Adults in the Room
Note moyenne
3,3
2335 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

120 critiques spectateurs

5
17 critiques
4
45 critiques
3
41 critiques
2
10 critiques
1
3 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2019
Des acteurs excellents pour un sujet qui date de 2015, l’élection de syriza en Grèce, l’arrivée d’Aléxis Tsípras et de son équipe au pouvoir.
Une chronique relatant les 6 premiers mois de gouvernement et de bras de fer avec les instances européennes, Yanis Varoufákis le ministre des finances grecques, charismatique, patriote avec de grandes capacités aux discussions internationales, qui se heurte à la mise en pièce de son pays programmée par des fonctionnaires européens sans scrupules.
Des second rôles comme Christine Lagarde, Michel Sapin et Emmanuel Macron, merci à Costa Gavras de nous faire partager ce point de vue documenté et rafraîchissant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 novembre 2019
Ce n'est pas un film de divertissement, c'est le recit de la Grèce écrasée par l'Europe dans tout ce qu'elle a de détestable quand la démocratie est bafouée par elle le FMI et la BCE.
Merci au megamar de Besançon de passer ce genre de film en VO et VF. nous n'étions que 4 un samedi séance de 16h merci de persévérer.
Jeanne Becker
Jeanne Becker

9 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2019
Excellent... Du début à la fin. Idéal pour dénoncer l'absurde. Une scène dansée remarquable en outre...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 novembre 2019
Excellent film qui retrace une partie de la tragédie grecque face aux autorités européennes.
C'est une peinture extraordinaire. À voir absolument.
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2019
Situé en Grèce, après la victoire de la gauche et la nomination d'Alexis Tsipras au poste de Premier Ministre, Adults in the Room se base sur le récit du Ministre des Finances Yannis Varoufakis pour dénoncer le chantage exercé par l'Europe sur la Grèce. On retrouve donc ici tous les acteurs de la vie politique européenne Jeroen Dijsselbloem, Christine Lagarde, Jean-Claude Juncker, Wolfgang Schaüble, Michel Sapin, Pierre Moscovici, Angela Merkel, Mario Draghi et même un ministre des Finances nommé Emmanuel !!!
Dans le combat engagé par Tsipras et Varoufakis pour sortir de l'étau dans lequel l'Europe les maintient et qui n'a conduit depuis le début de la crise qu'à augmenter leur dette (ils doivent emprunter pour rembourser !!!) tout en faisant s'effondrer leur PIB.
C'est un film passionnant de bout en bout, même si on en connaît l'issue.
Teddy F.
Teddy F.

4 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2019
Sur un sujet aride et tout en nuances diplomatiques, un film ambitieux, palpitant, courageux et, au final, très réussi. Costa Gavras au meilleur de son talent. A voir absolument pour comprendre le monde économique absurde dans lequel on vit.
Aldrium
Aldrium

15 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2019
Ce film est à voir en urgence par tout européen, et au final, on comprends mieux à la lumière du comportement de l'Europe face à la Grèce, les déclarations de l'Angleterre qui parle de harcèlement à propos du Brexit et de refus de négociation.
C'est un drame en version accélérée auquel on assiste, auquel le parlement européen ou plutôt un petit groupe à l'intérieur du gouvernement européen. Le fait que le film puisse sortir dans un grand circuit de cinéma prouve bien que ce n'est pas qu'une pure invention.
C'est un film à hurler dès qu'on est un tant soit peu démocrate, mais qui est filmé comme un thriller. La suite du film est connu et débouche sur un drame humain et le bafouage des droits humains élémentaires ..
Qui a sans doute été instrumentalisé depuis par le gouvernement européen pour faire comprendre ce qu'il en coûtait de s'opposer à leurs décisions envers et contre tout...
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2019
J'ai vu un film... qui traite, avec le point de vue de Yanis Varoufakis, la crise de la dette grecque et de l'opposition qu'il y a eu avec les instances européennes et mondiales (BCE, Union Européenne, FMI...). Cette "Troïka" a eu pour objectif de réduire la dette grecque, quitte à placer le pays sous tutelle et de pénaliser son développement sur les prochaines décennies... On suit les arcanes de la vie économiques, politiques et diplomatiques... .Et il y a de quoi être choqué par le fait que le process supplante les valeurs... Que l'argent supplante l'humain, avec froideur et persistance... C'est un film sans concession sur la vie qui se trame derrière le dos des peuples (est-ce réellement à ce point ?)... Le film est une immense partie d'échec qui ne conduit pas au sentiment du succès... La trahison, la défiance, le doute sont les compagnons de route de ces hommes politiques qui sont à la fois tenus par leurs engagements, par les pressions qu'ils subissent, par les enjeux qui les dominent... Le monde libérale, dans ce film, prend une claque magistrale. Après, au-delà de la narration, il y a quelques longueurs et la fin aurait méritée d'être un peu plus développée, au lieu de se terminer par une chorégraphie un peu trop symbolique à mon goût.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 novembre 2019
la réalisation est parfois un peu maladroite mais le propos est particulièrement percutant sur la dérive technocratique de l'union européenne et l'etat deliquescent de nos démocraties
Dimitri B
Dimitri B

6 abonnés 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 novembre 2019
Je viens de voir le film de Gavras et effectivement c'est très décevant.
Il est incohérent car même si il est un vrai démocrate de gauche , il est attaché au rêve européen, comme les Grecs ou de nombreux Français.
Or faire une politique de gauche dans le cadre de l'euro et de l'Europe est une mission impossible!
Dans le film ceci est flagrant, Gavras adopte le point de vue de Varoufakis, homme libéral de gauche très pro européen, par conséquent il ne pouvait pas réussir les négociations avec UE.
Gavras a mis de côté les positions des autres acteurs de la politique Grecque, comme la présidente du parlement.

Il s'agit donc d'un film raté , partial, .
A sa décharge ce n'est pas simple d'aborder ces problèmes complexes , quand on n'est pas soit même expert. La facilité c'est de prendre comme scénario le livre d'un seul acteur de cette histoire, qui essaie de justifié la politique suivie et son échec.
Tres souvent les vieux metteurs en scène commettent un dernier film de trop, Kostas Gavras vient de le faire.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2019
Sur un sujet intéressant, un film-dossier caricatural et manichéen, comme si Costa-Gavras s'autoparodiait. Une déception.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 9 novembre 2019
Trop simpliste, qu'il ne laisse que peu de place à la réflexion, à la contradiction, on tombe très vite dans la caricature, avec les gentils d'un côté et les autres !!!!
Le seul intérêt de ce film est de monter le côté théâtrale des négociations de cette tragédie grec.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2019
Film palpitant si on aime les jeux de négociation politique.... s'agissant de Costa-Gavras et de la crise de Grèce dans l' Europe des années 2015, le rythme est digne d'un thriller, avec un excellent Christos Loulis dans le rôle de Yanis Varoufakis - incroyable talent, de calme, et de conviction, à tel point qu'il vous emmène dans cet épisode presque guerrier avec une aisance, même si le sujet vous est assez flou et lointain ! De très belles scènes poignantes, et plan séquence surprise que je n'attendais pas : des pas de danse ( si, si ) entre les délégations politiques pour mieux caricaturer le carcan de l'Europe et des systèmes financiers, monétaires emportant tout.... y compris le bon sens !! **
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 novembre 2019
             Bon, faire un biopic sur Yanis Varoufakis, c'est carrément moins glamour que sur Elton John. Et la guerre de la Grèce contre la Troïka, c'est moins palpitant que la guerre de Troie....  Même Costa-Gavras, de retour au pays natal, et capable de faire du cinéma "grand public" avec des faits politiques, ne peut empêcher que son film ne soit, parfois, ardu. Et je lui ferais un petit reproche: tous ces gens là s'appellent par leur prénom, normal, on est du même monde.... mais nous autres, pauvres pékins, avons l'habitude de les caractériser par leurs noms de famille, d'où, parfois, perplexité....    
            Quand Syriza, parti de gauche, accède au pouvoir en Grèce, il hérite d’une situation empoisonnée. Minée par des décennies de corruption, de fraude fiscale, de laxisme en tout genre et par les salaires exorbitants des hommes de pouvoir, la Grèce est écrasée sous les dettes…. Les partenaires européens proposent un choix simple : quitter l’Union Européenne, ou accepter le MoU (Memorandum of Understanding), un plan supplémentaire d’austérité draconien. Salaires et retraites ont déjà été réduits au-delà du supportable ? Il faut les réduire encore. Il faut vendre quatorze aéroports –comme par hasard, il y a un acheteur allemand tout prêt ! Il faut vendre les ports du Pirée et de Thessalonique…. La gauche a été élue, naturellement, pour s’opposer à tout cela. Et c'est Yanis Varoufakis (l'excellent Christos Loulis),ministre des finances, qui est envoyé à la castagne par Alexis Tsipras (Alexandro Bourdoumis). Le film étant tiré du livre de Varoufakis, et Costa-Gavras lui même un homme de gauche, le film est évidemment un peu partisan.
            Leurs opposants ne se privent pas de critiquer ces deux jeunes hommes arrogants, qui s'imaginent qu'ils vont faire la loi, et qui marquent leur modernité en se présentant sans cravate dans des réunions où tout le monde en porte (ce qui est plutôt une marque de puérilité, car s'opposer à ce genre de norme c'est lui donner une importance qu'elle ne mérite pas...) De plus, Varoufakis, brillant orateur, adore répondre aux journalistes.... Mais le film fait magnifiquement ressortir l'étroitesse d'esprit d'un milieu pathétiquement obnubilé par l'orthodoxie financière. Les arguments de Varoufakis sont quand même limpides: plus d'impôt veut dire plus de faillites, donc des pertes d'emploi, donc moins de création de richesse; des diminutions de salaire, c'est moins d'achats, donc là encore, appauvrissement général... Mais à ces arguments de bon sens, les "flics" de la "Troïka" chargée de surveiller le pays en faillite, formée des représentants de le Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et du Fonds Monétaire International, fonctionnaires à oeillères, dont la solution  est de pressurer au maximum les populations pour assurer le triomphe du libéralisme, restent sourd...
            Après la tournée des capitales européennes effectuée par Varoufakis, le spectateur est promené entre les réunions de la Commission Européenne et de l'Eurogroupe, formé par les ministres des finances des différents états membres et présidé par le néerlandais Jeroen Dijsselbloem (Daan Schuurmans). Le père Fouettard en chef est le redoutable Wolfgang Schaüble, ministres des finances de l'Allemagne, tyran mutique en chaise roulante, magistralement interprété par Ulrich Tukur (qui restera toujours pour nous Wilhem Uhde de Séraphine...)
            Les deux jeunes hommes essayeront toutes les techniques possibles; une intervention directe d'Alexis auprès de sa copine Angela, qui serait en froid avec Wolfgang? Rien n'y fait. Un baroud d’honneur sera l’organisation d’un référendum qui verra le pays, assez naturellement, voter contre l’adhésion au MoU ; mais Tsipras sera finalement obligé de lâcher son ministre des finances, et tout cela se terminera en août 2015 par l’acceptation d’un mémorandum un peu amendé, mais, dans ses grandes lignes, conforme aux vœux de la commission.
            Nous apprécions au passage le traitement attribué à nos compatriotes; l'élégante Christine Lagarde (Josiane Pinson)  est plutôt favorable au compromis; mais les garçons, qu'est ce qu'ils prennent! Michel Sapin (Vincent Nemeth plus vrai que nature!) et Pierre Moscovici (Aurélien Recoing très ressemblant), qui disent blanc face à Varoufakis et noir face à Schaüble, des faux jetons patentés...
            On ressort en ayant l'impression d'en avoir beaucoup appris sur le fonctionnement des instances bruxelloises, et franchement, c'est pas beau à voir. Mépris des peuples, arrogance de fonctionnaires qui savent qu'ils ne seront jamais sanctionnés.... Merci, Costa-Gavras! Un film pareil, aussi improbable, il fallait oser s'y lancer, et vous l'avez fait! Ironiquement animé par les joyeux bouzoukis d'Alexandre Desplats, c'est un témoignage des horreurs de notre temps, moins horribles certes que celles de Z ou de l'Aveu.... mais horreurs quand même!
Dandure
Dandure

185 abonnés 205 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2019
Attention, cet avis comporte ce genre de spoiler: Selon certains médias à l'époque (europe1, 20minutes, challenges...), la référence de Christine Lagarde aux "adultes" était pour la présidente du FMI une manière de fustiger le comportement des représentants grecs. Dans le film, c'est l'inverse, la remarque semble d'adresser aux membres de l'Eurogroupe. C'est qui qui dit vrai?
2015, une crise économique ravage la Grèce depuis 4 ans quand le parti Syriza arrive au gouvernement. Alexis (premier ministre) et Yanis (ministre des finances) vont tenter de négocier un plan de redressement auprès de Wolfgang, Angela, Michel, Pierre, George, Mario, Christine, Jeroen, Jean-Claude et les autres. Mais ces derniers ont un autre agenda. Pendant les 2 heures du film, le réal restitue les entrevues on et off, les double-discours, les réunions, les points presse, les jeux de sémantique, les éléments de langage: la crise politique vue d'en haut par les "décideurs". Le tout vire au vaudeville cruel où la politique n'est qu'une question de posture, de bluff, de rapport de force...comme toute négociation. Pendant 1h30, ce petit théâtre tient en haleine. Parce qu'on s'amuse à reconnaître les protagonistes, parce que les décors montre les centres de décisions. L'impression d'être au cœur des institutions est frappante.
Malheureusement, en adaptant le livre de Yanis Varoufakis, Costa-Gavras adopte aussi son point de vue. On se retrouve avec un film manichéen, avec d'un côté, les gentils politiques grecs, ouverts au dialogue, du côté de la démocratie et des braves gens qui souffrent et de l'autre, des technocrates cravatés, non élus, butés, de mauvaise foi, pervers, au service de l'argent.
Et là, je crie à la démagogie: DEMAAAAGOOOGIIIIIIE! Ici le film est à charge contre l'Eurogroupe (réunion des ministres de l'économe de chaque pays + BCE + FMI), vue comme l'organe d'un régime autoritaire. La question des rapports de force entre pays qui a abouti à cet ubuesque "Memorandum of Understanding" est survolée. C'est pourtant la cœur du problème. Je veux bien qu'on dénonce le cynisme des politiques et des médias mais il faut le faire complètement, y compris du côté du gouvernement grec. Parce qu'organiser un référendum pour ou contre l’austérité dans une situation de crise n'est qu'un levier pour faire monter la pression dans la négociation et opposer 2 sources de légitimité (celle de L'UE contre celle du vote grec). Alors faire passer Alexis et Yanis pour des héros du peuple alors qu'ils jouent eux aussi à la manipulation de masse, c'est jouer avec le feu du "peuple contre les élites". Quand tout le monde sera bien dégoûté de l'UE, elle pourra s’effondrer tranquillement sous les votes nationalistes. Merci au réal d'apporter sa pierre à cette entreprise de démolition.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse