"La rivière rouge"(1948),western classique parmi les classiques,est le premier de Howard Hawks,qu'il a même produit.C'est aussi le film qui confirma le talent d'acteur de John Wayne,après sa révélation dans "La chevauchée fantastique".Il est ici tyrannique, mégalomaniaque et tête brûlée en convoyeur de bétail.Sa relation avec le névrotique Montgomery Clift,tourne en échange père/fils adoptif assez développé,mais en panne d'intensité.Hawks semble s'inspirer de John Ford en s'attardant sur les paysages du Middle-West et en développant les interactions dans la bande(recrutée chez...Ford).Cependant,ce western met trop de temps à se mettre en route et il pâtit d'un final qui réhabilite bêtement la figure autoritaire.On a peine à entrer dans cette histoire mêlant un convoyage difficile et une trahison familiale.Le noir et blanc très pur et le thème musical de Tiomkin sont autant de preuves du soin apporté à l'emballage.Wayne fait froid dans le dos et Clift utilise sa sensibilité à des fins viriles.Malgré ses défauts grossissants avec la prise des années,c'est un western à voir,car il annonça la glorieuse décennie à venir pour le genre.
Un trés bon Western signé Howard Hawks dont c'est la première collaboration avec John Wayne dont on connait la suite avec le cultissime "Rio bravo" !!! Un film qui vieillit bien avec le temps, une bonne histoire de rivalité entre un chef d'expedition de troupeaux de vaches à l'allure et au ton trés sévère pret à tout dans son ambition et son objectif et un jeune cowboy qu'il a adopté plus humain avec les cavaliers et les eleveurs. La mutinerie, si on peux appeler cela, mène à la haine pour John Wayne dans un role à contre emploi loin du cowboy cool à la bonne vanne qu'il a mené durant sa carrière. En face, le jeune Montgomery Clift est excellent en jeune premier teigneux et c'est toujours un plaisir de revoir Walter Brennan, Stampy dans "Rio bravo" avec toujours de l'humour. Certaines scènes spectaculaires sont réussis comme celle ou le troupeaux cavale de panique aprés un bruit qui les a effrayé d'un cowboy gourmand de cuisine. Pourquoi je ne mets pas le maximum d'étoiles? La fin m'a déçu, je m'attendais à quelque chose de plus dramatique mais on en 1948, loin du Western spaghetti mais bon. A découvrir.
"Red river" est un western vieillissant sur le plan esthétique mais ce classique du genre a gardé toute sa saveur. A l'époque, le directeur, Howard Hawks était plus connu pour ses films noirs et ses comédies. Il n'est donc pas inestimable qu'Hawks réalisant son premier western marque un bon point à sa filmo. A la suite de la guerre de Sécession, le réalisateur américain suivra l'épopée de convoyeurs de taureaux et de vaches, jusqu'au Missouri emmené par le vil cow-boy Tom Dunson (très bon John Wayne). La traversée du bétail dans ce milieu désertique se transformera en guerre des nerfs entre Tom et son fils adoptif Matt Garth joué par un Montgomery Clift en forme. Guerre des nerfs génialement dirigée où le père devient danger pour le fils, qui se terminera sur une bagarre, mémorable. C'est donc un premier western pour Hawks et donc un film réussi de plus. La musique aussi m'a beaucoup plu car elle colle parfaitement au récit mais vieillit aussi très bien.
Ford, n'est pas le seul à avoir fait des bons films avec Wayne, il y a aussi Hawks, Rio Bravo bien sûr, El Dorado, mais aussi Red River. Alors je préfère les deux premiers que j'ai cité à celui ci, qui bien qu'il ne soit pas mauvais, possède une fin assez pathétique, tombant dans la facilité (là où par exemple dans la prisonnière du désert c'était magnifique)… Alors le reste du film ? j'ai pas été très convaincu non plus, certes c'est bon, mais juste bon je dirai, j'en attendais beaucoup plus, alors certes à l'époque ça devait être quelque chose de voir toutes ces vaches conduites par monts et vallées, mais je reprocherai au scénario peut-être un peu trop de facilités, la rivalité de Matt avec Cherry est trop vite passée sous silence, Cherry ne servant pas à grand chose, et la relation entre Wayne et son protégé n'est pas aussi profonde qu'on aurait pu le souhaiter. Alors la seconde partie du film aurait pu être plus oppressante je pense avec cette ombre et cette menace qui plane sur eux, mais finalement c'est pas super bien exploité je dirai. Après je suis peut-être un peu méchant, sans doute parce que j'en attendais beaucoup, mais ça reste un bon film, qui se suis sans déplaisir aucun pendant plus de deux heures, mais ça aurait pu être bien mieux je pense.
A la fois émerveillé et à la fois frustré par ce beau western d'Howard Hawks. Première chose qui vient à l'esprit: la virtuosité de la mise en scène. Hawks use de travellings, offre des plans originaux et filme avec un certain sens du spectaculaire sans pour autant faire du tape à l'oeil. La Rivière Rouge est un voyage au coeur des badlands américaines, où on y suit le périple d'un éleveur fauché (John Wayne) accompagné de son fils adoptif (Montgomery Clift) voguant vers le Missouri pour un voyage d'une centaine de jours avec des milliers de têtes de bétail ceci dans le but de renflouer les caisses et enfin récompenser le travail de toute une vie. Wayne est très bon dans son rôle, son personnage reflète parfaitement la dualité humaine avec son côté bon et son côté machiavélique impulsif et même inctrôlable. Le personnage de Clift apparait ici comme un arbitre pour Wayne, comme le seul être capable de le canaliser. Cet affrontement de personnages est assez saisissant je dois dire, et bien mené, tout comme le scénario qui partant d'une base simple se révèle très efficace. Un western maîtrisé, une réalisation au top et une BO de Tiomkin excellente. Nous étions donc sur la base d'un grand film mais... La fin est nulle. Je ne spoilerais pas davantage mais disons que la fin est tellement ratée que ça laisse un léger goût amer dans la bouche. Et pourtant que j'ai adoré ce western durant plus de 2 heures, c'était épique, grandiose, rythmé et qui plus est intelligent. Du fait d'une fin bâclée mon avis en a donc pris un petit coup. Cependant j'essaie tant bien que mal d'éviter de me rappeller cette fin pour au final me rappeller que j'ai passé un grand moment devant ce film dans sa globalité, et qu'il a d'incontestables qualités. Disons que ce premier western de Hawks connait quelques maladresses, dommage!
Pour son premier western Howard Hawks frappe fort, malgré seulement cinq films de ce genre son nom restera comme l'un des plus grands grâce notamment au mythique Rio Bravo. Pour le personnage principal, après le refus de Gary Cooper il choisit John Wayne, le choix est payant Wayne signe ici l'un de ses plus grands rôles. Pour les autres personnages, Hawks choisit un jeune inconnu qu'il a repéré et qui deviendra par la suite un des grands du cinéma, Montgomery Clift. On retrouve encore une fois Walter Brennan qui comme plus tard dans Rio Bravo interprète un personnage sympathique à l'opposé de celui joué par Wayne dans La rivière rouge. Et pour finir les principaux personnages, la belle Joanne Dru en femme hawksienne amène une touche féminine à ce monde d'hommes. Impossible de ne pas parler de l'excellente musique de Dimitri Tiomkin, j'adore d'ailleurs beaucoup le générique, qui restera comme l'un de ses plus grands thèmes. Si vous aimez le style d'Howard Hawks ne passez pas à coté de ce très bon western.
Pas de doute, à l'époque on savait faire des films et "Red River" nous le prouve. L'aventure est sans temps mort, pas le temps de s'ennuyer grâce à une réalisation efficace (ryhtmée) et des acteurs impecables (Wayne n'a plus rien à prouver et Clift est génial!); même les seconds rôles s'en sortent bien (Walter Brennan apporte l'humour et Joanne Dru de l'émotion). Si le convoi de bétail est une trame classique du western, l'originalité est cette confrontation entre le maître et l'élève. Un mélange de respect et haine. Une femme calmera les ardeurs mâles. Bien content que ce classique du western compte parmis ma collection de ce genre qui surprend toujours. Et surtout merci Howard Hawks pour avoir réalisé son premier western.
Il est difficile de croire que c'est le premier western du père Hawks. On m'aurait dit qu'il avait un peu comme John Ford une bonne cinquantaine de films du genre derrière lui, je l'aurais beaucoup plus facilement cru. Car il a parfaitement su transposer son univers dans le genre. Ce qui veut dire que malgré l'aspect fort dramatique de certaines scènes, c'est la légèreté qui règne. Côté action, les scènes avec le bétail sont réalisées avec une efficacité qu'il est impossible à prendre en défaut. Seule réserve : quelques petits temps morts au milieu du film malgré la présence de la scène la plus importante : "Les Révoltés du Bounty" sauce western avec un supplément de relation père et fils. Mais le rythme reçoit un sérieux coup de fouet avec l'apparition du personnage de femme de caractère typiquement hawksien de la très charmante Joanne Dru, capable de prendre une flèche le plus naturellement du monde. Je défie quiconque de ne pas en tomber amoureux rien qu'avec cette scène. Autrement, superbe idée d'avoir opposer deux personnalités aussi différentes que les excellents John Wayne et Montgomery Clift qui donne un atout inestimable au film. Et d'ailleurs le réalisateur ne se gêne pas pour notre plus grand plaisir à jouer à fond sur cette opposition. Une dernière chose à ne surtout pas oublier : le superbe thème musical de Dimitri Tiomkin. Impossible de ne pas reconnaître ce film comme un important du genre.
Popur moi,l'un des meilleurs westerns de tous les temps.Wayne et Montgory Clift sont magiques et la mise en scène de Howard Hawks est marquée sous le signe de l'évidence.Un Chef-d'oeuvre
" La Rivière Rouge " qui est l'un des premier western tourné par Howard Hawks est une totale réussite et nous propose un casting aussi prestigieux que réussi. Montgomery Clift pour un de ses premier grand rôle sur grand écran, nous délivre une interprétation époustouflante, pleine de maitrise et arrive même à quelque peu voler la vedette au mythique John Wayne, pourtant excellent dans le rôle de Dunson. A leurs côtés, nous retrouvons notamment la délicieuse Joanne Dru ( qui tournera plus tard " La Charge Héroique " et "Le Convoi des Braves " sous la direction de John Ford ) qui est malheureusement peu présente dans ce western, même si son personnage se révèlera toutefois assez important à la toute fin du film, et aussi le toujours excellent Walter Brennan ( le futur Stumpy de " Rio Bravo ) dans le rôle du chnoque de service. Mais ce western est aussi et avant tout un joli clin d'oeil d'Howard Hawks à John Ford. En effet, l'ambiance de tout le film, notamment en ce qui concerne les magnifiques paysages sont totalement fordien dans le style. Il y a d'ailleurs certaines séquences comme celle de la bataille contre les Indiens, que n'aurait sans doute pas renier le réalisateur de " La Chevauchée Fantastique ". Ajouter à cela un scénario intelligent de Borden Chase et de Charles Schnee qui est en quelques sorte une version des " Révoltés du Bounty " sous forme de western , une partition musicale légendaire de Dimitri Tiomkin et une superbe photographie en noir et blanc de Russell Harlan et vous obtenez un des plus beaux chef-d'oeuvre que le cinéma américain ait pu nous offrir durant cette époque. Un classique à découvrir d'urgence pour les fans du genre.
Le chef d'oeuvre des chefs d'oeuvre. Un affrontement épique entre l'ancienne et la nouvelle école. Clift oublie le déplorable enseignement de la méthode de l'Actor's studio et tient tête à John Wayne.
J'adore les westerns, pas celui-là. Tout est lourd. Film d'une autre époque, aux valeurs dépassées. Tout est convenu et quand j'entends d'autres critiques parler d'indiens dans ce film, c'est affligeant. Il y a 3 indiens qui sifflent en stéréo pendant une scène de nuit pour avertir le spectateur de pas les manquer car ils vont devoir s'empaler malencontreusement sur une balle de revolver. Passionnant.
Un grand classique du western et l'un des derniers chefs d'oeuvre du grand Howard Hawks. Les relations entre John Wayne et Montgomery Clift sont bien décrites et les 2 acteurs sont excellents à la tête d'un casting irréprochable.