A la fois énigmatique et tendancieux, "Disco Boy" décrit l'engagement d'un réfugié Biélorusse dans la Légion étrangère. Lors d'une mission au Niger, l'homme dont on ne sait rien, va être marqué par sa rencontre avec Jomo, un soldat du Mouvement pour l'émancipation du delta. Sur fond de guerre, le long-métrage de Giacomo Abbruzzese est surtout un drame poétique. Mais les ambitions mystiques n'aboutissent pas à cause d'une syntaxe trop abstraite.
Une forme qui prédomine sur le fond. Tout le monde ne peut pas faire du Nicolas Winding Refn aussi bien. le film reste cependant beau, bien réalisé et la bande son de Vitalic est un régale pour les oreilles.
Aleksei fuit la Biélorussie et rejoint la légion étrangère à Paris. Il va se retrouver envoyé au Niger pour combattre des groupes armés qui sévissent. A son retour, ce voyage l’aura bouleversé plus qu’il ne l’imaginait. Ce film est magnifique par sa réalisation mais décevant par son récit. Les images sont belles, les musiques de Vitalic sublimes mais l’histoire laisse un goût amer et inachevée.
Un biélorusse qui a appris le français par le cinéma s'engage dans la légion étrangère. Un nigérian qui rêve de devenir un "disco boy" est à la tête d'une rébellion qui ne veut plus tendre l'autre joue. Quand ces deux solitudes se croisent, l'une va devenir le fantôme de l'autre. Entre expérimentations et hommage à Apocalypse Now et ses soldats hallucinés, voici un film fiévreux, abstrait et hypnotique idéalement mis en musique par Vitalic. C'est une première œuvre, ce qui force d'autant plus le respect, Giacomo Abbruzzese est un réalisateur à suivre, cela ne fait aucun doute.
Film extrêmement audacieux, traitant de la Légion Étrangère et s'attaquant aux ravages écologiques causés par les multinationales. Film à la fois politique et artistique. Et oui, certes, Franz Rogowski nous embarque et nous fait subtilement basculer avec lui mais merci à Morr N'Diaye pour son envoûtement et les frissons transmis par son énergie et son discours, si justes. Enfin je félicite l'artiste ivoirienne Laëtitia Ky, dont je suis le travail de près et que j'ai été heureuse de découvrir dans ce grand film. Si vous ne la connaissez pas encore, jetez un œil. Merci enfin à son réalisateur Giacomo Abbruzzese que nous allons maintenant suivre de près !
Un bel objet ésotérique, entre drame social, film de guerre et conte onirique. Le film pourra toutefois laisser de marbre par son symbolisme appuyé et ses intentions confuses.
Ce "Disco boy" extasiera les amateurs de films d'auteurs à la recherche de leur moi-profond... Si sa photographie est belle, c'est là sa seule qualité... symbole de notre vision cosmétique du monde. Car là où l'auteur croit nous amener à réfléchir n'est en réalité que le reflet de sa propre idéologie. Le reste n'est qu'images d'Épinal et fantasmes de quelqu'un qui n'a jamais approché ni la Légion, ni un théâtre d'opération (la France n'est pas engagée dans le pays où se déroule l'action).
L'histoire d'une désillusion, d'un rêve brisé, de duos séparés, et d'un couple réuni dans la douleur et la mémoire, Giacomo Abbruzzese signe un grand film critique et emprunte les yeux d'Aleksei (Franz Rogowski) pour montrer tout ça au spectateur. Un rapport à la danse qui rappelle Titane de Ducourneau ou Joyland de Saim Sadiq, des couleurs et une image qui rappelle Gaspar Noé. Bravo
un film envoutant, une photographie exceptionnelle ! .. Franz Rogowsky, acteur, danseur, remarquable dans son interprétation Une bande son prenante, irréprochable composée par Vitalic ! Ours d'argent au festival de Berlin, ce n'est pas pour rien; à voir et revoir absolument
Un bijou cinématographique: montage, photographie, musique, il vous emporte. Les couleurs comme sur l'affiche rouge vif sur fond froid, musique électronique intense, émotion des personnages silencieuse et forte.
J'ai vraiment apprécié le film. Bon scénario : un petit plus aussi sur la dénonciation de l'exploitation des ressources au Niger au détriment de la population. On peut aussi voir le rôle que l'on donne à la légion étrangère dans tout ça, elle sert ici uniquement des intérêts privés alors que ce n'est pas censé être dans ses missions. J'ai bien aimé l'esthétique avec l'utilisation des lumières et son côté homo érotique. Le film est tout à fait compréhensible. J'écris cela car j'ai pu lire des critiques négatives sur le manque de cohérence notamment par rapport au côté "magique" : je pense que c'est inutile de vouloir trouver des explications à tout prix, c'est de la "magie" voilà tout.
Pour le côté négatif, quelques longueurs sur certaines scènes et pas assez sur d'autres. La BO est insuffisamment exploitée pour moi : à pas mal de moment lorsque les personnages se mettent à danser et que l'on commence à se faire happer, la scène se coupe direct. C'est vraiment dommage, le titre du film c'est quand même Disco Boy.
Exactement comme pour le cas d'Annette de Leos Carax à sa sortie de Cannes, à une échelle bien moins étendue, le film se confronte à deux extrêmes. D'un côté les gens qui (comme moi) se sont laissés emporter par l'énergie et l'aplomb de ce film-trip et de l'autre ceux qui y ont vu un énième film de guerre sur la Légion Étrangère et qui par défaut n'ont pas apprécié une vision artistique qui bouscule, ne serait-ce que dans sa proposition, un thème déjà grandement exploité.
Si le film surprend, certes, il est néanmoins nécessaire de faire une relecture mentale en sortant de la salle, si vous n'êtes pas certains d'avoir tout compris ce n'est rien, le film n'est pas un cours de mathématique et vous n'aurez pas d'interrogation. En sachant cela, laissez vous simplement happer par une suggestion d'images et de séquences ,certaines éblouissantes, (le combat filmé en infrarouge, la première scène dans la boîte de nuit ou encore la danse autour du feu), qui, misent bout-à-bout et agrémentés d'une B.O. hypnotisante, vous plongera dans ce film en en sortant remué mais pas moins troublé.spoiler:
Ce premier long métrage de Giacomo Abbruzzese avait sans aucun doute de multiples ambitions, un film sur l’exil, un énième film sur la Légion étrangère, la formation militaire et le trauma au combat… un film de guerre atypique, où les deux camps existeraient à l'écran à part entière, sans être réduits à l'état d'ennemi ou de victime…une célébration sensorielle de la danse comme un fil rouge … spoiler: L’idée originelle du film viendrait d’une rencontre dans une boîte de nuit avec un danseur qui avait été soldat : « Cela m’avait énormément intrigué, du fait des points de contact inattendus entre ces deux réalités : la discipline très forte, une sorte de plaisir pour l’effort extrême, le besoin de terminer une journée en étant complètement épuisé » souligne Giacomo Abbruzzese spoiler: …. Mais le film se perd dans une lourdeur proportionnelle à ses ambitions… Aleksei (Franz Rogowski), un exilé biélorusse a fait défection lors d’un voyage de supporters en Pologne, traverse à la nage le fleuve frontière entre Pologne et Allemagne, débarque en France et s’engage par défaut dans les rangs de la Légion étrangère. Pendant ce temps, dans le delta du Niger, Jomo (Morr Ndiaye) a pris les armes pour lutter contre l’exploitation néocoloniale de sa région. spoiler: spoiler: Aucun rapport direct ne sera noué entre ces deux trames pendant une bonne partie de « Disco Boy », jusqu’à l’envoi d’Aleksei dans la jungle nigériane afin despoiler: libérer deux hommes d’affaires français pris en ota ge par la bande de Jomo…opération commando dans un pays souverain, curieux !! Fiévreux et chaotique, le film mise avec facilité sur de nombreux effets de manche : gros plans et lents travellings anxiogènes, transitions brutales, morceaux d’électro supposés générer de l’intensité à peu de frais… images filmées de nuit et en vision thermique…avant de perdre pied dans sa deuxième moitié, dont le mysticisme pailleté repose sur des scènes de rêveries à l’exotisme fétichisant (Aleksei est mystérieusement attiré par Udaka, la petite sœur de Jomo devenue danseuse dans une boîte de nuit parisienne…on se demande comment elle y est arrivée !!), Film se voulant avant tout d’atmosphère, nimbé d’une techno âpre signée Vitalic… il faut accepter de se laisser bercer par la prédominance des effets fantasmagoriques qui font perdre peu à peu le fil narratif de l'histoire . Fiévreux et chaotique, le film mise avec facilité sur de nombreux effets de manche. On s’y perd …Je n’ai pas compris qu’il ait été couronné par l’Ours d’argent de la meilleure contribution artistique à Berlin … Voir moins Commentaires
Je ne comprends les 4 et 5 étoiles pour ce film. J'ai trouvé ce film inintéressant,trop long avec des acteurs nuls. L'histoire très vague et changeante fait qu'on s'ennuie ferme et on s'attend à beaucoup mieux. À ne pas voir et ne vous fiez pas aux bonnes critiques ...