin soit un peu simple
Déjà l'affiche donne envie de voir de quoi il retourne avec une Juliette Binoche en tailleur rose, manucurée, bon chic, bon teint ; une Yolande Moreau à la chevelure blonde, en tablier et à l'air lunaire ; enfin une Noémie Lvovsky en religieuse portant lunettes "montures sécu". Hé bien, on n'est pas déçu ! Ce trio d'actrices est tout simplement épatant dans des registres très différents. Ces trois femmes font vivre cette école d'apprentissage ménager qui essaye de survivre à la veille des événements de mai 68. C'est très cliché mais cela correspond tellement à l'époque qu'on se demande comment c'était juste possible d'avoir vécu cela. La fin en forme de petite comédie musicale donne une légèreté qui rappelle le cinéma de Jacques Demy. Bravo au réalisateur qui nous avait déjà enchantés avec Séraphine et Violette. Je mise pour un césar du meilleur second rôle pour Noémie Lvovsky, absolument géniale en bonne soeur, ancienne résistante et fan de De Gaulle. Une mention pour Armelle en speakerine permanentée et très coincée. Un délice.
"La bonne épouse" est un film plutôt sympa avec un scénario intéressant. J'ai bien aimé l'histoire qui se passe, les personnages sont bien jouent par les acteurs et j'ai trouvé que le décors est sympathique. Par contre j'ai trouvé que certain moment du film est un peu long, des scènes qui pouvaient être éviter et j'aurais préféré que le film soit un peu plus court.
Le début n'est pas mauvais en soit, cela présente les conditions des femmes de l'époque, mais à quel moment c'est un film de "comédie", aucun rire, sauf pour la fin qui est complètement ridicule, avec une partie musical sans aucun réel sens, voiloir amener à modifier les mentalité pour l'égalité homme femme d'accord, mais sa cela nui juste la cause de la femme, rien n'est vraiment de la comédie juste une présentation des conditions de la femme de l'époque si qui n'est pas mauvais mais le reste est sans sens !
Super film ! Ce film retrace bien l histoire de la femme qui etais utiliser comme un vulgaire objet qui devais obéir absolument à son mari jusqu'à ce qu'elle décide de faire la revolution pour etre égaux aux hommes. Un film très bien tournée. Ce film est à aller voir seul, entre amis, en couple ou en famille. Ce film montre à quel point les hommes dans le temps ne faisait pas grand chose encore maintenant beaucoup d homme revienne à la maniere des année 1960 donc c est un film que je conseil qui peut vous faire ouvrir les yeux sur le monde actuel. Je recommande ce film sans execption