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SB88
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3,5
Publiée le 6 mai 2024
Un film intéressant sur le désir de ne pas être corrompu, l'ambition. Totalement axé sur le traffic de drogues, ce que je regrette car j'aurais préféré en savoir plus sur cette société et je pense que les policiers doivent voir beaucoup de gens/histoires. On nous permet de voir l'envers du décors et des personnages avec leurs psychologie et failles. Loin des attentats, des fous de dieu donc rendant l'homme humain. Reste que les femmes sont toujours aussi peu présentes. Un peu ennuyée par la voix adolescente type Spiderman en VF, l'ensemble donne un film qui vaut le coup d'œil. 3,7/5
On assiste, ébahi et haletant, à cette course aux trafiquants sur fond de misère sociale et corruption larvée. Les "acteurs" semblent sortis d'une sordide réalité. Un film qui sort du lot.
Film difficile à classer dans un genre précis . Scénario sans temps mort, apportant une vision quasi-documentaire sur une partie de la société iranienne. Ça fait aussi beaucoup de bien d'avoir un réalisateur qui sait placer sa caméra, sans esbrouffe ni effets spéciaux.
Il y a des films comme ça qui laisse immédiatement une empreinte. Dès le début avec la scène de descente de flics dans le bidonville je me suis dis que j’étais devant un grand film. « La lois de Téhéran » est un polar froid qui raconte son histoire de manière presque documentaire mais qui n’oublie pas de faire du grand cinéma avec une mise en scène virevoltante et une écriture très soignée de ses personnages. Ça prend au tripes, c’est brillant, très réfléchi et ça apporte une vision de l’Iran actuel que j’étais loin d’imaginer comme cela.
Un polar dur et réaliste qui malgré un côté un peu bavard nous en apprend beaucoup sur la vie carcérale iranienne et sur la toxicomanie qui ravage la capitale.
Un excellent polar qui, plutôt que de proposer un énième jeu du chat et de la souris entre un policier aux méthodes expéditives et un narcotrafiquant roublard, dresse au delà une peinture du système judiciaire iranien et du problème majeur de la consommation de crack dans ce pas du Moyen Orient. Un film au discours impactant mais qui montre de façon parfois trop académique, pas assez cinématographique le travail de terrain puis les interrogatoires puis l'énonciation de la sentence jusqu'à son application légale mais des personnages qui apparaissent au final très stéréotypés, peu dérangeants. Peut-être pas exactement l'ensemble de l'année mais une oeuvre solide.
Dans la richesse de son cinéma, il est rare que l’Iran nous rapporte un film policier de cette tenue, qui plus est dans l’environnement des narcotrafiquants et du désastre humain qu’engendre la consommation de crack. Un combat sans issue parait penser Sadam une fois bouclé positivement son dossier. Ce grand flic acharné sur les réseaux de drogue va en effet claquer la porte, conscient du travail jamais fini autour des laboratoires qui se reconstituent une fois le nouveau caïd en place. Saeed Roustayi le réalisateur combine habilement le dehors et le dedans pour nous dire aujourd’hui l’état de ce pays aussi bien malmené par ses voyous que par ses responsables. Sadam n’est pas forcément au-dessus du lot, mais agit pour le bien public. Ses manières sont expéditives, ses interrogatoires musclés. Jamais violent, mais une logorrhée impressionnante qui à terme détruit l’adversaire. Le verbe, toujours le verbe pour le cinéaste-scénariste qui en use avec autant de brio que sur la noirceur de ses images oppressantes. L’opposition de deux excellents comédiens Payman Maadi et Navid Mohammadzadeh couronne ce polar inhabituel dans un pays peu coutumier du genre. La déflagration est payante. AVIS BONUS De la lecture collective au plateau de tournage, des répétitions à la mise en place des décors, il ne manque quasiment rien à cet excellent making of Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Les polars iraniens qui parviennent dans nos salles ne sont pas légion ; ce film est donc en soi une curiosité. Une curiosité d’autant plus intéressante qu’elle est de bonne facture. C’est bien filmé, bien interprété et d’une tension permanente. Les dialogues sont percutants, à la réserve près qu’ils sont probablement trop abondants et un peu fatigants sur la longueur du film. Quelques temps morts auraient été bienvenus. Au delà de cette réserve, l’ensemble est d’une efficacité sans fioriture et marque surtout par sa teneur sociale, sa valeur documentaire quant à l’usage et aux trafics de drogues en Iran, quant aux ravages sur la population pauvre, quant à certains rêves d’émancipation, et enfin quant au fonctionnement de la police et de la justice nationales.
Très bon film, très prenant qui montre une humanité au combien décadente, l'exploitation des uns par les autres, le pouvoir de l'argent pour survivre ou pour écraser....
Ce film s'encre dans une terrible réalité iranienne. Sans doute doit-il son succès à ce qu'il ne cherche pas à enjoliver, ni les situations, ni les policiers, ni les dealers. Quand on sait que les six cents figurants sont tous des toxicomanes, on comprend pourquoi il frappe autant les esprits. Il suffit d'observer les visages et les corps ravagés. Certains passages semblent sortis d'un autre monde, comme celui de l'intervention de la police dans le bidonville des drogués ou bien la séquence finale se déroulant sur une autoroute de Téhéran. Surtout ne pas s'imaginer que ce film est un divertissement. C'est une dénonciation réaliste d'un phénomène de société qui fait réfléchir sur les moyens mis en œuvre pour combattre le fléau de la drogue. Alors, si ce film est très fort, il est aussi très long, terriblement long. Par moment, l'impression dominante, c'est que rien ne se passe et l'envie vous prend alors de décrocher. Dommage car, sans ce défaut majeur, je l'aurais bien considéré comme un chef d’œuvre. .
Constatant l'incroyable enthousiasme de la critique concernant le film iranien "La loi de Téhéran", nous avons décidé de découvrir ce film sur le trafic de drogue qui sévit dans la capitale de l'Iran. La presse s'est peut-être un peu emballée avec des critiques aussi dithyrambiques, car le film ne nous semble quand même pas à la hauteur de l'enthousiasme qu'il a provoqué. Il se décompose plus ou moins en deux parties, une première construite à la manière d'un film policier, où des enquêteurs tentent de remonter la piste jusqu'au parrain de la drogue. Son arrestation qui intervient finalement assez tôt dans le film lance le début d'une seconde partie, qui est intéressante pour montrer un certain nombre de problèmes au sein du système judiciaire iranien, de sa police avec la corruption et des prisons. Toutefois, cette seconde partie traine beaucoup en longueur, se répétant parfois un peu, et se perdant à présenter des personnages secondaires. On finit par franchement s'ennuyer, jusqu'au final qui, même s'il est assez attendu, reste poignant. "La loi de Téhéran" pointe du doigt l'ascension de la drogue en Iran, un sujet largement méconnu en France, et le film vaut ainsi surtout pour cet aspect documentaire.
Polar iranien sec, nerveux, social quasi documentaire sur la brigade des stup à Téhéran. Quelques longueurs parfois mais des scènes marquantes et des personnages extrêmements bien écrits et interprétés.
Ce n’est pas une agréable surprise, c’est un film étonnement puissant, même si je relève une petite faiblesse dans les quinze dernières minutes avec une focalisation sur Nasser. La scène de poursuite en introduction donne le ton du film, captivant de bout en bout, tant dans l’action que dans les longues séquences dialoguées. Un film qui ne s’embarrasse pas de religion, de politique même si la politique est implicite à travers les lois qui régissent ce pays. On y voit un Iran qui n’échappe pas au même mal que son ennemie les Etats-Unis. Des milliers d’iraniens sombrant dans le crack, épaves humaines entassées dans une cellule où je (res)sens, les odeurs d’un seul WC, la transpiration, le souffle et l’haleine fétides des prisonniers d’un soir. Cette promiscuité m’envahit et m’indispose. J’interprète tous ces regards hagards, perdus, mi-conscients comme une menace. Une photographie iranienne que l’on n’a pas l’habitude de nous montrer, en tout cas, en ce qui me concerne. Une société iranienne gangrénée par le crack ! Qui l'eut cru ?! Le film flirte avec le documentaire, il est d’un réalisme préoccupant. Les inspecteurs qui mènent l’enquête ou qui ont pour mission de réduire la population accro au crack se démènent avec sévérité et rigueur. Un film qui pourrait passer pour bavard mais c’est l’inverse, les dialogues sont prenants, ils fusent avec une certaine violence. Les acteurs quels qu’ils soient, hommes ou femmes, têtes d’affiche et seconds et troisième rôle sont remarquables d’incarnation. Et ça pleure beaucoup ! Payman Maadi (Samad) est d’une justesse de jeu dans la conjugaison de ses propos et de ses gestes. La direction d’acteurs est tout simplement impeccable. Je n’ai pas vu le temps passé même si les dernières quinze minutes sont plus faibles. Le réalisateur s’est attardé sur Nasser (Navid Mohammadzadeh) et sa famille, je n’ai pas trouvé ces dernières scènes indispensables. J’aurais aimé en savoir plus sur l’inspecteur. A voir en V.O pour la qualité du jeu des acteurs et actrices.
Sur un thème très différent (polar haletant) je trouve chez ce réalisateur, la qualité d’écriture, la finesse psychologique, la précision, d’Asghar Fahradi….
Ce film est vraiment étonnant: scénario, rythme, scènes d’action…. Les dialogues, et la critique de la société iranienne….. La prise de risques des trafiquants de drogue est totale……. …..pour payer les études au Canada !!! La sanction: peine de mort, est radicale…….
La diffusion de la drogue ignore les religions. La République Islamique d'Iran fait face elle aussi à une flambée de l'usage des drogues par sa population, malgré une répression féroce. Le film suit les méandres du combat quotidien d'une brigade de flics contre les dealers locaux. Avec les mêmes turpitudes que dans nos démocraties: corruption, influence politique, confrontation des egos, bataille de petits chefs... La Loi de Téhéran est surtout un passionnant documentaire sur la société iranienne entre affichage idéologique et réalité nettement moins glamour. Religieuses ou laïques, nos sociétés ne font plus rêver et favorisent les paradis articiels.