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Kouto
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4,0
Publiée le 28 septembre 2025
Le réalisateur Costa-Gavras se base sur le livre de l’ancien ministre grec des finances chargé de renégocier la dette du pays face aux instances européennes lors de la crise de 2005 pour réaliser ce long-métrage édifiant sur la crise financière de la Grèce. Le sujet est certes complexe, pour autant il parvient sans se montrer didactique à rendre clair et passionnant les arcanes politiques et financières au cœur de ce qui est une véritable tragédie avant tout pour le peuple grec. La mise en scène est inspirée – avec une mention spéciale pour la scène finale – pour rendre le récit dynamique malgré des dialogues pointus et précis. Dénonçant avec férocité la manière dont la bureaucratie et les technocrates bruxellois ont pris le pas sur les leaders élus démocratiquement en imposant leur diktat économique.
Costa-Gavras propose un regard engagé sur la crise grecque et les coulisses de l’Union européenne. Si le sujet est passionnant et la mise en scène rigoureuse, le film souffre d’un ton parfois didactique et d’un manque d’émotion. Une œuvre stimulante mais un peu aride, qui s’adresse surtout aux spectateurs familiers des enjeux politiques.
Récits réaliste et accablant d’un gouvernement grec pris entre les attentes du peuple et les exigences européennes. Assez clair, vivant, didactique, un bon film politique.
D'après le propre récit de Yánis Varoufákis, ministre des finances grec pendant quelques mois en 2015, Costa-Gavras revient sur le malheur économique de la Grèce. Partisan, et sans beaucoup de recul, le cinéaste montre comment la gauche radicale grecque arrivée au pouvoir est accueillie dans les instances européennes et en particulier dans l'Eurogroup honni. Avec un réalisme formel où, à défaut de citer les noms, il cite les prénoms des intervenants réels, Costa-Gavras évoque des négociations brutales, parfois ubuesques, qui renvoient la Grèce de Tsipras dans les cordes; il dénonce l'intransigeance de l'Europe à propos de la dette grecque et fustige l'indifférence des pays "économes" ,emmenés par l'Allemagne notamment, relativement au sort de la population grecque. Le film a les défauts de ses qualités: s'il nous permet de pénétrer dans les arcanes politico-monétaires de l'Europe, où la violences des échanges tranchent avec les aimables communiqués de presse, la démonstration et le film sont trop longs et deviennent presque aussi ennuyeux qu'une réunion d'énarques... Le didactisme du cinéaste passe par trop de redondances et peut-être de manichéisme. L'ironie du début du film ne fonctionne qu'un temps et Costa-gavras s'enferme dans un récit politique assez évident et qui n'évolue plus beaucoup.
Ce film relate les péripéties de la crise grecque vues par le ministre hellénique des finances de l'époque. Le point de vue n'est ni à la gloire de l'UE, de la démocratie ou des français... Cinématographiquement intéressant, politiquement sujet à débats.
Sur la crise Grecque. C'est pas mal fait entre complots et manipulations. Tout le film tourne autour de la question politique et non les vies privées mais ça se suit même si le sujet n'est pas le plus passionnant ! 3,1/5
J'ai trouvé ce film très ennuyeux. Il ne passe pas le test de Bechdel. Les hommes sont les seuls protagonistes de l'histoire. Ils discutent entre eux deux heures durant, et décident de l'avenir de la Grèce. Yanis Varoufakis, ministre des finances, est présenté comme un héros, haï par les instances européennes, pendant que sa femme lui prépare des bons plats et le réconforte quand il est triste.
Les échanges sont très techniques, politiques, et j'ai trouvé le tout indigeste. Mais point positif : j'ai appris des choses sur la fameuse "crise grecque" de 2015.
Ce film est presque un hommage à la politique. Je n'ai jamais vu un film qui soit aussi près d'un sujet si politique. D'ailleurs on a presque l'impression de regarder un documentaire. D'autant plus que certains acteurs sont extrêmement ressemblant aux vrais. J'étais un peu déçu que certains personnages ne soient pas présentés: on pense les reconnaître mais il y a toujours un petit doute. Ce film est aussi un formidable résumé des négociations entre l'Europe et la Grèce lors de cette crise sans précédent. On y voit un Yánis Varoufákis en négotiateur hors-pair. Plus d'un aurait craqué à sa place. Costa-Gavras réalise donc un film politique, comme il les affectionne tant, mais ici, il n'y pas ou peu de place à la fiction: rien n'est romancé ou presque.
Costa-Gavras fait le pari de traiter d’une période charnière pour la Grèce et l’Europe en choisissant une voie difficile : celle des tractations politiques de 2015 entre le gouvernement d' Aléxis Tsípras et les autres gouvernements européens. Pour cela, on suit le ministre des finances grec, Yánis Varoufákis, dont la vision économique diffère considérablement de celle des autres pays européens, et notamment de l'Allemagne qui prône la rigueur budgétaire, et la réduction de la dette grecque par des mesures d'austérité drastiques. Si l'on est adepte des politiques néolibérales, il sera probablement difficile d'adhérer à ce film qui donne le beau rôle à Yánis Varoufákis tandis qu'il désigne clairement les européens soit comme des personnes incapables d'empathie et de compromis (notamment les allemands), soit comme des hypocrites (FMI et français), soit comme des technocrates enfermés dans leurs dogmes (BCE). Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, est intraitable du début à la fin des négociations, mais Costa-Gavras lui fait avouer dans un entretien privé avec Varoufákis que, s'il était à sa place, il n'accepterait pas le conditions imposées par les européens car elles ne sont pas supportables pour le peuple et l'état grecs. C'est le seul moment où Wolfgang Schäuble fait preuve d'empathie et d'humanisme. Et cela ne dure qu'une minute et restera une discussion privée. A-t-elle vraiment eu lieu ? Wolfgang Schäuble a-t-il véritablement tenu ces propos ? Nous ne le saurons probablement jamais. Il n'en demeure pas moins que ce film est passionnant et qu'à ce jour, en 2022, la dette Grecque est plus élevée qu'en 2015, ce qui tend à démontrer que Varoufákis avait raison et qu'il fallait restructurer la dette pour permettre à l'économie grecque de ne pas s'effondrer.
"Costa Gavras" : le nom impose le respect ! Bon, comme prévu, on ne rigole pas énormément en regardant ce film... Pour ma part, j'en ai appris beaucoup sur le sujet de cette "tragédie grecque" que je méconnais. Mais je suis plus familier de l'approche documentaire, factuelle ; par exemple, je ne suis pas très réceptif à l'onirisme de la scène finale.
Au delà du sujet traité particulièrement intéressant et d'actualité, le film est lent, mou, le casting très moyen, le doublage pitoyable, de trop nombreuses scènes ridicules qui n'apportent rien spoiler: (au restaurant, la danse de fin, l'espadon....) . La gravité du sujet traité méritait quelque chose de plus qualitatif
Costa-Gavras dépeint habilement entre ironie et dépit les rouages hypocrites ou déconnectés de l'administration financière européenne ainsi que les tractations en coulisses maquillées de démagogie pour les journalistes peu productifs. Cependant malgré un casting impeccable, l'aspect documentaire revendiqué ne saurait prendre le dessus sur le (faux) suspense en filigrane dès lors que seul le point de vue (très) partial du ministre grec est adopté. Certes il suffit d'un brin d'esprit critique pour comprendre que la Grèce a menti sur sa situation économique pour entrer dans l'UE et que les bureaucrates du pays ne détiennent pas l'intégrité ou le désintéressement qui manquent aux autres fonctionnaires mais ce didactisme assez caricatural altère le propos réflexif du récit, déjà plombé par une redondance scénaristique qui rend le rythme un peu mollasson. Doté d'un réel potentiel politique et instructif mais plutôt pauvre cinématographiquement.
Costa-Gavras signe un récit instructif et palpitant sur le bras de fer qui en 2015, opposa le nouveau gouvernement grec de gauche aux instances européennes et à leurs intenables mesures d'austérité.
Avec ce film mené façon thriller politique, CG retrouve la Grèce avec délectation. Bien joué, bien filmé mais sans attendre des sommets. La thèse est manichéenne et sans nuances. Costa aime le combat de David contre Goliath. au passage quelques figures politiques françaises se font épingler par leur pusillanimité. La confrontation de Yaroufakis avec le patron de la banque allemande parait perdu à l'époque mais n'a t il pas changé la donne à moyen terme? DVD janvier 21
L’extrême-gauche au pouvoir en Grèce « trahie » par son président (ou par ses promesses impossibles ?) malgré un référendum « pro-Grèxit ». La démocratie outragée certes mais y’avait-il mieux à faire… ? Le film vaut surtout pour la description moqueuse de la bureaucratie des grandes instances européennes et des postures politiques de nos grands hommes.