Disco Boy
Note moyenne
3,1
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84 critiques spectateurs

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Pascal D.
Pascal D.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2023
Bonne musique et dialogues reposants, jolies couleurs des caméras thermiques, voilà pour la forme ; vaudou pour teen-agers , et petit couplet anticolonialiste , voilà pour le fond. C'est ça qui envoûte certains critiques ? J'ai peine à y croire.
Ah, apparemment , le réalisateur est tombé amoureux de son acteur (clone de Tcheky Karyo jeune, la comparaison s'arrête là), il le filme admirablement.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2023
Aleksei (Franz Rogowski) est un jeune Biélorusse qui quitte son pays au péril de sa vie, arrive à Paris et rejoint la Légion étrangère. Après sa formation, il sera déployé dans le delta du fleuve Niger dans une opération spéciale visant à secourir des otages retenus par des guérilleros. spoiler: Leur chef aux yeux vairons, Jomo, a une sœur, Udoka, dont Aleksei, de retour à Paris, croisera le chemin dans d’étranges circonstances.


Disco Boy est un curieux film qui ne tient pas en place. Il commence à la frontière polonaise de la Biélorussie, continue dans un camp d’entraînement de la Légion (qui ressemble plus à l’Ile de France qu’à Castelnaudary) avant de faire un détour par la jungle africaine (filmée, pour les besoins du genre, à La Réunion).
Son sujet est la rencontre improbable entre deux hommes que tout sépare sinon l’engagement militaire : un réfugié biélorusse en mal d’intégration et le chef d’un obscur mouvement d’indépendance nigérian (et non pas nigérien comme l’indiquent à tort les sous-titres).

Mais on va dire que, mal réveillé, bougon, je pinaille ce matin… et on aura raison.

Disco Boy est le premier film d’un plus si jeune réalisateur d’origine italienne et formé en France, Giacomo Abbruzzese, qui a eu toutes les difficultés du monde à en boucler le financement. Sa patte est étonnante qui rappelle tout à la fois Bertrand Bonello (on pense à l’ambiance noctambule de Nocturama mais aussi au vaudou de Zombie Child), Clément Cogitore et ses soldats français dépêchés en Afghanistan filmés en caméra infrarouge de Ni le ciel ni la terre et, bien sûr, Claire Denis et le fascinant ballet homo-érotique des légionnaires de Beau Travail.

Comme souvent dans les premiers films, Disco Boy brasse beaucoup de sujets, dont on sent que le réalisateur, trop gourmand, a voulu parler. C’est à première vue un film de guerre qui réussit à s’affranchir des canons ultra-balisés du genre dans la scène centrale du film qu’on n’oubliera pas de sitôt. C’est ensuite une oeuvre qui flirte avec le fantastique, peuplée de fantômes, dont le sujet, tout bien réfléchi, et une fois éclaircies les questions légitimes qu’on pouvait se poser à la sortie de la salle, se réduit à un argument très simple : une réincarnation. C’est aussi un film musical habité par la musique techno de Vitalic. C’est enfin et peut-être surtout une réflexion sur l’immigration et l’intégration.
On ferait fausse route en espérant un film sur la Légion étrangère, ses us et ses coutumes. Ce registre là était autrement mieux traité dans Mon légionnaire, un film beaucoup plus académique dont l’action se déroulait près de Calvi.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2023
Alexev est un jeune biélorusse qui accompagné de son ami Mikkaïl décide d'émigrer en France pour rejoindre la légion étrangère. Lors d'une opération au Niger, son commando se heurte à un groupe rebelle local dont le chef et sa soeur ont une mystérieuse pupille dorée qui va changer la vie du légionnaire. En salle le 3 mai.

spoiler: Disco Boy est une œuvre assez spéciale qui ne plaira pas à tout le monde. L'histoire est assez peu détaillée et laisse de très nombreuses parts à l'interprétation : quelles sont ces pupilles ? Quel est le lien qui unit désormais Alexev et la soeur de l'homme qu'il assassine ? Personnellement j'ai aimé ce côté mystérieux et eu un petit frisson en comprenant que le film était terminé. La musique et l'image sont envoûtantes et parviennent à créer des liens sensoriels entre des personnages qui ne se parlent presque pas. Dommage pour l'acteur principal peu charismatique.
chantal semmel
chantal semmel

2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 mai 2023
Au debut j'etais curieuqe de continuer, tres vite j'ai decroche, les flash back et les paralleles m'ont deboussolée. Un ours d'argent paq mérité à mon avis!
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2023
Disco boy est un premier film très ambitieux et plutôt réussi. [Ceci est une vraie critique, et non pas du remplissage de boîte de production ou de distribution] Ambitieux, le film l'est par les problématiques traitées et la mise en scène. Le cinéaste propose en effet ici un récit aux enjeux éminemment contemporains, croisant les migrations en Europe, les enjeux écologiques et les relations entre Nord et Sud dans un contexte de mondialisation. De là, il dessine une trajectoire semi-fantastique d'un personnage biélorusse mutant progressivement vers une autre identité. Si l'on considère qu'une œuvre d'art est aussi un témoignage plastique de la réalité d'une société à un instant T, Disco boy s'assure sans conteste une place dans l'histoire du cinéma puisqu'il dit bien quelque chose du monde contemporain. Il révèle habilement la mauvaise conscience du monde occidental dans son traitement des ressources naturelles de l'hémisphère sud ; il témoigne bien de ces destins de migration d'individus nowhere qui errent d'un continent à l'autre. L'ambition s'exprime également par la mise en scène. On ne peut compter le nombre de plans hyper-sophistiqués où le cadrage, la lumière, le jeu de flou, la couleur, etc. esthétisent le récit, sans jamais que cela ne soit gratuit.

Pourtant le film ne convainc pas tout à fait, et ce n'est qu'au bout de 45 min - 1 heure qu'on comprend pourquoi : en comptant trop sur son histoire et sa plastique, le cinéaste en oublie de construire des personnages dotés d'une véritable épaisseur psychologique. Les êtres qui nous sont montrés ne sont que des types, des caractères, sans réels tréfonds intérieurs. Donc on ne s'attache pas à eux, et le film s'efface très vite de notre mémoire après l'avoir vu. C'est toute la différence avec Chien de la casse, qu'on peut voir sur les écrans actuellement et qui dépeint des personnages passionnants de complexité et d'humanité. Clément Cogitore avec Ni le ciel ni la terre et Guillaume Nicloux avec Les Confins du monde avaient saisi que le film de guerre abstrait nécessite de donner corps aux protagonistes. C'est aussi ce qu'avait compris la Claire Denis de Beau travail, où, en quelques plans, le moindre personnage déployait son charisme et son vécu. Et plus lointainement, mais magistralement, c'est déjà ce que faisait Antonioni dans L'Avventura, L'éclipse et La Notte, notamment grâce à inénarrable Monica Vitti. Mais bon, un excellent cinéaste est en train d'émerger en ce début d'année 2023, et c'est déjà une bonne nouvelle !
Sophie Arbez
Sophie Arbez

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2023
A la fois audacieux et poétique, Disco Boy questionne et nous invite au voyage.
Destins croisés, frontières entre territoires extérieurs et intérieurs, entre monde visible et invisible, rêve et réalité, y sont abordés sous un œil nouveau.
Un film emprunt d’espoir qui nous rappelle que nous sommes des êtres libres et reliés.
La musique entêtante de Vitalic est un pont entre les personnages, elle agit et vit avec eux, jusqu’à la transe.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2023
"Disco Boy" récompensé cette année au festival de Berlin (meilleure contribution artistique) est un drame italien très moyen dans l'ensemble. En effet en dépit d'un univers envoutant, d'une superbe photographie et la présence de Franz Rogowski, l'ensemble est beaucoup trop fourre-tout abordant multitudes de sujets sans rapports entre eux (la guerre, le nationalisme, l'homosexualité, le monde de la nuit) dans un scénario sans réelle consistance.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mai 2023
Un film entre genre contemplatif et étude de moeurs contemporaine. Ce film a obtenu le prix très "particulier" de Contribution Artistique Exceptionnelle, a la dernière Berlinale. On nous enseigne, la "Chance" que c'est, d'intégrer La légion Étrangère pour des dizaines de jeunes Hommes qui rêvent d'une vie Meilleure. Faut être un Bonhomme : au sens littéral du terme, pour être sélectionné. Mais parallèlement, on nous enseigne le quotidien de la MEND un groupe terroriste Nigerien, qui nous enseigne que pour ne pas être exploité par les "Blancs" et pouvoir diriger au mieux sa vie, l'excellence, la rigueur sont les clés... Franz Rogowski est toujours aussi agréable à regarder, dans tous les sens du terme, et nous conduit dans cet univers rude mais nécessaire. Une œuvre étrange mais elle a le mérite de nous émouvoir et nous dire que dans la vie, quelles que soient les difficultés toujours écouter son Coeur.
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2023
Le réalisateur italien Giacomo Abbruzzese a mis dix ans à faire le film qu'il avait en tête : "un film de guerre atypique, au sens où l'autre existerait vraiment, à part entière. Où il ne serait pas juste un ennemi ou une victime [...] Dans le fond, c'est l'histoire d'une métamorphose, qui ouvre finalement sur une utopie."
Disco Boy est un film fantasmagorique et envoûtant, soutenu par une musique électronique incantatoire et une image magnétique. Dans cette histoire enfiévrée il est question de solitude, d'écoterrorisme, de fraternité, d'identité, de danse... La profondeur du film repose sur la silhouette et le regard intenses de l'acteur Franz Rogowski (Great Freedom), impressionnant.
Un très grand moment de cinéma.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2023
Le commun des mortels ne connaît ni l’auteur Giacomo Abbruzzese (Italien) ni l’acteur principal Franz Rogowski (Allemand). Ce commun des mortels ne fréquente pas non plus les salles de cinéma d’art et d’essai. Ce film vaut pourtant le coup d’être vu, et plutôt deux fois qu’une. Ours d’argent mérité au festival de Berlin.

Contrairement à certains critiques cultivés qui voient un film sur la Légion Étrangère (il vaut vraiment être fort pour ne voir que ça), c’est un film sur un individu qui n’est pas né favorisé (sauf physiquement !), qui en plus n’a pas de chance quand il essaye de changer, et qui se retrouve un beau jour (peut-être pas un jour maudit) dans une situation qui le bouleverse —au point que ce bouleversement le possèdera par la suite —une possession quasiment surnaturelle (on le verra clairement dans le regard du personnage).

C’est très intéressant et très émouvant de constater et de mesurer le cheminement de cette possession, dans la progression du film, dans les images, et enfin, surtout, dans la musique. Images et surtout musique —de Vitalic (Français) sont ainsi des facteurs clés de la palpitation et de l’émotion qu’on ressent du début à la fin.

A.G.
pascalparis04
pascalparis04

29 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2023
Un film très difficile à comprendre.fait de différentes séquences sans réel lien. L'acteur principal est peu inspiré et la fin mérite une explication
Ollivier Legrand
Ollivier Legrand

5 abonnés 38 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 mai 2023
Un film probablement pour initiés. Difficile a suivre. Meme le message du film est difficile à trouver. L enchainement des scènes difficile à suivre.. un film tres moyen. On a envie de sortir avant la fin.
Eugenie Gangnet
Eugenie Gangnet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2023
super, quel film de CINEMA. l'image, le son, cette vision, ce comédien.... une grose claque et la bande son de VITALIC fou...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mai 2023
Je suis allée voir ce film par hasard et j'ai ADORÉ! Coup de cœur absolu. Une histoire qui fait voyager avec des personnages trop beaux. Une musique envoûtante. Un vrai film de cinéma à voir sur grand écran!!
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2023
Disco Boy est la sortie de la semaine à ne pas rater.
Film qui a mis 10 ans à se monter, son ambition se révèle à l'écran.

Prêt à tout pour s’enfuir de Biélorussie, Aleksei rejoint Paris et s’engage dans la Légion étrangère. Il est envoyé au combat dans le Delta du Niger où Jomo, jeune révolutionnaire, lutte contre les compagnies pétrolières qui ont dévasté son village. Si Aleksei cherche une nouvelle famille dans la Légion, Jomo s’imagine être danseur, un disco boy. Dans la jungle, leurs rêves et destins vont se croiser.

Franz Rogowski crève littéralement l'écran depuis "Great Freedom" ou "Freaks Out"...

Le film renouvelle totalement la narration des films de guerre et nous fait reconsidérer la notion d'ennemis.

L'alternance de scènes réalistes et de séquences rêvées rend l'ensemble assez unique et grâce à une photographie de haut vol et la musique de Vitalic on sort de ce film hypnotisé et avec le sentiment d'avoir vu une oeuvre singulière.
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