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Kubrock68
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3,0
Publiée le 1 janvier 2021
Le film est tiré de la légende d'ondine la sirène qui sort de l'eau. Le film est très scolaire et souvent lent. Manifestement l'architecture intéresse le réalisateur, c'est d'ailleurs la seule partie ou on apprend des choses sans perdre son temps. Paula Beer comme toujours est parfaite dans son rôle. Un film un peu ennuyeux.
Le début du film est assez ennuyeux : on peut y voir Ondine, larguée par son ami, donner à des touristes d'interminables détails et précisions sur l'histoire de la ville de Berlin. Puis la rencontre avec Christoph (Franz Rogowski) donne à cette oeuvre un élan nouveau où Paula Beer (Ondine) rayonne par son jeu d'actrice et sa beauté. Le cinéma allemand ne se distingue que trop peu dans des films de genre entre poésie et fantastique. "Ondine" flirte parfois avec la grâce et son réalisateur Cristian Petzold revisite à sa manière ce mythe germanique.
Le film est déroutant si on ne connait pas le personnage d’Ondine, issue de légendes populaires des pays germaniques et revisitée par l’Autrichienne Ingeborg BACHMANN (1926-1973) dans sa nouvelle « Ondine s’en va » du recueil « La trentième année » (1961), elle-même inspirée du conte « Ondine » (1811) de l’Allemand Friedrich de la MOTTE- FOUQUÉ (1777-1843) où un génie féminin des eaux, Ondine, cherche à épouser un chevalier pour acquérir son âme dont elle est dépourvue. L’action se déroule à Berlin, de nos jours, autour d’Undine Wibeau (Paula BEER et qui a obtenu, pour ce rôle, à la Berlinale 2020, l’Ours d’Argent de la meilleure actrice), conférencière en histoire, dont le destin est de se venger des amants (l’un d’eux est Franz ROGOWSKI) qui l’ont quittée. C’est une tragédie un peu froide qui met de la distance avec le spectateur, d’où l’ennui (malgré une durée de 90 mn) qui peut s’en dégager [atténué par l’adagio du « Concerto pour clavecin en ré mineur, BWV 974 » de Jean-Sébastien Bach et qui est la transcription du « Concerto pour hautbois et cordes en ré mineur » (1708) d’Alessandro Marcello (1673-1747].
Histoire d'eau. Elle est partout, dès les premières images: fontaine, barrage, aquarium qui connaitra une explosion spectaculaire..... Autrement dit: faites attention au nom dont vous baptisez vos enfants (que se serait il passé si elle s'était appelé Céleste?)
Ce composite un peu étrange de comédie romantico /dramatique et de fantastique surprend de la part de cet excellent cinéaste qu'est Christian Petzold qui nous a habitué à un cinéma plus politique et plus maitrisé; ce film assez hétéroclite n'est pas totalement réussi, mais dans une période où les écrans sont encombrés de nanars bien français, il apporte une touche de fraicheur et d'originalité bienvenues.
Ondine (Paula Beer), historienne, est conférencière pour le ministère de l'Urbanisme. Elle parle de l'histoire de Berlin à partir de magnifiques plans-maquettes. On en apprend au passage un peu sur la ville, construite sur l'emplacement d'un ancien marais. Est ce là d'où est issue cette créature fantastique qui a pris le corps d'une femme? En tous cas elle a besoin d'être amoureuse, et si elle est trompée, elle est prête à tuer.... si elle peut oublier, momentanément, le traître, l'amant falot et frivole (Jacob Matschenz), c'est pour un nouvel amour, un homme simple et primaire, un scaphandrier (Franz Rogowski) qui effectue des travaux d'entretien sur les structures métalliques immergées, lieu oppressant où un énorme silure prend, lui aussi, l'aspect d'un monstre mythologique...
Variation sur le mythe d’Ondine qui, délaissée se doit de tuer son amant avant de retourner à l’eau… Une mise en scène plutôt prétentieuse et assez poussive où la ville de Berlin joue un rôle important mais ennuyeux. La fin est plutôt réussie avec le retour des scaphandriers.
Combien de films d'amour ratés montrent l'ignorance commune à son sujet ! Ondine est simple, sans prétention mais excelle à montrer l'amour. Il n'est pas réduit au sexe ou à une quête prescrite par la société où l'homme partirait à la chasse et la femme le repousserait juste assez pour s'imaginer qu'elle aurait droit au respect. Que de niaiseries ai-je pu voir dans tous les arts sur l'amour ! L'amour est fortement lié à la tendresse. Cette histoire le montre et nous fait ressentir intensément toute la beauté d'un amour pur. J'ai été très touchée. Bravo !
très décevant. la présentation sur France Culture m'avait donné très envie de le voir, j'adore cette légende, j'en ai lu toutes les versions, mais quel ennui ! c'est lent, mais sans la grandeur d'un Tarkovsky par exemple. On ne dépasse pas quelque chose d'anecdotique et les acteurs sont pue crédibles, même Paula Beer. Je n'ai pas été émue par cet amour auquel je ne crois pas. Même le désir de voir un film tourné à Berlin n'est pas assouvi : en réalité on voit très peu la ville, à part en maquette. Bref, mieux vaut revoir "Les ailes du désir" si on cherche un film poétique et fantastique à Berlin.
Un bon film envoûtant entre histoire d'amour et fantastique porté par deux acteurs attachants et remarquables. le rythme est lent, peu de rebondissements mais plusieurs moments de grâce, en particuliers les scènes sous-marines.
Film poétique et contemplatif, porté par une atmosphère douce mais un rythme lent qui divise. L’histoire mêle réalisme et fantastique sans toujours convaincre pleinement. Une œuvre sensible mais inégale.
Ondine est une très belle fable. Il est vrai que les références au mythe germanique sont souvent appuyées mais la vrai réussite du film et le jeu des acteurs. On ressent leur amour, les personnages sont très touchants. La scène sur le quai du train est particulièrement réussi, on sent qu'il n'ont pas envi de se séparer donc nous non plus. On ressent bien les sentiments des personnages.spoiler: Une autre scène est aussi bien faite, il s'agit du moment ou Ondine tue son ex, on la voit rentrer dans la piscine et ressortir juste devant lui comme un esprit, une créature qui surgirait des eau profonde pour nous mener vers le fond.
Et si c'était le plus beau couple du cinéma allemand de ces dernières années, Paula Beer et Frank Rogowski. Apres son troublant film Transit Petzold récidive avec Ondine. Une histoire d'amour sur fond d'Histoire... comme le disent si bien les Allemands, le passé qui n'arrive pas a passer... Peut on contrôler sa descente dans le profondeurs insondables de l'amour? Comme l'État prussien, dans sa grande sagesse à voulu contrôler le prix du foncier pour faire de Berlin une grande capitale européenne au XIX ème siècle.
Ce film est vraiment très intéressant. On y voit la transformation d'une femme possessive et dépendante en une femme libre et heureuse, malgré le malheur qui l'a touche. J'ai beaucoup aimé le choix des couleurs, qui était très bleu/vert, qui donc va parfaitement avec l'univers aquatique du film. Cette histoire inattendu pour les personnages était comme nécessaire pour eux. Je pense que c'est pour cela que j'ai aimé ce film, parce que rien n'était prévisible, mais également car il est très agréable à regarder, même reposant (grâce à l'esthétique).