Comédie hystérique et colorée, La Femme De Mon Frère parle d'un sujet peu évoqué, que sont les rapports avec le conjoint de son frère/ soeur. Le film bénéficie de dialogues qui balance entre l'absurde et la malice. On rit avec cette famille borderline, puisque les parents sont irrésistiblement troqués aussi. Le père est joué par Sasson Gabai, le héros de La Visite De La Fanfare, qui a des réparties géniales dont celle-ci dit "les gens cherchent un sens à la vie, comme il n'y en a pas ils cherchent à s'enrichir pensant trouver le bonheur. Ils s'enrichissent et n'ont toujours pas de sens à la vie, ce qui les rend encore plus malheureux. Seuls les escrocs sont bien dans ce système et encore..." Quand il faut aller vers la gravité, le film a toutefois plus de mal comme si la réalisatrice Monia Chorki n'arrivait pas à trouver le ton adéquate pour cette comédie qui parle d'un sujet sérieux. La comédienne principale dont le nom m'échappe, est très bien
S'IL SUFFISAIT D'AIMER. Une petite folie québécoise, très crazy, mauditement beau. D'une invasion en bataille, nom d'un caribou, une histoire pleines de réponse sur l'amour, la famille et l'accent canadien. Céline Dion a aimé.
Sophia (Anne-Elisabeth Bossé) a 35 ans, elle est célibataire, à la recherche d’un emploi en concordance avec son diplome et vit chez son frère Karim (Patrick Hivon). Le film retranscrit assez bien les préoccupations d’une jeune femme de 35 ans mais en essayant de faire un film stylé, avec une certaine esthétique, on tombe dans l’ennui. Il y a beaucoup de scènes trop longues, pas utiles, l’ensemble manque de rythme. Les personnages sont totalement farfelus, l’héroïne en tête, ce qui ne laisse pas de place à l’empathie. Les quelques touches d’humour, apportées principalement par les dialogues, sont assez réussies mais ne sauveront malheureusement pas le film de l’oubli.
Alors que sort le nouveau film de Monia Chokri, c’est l’occasion de voir ce que donnait son premier long métrage, d’autant qu’il a été récompensé à Cannes.
Le film nous présente une jeune femme à moitié paumée, dans ses amours comme dans tout le reste. Elle vit chez son frère avec qui elle entretient une relation fusionnelle, de l’extérieur, on dirait même conjugale. Sauf que les bonnes choses ne durent pas, surtout si elles ne sont pas aussi bonnes pour l’un que pour l’autre. Bref, le frère rencontre une femme intelligente et magnifique et donc parfaitement détestable.
On reconnaîtra en piteux préambule qu’il faut quelques temps pour s’habituer à la langue, d’autant que le film démarre sur les chapeaux de roue avec des dialogues qui claquent et un montage pour le moins … dynamique. Mais au bout d’un quart d’heure, on maîtrise le québecois LV2. Donc oui, c’est au départ très surprenant et aussi très frais. Cette Bridget Jones 100 % acide envoie de la punchline et son regard sur le monde est à mourir de rire … et de désespoir. Chokri n’a pas non plus oublié de mettre en scène son histoire. C’est beau et rythmé. Les plans sont parfois très décalés. Le montage, s’il pourrait fatiguer, ne fait que renforcer l’urgence de la vie de notre héroïne. On aimera aussi tout le discours sur la place de chacun dans la société, à l’image d’une belle conversation entre Sophia et son père qui se conclut sur le côté éphémère de la vie et sur la valeur de ce qui nous entoure. On aimera peut-être moins le dernier tiers du film, plus sombre et sûrement plus convenu.
En clair, une belle surprise que cette petite bombe québécoise ! Un humour ravageur et une mise en scène qui a la classe. Fortement conseillé donc !
La vie de Sophia (Anne-Élisabeth Bossé) est dans une impasse. La trentaine bien entamée, elle soutient sa thèse sur « les intrications des dynamiques familiales et politiques chez les continueurs d’Antonio Gramsci » (sic) mais se voit refuser un poste de titulaire à l’université, prisonnière de ses coteries. Célibataire, elle est enceinte et décide d’avorter. Sans toit, elle est hébergée par son frère Karim (Patrick Hivon) auquel la lie une complicité fusionnelle.
Drôle de titre. Si Karim se met en couple avec la médecin qui procède à l’avortement de Sophia, la femme du frère reste très secondaire. La vraie vedette, c’est Sophia, quasiment de chaque plan, sorte de "Bridget Jones" québecoise, plus dépressive, mais pas moins drôle, dont on imagine volontiers ce que la réalisatrice, dont le père est tunisien et le frère doctorant, a emprunté à sa propre biographie.
La Femme de mon frère creuse le sillon bien connu de la comédie célibattante. On en a déjà vu treize à la douzaine, plus ou moins réussies, d’"Ally Mc Beal" à "Sex and the City".
"La Femme de mon frère" contient quelques passages aussi drôles qu’intelligents. Ainsi du couple paradoxal que forment les parents de Sophia, un immigré maghrébin et une québécoise militante gauchiste, divorcés depuis plus de vingt ans mais habitant sous le même toit et unis par une longue complicité. C’est dans la bouche de cette mère attachante qu’on entend la réplique la plus mordante du film (hélas déflorée par la bande-annonce) : « Une femme passe la moitié de sa vie à se trouver grosse, l’autre à se trouver vieille et grosse ».
La limite du genre est qu’il enchaîne les scènes sans toujours réussir à les relier entre elles. "La Femme de mon frère" n’échappe pas à ce travers. Il l’accentue par la surenchère typiquement « dolanienne » (la réalisatrice Monia Chokri avait tourné sous la direction de Xavier Dolan dans "Les Amours imaginaires") qu’il pratique. Sophia est dans une constante hystérie. Elle est souvent hilarante. Mais elle devient à la longue épuisante.
Premier long-métrage de l’actrice québecoise Monia Chokri, La femme de mon frère prend la forme d’une comédie endiablée et loufoque portée par Anne-Élisabeth Bossé, qui incarne avec brio le rôle de Sophia, une jeune femme en pleine crise existentielle dont on devine qu’elle partage certains points communs avec la réalisatrice. Bourré de trouvailles et de moments de grande liberté, ce film qui se déroule à 1000 à l’heure nous offre de nombreuses séquences de drôlerie absolue. Et si la mise en scène est parfois un peu trop dense, on se laissera volontiers emporter par la dynamique générale de cet objet singulier, coloré et décoiffant.
Présentée dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2019, cette comédie canadienne est pour le moins détonante ; Karim et Sophia sont inséparables avec une complicité évidente jusqu'au jour où Sophia voit son frère tomber amoureux de sa gynéco, qui va devenir pour elle un obstacle. Monia Chokri signe ici un film jouissif de par ses dialogues qui font mouche à chaque fois et Anne-Elisabeth Bossé dégage un tourbillon d'énergie (pas toujours contrôlé). C'est à la fois drôle et intelligent, la recette d'un film réussi.
Film gentiment déjanté avec de très bon acteurs. Une bonne étude de la société et de la famille avec ses coups de gueule et ses rabibochages mais tout cela dans la bonne humeur. L'accent québécois apporte une touche encore plus savoureuse à cette comédie de moeurs parfaitement réussie. On en redemande...
J avais déjà vu babysitter de cette même realisatrice canadienne j y ai reconnu une mise en scène un peu foutraque mais au final ttrès intéressant. L heroine très bien interprété au demeurant est dans une impasse , vire de sa thèse de philo,pas de boulot,endetté doit vivre chez son frère qui va tomber ensuite amoureux de sa gyneco, cet événement va déclencher les hostilités. Le film est charmant, drôle dans certaines scènes,ponctué malheureusement de moments hystériques empruntés par son mentor xavier dolan qui m agace parfois
"La femme de mon frère" de Monia Chokri : mon coup de coeur du festival de Cannes! Anne-Elisabeth Bossé est un gag à elle toute seule, enchaînant les situations improbables avec un accent canadien et des expressions franchement risibles. Très fusionnelle avec son frère, elle doit apprendre à vivre seule lorsque celui-ci tombe amoureux de sa gynéco alors qu'elle se fait avorter.
Un bon somnifère... il sort très peu de chose de ce film....il faut s’accrocher pour rester jusqu’à la fin...il n’y a que 2 ou 3 scènes dans le film qui m’ont plu... c’est rude !
J'ai été amusée, mais pas vraiment émue. J'ai pensé aux films de Xavier Dolan, pour la grande richesse stylistique, et les dialogues qui contiennent vraiment beaucoup de choses. L'influence est visible. Le portrait de cette jeune-femme qui peine à trouver son autonomie, tant sur le plan professionnel que sur le plan affectif (elle est très dépendante de son frère) est intéressant (je ne me souviens pas avoir déjà vu un personnage comparable) mais le ton, trop dans l'ironie et l'auto-dérision, a souvent stoppée mon empathie et c'est ce que j'ai regretté. Mais je reverrai tout de même ce film avec plaisir.