L'histoire de jeunes garçons qui se lient d'amitié sous l'occupation allemande. Les jeunes acteurs sont tous pertinents et efficaces. Drame triste et beau à la fois, d'une grande simplicité et très réaliste. Les scènes finales sont d'un suspense haletant et tellement tristes.
"Au revoir les enfants" est un film de Louis Malle qui m'avait marqué quand j'étais petit et , au visionnage de nos jours, vieillit très bien, c'est un film à montré aux enfants de nos jours pour voir ce qu'il s'est passé pendant la seconde guerre mondiale en France avec les Juifs. Réalisé par le cinéaste Louis Malle en 1987, une œuvre qui se passe dans une école catholique privée, je crois qu'il n'en existe plus en France de nos jours, ou les élèves font leurs cours, les quatre cent coups, les chamailleries, les dortoirs, sous l'occupation Allemande qui recherche des enfants Juifs. Ce long métrage est montré du point de vue des enfants et peut sensibiliser les adultes aussi. Superbe travail de Louis Malle dont je n'ai pas vu beaucoup de longs métrages mais qui doit comporter des pépites dans sa filmographie. Gaspard Manesse et Raphaël Fejto sont remarquables pour leurs âges et dans les seconds rôles les apparitions de François Berleand et Irène Jacob qui feront du long chemin par la suite dans le cinéma Français. Un film indispensable.
"Au revoir les enfants" est d'une grande simplicité dans le bon sens du terme. Louis Malle ne s'embarrasse pas de fioritures, d'effets de style et n'essaie pas d'émouvoir en forçant le trait, il reste toujours sobre et le plus réaliste possible. On suit la vie quotidienne dans un internat en 1944 du point de vue des enfants qui finiront par être confrontés aux horreurs de la guerre, et c'est tout, mais que c'est beau et émouvant, d'autant plus que les jeunes acteurs jouent d'une façon admirable.
Le quotidien d'une pension catholique entre amusements, déceptions, insouciance et gravité où de jeunes garçons affinent leur rapport à la vie, leurs opinions, leur avenir dans le contexte visible d'une Occupation aux conséquences tant matérielles que psychologiques à travers la relation privilégiée entre notre héros (avatar fantasmé du réalisateur) et un Juif caché permet d'illustrer la difficulté à feindre la normalité au sein d'événements dramatiques ainsi que les différentes attitudes possibles face à une redoutable adversité. Servi par un casting impeccable, touchant, pudique, impliqué, le récit bénéficie d'une mise en scène fluide, à hauteur d'enfant. Marquant.
Un film fort de Louis Malle sur l'enfance, l'amitié, la guerre et se horreurs juste suggérées. La bande son n'est pas toujours très claire, c'est dommage
"Au revoir les enfants" est un film semi autobiographique de Louis Malle, le réalisateur a mis beaucoup de temps pour se décider à faire le film car ce passage de sa vie a été un traumatisme. En effet, il a vécu dans un pensionnat religieux au moment de la guerre et a subi le stress des perquisitions allemandes lorsque la France était occupée. Le film est aussi un film sur l'enfance et ses chamailleries, ils se battent, s'humilient, se cherchent, jouent ensemble. Un bon film qui rappelle un passage noir de l'Histoire française.
Film profond sous les aspects de l'enfance insouciante, l'adolescence cruelle. Louis Malle signe un très grand film où tout sonne juste, jusque dans la trahison. Un chef d'œuvre !
Cette phrase banale - au revoir les enfants-, issue de la séquence finale, gardera désormais une autre connotation pour chacun d'entre nous. Mes trois petits-fils ont suivi sans broncher la rencontre de ces deux collégiens jusqu'au bout. Le nouveau collégien, est un peu différent, mais brillant en classe et en musique, celui que l'on craint d'abord, que l'on chambre puis que finalement l'on apprend à apprécier. En ces temps incertains, où l'antisémitisme tendrait à refleurir dans certains pays, ce film abouti, reste une référence et un moment éducatif pour les plus jeunes et un devoir de mémoire pour les autres! Sobre huis-clos, collant à l'ambiance historique, il met en scène tous les acteurs de l'époque: soldats réguliers, gestapistes, mouchards, collabos et résistants. Sans violence, l'intrigue dramatique se déroule dans le cocon de l'éducation catholique de la France d'avant-guerre. L'un des films les plus aboutis de Louis Malle, longtemps gardé dans le secret de sa mémoire. DVD3 - février 2019
Le genre de film qu'on aimerait qu'il n'ait jamais existé. Parce que la période de l'Occupation en ce début 1944 est détestable tant elle a révélé le pire de l'humanité. Au Revoir Les Enfants, que j'ai découvert pour la première fois en 2025, s'attarde trop sur les conditions de vie normales de l'époque. Les écoles de garçons d'un côté et de filles (absentes du film) de l'autre. Les culottes courtes malgré le froid. Les dortoirs. Les douches collectives. Les passages par la cave pendant les alertes aux bombardements. Par ailleurs, la relation entre Julien Quentin et Jean Bonnet met trop de temps à s'installer. La curiosité du premier est trop basique. On ne ressent rien de cette peur permanente du second. À peine lorsque la milice débarque dans un restaurant pour chasser les juifs. Le film mérite cependant d'être vu, surtout par les plus jeunes. Pour que perdure la mémoire de ce qui s'est passé en France pendant la Deuxième Guerre Mondiale, avec l'appui des collabos. À noter sur une note plus gaie la présence de François Berléand en homme d'église.
Je dois avouer que j’attendais beaucoup plus de Louis Malle. Son film, bien qu’il ne soit pas mauvais en soi, ne parvient pas à se démarquer parmi la multitude d’œuvres traitant de la déportation des enfants juifs. J’espérais quelque chose de plus percutant, une œuvre qui marquerait les esprits et susciterait une réelle émotion. Malheureusement, au final, on se retrouve face à un “bon petit film” qui, bien qu’il se regarde sans déplaisir, ne laisse pas une empreinte durable dans notre mémoire. 6/10
Au revoir les enfants - un film simple sur la seconde guerre et la protection des enfants juifs par les instituts catholiques. Les acteurs jouent comme il faut et le monde de l'enfance, compétitions, jalousies, questionnements est bien représenté. 3,6/5
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, d'autant plus difficilement que la fin est déjà connue bien avant le visionnage. Au delà de ça, L. Malle est un grand directeur d'acteurs et ses enfants sont criant de réalisme. Sa caméra scrute le quotidien de ces enfants, pointant leur cruauté mais aussi un quotidien difficile, les frustrations, les brimades, les moments de joie. Le contexte est trouble mais les enfants ne semblent jamais vraiment comprendre comment ni pourquoi. Quelques scènes d'une rare puissance se dégage du film, l'écriture est assez fine et le final évite l'écueil des gros sabots et se dévoile tout en pudeur, révélant les failles de chacun. Pas de jugement, pas de manichéisme imbécile, juste un regard, un geste, une larme qui ne veut pas couler. Perso, la dernier quart d'heure est presque irrespirable, très poignant mais j'ai eu vraiment du mal avec ce qui précède. Un film qui a presque valeur de documentaire, tant la reconstitution semble juste. Beau, touchant et nécessaire. D'autres critiques sur
Quelle claque, une magnifique histoire d'amitié dans l'horreur et la haine de la Deuxième Guerre Mondiale. Des sentiments, des vrais sans mièvrerie, des héros, des vrais, de la sensibilité. Louis Malle écrit librement cette histoire inspiré de faits autobiographiques, les deux garçons sont magnifiques, récompensé à Venise très justement !
Pas mal, et un peu moins lent ou larmoyant que je ne l'imaginais Par contre chef d'œuvre aux 7 césars... non : quoique la Shoah fut une horreur absolue, avec 1,5 millions d'enfants juifs gazés, il ne faut pas toujours prendre cet argument comme argument d'autorité pour prétendre à un grand film ! Ici on a un film correct dans une école de 1944, avec les discussions des enfants, la cantine, les cours, la cour, et surtout le fait de comprendre peu à peu que cette école cache deux enfants juifs. Mais rien de transcendant. La fin s'avère cruelle et injuste, mais ne décèle rien de grandiose sur le pur plan cinématographique.
Quand la Guerre des Boutons rejoint la vraie guerre avec un grand réalisme et sans mélodrame larmoyant, cela donne un chef d'œuvre comme nombre de films de Louis Malle.